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 Harissa, bolognaise et compagnie, aujourd'hui c'est Sauce Party ! [Kamui <3]

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MessageSujet: Harissa, bolognaise et compagnie, aujourd'hui c'est Sauce Party ! [Kamui <3]   Mar 26 Avr - 23:13

"Maman disait : On ne joue pas avec la nourriture..."

RP EN FLASHBACK - PREMIERE RENCONTRE.


L’ennui. Certaines légendes urbaines et autres brèves de comptoir disaient à qui voulait l’entendre que la notion d’ennui était inexistante dans le monde d’Alea Jacta Est. Cet univers en perpétuel changement offrirait donc des alternatives diverses et variées à chaque pion de cet échiquier à l’échelle mondiale, afin que l’action soit toujours au cœur du débat. Balivernes. Skandar aurait bien aimé trouver ces beaux-parleurs pour leur faire exploser son ennui actuel à la figure. Non ce n’était pas un rêve, ni même une illusion. Lui, la boule de nerfs et de gaieté ne trouvait rien à faire. En cette belle après-midi Rose ne lui avait transmis aucune mission, aucun ordre, pas la moindre information. Voyez ça comme une journée de repos, un RTT du nouveau monde. Beaucoup auraient payé cher pour ce repos bien mérité, mais Candy, aussi hyperactif qu’un écureuil enragé, ne supportait pas cette inactivité forcée qui l’avait pris au dépourvu. Un bras droit de Layca rangé dans un placard. Un statut qu’il vivait particulièrement mal, cherchant inlassablement quelque chose à faire pour occuper son esprit et ses membres nouvellement vigoureux. Faisant les cent pas dans le grand hall de la forteresse de sa divinité, Layca, il cogitait.

« Bouyah ! Je sais ! J’vais compter mes pouces, ça m’occupera ! Alors… Un… Deux ! Deux pouces ! Et maintenant ? Les pouces des pieds ! Donc… Un… Deux ! C’est merveilleux ! »

Oui oui, rassurons nos assidus lecteurs, Candy savait lui aussi parfaitement que cette démarche était digne d’un bigorneau qui aurait eu des pouces. Mais à situation désespérée mesures désespérées. Le comptage des pouces, activité hebdomadaire, avait au moins eu le mérite de faire s’égrainer quelques secondes. Secondes qui, il priait Belzeneff pour cela, le rapprochait peut-être de la fin de ce calvaire larvesque. L’état de mollusque n’était plus très loin. Bientôt l’ancien cachalot devenu écureuil se transformerait inévitablement en son ami le bigorneau. Un boomgorneau certes, mais tout de même… Puis, d’un coup d’un seul, un éclair de lucidité. Un éclair ? Que dis-je ! Un orage ! Un tonnerre ! Une activité simple qui occupe et fait du bien ? Il suffisait tout simplement de manger ! Oui, cette fois-ci nourriture pourrait rimer avec plaisir et non supplice et culpabilité. Ciao obésité morbide, hello physique gourmand en énergie. L’occupation de ce début d’après-midi enfin dénichée - après moult tentatives que nous n’énumèrerons pas dans l’espoir que Skandar garde le minimum de crédibilité qui lui est encore accordé – il fallait dorénavant mettre la main sur le théâtre de cette gloutonnerie future et Ô joie, Euréka, le grand hall, tel un couteau suisse aux multiples facettes, possédait une telle pièce. Soulevant une simple trappe, le ventre sur pattes s’engouffra dans un garde-manger aux allures de caverne d’Ali Baba.

« Désolé Ali mais j’vaux largement quarante voleurs ! Boom appétit bien sûr ! »

La vie de Candy était un amalgame complexe où rien ne se passait réellement comme prévu et même où rien n’était vraiment prévisible d’ailleurs. Situations cocasses, folkloriques et inespérées en veux-tu ? En voilà. Naturellement, cette intrusion dans la réserve n’échappa pas à l’implacable règle et les choses ne furent pas aussi banales que l’on aurait pu le penser. La banalité était de toute manière un mot absent du vocabulaire skandien. A son arrivée dans cet antre de la gastronomie, un visiteur venu d’ailleurs (Ooooh !) était déjà en action. L’homme semblait avoir pour mission d’approvisionner et d’organiser le local et, prit dans sa tâche, n’avait pas remarqué l’entrée du jeune garçon. Une première. Piqué au vif dans son orgueil et sa réputation de fanfare humaine, le digne héritier du Boom Boom Pow décida d’en mettre plein la vue à cet individu qu’il ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam. Une mise en bouche fracassante qui agirait plus tard en piqure de rappel. N’est pas Boomy le Boomer qui veut. Face à lui et au nez et à la barde de ce parfait inconnu, se trouvaient de belles tomates rouges, orangées et jaunes. Un dégradé qui frappa l’œil avide d’animation de Skandy qui se saisit de quelques unes des différentes couleurs avant de venir faire face à son partenaire du jour et d’entamer son numéro. Pinder gare à toi, Skandar est sur la piste aux étoiles ! Jonglons mes amis ! L’impressionnante mécanique se mit en marche et le seul et unique spectateur privilégié n’eut d’autre choix que de se faire embarquer dans cette ronde enivrante et hypnotisante. Le manège atteint progressivement son paroxysme jusqu’à une vitesse déconcertante. Le clou du spectacle devait cependant s’imposer et le saltimbanque laissa s’échapper une bombe naturelle, rougissante d’impatience, droit sur son public dont les yeux écarquillés furent bientôt éclaboussés.

« BOOM ! HEADSHOT ! La compagnie du cirque Boomglione vous remercie de votre présence et espère que vous avez passez un agréable moment couvert de succès ou de Ketchup, c’est selon ! »
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Kamui
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MessageSujet: Re: Harissa, bolognaise et compagnie, aujourd'hui c'est Sauce Party ! [Kamui <3]   Ven 29 Avr - 0:09

La tête entre les mains, je fermai les yeux en proie à un profond désespoir. Pourquoi déjà avais-je décidé de faire un tour de la Cité pour vérifier que tout fonctionnait pour le mieux ? J'avais écopé d'une bataille de polochon avec Alice et certains pions. Ma sœur avait beau être un ange lorsqu'il s'agissait du cadre personnel. Elle et moi, nous pouvions passer des heures en silence à n'être que là, l'un près de l'autre. J'avais toujours éprouvé un sentiment de plénitude à chaque instant que je passais du temps à ses côtés. Les rires pouvaient fuser, les débats philosophiques, la nostalgie. Elle avait beau être un monstre de neutralité en collectivité, lorsque sa main serrait la mienne, tout autour de nous semblait disparaître au profit de l'amour que nous nous portions réciproquement.

Mais aujourd'hui, il fallait croire qu'un être idiot avait décidé de briser le sceau de la boîte de Pandore. La belle et tendre Alice s'était métamorphosée en monstre de cynisme et d'ironie, alors qu'un banal pion avait trouvé drôle d'interrompre sa séance de rangement. La demoiselle était calmement et silencieusement en train de faire son lit après un bon bain, profitant d'un court instant de répit. Et c'est à ce moment là qu'un pion avait fait irruption dans le dortoir. Chahutant, et ne respectant en aucun cas les règles de silence et de bien être collectif obligatoires en ce lieu. Je suppose que si j'avais été là à l'instant où Alice avait cédé à la folie, j'aurai pu voir des veines pulser sur son front sous l'effet de la colère. C'est alors que j'arpentais les couloirs de la Cité pour faire un genre de ronde de contrôle. Et l'immense fracas qui provenait du bout de l'allée qui menait au dortoir m'alarma. Que diable avaient-ils encore été inventer ? C'est au moment où je franchissais la porte du dortoir que je cru nager en plein rêve. La pièce était envahie d'un nuage de plumes. Alice martyrisait avec une haine féroce un pion pitoyablement allongé en plein milieu de l'allée. Nago en bon spectateur balançait des objets x ou y au visage du pauvre homme tout emmitouflé dans un drap tentait désespérément de ramper à l'abri des assauts de la furie blonde. Je glissais une main dans mes cheveux blonds, un léger rire m'échappant. A l'entente de ce son, Alice stoppa tout mouvement. Et quand l'azur de nos deux regards se rencontrèrent, elle lâcha l'oreiller et abandonna l'homme à terre. Elle vint tendrement vers moi, qui tendait déjà mes bras pour l'accueillir dans une douce étreinte. Étonnamment, Alice ne fut sujette à aucune réprimande, contrairement au pion qui se retrouva de corvée de ménage...

Comment ça « Kamui vendu »..? Moi ? Jamais.

J'avais quitté les lieux et rejoint à pas lents le grand hall. Ma paume droite ouverte, je caressais de façon absente une plume que j'avais ôté quelques minutes plus tôt de la longue chevelure blé de ma sœur adorée. Arrivant dans le hall tant convoité, j'observais l'effervescence de mes Hommes qui lisaient les avis de mission. Oui, ils avaient tous à cœur de faire du bon travail. Et pour cela, je les remerciais tous. Je saluais avec gratitude tout ceux qui montrèrent un signe de politesse à mon égard. Je ne cherchais pas à ennuyer tout ceux qui ne souhaitaient pas se voir imposer ma présence. Leur bien être passait parfois avant les banalités types de politesse. Je jetais un regard circulaire à l'assemblée, cherchant à repérer si un quelconque problème était notable. Je regardais rapidement les panneaux, vérifiant qu'aucune demande d'aide n'ait été inscrite. Ceci étant fait, j'amorçais à nouveau ma marche vers le couloir qui me mènerai vers les flancs de la Cité, les remparts et le toit. Mais ce n'était apparemment pas le moment d'aller prendre l'air. Alors que le hall commençait tranquillement à se vider de ses habitants, j'entendis un hurlement de haine étouffé résonner dans l'hémicycle.

Tournant rapidement la tête dans la direction du cri, je remarquais que le scellé de la trappe menant au garde mangé n'était pas en place. Quel était l'idiot qui avait laissé le garde manger entre ouvert à cette heure d'affluence ? Et qui diable avait pu pousser ce mugissement déchirant ? Je me devais d'en avoir le cœur net. L'aura se répandant dans l'air étant exclusivement Laycaïste, je n'eus pas une seule seconde l'idée que cela puisse être une attaque. Pensez-vous, faire une embuscade dans le garde manger... Cela aurait été une première. Quoiqu'avec ces Oppsédés, on pouvait être quasi sûr de pouvoir s'attendre à tout. Je me penchais en avant, bras tendu pour attraper la poignée du pan de bois qui menait à la réserve de nourriture. Il y régnait une atmosphère un peu lourde, des odeurs en tout genres se libérant en même temps que la lumière du hall s'infiltrait dans cet abîme sombre. Repoussant entièrement le battant, je descendais les quelques marches qui menaient au « sous-sol » où était stocké de quoi ravitailler le régiment qu'était les troupes de Layca. Une fois en bas, la lumière électrique vacillante éclairait les étagères envahies de nourriture en tout genre. Une voix s'élevait, sans que je puisse réellement en distinguer les mots... Quoiqu'un « boom » sembla se distinguer du discours de ce qui semblait être un jeune homme. Et alors que je parcourais d'un pas hâtif les allées, je tombais sur un jeune homme de dos, probablement celui qui venait de parler, tenant deux fruits au creux de ses mains. Face à lui, un pion qui semblait être en mission pour l'intendance, puisqu'à ses côtés gisait le carnet où étaient référencés chaque mets du local. L'homme de corpulence assez forte était affalé par terre, dans une position assise on ne peu plus pitoyable, ses mains retenant son buste incliné vers l'arrière. Son visage était recouvert d'un liquide rouge, et visqueux qui luisait à la lueur blafarde. Envahi par l'incompréhension, je lâchais une exclamation contrariée.

- Mais qu'est-ce que c'est que cette pagaille ?!


Une fois l'hébètement passé, je m'avançais pour mieux constater l'ampleur de la scène. De toute évidence, le plus jeune, venait de balancer un projectile organique à la figure du second. Mais la raison restait encore un mystère complet. Alors que l'homme à terre se relevait dans un geignement que je pus qualifier de pitoyable, bien que ce mot n'avait pas de réelle connotation péjorative à l'instant. Il se plia, courbant l'échine pour s'excuser auprès de moi pour son incapacité. Apparemment, l'homme semblait me connaître, aux vues de sa réaction. Je posais mon regard sur le brun qui se tenait à mes côtés, alors que l'homme bouffi expliquait que ledit brun avait attenté à sa vie sans crier gare. Qu'il était forcément pris de démence et méritait un châtiment. Mais le brun semblait insouciant, jouant avec les deux fruits colorés qu'il tenait en main. Son regard d'un vert hypnotique vint croiser le mien. Son visage aux allures juvéniles avaient une grâce et une finesse insoupçonnables.

Mais je n'avais pas le temps de m'attarder sur des soucis d'esthétique. D'un mouvement brusque, j'agrippais le bras du petit vandale, coupant court à la petit jonglerie à laquelle il s'exerçait d'une main sûre. Le fruit en l'air au moment ou j'attrapais son bras, il ne put le réceptionner, et l'aliment vint fatalement s'écraser au sol, répandant son jus sur le carrelage. D'une voix que je voulais autoritaire sans pour autant jouer dans l'excès, j'ordonnais calmement, lançant un regard à l'homme qui encore et toujours se convertissait en excuses.

- Tu peux disposer. Nous règlerons ce souci une autre fois. Pour l'instant, je me dois d'avoir une conversation avec ce petit plaisantin.


Alors que l'homme quittait la salle docilement, exécutant l'ordre sommé, j'attendais qu'il ai quitté la pièce pour focaliser à nouveau mon attention sur l'étrange jeune homme que jamais encore je n'avais eu « l'honneur » de croiser. Posant un regard sérieux sur lui, je pris cette fois-ci le temps de détailler l'apparence du fautif. Il était tout d'abord bien plus grand que moi. D'au moins une vingtaine de centimètres. Bien que je sois plus petit, je ne me sentais pas du tout en position d'infériorité vis à vis de cette jeune tête brûlée. La lumière qui se balançait au dessus de nos têtes éclairait sa chevelure d'ébène de reflets rougeoyants chaleureux. Ses grands yeux verts reflétaient une lueur d'espièglerie, aussi luxuriant que deux émeraudes perdues au cœur de la forêt amazonienne. Un visage fin, un corps svelte. J'essayais de ne pas laisser mon regard vagabonder en dessous du niveau de ses épaules. Il ne manquait plus qu'il me prenne pour un pervers reluquant sans vergogne le premier individu venu. Car oui, de toute évidence, le garçon ne semblait pas réellement réaliser qui j'étais. Fermant les yeux l'espace d'une seconde, je les rouvrais, prononçant d'un ton neutre, que je voulais toutefois emprunt d'une note de camaraderie.

- Je ne sais pas clairement qui tu es. A en juger par ton aura, tu dois être à une position assez élevée dans notre hiérarchie. Mais quelque soit ton grade, personne n'est autorisé à enfreindre les lois qui régissent ces lieux. La quiétude de la Cité dépend d'un équilibre fondamental. Quiconque revendiquera ne pas vouloir respecter les lois devra subir les lourdes conséquences de ses actes. Je ne sais pas quel oiseau de mauvais augure t'as poussé à agir de la sorte, mais sache que ton acte mérite sanction. Je ne laisserais pas un simple pion, quelque soit son rang entacher l'atmosphère qui règne dans ma Forteresse.


Les doigts crispés sur son avant bras pour capter entièrement son attention, j'avais gardé mon regard rivé dans le sien. Qui était-il, et quelle idée saugrenue l'avait poussé à vandaliser ces lieux ? Voilà qui était à l'heure actuelle l'énigme dont les engrenages restaient fermement bloqués dans ma tête.

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MessageSujet: Re: Harissa, bolognaise et compagnie, aujourd'hui c'est Sauce Party ! [Kamui <3]   Lun 19 Sep - 21:29

"Mais vous êtes fou ? Oh oui !"

Le problème des communautés aussi bien régies soient elles c'était tout de même qu'il demeurait diablement difficile, pour ne pas dire impossible, de mettre tout le monde sur la même longueur d'ondes. Skandar en avait, en faisait et en ferait régulièrement les frais à ses dépends. Un caractère aux pointes burlesques et espiègles n'était pas aisé à contrôler ou contrecarrer. Même les hautes sphères laycaïstes y suaient à grosses gouttes. Exemple type parfait sous vos yeux ébahis chers lecteurs. Quand la machine aux engrenages infernaux entrait en marche, le spectacle suivait son cours et seule la chevelure du personnage principal faisait office de rideau rouge. Tirer sa révérence et saluer un public peu réceptif, tout cela il finirait par le faire mais auparavant le numéro de saltimbanque se déroulerait malgré les péripéties et autres obstacles mis en travers de ses galipettes. Quiconque tenterait une telle folie s'exposerait certainement à un naguère cachalot redoublant d’efforts et d'ingéniosité pour casser cette barrière à son comportement alambiqué qui lui sied si bien. Attention à vos os, ça peut faire mal. Très mal. Quelle idée aussi de vouloir arrêter un artiste en pleine expression de son talent ! C'est comme un somnambule, on le réveille pas. C'est de notoriété publique. Une vérité générale. Élémentaire.

Le problème avec Candy demeurait qu'il vivait dans un nouveau monde certes, mais surtout dans son monde. Nombreux étaient ceux qui pensaient qu'il n'était pas tout seul dans sa tête et nul n'avait encore eu de réponse claire de l'intéressé. « Ah oui, avec moi y'a Bada & Boum, les frères siamois ! » Voici une des répliques de l'homme dynamite quand on entrait dans le vif du sujet. Trop vif. Un cachalot de combat, avec une grosse carapace réputée infranchissable pour y camoufler rejets et autres traumatismes de l'enfance. Néanmoins le psychologue à soixante douze balles la séances de conneries inhumaines c'était ni le lieu ni le moment. The show must go on guys !

Sauf que l'entracte venait d'être précipitamment annoncée par l'irruption incongrue d'un nouveau personnage. Il est coutumier de dire que plus on est de fous plus on rit, mais Skandar finissait naturellement par saisir que dans cette boufonnerie le seul fou était porté par ses encore sveltes mais dynamiques épaules. La folie c'est son amie, il faut l'aimer aussi. Oui, tout ça c'était bien beau, pourtant cela demeurait vite dit et clairement, le dernier protagoniste, la folie c'était pas vraiment son amie. Le jeune homme petit et fin n'en imposait pas par son physique mais bien gâce à la force mentale qui émannait de tout son être telle une évidence. Chercher de la paille dans la fameuse botte de paille aurait été plus hardu que de saisir cette essence naturelle qui s'exposait en maitre aux yeux de quiconque. En parlant d'yeux, les siens étaient d'un bleu azur semblable à deux saphirs tombés dans deux flaques d'eau claire, pure, presque bénite. Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil, ou pas. Vue l'humeur massacrante de ce nain de jardin aux allures angéliques, les flaques d'eau étaient devenues boueuses et Candy avait envie de cette boue et de ses vertues rafermissantes pour son nouveau corps frémissant de plaisir à l'idée alléchante de ce bain aux teintes sombres. Payer trouze milles dollars pour un soin en institut ? Quenéni ! Plonger dans les iris d'un certain élu possiblement énervé suffisait amplement. Les joies d'Alea Jacta Est chers mortels. Ce fut durant cette gourmande pensée que le nouveau spa atitré du jadis mamifère marin décida d'agir en lui bloquant le bras d'un geste se voulant dominateur mais qui gardait cependant une douceur ainsi qu'une certaine candeur qui parcoururent la peau halée de Skandar avec une satisfaction évidente et tout aussi évidemment camouflée. La tomate s'explosa inévitable sur le sol déjà bien repeint.

« Plouf. »

Un mot qui - suivant la pensée actuelle de notre clown laycaïste – s'imposait comme choisi avec finesse et cette double signification, aussi bien du plongeux boueux, que tomateux, fit sourire Monsieur – pas toujours très – Loyal. Et si son interloculeur le prenait de travers alors... Tant mieux ? Le jeu continuait. En vallait-il la chandelle ? Ska' n'en savait encore rien mais dans tous les cas les prémices de cette rencontre permettaient assurément de récupérer tout acte bancal. Ce n'était que le début d'un nouveau duo d'opposés dont ils avaient encore toutes les cartes en main. Quinte flush royale.

Rencontre. Echange. Echange. Rencontre. L'une et l'autre des notions étiant irrémédiablement liées et indubitablement si nos deux hurluberlus - qui ne faisaient que se regarder dans le fond des yeux depuis tout à l'heure – souhaitaient prétendre à une telle chose il devait y avoir dialogue généralement. Un dialogue qui finit par s'inviter par le biais du blondinet aux esquisses chérubines. En voilà un beau monologue faisant l'apologie du bien sur le mal. Et la quiétude par ci et le respect par là. Bien trop conventionnel pour Candy. Même le lieu fraichement décoré de manière plus abstraite voire même folklorique, ne convenait plus du tout à un discours aussi conservateur. Il fallait rétablir la synergie et une fois de plus la boule de nerfs skandienne était appelée à la rescousse. Des explications à donner... Certes.

« Ah non, c'est pas un oiseau qui m'a poussé. C'était un renard et une chouette poule en fait. On croise de ces choses dans les parages ! Oh et puis je n'suis pas un pion hein, moi je joue le fou. La diagonale c'est ma passion. On m'a souvent dit que j'avais aussi le cerveau en biais mais bon les bruits de couloirs c'est moche. C'est tout droit un couloir ! Beurk. »

En effet, ne vous indigniez pas, il n'était pas rare que Skandar s'amuse. Jouer à plus bête qu'il ne l'était s'affirmait comme un bon passe-temps, surtout face à des individus lui étant encore inconnus. Quelle mouche l'a piqué devait-il penser. Une mouche ? Assurément pas. Un moustique plutôt ! Le momentanément décérébré savait parfaitement qu'il devrait tôt ou tard retrouver ses facultés mentales – de préférence avant de se faire botter les fesses à coups de trident – mais s'exposer de la sorte lui permettait aussi de se montrer naturel par la suite sans que ses nouvelles connaissances ne le prennent pour un malade sorti de l'asyle. Après la première rencontre, l'exitation quotienne du phénoménal feu d'artifices parraissait preque banale pour les chanceux ayant survécu au premier entretien. Cela serait le cas de cette poupée de porcelaine. Ska' savait d'avance qu'il ne voulait et ne pouvait pas abimer un tel être, admirable de fragilité. Néanmoins, aurait-il l'opportunité d'aller plus loin dans la découverte de ce personnage à l'aura impressionante ? Les cléfs de l'affaire n'étaient plus dans ses mains cherchant désepérement une occupation, mais bien dans celle encore libre de son parfait opposé.

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MessageSujet: Re: Harissa, bolognaise et compagnie, aujourd'hui c'est Sauce Party ! [Kamui <3]   Dim 27 Nov - 22:36

Les problèmes. Quelle que soit leur nature, lorsqu'ils croisent votre route, ils la pavent d'incommensurables maux et tourments. Les embûches viennent semer votre parcours. Comme si la vie n'était pas déjà misérable à porter sur nos frêles épaules ? Pourtant me direz-vous. Certains savent humblement tirer leur épingle du jeu. Se laissant paisiblement couler des jours heureux. S'offrant le luxe que nombreux ne connaîtront peut-être jamais. Les embellies des jours heureux. Le piaillement joyeux d'une existence ou l'amour gazouille en doux convive aux côtés de l'allégresse. N'est-ce pas injuste ? Observer d'un regard torve une destinée qui n'est pas la nôtre. Combien nous aimerions reposer ainsi, siestant calmement au seul bruissement de la quiétude qui couve nos songes d'un voile salvateur. Certaines âmes ne comprendront probablement jamais le sens des mots douleur et vice. Car quelque soit le nombre d'obstacles qui viennent barrer notre route, quels sont donc les choix à notre disposition ? Se leurrer et faire miroiter à notre félon esprit que nous sommes à l'abri de tout ceci ? Qui donc se prendrait à pareil subterfuge ? Alors quelles autres hypothèses s'offrent à nous ? Tenter de franchir cet insurmontable épreuve ? Mais jamais nous n'y arriverons ? Cependant, l'adage ne dit-il pas « ne jamais dire jamais » ? Quelle tautologie que voilà de signifier ainsi de ne pas faire en faisant ? Le bon Dieu nous tombera-t-il sur la tête ? Quelle franche plaisanterie était-ce là... Les difficultés n'ont pas nécessairement de solution. Quoi qu'en disent les scientifiques, pourquoi ne pas leur rétorquer que la vie n'est pas une science exacte ? Sont-ils de par leur savoir les êtres qui savent échapper aux tracas ? Je n'en croirai pas un mot si un jour on m'en disant tant.

Car la vie de ses encombres ne vous apprend qu'une chose. Relève toi. Ou n'en réchappe pas.

Alors quoi ? Au moindre souci nous devons nous apitoyer sur notre triste sort ? Pourquoi donc respirons-nous encore dans ce cas ? Être au pied du mur, n'est-ce pas simplement l'explication physique qu'offre le hasard à notre destinée ? Les obstacles sont là pour être franchis.

Que faut-il faire après être tombé ? Il faut se relever.

Affronter ses erreurs jour après jour. Donner le temps au temps et s'enhardir de la souffrance. Apprendre du passé et toujours devenir plus fort. Quel autre choix pouvions-nous avoir ?

La forme, l'intensité et le degré varient. Mais un casse-tête reste toujours la source de réflexions et de doutes qui ne peuvent être effacés.

Celui qui s'imposait à moi en cette scène pittoresque n'était clairement pas le summum de mes troubles. Quelle était donc la portée de cet obstacle ? Arriverai-je à le surmonter ? Qu'en sais-je ? Car finalement, n'y a-t-il pas plus imprévisible mont que celui de l'Humanité ?

Face à ce qui n'est autre qu'un frère de chair, d'âme et de sang, que pouvons-nous prévoir de qui de lui ou de moi sera le grand vainqueur de la lutte de l'esprit. Que la joute soit physique ou verbale, le problème de la confrontation reste toujours entier. Se blesser, s'aider, et apprendre l'un de l'autre.

Voilà l'irrémédiable équation de la socialisation.

Si mon interlocuteur semblait être doté d'un humour on ne peut plus douteux, son allure autant que sa personne me semblaient d'autant plus surprenants. Si les rapports que j'avais eu l'occasion de parcourir s'avéraient juste, en face de moi ne pouvait se tenir aucune autre personne que le Bras Droit de Rose. Et des échos joyeux que j'avais pu en tirer d'Alvaro lors de l'une de ses escapades nocturnes, il n'était autre qu'une « pile énergétique fatigante, inutile, explosive, maladroite... » et j'en passais probablement un nombre important aux vues du désarroi de mon Élu lorsqu'il avait eu le courage de me narrer sa mésaventure au sein des ruines.

Alors quand la voix enjouée et enjôleuse de celui que je supposais être l'énergumène répondant au pétillant nom de Skandar s'éleva, je ne fus qu'à peine surpris de la tournure désopilante que prenait son discours. Bien malgré moi un sourire vint s'afficher sur mes lèvres alors que j'écoutais ses rocambolesques excuses qui, à bien en juger ne visaient aucunement à m'illusionner. Était-ce donc un clown qui avait rafraîchit les rangs de notre belle cité ?

Lorsque de son preux discours naquit le silence, je posais un regard amusé sur cette figure du théâtre classique de Molière cessa enfin ses pitreries. Je relâchais imperceptiblement le poignet fautif qui venait quelques secondes auparavant de dilapider nos vivres et laissait nos bras joints retomber en une position plus naturelle, le long de nos corps. Je plongeais l'azur de mon regard dans ces orbes charbonneuses aux vifs éclats incandescents. Que pouvais-je y lire ? De l'espièglerie. Une envie incommensurable de s'agiter et de profiter d'une chose qui à cet instant là semblait m'échapper.

Secouant doucement la tête, je baissais les yeux avant de les relever sur ce visage tout hilare, un regard réprobateur sur le visage. Prenant le ton d'un parent qui tenterait de gronder son enfant d'une voix rassurante.

- Je ne doute pas du fait de ton imagination. Si tu n'étais pas dans le métier de l'amusement lors de ta vie terrestre, je voudrais bien croire que tu n'es qu'un fou.

L'étreinte de mes doigts sur sa peau se relâcha un peu plus. Je n'essayais plus à cet instant de le tenir, simplement de le retenir. Jetant un regard circulaire sur le désastre qui peignait le sol du garde manger, je soupirais profondément avant de continuer d'une voix cette fois-ci un peu plus sérieuse.

- Je n'ai aucune idée de quelles ont été tes raisons. Mais je sais d'ores et déjà que tu es un petit farceur. Je ne doute pas de ton envie de te dégourdir les jambes et de t'amuser avec tes compagnons, mais ne viens pas dégrader l'harmonie qui règne en ces lieux. Encore moins en mettant à mal le dur labeur de certains qui s'évertuent à vous offrir humble pitance.

De ma main libre, j'illustrais mes propos du triste destin des quelques fruits lamentablement écrasés au sol. Une légère mine déçue se peignant sur mes traits, je prononçais d'une voix quelque peu éteinte.

- Bien que je n'ai jamais eu auparavant l'occasion de croiser ton chemin, les échos n'ont pas tardé à me parvenir. Et je sais de quel bois tu sembles te chauffer. Mais je te prierai de ne pas aller trop loin. Peux-tu comprendre cela...

Je pris une faible inspiration et plantais l'océan troublé de mon regard dans le sien, soufflant d'une voix tremblante son nom, bien malgré moi.

- Skandar..?

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