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 Le verdoyant rendez-vous [Filippa]

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Astaroth
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MessageSujet: Le verdoyant rendez-vous [Filippa]   Jeu 7 Juil - 13:42

«Seule la gracieuse licorne connait
le chemin menant au coeur du Dragon.
»
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Il faisait bon de se balader dans la Serre aux milles couleurs. À travers les vitres d'une irréelle transparence, dansaient les rayons du soleil, éclairant doucement ce petit paradis de verdure perdu au milieu de la Cité. Timidement, quelques sentiers de terre avaient été tracés entre les folles herbes verdoyantes qui avaient pris possession des lieux et ces chemins modestes serpentaient à travers la luxuriante végétation, tournant au détour d'une immense plante colorée, s'enroulant tout autour d'une cage dorée, passant sous les épaisses branches d'une arche végétale formée par d'immenses arbres géants pour parfois s'arrêter sur un petit bureau de bois sur lequel s'entreposaient encore d'autres plantes en pots ainsi que quelques outils de jardinage. On s'y perdrait volontiers dans la Serre aux milles allées, cette serre si apaisante, bercée par de tendres lumières et un silence religieux à peine interrompu par le chant de quelques oiseaux. Et seul Astaroth en connaissait tous les secrets et les recoins lui permettant d'aller et venir dans les profondeurs de son jardin sans s'égarer dans le dédale végétal. Il était d'ailleurs curieux de constater à quel point l'endroit était bien entretenu. Aucune fleur n'était morte, aucun animal ne semblait malade, aucun buisson ne s'étalait sur les sommaires sentiers, aucune branche ne faisait d'ombre à un parterre. Fleurs, arbres, herbes, arbustes, tous semblaient libres et tous semblaient à leur place dans un équilibre parfait. Rien ne laissait transparaitre un signe d'affrontement entre ses myriades d'êtres végétaux à contrario d'un paysage naturel. Chaque être vivant et même minéral qui hantait ce lieu était resplendissant, de la plus bariolée des fleurs au grand rocher poli échoué au milieu d'un champ de pâquerettes. Nul doute que la magie d'Oppse s'était répandue en cette serre, y instaurant cette beauté si irréelle qu'elle en était presque étourdissante. C'était un sanctuaire, un véritable lieu de repos et l'Élu Primordial se faisait un point d'honneur à garder l'endroit en parfait état et jusqu'ici rares étaient ceux qui avaient osé perturbé l'harmonie colorée dans laquelle s'épanouissait tout ce petit monde. Il fallait bien n'avoir aucune âme pour souiller de son plein gré la magnificence de l'endroit dont le moindre brin d'herbe écrasé semblait comparable à un meurtre. Et surtout, il était bien connu que les colères du Dragon contre ceux qui salissaient son royaume végétal étaient particulièrement terribles. Drôle excentricité de notre Élu Primordial, il se complaisait à embellir et à protéger cet endroit comme s'il y était attaché. On n'avait jamais imaginé le puissant Astaroth comme un amoureux des plantes et pourtant, il y avait bien comme une sorte de lien invisible qui liait l'enfant d'Oppse à ce lieu si paisible.
Le chant des oiseaux emprisonnés résonnaient comme une mélodie apaisante au sein de la serre, leurs ritournelles joyeuses venant égayer le cœur des quelques visiteurs qui avait eu l'audace de s'aventurer dans le labyrinthe d'odeurs et de couleurs aux plantes et aux animaux étranges. Derrière les barreaux des cages et parfois les vivariums richement décorés, Astaroth s'était plu à enfermer quelques créatures de toutes sortes aux sons mélodieux et aux aspects farfelus. On y trouvait des reptiles à plumes qui sifflaient les passants de leurs langues fourchues, des familles de rongeurs aux pelages tachetés ou rayés grands comme des chiens, des oiseaux multicolores aux voix quasiment humaines et même un ou deux grands mammifères semblables à de grands félins qui dormaient paisiblement contre les barreaux de leur prison d'or. C'était un zoo aussi extravagant que fascinant et il y avait de quoi combler la curiosité du plus exigeant des amateurs de fantaisie. En dépit de leur captivité, les fabuleuses bêtes semblaient tranquilles, comme si elles n'avaient jamais connu de vie en dehors de la serre. Jamais on ne voyait un animal pleurer ou gronder de colère contre ses barrières finement sculptés par une main habile.

La Serre était sans aucun doute le vrai jardin d'Eden d'Oppse. Le jardin d'Eden d'Astaroth dont l'harmonie magique n'avait jamais été jamais égalée nulle part ailleurs dans la Cité.
Et sa splendeur en était telle qu'elle en avait même réussi à apaiser plusieurs fois l'esprit courroucé de son propriétaire, celui-ci y trouvant parfois refuge et apaisement en son sein.

Mais la serre n'était certainement pas la seule chose sur AJE capable de calmer les ardeurs de l'impitoyable Dragon. Aussi étonnant que cela pouvait paraître, il y avait certains êtres dont la patience et la volonté avaient su dompter la farouche impulsivité de l'Élu Primordial et l'un de ses êtres portaient un nom : Filippa. Cette hybride à qui les formes chevalines ne lui avait rien faient perdre de son élégance. Astaroth avait toujours aimé l'étrange physique de Filippa et ce, dès le premier coup d'œil. Elle était à ses yeux le parfait achèvement d'une beauté de femme mêlée à la puissance bestiale. Son corps était une arme mais une arme si délectable à regarder et elle n'avait rien à envier aux autres non-hybrides, car Filippa était aussi belle que la plus belle des humaines à sa propre façon. De plus, son extraordinaire caractère avait fini par conquérir le cœur solitaire du Dragon dans lequel elle avait su se forger une place : celle de confidente. Elle était indéniablement l'une de ses favorites et il l'appréciait comme il ne l'avait jamais fait avec une autre femme ou même un autre homme parce qu'elle n'était elle-même pas totalement humaine.
Même caché dans les myriades de végétaux de la serre, elle saurait où le trouver et ne manquerait pas au rendez-vous qu'il lui avait fixé. Comme à leur habitude, il serait là, prêt de la cage de ce qu'il appelait les tigres-fouines, sortes de petits rongeurs d'une dizaine de centimètres, élancés aux museaux roses et pointus et aux yeux ronds et brillants dont le pelage tigré évoquait celui de ce grand félin. Assis sur un banc en bois, il avait ouvert la cage aux mignonnes créatures et tendu un bras tenant un étrange fruit juteux aux nuances roses et bleues. Les petites fouines s'étaient alors jetées vers la main contenant cette appétissante friandise pour courir le long de son bras et parader devant lui, sur les branches de l'arbuste qui partageait leur vie en cage ou bien se faufiler malicieusement entre ses doigts écartés en guise de remerciements avant de se regrouper autour de la gâterie pour l'attaquer ensemble avec leurs petites dents dangereusement pointues.
Alors qu'elles finissaient leur repas, un bruit de sabots se fit entendre, annonçant la venue de Filippa. Bien qu'il n'en démontra rien, le cœur d'Astaroth, auparavant secoué par quelques résidus de la colère qu'il avait éprouvé à l'annonce de la mort de Garnet, s'apaisa un peu et il fut instantanément ravi de sa présence. Les yeux toujours rivés vers ses petits rongeurs qui se dispersaient maintenant dans leur cage, le fruit ayant été consommé, il salua son Élue avec un sourire chaleureux, ce sourire dont elle devait être une des seules à connaître. Un sourire qui pour une fois n'avait rien de menaçant ou de provocant.


- Bonjour, ma très chère Filippa. Comment te portes-tu aujourd'hui ? Son ton était encore un peu froid dû aux derniers événements contrariants, mais il était toutefois presque chantant, petit détail qui trahissait son affection envers son interlocutrice.

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Dernière édition par Astaroth le Mar 11 Oct - 20:12, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le verdoyant rendez-vous [Filippa]   Mar 19 Juil - 20:30


    Les fleurs avaient toujours détenu un charme tout particulier aux yeux de l'hybride ; un charme de couleurs et de fragrances, un charme de beauté et de finesse, un charme, enfin, que nul autre végétal n'était en mesure d'égaler. Il semblait donc inutile de préciser que la Serre, avec sa nature luxuriante et ses constellations entières de fleurs, était un endroit que Filippa ne pouvait qu'apprécier, s'y rendre lui apportant autant de bienfaits qu'une bonne bouffée d'air frais. Autant dire que la simple idée d'aller y faire un tour la mettait généralement d'excellente humeur car ce lieu unique en son genre était l'endroit idéal pour se décharger un instant du poids des responsabilités qui pouvaient peser sur les épaules. En un pas on avait l'impression d'être transporté dans un autre monde, un monde qui invitait à se vider la tête et à se laisser porter par ses sens.

    Cependant, Filippa n'y venait pas aujourd'hui pour y chercher la retraite et l'apaisement de l'esprit. C'était pour une raison informelle mais bien précise qu'elle marchait en direction de la Serre, sa robe bouffante traînant derrière elle. En effet, son Élu primordial lui avait donné un rendez-vous. La jeune femme savait comme personne combien la Serre était un endroit cher au coeur d'Astaroth plus que dans celui de n'importe quel autre serviteur d'Oppse et quand on voyait le soin avec lequel il l'entretenait, on ne pouvait plus en douter. Néanmoins, une pointe d'inquiétude s'immisçait dans les pensées de l'hybride, mêlée à la hâte de revoir son vieil ami. Effectivement, ces derniers temps, on déplorait la perte d'une Élue et, visiblement, la disparition d'un pantin. Le premier évènement, surtout, avait déchaîné la colère du Dragon, son ancien bureau s'en souvenant toujours malgré les efforts de Filippa pour faire disparaître les traces de sang qui s'étaient incrustées dans le sol. Elle avait été une des premières à découvrir le massacre, principalement à cause de la puanteur, et avait participé activement à l'aménagement d'un nouveau bureau. Heureusement, on pouvait dorénavant passer devant la pièce sans se retourner l'estomac, l'odeur macabre flottant dans l'air ayant, quant à elle, entièrement disparue.

    Il y avait donc une ombre qui traînait dans le tableau de sa bonne humeur. Cela ne l'empêcha pas de rendre son sourire à Astaroth, présent à leur lieu de rendez-vous habituel mais grâce à à l'aura spéciale qu'il dégageait et qu'elle connaissait par coeur, elle l'avait déjà senti depuis un moment.

    « Ah ! Astaroth ! Je suis contente de te voir, » lança-t-elle en guise de salut, sans départir ses lèvres du sourire qui les courbaient.

    Filippa ne souriait jamais à pleines dents -elle avait toujours trouvé ça hideux et ça faisait cruellement ressortir ses traits chevalins- mais cela n'enlevait pas la sincérité qu'on pouvait trouver dans ses sourires. Il y avait un moment qu'elle ne le vouvoyait plus mais pourtant, son estime pour lui n'avait pas changé. L'hybride s'accroupie face au bras tendu de l'Élu. Elle retira un des gants qu'elle portait et rapprocha ses doigts des petits animaux qui se régalaient du fruit qu'Astaroth tenait dans sa paume. La couleur de peau insolite de la jeune femme sembla intéresser l'une des fouines, qui commença à mordiller le bout de son doigt, pour vérifier s'il était lui aussi comestible. La jument expira par les naseaux, se retenant de rire, et attrapa la petite créature qui couina son désaccord.

    « Calme-toi, je ne vais pas te faire de mal, » lui dit-elle doucement.

    Tenant l'animal dans sa main, elle commença à le caresser de l'autre mais cela ne sembla pas convaincre le tigre-fouine pour autant, celui-ci se débattant toujours. Filippa l'observa d'un oeil critique et remarqua, un brin moqueuse, en parlant des créatures :

    « J'ai l'impression qu'elles ont grossies depuis la dernière fois. Tu ne les gâterais pas un peu trop, par hasard ? »

    Se disant, elle palpa le petit ventre chaud qui, effectivement, était plutôt rond. Nouveau couinement de la part du propriétaire. En faisant fi, l'hybride s'assit à côté de l'Élu et, n'ayant pas oublié la question qui lui avait été posée, y répondit enfin :

    « Je vais bien, je n'ai pas à me plaindre tu sais, mais ce n'est pas le plus important... Dis-moi toi, comment tu vas et si je peux faire quelque chose pour toi. »

    Filippa s'était adressée à lui avec toute la franchise du monde. Elle gratouilla l'oreille soyeuse de son otage puis rajouta :

    « J'espère aussi que l'aménagement de ton nouveau bureau te convient. Si quelque chose te déplait, dis-moi et je le changerai. »

    En disant cela, elle remettait indirectement sur table l'évènement qui motivait son inquiétude à l'égard d'Astaroth. Elle n'avait jamais forcé personne à lui livrer si quelque chose pouvait le tourmenter, elle n'était pas non plus certaine de pouvoir trouver les mots afin de rendre la mort de Garnet plus acceptable car elle ne l'était tout simplement pas. Mais s'il avait besoin de parler ou de se changer les idées, l'hybride s'accorderait à son choix ; elle était déjà suffisamment contente de pouvoir converser avec un ami cher.

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Astaroth
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MessageSujet: Re: Le verdoyant rendez-vous [Filippa]   Mar 11 Oct - 21:41

C'était sûrement très machiste comme réflexion, mais dans le fond, s'il y avait cette sorte de proximité entre l'Élue et l'Enfant d'Oppse c'était bien parce que Filippa n'était pas totalement une femme. Si elle l'avait été, il était probable qu'Astaroth n'aurait jamais pris la peine de s'attarder sur sa merveilleuse personnalité ou bien il ne l'aurait fait que trop tard. De son côté, il savait que ça n'aurait pas aussi bien marché. Les belles femmes l'attiraient et le repoussaient à la fois. Elles étaient des produits manufacturés, prêtes à être aimées, enlacées, embrassées puis bonnes à jeter ensuite. Il avait toujours eu cette appréhension envers ces merveilles de la nature, capables d'ensorceler un mâle en battant des cils et de le mettre à ses pieds en agitant les boucles de leur chevelure avec un sourire mutin. Peut-être parce qu'il avait un peu de perdre d'être amené un jour à devoir baisser les armes, à tomber à son tour dans les bras blancs d'une nymphe sans être capable de la repousser ensuite. Car après le désir charnel, celui d'être aimé et d'aimer un peu, il y avait parfois comme une étincelle d'affection pour la créature nue, dormant paisiblement sous les draps. Il détestait ça. Jamais il ne laisserait berner par les courbes d'une jolie fille. Astaroth avait trop de fierté mal placée pour admettre un jour être capable d'aimer quelqu'un. Parce qu'aimer, c'était aussi se soumettre. On ne soumettait pas Astaroth. C'était stupide, absolument égoïste comme mode de pensée, mais c'était le sien et ça le faisait oublier que derrière le physique de la plus désirable des femmes, il y avait un coeur qui battait. Le même que le sien, le même que celui d'un homme. Si Filippa était restée humaine, il n'aurait rien vu d'autre que son beau visage. Et quand bien même, il aurait réussi à découvrir son esprit vif, ferme, autoritaire mais jamais plus que de raison, il aurait sans doute eu peur de la briser cette sublime femme. Combien en avait-il collectionné ces fantômes de demoiselles usées et abusées puis délaissées comme la dernière des souillons ?
Toutefois, si on lui avait donné le choix, il aurait aimé connaitre Filippa sur Terre. Être le client de son bordel, s'asseoir dans un coin sombre, le cigar à la main, la poitrine d'une ravissante fille de noces dans l'autre. Et derrière la nuque blanche et tendre de sa compagne de nuit, il aurait observé discrètement le joli visage de la patronne, grande et majestueuse dans sa maison close en tant que maitresse des lieux. Alors peut-être que les choses auraient différentes.
Mais il n'avait aucun regret. Rencontrer Filippa sur AJE lui suffisait amplement et il ne pourrait jamais être trop reconnaissant envers Mère Oppse pour lui avoir accordé un joyau pareil au sein de ses rangs.

Il s'écarta silencieusement de la cage, répondant d'un hochement de tête à son salut toujours, ce demi-sourire heureux sur les lèvres. Il l'observa taquiner les tigres-fouines avec une douceur qu'on aurait pas forcément soupçonné chez l'hybride, d'habitude si autoritaire, si droite. Il appréciait cette façon qu'elle avait d'être tendre sans jamais être écoeurante. À vrai dire il avait toujours admiré son calme. Filippa n'était jamais exagérée, jamais trop. Tout était bien dosé chez son être. Elle ne se livrait jamais aux excès, qu'ils soient matériels ou émotionnels. Tout le contraire de lui, le Dragon toujours en proie aux abus de colère. Quelque part, elle rétablissait la balance de son esprit tumultueux.


- J'ai l'impression qu'elles ont grossies depuis la dernière fois. Tu ne les gâterais pas un peu trop, par hasard ?

Se penchant par-dessus l'épaule de l'hybride, il passa un doigt sur le ventre rond de la bestiole d'un air dubitatif. Il était vrai qu'elle était bien dodue celle-là. En sentant quelques petites bosses à travers la fourrure de l'animal, il devina tout de suite la raison de cette soudaine prise de poids :

- C'est parce que celle-ci attend une portée. C'est pour ça qu'elle est un peu nerveuse. Tu sais combien elles t'adorent en temps normal. Regarde, ses mamelons sont gonflés.

Naturellement, elle aborda le sujet de son bureau, allègrement dévasté par ses soins et lui demanda s'il allait bien. La figure d'Astaroth se fit plus dure en entendant cette question. S'il allait bien ? Avec tout ce qu'il s'était passé, pas vraiment non. Il soupira et s'assit aux côtés de son Élue en posant son visage entre ses mains, les bras accoudés sur ses genoux.

- Déjà ? Je ne pensais pas que tu t'en serais occupée aussi vite. Mais tu sais, ce n'est pas à toi de prendre en main ce type de besogne, tu aurais très bien pu laisser un pion quelconque le faire. Paroles en l'air. Il avait beau lui répéter cinquante fois ce genre de choses. Filippa était plutôt têtue sur ce point et elle ne rechignait jamais au travail même si Astaroth estimait que ce n'était pas de son rang de ramasser les débris de sa rage qu'il laissait derrière soi. Ceci dit, cela démontrait bien à quel point elle lui était attentive et cela aurait été faux d'affirmer que cela lui déplaisait. Je suis navré que tu aies encore dû nettoyer un tel carnage. Mais venant de ta part, je suis certain que tout sera parfait. Posant ses mains, sur le banc il continua :
- Pour ce qui est de mon humeur je ne te cache pas que je suis toujours extrêmement contrarié par les derniers événements. C'est la première fois que Belzeneff me fait l'affront de supprimer un Élu et le pire ce que je n'ai absolument aucune idée ce qui a bien pu le motiver à faire tomber une des pièces les plus importantes de l'échiquier. J'ai parlé à Zaleth, l'ancien Bras Droit de Garnet. Visiblement, ce fou-furieux n'en en avait qu'après elle. Il a laissé supposer qu'elle avait découvert quelque chose de compromettant à son égard. Je crains qu'il ne prépare un très mauvais coup. Kurk est aussi venu me parler il y a peu, il m'a dit qu'une de ses pions a disparu. Peut-être est-elle chez Layca, mais cela reste peu probable. Et ce n'est pas le seul autre cas de disparition que l'on m'ait signalé. À ce rythme-là, on court droit à la catastrophe. Tous ces sombres présages m'insupportent.

Il savait qu'il pouvait parler librement à Filippa. En tant que supérieur et chef de guerre mais aussi en tant qu'ami. Il lui faisait totalement confiance pour ne pas divulguer quoi que ce soit de personnel ou de discréditant. De plus, elle était de bon conseil et c'était confortant d'avoir quelqu'un vers qui se tourner en cette situation de crise. Même si elle n'était pas la solution à ses problèmes, elle savait l'écoutait sans jamais aucun à priori et c'était déjà bien assez.

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