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 Valet blanc. Valet noir. Reine Grise. [Paburo et Rose]

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Pâris
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MessageSujet: Valet blanc. Valet noir. Reine Grise. [Paburo et Rose]   Lun 5 Déc - 19:20

Spoiler:
 

La bibliothèque du pantin comportait désormais plusieurs ouvrages, dont les origines et le contenu variaient de l'un à l'autre. Évidemment aucun d'entre eux n'était un ouvrage parfaitement complet. En fait, sauf en rares cas dont le sujet était difficile à aborder, ces écrits ne se résumaient à rien de plus que l'équivalent de quelques pages de l'œuvre originale complète. S'il les assemblait toutes ensemble, le pantin pourrait certainement proposer aux étagères de la bibliothèque un manuscrit d'une taille décente. Ce manuscrit prendrait alors d'un livre le plus chaotique que tous les autres ; changeant de style, de niveau, de genre et d'idée à chaque nouvelle page tournée, sans jamais proposer d'ensemble stable, concis, ou concret. Séparées, les œuvres étaient compréhensible. Incomplètes, ces mêmes œuvres ne l'étaient pas. La marionnette ne pouvait rien faire d'autres que de donner les fragments qu'elles dénichait aux étagères dévorantes de la salle de lecture. Parfois quand le besoin s'en faisait sentir, elle rouvrait un des manuscrit classés pour chercher le savoir dissimulé derrière les quelques mots de l'unique page qu'il renfermait. Lire était important, les étagères mangeait si l'on ne lisait plus. La marionnette aurait possédé bien plus de pages et aurait su bien plus de choses si elle avait lu plus souvent, mais peu importait le temps qu'elle leur consacrait : tout était nettoyé un jour ou l'autre, une semaine ou l'autre, un mois ou l'autre. Pâris ne pouvait que chercher de nouvelles œuvres pour remplir à nouveau les étagères, car comme d'habitude, il s'agissait de l'unique choix qui lui était proposé.

Ce jour avait promis au pantin de l'aider dans cet obligatoire travail. Comme l'une des pages de son groupement le mentionnait : "Je le sentait maintenant, c'était l'occasion ...", Pâris mis un point d'honneur à ne pas arriver en retard à l'invitation de l'élue qui lui était assignée. Cette élue dont l'aura était à la fois si proche, et si éloignée de la sienne si vide ... Leur rencontre avait eut lieu depuis assez longtemps : arrangée pour la première fois par l'élu primordial de Layca : la date se situait pour la marionnette amnésique à une infinité de jours, mois, ou années ... dans le passé. Cette date, qui dans la réalité du monde physique pouvait bien avoir eut lieu depuis seulement quelques semaines, était attribuée à tous les évènement dont il n'y avait plus de traces dans l'esprit du parrain de Layca. Quoiqu'il en soit, elle était maintenant assise en face de lui, sur cette terrasse. Le petit pantin qui était le sien se souvenait lui avoir servi sa tasse de thé avant de remplir la sienne. Puis, ils avaient conservé. Il conversaient toujours maintenant. Elle parlait, lui écoutait. Plus avec ses yeux qu'avec ses oreilles, il retenait les pensées immédiates et fuyantes de l'élue dans s'embarrasser des mots qui l'induiraient en erreur. L'élu faisait prendre sa direction à la journée, et aujourd'hui, le journée devait prendre la direction de la puissance. Leurs pouvoirs, semblait-il, n'étaient pas assez développés pour ce qu'ils étaient. Par pouvoir, l'élue Bloody Rose entendait un de leurs sens spécifiques. Le parrain n'avait apprit à le discerné parmi les autres que récemment, avec un seul détail : c'était le seul sens qui comptait. Pour ainsi dire, Pâris ne possédait pas l'habilité de collecter et d'organiser les archives mémorielles des différentes âmes de ce monde : c'était ce pouvoir qui le possédait, tout entier. L'élue devait l'avoir compris dès le premier coup d'oeil, qu'il n'était que la marionnette représentant ce don écrasant qui le dépasse. Immédiatement, cela en fît un de ses pions favoris.

« Paburo est venu prendre le thé. Bonjour Paburo." »

La voix de la marionnette s'était élevé dans un murmure sans timbre, et comme à son habitude, ne reflétait rien d'autre qu'une phrase récitée pour l'occasion. Ce Paburo qu'il parrainait, devant ainsi ironiquement le remplir de savoir autant ou plus qu'il ne l'en vidait lui même. Au fond, s'était-t-il habitué à lui ? Après tout, leur rencontre était assez récente pour que ses grosses lignes soient encore lisible sur le beurre bouillant qu'était mémoire du pantin blanc. Pour ce dernier, impossible de déchiffrer la réponse sur le visage de l'apprenti comme tant d'autres auraient pu le faire. Il lui était plus facile de trouver la réponse sur ce que lui-même ne possédait pas. Sur son âme.

Mais la question n'était pas là, pas aujourd'hui.

« Prends une chaise, Rose a une importante mission à te confier aujourd'hui. »
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MessageSujet: Re: Valet blanc. Valet noir. Reine Grise. [Paburo et Rose]   Dim 5 Fév - 9:58




Musique, entêtante musique.Accent connu,très connu.Natal.
Rythme,entrain. envi de bouger. Faut que je bouge!


Où aller ? Dehors, il me fallait de l'air frais. Cette forteresse était devenue une fournaise a l'heure qu'il était.Trop de monde,Elus,Parrains,Pion,Soldats ou même simples habitants se pressaient dans les couloirs pour diverses raisons : missions, caprices de l'élu primordial,Maena en furie dans le couloir des dortoirs puisqu'il ne pouvais pas dormir tranquillement,entrainements par-ci ,par-là...certains s'entrainaient hors de la salle réservée a cet usage puisqu'elle était bondée de monde.



Paburo se levait juste.Il prit son temps pour descendre de son lit suspendu au dessus des escalier. Il atterrit devant un Elu
'Scuse, j'me lève juste, j't'avais pas vu.
J'ai entendu dire que ton Elue et ton parrain te cherchaient...Ils sont sur la corniche en train de boire un thé.Il parait que c'est urgent alors bouge toi l'derrière."

'kay

Le félin lui sauta sur l'épaule sans rien dire,se lova comme a son habitude dans son cou et observa aux alentours.
Paburo s’élança par dessus la foule, encombrant les escaliers, en sautant et virevoltant de rampes en rampes, de corniches en corniches et de murs en murs.
Il lui fallait être sur la Corniche extérieure le plus vite possible et il y avait trop de monde dans les couloirs pour se déplacer aisément et rapidement.
Il ne voyais qu'un seul moyen, l'escalade.Paburo stoppa sa course effrénée .Fenêtre.Mur en face.Go.

Tu vas quand même pas faire ce que j'imagine?
J'vais m'gêner tiens.
Paburo s’élança a vive allure vers la fenêtre, sauta.
Fracas bruyant,Choc,Mur,Prise,Escalade.
A peine la fenêtre traversée, Paburo s'élançait sur la façade de la forteresse a toute allure,tel un Gekko grimpant sur un arbre.
Le fracas avais attiré une foule de personnes qui après avoir cherché le sauteur dans le vide,s'émerveillait de sa voltige murale et de la vitesse et la facilité avec laquelle il grimpait.

Au bout de quelques minutes, il arriva sur la corniche. Le félidé était toujours lové sur son épaule mais lui avais enfoncé ses griffes dans la peau durant l'escalade.
T'est malade dans ta tête toi.

Paburo se mit a rire. puis Il entendit son nom.


« Paburo est venu prendre le thé. Bonjour Paburo." »

Paburo fit un courbette en direction de son Parrain et de sa chère Elue

« Prends une chaise, Rose a une importante mission à te confier aujourd'hui. »


Paburo s'avança, s'assit puis entreprit de cajoler le félin tout en discutant.
Si cela ne vous dérange pas j'aimerais prendre un petit verre de Saké avec mon thé.
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MessageSujet: Re: Valet blanc. Valet noir. Reine Grise. [Paburo et Rose]   Jeu 16 Fév - 22:33






« Le souvenir est l'[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] renversée. On regarde le

fond du puits comme on a regardé le sommet de la tour. »

Une éternelle rêveuse se livre sans savoir pourquoi au refuge qu’elle a pris l’habitude de visiter aussi souvent qu’elle en trouve le besoin interne. Il semble que c’est encore cette soif d’ataraxie céleste infortunée qui l’envahit, lui faisant ressentir l’empressement fort capricieux de se noyer dans la magnificence évanescente de cet endroit précis. Car c’est uniquement en voyant l’étendue utopique nommée Ciel, garnie de nuages mousseux qui tentent en vain de se soustraire à l’empreinte de leur support arborer une perfection si inextinguible, - de préférence lors du coucher du soleil -, qu’elle parvient à surmonter ses craintes face à l’horreur que lui a laissé le destin en cadeau, à éradiquer toute cette peine que lui cause ce monde diluvien. Parvenir à oublier une malédiction aussi maligne était pourtant un grand exploit, d’autant plus qu’elle ne pouvait fuir son don, tout simplement parce qu’elle était sempiternellement condamnée à percevoir les songes de son entourage. Alors qu’ici, bien au chaud, assise à une table sur laquelle étaient disposées de multiples sucreries aux saveurs certainement exquises, tenant avec distinction sa tasse de thé en porcelaine ornée de fleurs diverses parsemées d’or, l’Élue sirotait tranquillement son nectar féérique, au-delà de toute négation. Ah, qu’elle aurait aimé rester ici pour l’éternité, de préférence aux côtés du Premier Élu de Layca, à profiter de l’incroyable splendeur de la vue qui s’offrait à elle. Cependant, il est de fait qu’en tant qu’Élue de Layca, Rose avait de nombreuses tâches qui lui étaient conviées. Bien entendu, elle faisait tout son possible pour satisfaire les attentes de Kamui en endossant ses responsabilités du mieux qu’elle pouvait. Cela dit, ça ne les empêchait point de s’adonner quelquefois à oublier le monde qui l’entourait sous l’emprise des souvenirs qui la retenaient prisonnière. Et il se trouve que c’est ici qu’elle pouvait s’abandonner en toute quiétude à la rêverie, d’autant plus que peu nombreuses étaient les personnes qui osaient la déranger pendant qu’elle scrutait l’horizon à la recherche de réponses tant espérées à ses si nombreuses questions. Encore fallait-il songer aux conséquences d’un tel repos sur ses sujets … Elle savait très bien à quel point sa nature fourbe persistait à montrer le bout de son nez pour l’ennuyer le plus souvent possible, même dans des moments si délectables. Mais c’est compréhensible, après tout, il faut être une jeune fille bien mesquine pour profiter ainsi du beau temps qui lui est donné, lorsque ses loyaux sujets s’en vont rencontrer une fois encore une mort certaine sur les effroyables Champs de Mars. Elle affuble une expression concernée pour se donner des airs de fillette profondément touchée par la perte continue de son entourage, mais en vérité elle a depuis bien longtemps déjà délaissé son chagrin, manifestement trop subjuguée par la beauté qui défile flegmatiquement devant ses yeux hypnotisés, car même les bienfaits de Kamui ne sont parfois pas suffisants pour donner plus d’humanité à la vilaine fleur égocentrique qu’elle est. Elle n’apprécie la vie que lorsqu’elle joue en sa faveur, dans le cas contraire elle la maudit avec toute son exaltation, dans l’effervescence la plus terrible.
Pourtant, aujourd’hui, elle a le loisir d’être gratifiée de la présence de son pantin favori, Pâris. Mais ne trouble-t-il pas au moins légèrement sa vision du calme complet de la Corniche ? Tout en étant une personne qui lui a toujours été très proche, le jeune garçon a le malheur de partager sa malédiction. Il avait de ce fait le défaut, à cause de son pouvoir, d’exciter aussi bien sa sympathie que son affliction. Sa présence si près d’elle lui est déjà insupportable, tellement leurs souvenirs se débattent dans la peur de se mêler. Ceci dit, la première fois où elle lui avait parlé, elle a failli perdre connaissance. Heureusement qu’ils ont tous deux appris à contrôler un minimum leurs dons l’un par rapport à l’autre, afin de ne pas brutaliser de trop leurs mémoires fragiles. Quoi qu’il en soit, leurs âmes doivent indiciblement être liées, c’est un fait certain. Ainsi, Bloody Rose s’est juré de percer le mystère qui entourait leurs dons mystiques, au dépend de sa vie s’il le fallait.
Le Parrain fissure donc la paix placide des songes de la Princesse, qui décida d’avoir une longue entrevue avec son petit préféré, histoire d’apprendre encore plus long sur lui. C’est de cette manière que commença une journée de plus dans la Forteresse de Layca, autour d’une tasse de thé au goût mystérieusement mielleux et fruité, pourtant impossible à deviner. Une part de gâteau presque artistique sur une sublime assiette de la même collection pour attiser la gourmandise, un vase de roses blanches pour égayer l’atmosphère de leur éclat et quelques recueils de poèmes, contes et romans divers, toutes ces choses incitent à rester ici le plus longtemps possible. Et une mer interminable de paroles s’écoule des lèvres de la danseuse qui, malgré les délicieux mets à sa disposition n’en mange aucun. Sauf qu’encore une personne manquait à cette journée. Une personne qu’ils attendaient depuis quelques minutes déjà …
« Paburo est venu prendre le thé. Bonjour Paburo." »
L’invité était finalement arrivé, bien qu’avec un retard considérable d’exactement … trois minutes. Ses doigts fins, reflet idéal de son élégance, déposèrent très doucement sa soucoupe ainsi que sa tasse sur la nappe magnifiquement décorée. Ses deux mains enfin libérées, Rose salua son invité avec grâce, puis laissa Pâris lui présenter les faits premiers.
« Prends une chaise, Rose a une importante mission à te confier aujourd'hui. »
Diantre, s’il avait su la véritable raison de la venue de Paburo, peut-être aurait-il changé d’avis quant à sa propre présence … Il était vrai que les intentions de la Princesse des Souvenirs laissaient l’avantage du doute planer sur sa véritable prévenance, mais il fallait parfois faire des sacrifices pour obtenir des butins plus précieux encore, n’est-ce pas ?
Si cela ne vous dérange pas j'aimerais prendre un petit verre de Saké avec mon thé.
Rose le dévisagea pendant quelques instants, ne sachant que répondre. Elle ne pouvait pas le blâmer, ce n’était pas dans ses habitudes … Très honnêtement, elle aurait largement préféré éviter la consommation d’alcool sur la Corniche, mais d’un autre côté, le jeune garçon devait être parfaitement à l’aise, à défaut de contrecarrer ses plans.
- Fais donc ce qui te chante, mon cher Paburo. Cette vue est si chère à mon cœur qu’elle me fait déroger à bien des principes ! Et pourtant, je t’ai invité pour te poser quelques questions très particulières concernant …
Elle porta la tasse de sa main droite à ses lèvres, puis la reposant aussi habilement que soigneusement sur la soucoupe tenue par sa main gauche, après quoi elle déposa les deux objets pour finir sa phrase en lançant un regard déroutant par son éclat à son interlocuteur. Elle ressentait déjà à merveille l’incandescence du souvenir, sentiment qu’elle partageait très probablement avec Pâris.
- ... Ton passé sur Terre. Il me semble que tu n’en gardes pas très bon souvenir … si ? Dis-moi, ressens-tu quelque repentir à son égard, pourrais-tu nous en dire plus sur son envergure ?
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Pâris
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MessageSujet: Re: Valet blanc. Valet noir. Reine Grise. [Paburo et Rose]   Dim 11 Mar - 20:31

Peu lui importait la raison de cette réunion. Et de manière plus générale, peu lui importait qui puisse s'exprimer par des mots. Si l'élue Rose devait très certainement déjà avoir abordé ce même sujet avec lui-même, quelle différence cela pouvait-il bien faire ? Rien n'existait, sauf Rose et Paburo. Quelle était sa mission, celle qu'ils lui confiaient à l'instant même ? Celle qui était plus importante que toute mission de ... sauvetage ... espionnage ... sauvage ... carnage. Celle qui leur importait à tous. Oui, c'était bien celle-là : apprendre. Un bon pion se devait d'apprendre.
Et de bons mentors se devaient d'apprendre de leur protégés.

Le siphon blanc se régalait déjà, se régalait de sa propre hâte. La directive imposée à sa marionnette étaient claire : la plus pure et absolue des tempérances. L'élue, le parrain, et la pion avaient assez besoin l'un de l'autre pour que réfréner ses ardeurs devienne nécessaire. Que sa cause soit issue d'un plan hautement supérieur, ou non. Du fond de son être, si son être avait un fond, le parrain observait son pion de la même manière qu'il aurait dû observer les sucreries disposées sur le plateau de son élue. Ces sucreries avaient tout pour plaire, elles étaient assez bien présentées et décorées pour qu'on se trouve en saisit une sans y penser pour l'avaler. De plus, le connaisseur pouvait très bien s'imaginer quelle sorte de sensation gustatives extraordinaires que la moindre d'entre elles pouvait procurer. Pâris ne regardait pourtant pas les succulents petits gâteaux, mais Paburo. Les restrictions qui s'y rapportaient restaient toutefois les même que pour les accompagnements sucrés de la princesse : ne pas effleurer sans son accord. En temps normal cela n'aurait rien signifié d'important, la forteresse renfermait bien assez de friandises dont plus personne ne voulait pour le satisfaire.

Mais cette fois ils étaient seuls.

Cette fois, Pâris était à [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien].

En entrant dans le vif de sujet, l'élue Bloody Rose fît un premier pas vers l'entaille dans l'infime pellicule qui séparait toujours le monde des corps, et le véritable monde de leur contenu. Cette question posée avec expertise de la princesse ; n'importe qui possédant leur perception accrue de cet univers de vérité l'aurait perçu comme une clé. Comme un levier. Comme les valves d'un barrages retenant l'eau de la rivière qui commencent à s'actionner. Pâris s'anima, quoiqu'un peu en retrait par rapport à l'étincelante Rose dont la volonté d'accomplir cette tâche de prise mutelle de connaissance se mêlait à des envies bien plus personnelles. Oui, l'élue possédait bien plus de personnalité que lui qui n'agissait que par devoir ; bien plus que lui qui n'en était qu'au stade où il devait apprendre la signification du mot « personnalité ». A ce niveau, il avait déjà fourni beaucoup d'efforts, en apprenant qu'en fonction de leur personnalité les humains agissent différemment. Pas assez d'efforts toutefois, pour retenir cette information assez longtemps pour la mettre en pratique. Ou pour paraître « naturel » au sein de des confrères, mais tout ceci était une autre histoire.

« … sur son envergure ? »

Pâris, qui avait murmuré tel l'écho de l'élue les derniers mots de cette dernière, se leva pour matérialiser l'alcool demandé par son pion, et ne se rassît pas. Il lui tendît simplement sa chaise, à l'affut de la moindre de ses réactions.
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MessageSujet: Re: Valet blanc. Valet noir. Reine Grise. [Paburo et Rose]   Sam 7 Avr - 11:37

Non. Je ne dirais rien.Je ne veux pas en parler.

Ces quelques mots prononcés dans ma tête étaient peut-être trop provocateurs.
Bloody Rose et Pâris attendaient mes réponses.Ils semblaient accrochés a mes lèvres.
Je prit la tasse de thé et le verre de Saké avec délicatesse et remercia Pâris.

C'est a dire que je n'ai pas particulièrement parler de mon passé...car je reviens sur les mêmes détails et passe le reste a la trappe....donc cela risque de vous ennuyer très vite de m'entendre parler des quelques personne et non pas de mon histoire.

Je prit mon verre de Saké, le but d'un trait puis me mit a apprécier l'odeur de ce thé.
Quelques touches florales vinrent chatouiller mon nez. Rose,Litchi et Lotus?

J'étais sur de moi, mon nez ne me trompait jamais mais j'avais posé cette question dans le vague...un peu machinalement.
Je regardais attentivement les deux visages faces a moi...
La femme ressemblait en touts points a une poupée de cire.
Un teint blanc d'une pureté magnifique...trop pour moi.
L'homme quand a lui semblait ne pas chercher quelque chose dans sa mémoire mais semblait aussi s'y perdre.

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Bloody Rose
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MessageSujet: Re: Valet blanc. Valet noir. Reine Grise. [Paburo et Rose]   Dim 29 Avr - 19:33


«La connaissance conduit à [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]

comme l'ignorance mène à la diversité.»

Rien ne saurait entraver son chemin dont le parcours semble parfaitement coïncider avec le fondement même du dioxygène retiré de l'air par les pouvoirs sacrés de ses poumons, ou n'importe quelle autre fonction vitale de son organisme. A l'instar de celui-ci, la défaillance de ce périple entraîne par extension sa mort. Ainsi, il a beau suscité une opposition saugrenue de la part de certains, Rose est destinée à user de son pouvoir afin d'accomplir son devoir.
Ses yeux noisette ancrés dans le moindre geste qui animait sa cible, elle devina à son expression qu'il était loin d'être un livre ouvert, et que l'inspection de sa mémoire promettait d'être une mission risquée qui nécessitait que toutes ses aptitudes soient mises en œuvre.
C'est a dire que je n'ai pas particulièrement parler de mon passé...car je reviens sur les mêmes détails et passe le reste a la trappe....donc cela risque de vous ennuyer très vite de m'entendre parler des quelques personne et non pas de mon histoire.
Guettant un signe de réticence distincte dans sa voix, elle ne vit que l'hésitation enrober ses mots. Il semblait jusqu'à maintenant vivre les instants les plus véniels de son existence, laissant à l'abandon toute méfiance dont il se devait de faire preuve dans une telle situation, à condition qu'il ait quelque chose à cacher, bien entendu. Se pourrait-il alors qu'il soit la figure allégorique de la table rase et qu'effectivement, son récit n'ait absolument rien à proposer de plus enrichissant qu'une vie terrestre monotone sans intérêt ?
- Au contraire, l'heure et l'endroit me prêtent à croire qu'une discussion propice aux révélations est tout à fait de circonstance. Vois-tu, cher Paburo, il se trouve que je connais le déroulement de la vie de chaque serviteur de Layca sous ma protection à part la tienne, ce qui a le défaut de m'attrister beaucoup. Comment peut-on se faire confiance mutuellement si l'on ne connait rien l'un de l'autre ? Or, la confiance est vitale à la solidarité probe à laquelle aspire Layca, affirma-t-elle en reposant sa tasse sur sa soucoupe sans le moindre bruit. - Je projette de resserrer nos liens afin de nous unifier et améliorer notre position sur l’échiquier de manière purement pacifiste.
Certainement pas, Bloody Rose ne pouvait pas s'offrir le luxe de se tromper dans son verdict, trop en dépendait.
Rose,Litchi et Lotus?
Un sourire étira alors les lèvres amusées de Rose, manifestement béate d'être arrachée de ses pensées obscures par le succès de son petit piège espiègle. Le goût du thé qu'elle préparait ne pouvait en aucun cas être endommagé par la fâcheuse idée de l’affubler du sobriquet "prosaïque". Au contraire, les ingrédients qu'elle choisissait n'étaient pas réellement destinés à apaiser les désirs des palais de ses invités, car en bonne hôte qu'elle était, elle préférait défier les goûts de ces derniers. Toutefois, il se trouvait que ce thé-là n'avait rien de bien original, car elle n'avait nullement souhaité user de ses connaissances en botanique excessivement cette fois-ci. Il n'était que largement trop sucré, malgré la présence anodine de sucre sur la table, car il avait pour but d'animer la réflexion du sujet de sa curiosité au-delà des limites d'Alea Jacta Est, lui rappelant peut-être même des saveurs depuis longtemps oubliées. Quant au simple fait de bien vouloir boire cette ambroisie aux propriétés abrasives avec un plaisir véritable, il n'y avait que les plus grands amateurs de sucreries qui pouvaient y parvenir. Et il se trouvait que Rose ne faisait même pas partie de ces derniers.
J'aperçois avec délectation que l'art du thé n'est pas un sujet qui t'est inconnu. Néanmoins, ne voulant aucunement t'imputer ton érudition, je tiens tout de même à t'informer d'une petite erreur dans tes calculations. Il est de fait que ce thé puise son arôme aussi bien dans les pétales séchés du lotus blanc que dans ceux de la rose, ce qui n'a rien de surprenant de ma part, j'en conviens. Ceci dit, ce n'est pas le cas du litchi, qui j'en ai bien peur est remplacé ici par un fruit au goût qui lui est, ma foi, fort similaire. Même s'il est possible de différencier les deux fruits physiquement très différents l'un de l'autre, une fois qu'ils sont dépourvus de l’attribut qu’est leur apparence, leurs goûts ainsi que leurs odeurs ont tendance à tromper même les plus grands amateurs de thé. En fait, je suppose que la façon la plus simple de savoir s'il s'agit là de litchi ou de longane, expliqua-t-elle en dévoilant enfin le nom du fameux fruit, consiste en la nature du plat où elles ont été utilisées. En l'occurrence, nous parlons d’un thé dans lequel le lotus blanc joue un rôle majeur. Nous pouvons ainsi avec une facilité déconcertante déterminer la présence de longane, et non de litchi dans ce thé. D'ailleurs, il me semble que cet amalgame est très connu dans ton pays d'origine, n'est-ce pas ?
C'est de cette manière qu'elle termina son discours futile qui avait pour clef de voûte de se boucler sur le sujet de son pays d'origine. Dès cet instant, les informations étaient supposées couler avec plus d'aise de ses lèvres, il ne restait plus qu'à garder cœur à l'ouvrage avec toute la détermination requise au succès de la tâche.
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Pâris
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MessageSujet: Re: Valet blanc. Valet noir. Reine Grise. [Paburo et Rose]   Dim 3 Juin - 19:16

Une familière odeur de cigarette, puis plus rien. Ici sur la corniche, aucun des trois protagonistes ne fumait quoi que ce soit. L'odeur n'en était aucunement moins réelle. D'une réalité qui ne s'encombrait d'aucune vérité, à l'image d'un passé vu par le regard d'un autre. C'était de cette subjectivité dont il avait besoin pour exister pleinement, c'était en percevant la réalité par des lunettes empruntés qu'il pourrait y évoluer. Pâris fixait toujours Paburo le trouble, qui comme lui n'existait que pour servir la princesse. Son rôle, toutefois, était bien différent. Là où le valet monochrome était un four, une charrue, ou un moulin ; il était le charbon, le boeuf, ou le vent nécessaire à un quelconque fonctionnement. Si l'un ou l'autre des maillons de la chaîne pouvait sembler plus valorisant ou important, il n'en était rien : de la même qu'un roi ne peut régner sans ses sujets, Pâris ne pourrait rien devenir sans âme.

Tant d'image, tant de métaphores étaient nécessaires à la construction du réel. Le réel ne pouvait être perçu intégralement, telle était la nature d'un être humain. Alors Pâris aussi devait se bander les yeux, et jeter ses dents avides de souvenirs brouillés sur l'encas de choix qui lui était présenté. Il avait atteint le rang de "Parrain" de Paburo, et à ce titre, il était de son devoir de lui instruire des connaissances élémentaires sur le monde de l'échiquier. La plus grande leçon qu'il lui inculquerait se trouvait ainsi résumée : rien n'existe. Renie le passé, disperse ses moindres fragments aux quatre vents, et revient-nous. C'est de cette manière que tu serviras au mieux l'élu de Layca.

Mais Paburo se souvenait. Quoi qu'il puisse en dire. Il se souvenait du monde où il n'aurais jamais dû exister.

L'ecclésiastique gris ne prononça pas un mot susceptible d'interrompre ou d'altérer le jeu qui se déroulait entre la Rosa et son disciple. Il se rassît, et baissa mécaniquement la tête pour contempler sa propre tasse de thé maintenant froid. Une fantaisie le prît de porter la mixture à sa bouche, puis d'en ingurgiter le contenu. Bon ? Mauvais ? Il aurait dû être capable de se poser ces questions, ce ne fut pas cas. La vérité entière défilait encore devant ses yeux ; se déversait dans sa bouche comme un flux ésotérique, avant de se volatiliser sans qu'il puisse en saisir une bribe. Le point de vue n'était pas présent, rien ne l'encrait dans un impression personnelle, personne ne buvait cette tasse de thé. Alors, Pâris vola. Il s'agissait d'un parfum subtil que même le plus grand des goûteurs aurait du mal à identifier ; car même le plus grand des goûteurs ne pouvait parcourir le globe culinaire en perpétuel mouvement, y compris en y dédiant la totalité de sa courte vie. Une limite dont, à présent, le pantin de Layca pouvait faire abstraction.

« Bon. »
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MessageSujet: Re: Valet blanc. Valet noir. Reine Grise. [Paburo et Rose]   Mer 13 Juin - 16:56

Chère Rose, étant du genre a ne pas faire comme tout le monde, et ayant quelques connaissances en Botaniques,certes trop maigres a mon goût, et en l'art du thé, je suis plus du genre a faire le mélange Rose,Lotus Blanc et Litchi que de remplacer le Litchi par du Longane
Je pensait avoir été un poil trop insolent mais je n'allais pas me changer selon la personne a qui je parlais...même si il s'agissait de mon Elue ou même du Blondin qui nous sert d'Elu Primordial.
Je ne veux pas parler de mes souvenirs de mon plein grès mais si tu as le moyen de les connaitre sans que j'en parle de moi même et que je ne les oublie pas, je me prêterais au jeu volontiers.

Un sourire malicieux semblait se dessiner sur son visage avide de connaissances quand a mon passé.
Paris paraissait vide et je me dis qu'il ne devait être la qu'en cas d’extrême urgence....J'avais bien fait de préciser que je ne voulais point oublier mes précieux souvenirs car je ne tenait absolument pas a être sondé par le pouvoir de Paris et a me sentir dépourvu de passé.

Mes souvenirs sont mon trésor...les bons comme les mauvais... Je ne voulais pas les perdre.

Excusez mon attitude chère Elue mais j'aimerais que vous vous dépêchiez de consulter ce qui vous intéresse dans ma mémoire car j'ai du pain sur la planche.

C'était absolument faux...Je n'avais absolument rien a faire de ma journée ni de ma soirée mais je me sentais mal a l'aise entre ces deux dévoreurs de mémoire et je tenais a déguerpir au plus vite pour aller m'entrainer un peu puis prendre un bain et aller me reposer au clair de lune sur un toit.
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MessageSujet: Re: Valet blanc. Valet noir. Reine Grise. [Paburo et Rose]   

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Valet blanc. Valet noir. Reine Grise. [Paburo et Rose]

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