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 On a toujours besoin d'un plus petit que soit ♫ [Rivi'/Event S]

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MessageSujet: On a toujours besoin d'un plus petit que soit ♫ [Rivi'/Event S]   Mer 21 Déc - 12:17


Sautera? Sautera pas? Les paris sont ouverts! Qui donc réussira à deviner ce que je vais faire? Personne, sans nul doute, puisque personne n'est là pour m'admirer, perchée en haut du puits du Morh'dhaur, à regarder s'écouler la lave en fusion. C'est beauuuuuu! Je ne connais pas grand chose qui ne le soit plus. Ma tronçonneuse chérie mise à part, bien sûr, puisque RIEN n'est plus beau que ma toute belle! Enfin... parmi les choses et les paysages que j'ai vu à ce jour. Car, puisque je n'ai pas tout vu, je ne peux pas affirmer que mon arme est la plus belle chose sur ce monde. Je peux seulement le supposer. Subtile nuance, n'est-ce pas ? Enfin... réussir à déterminer si, oui ou non, ma chérie fait partie des merveilles de ce monde ne m'aidera pas à faire mon choix : je saute, ou pas ? Bon, autant revoir une dernière fois les possibilités qui s'offre à moi. D'un côté, je suis poursuivi par des Laycaïstes qui n'ont pas vraiment apprécié que je m'introduise chez eux. Et dire que j'avais juste envie de visiter ! Bref, ils n'ont qu'une envie, me couper la tête. Sauf que moi, je ne tiens pas à finir comme l'une de victimes de la reine de cœur. Bon, aucunes n'a vraiment perdu le haut de son corps, mais bon... Et de l'autre, je me retrouve face à un puits de lave, dont j'ai toujours eu envie de vérifier la température. Quel choix titanesque... Comme si quelqu'un allait vraiment y croire! Bien sûr que j'allais sauter! J'avais juste env ie que les petits pions de la déesse voit mon instant de gloire. Pourquoi donc faire quelque chose de fantastique, s'il n'y a pas de public pour voir ? Ah ! J'entends des bruits de pas. J'imagine qu'ils ne sont plus très loin. Bon, si je veux bien réussir mon saut, on va enlever les chaussures. Oui, parce qu'une paire de chaussures peut empêcher le bon déroulement d'un numéro. Et puis, je n'étais plus deux escarpins près...Combien donc en ai-je déjà abandonné au pied de la montagne ? Ou à l'intérieur ? Je suis sûr que bien des femmes seraient heureuse de les retrouver ! Ou des hommes, sait-on jamais ? Peut-être y en-a-t-il d'autres comme moi ? Mouahahaha, cet'blague ! Je suis unique ! Pas l'un d'entre eux ne pourrait arriver à la cheville de ce que je suis... Enfin, je divague un peu, là ! Un tout petit peu... Bon, ce n'est pas tout ça, mais il serait peut-être temps de sauter, si je ne veux pas rentrer trop tard moi... et surtout, découpé en petit morceau. Un petit geste de la main, et allez! Geronimo!

Résultat des courses: je ne retenterai plus le bain de lave. Trop chaud à mon goût. Et, à la sortie, les vêtements n'apprécient pas vraiment. Sérieux, il n'aurait pas pu rajouter une option garde de robe dans l'arbre aux lucioles? J'aurais évité bien des fois de me balader en petite tenue en plein cœur de la cité. Enfin, à force les autres s'y sont fait! Bon, au début, certes, ils se plaignaient un peu, mais avec l'habitude... En parlant d'habitude, j'ai l'impression que quelque chose cloche. Que quelque chose a changé. Mais quoi... Impossible de mettre le doigt dessus. Vraiment... cela ne venait pas de moi. Enfin, pas uniquement, sur moi aussi quelque chose était différent, cependant, j'avais bien l'impression que le phénomène était plus marqué chez les autres petits pions qui se réveillaient dans l'arbre. Pourquoi donc? Qu'est-ce que cela pouvait être énervant. Savoir qu'il y a quelque chose, sans réussir à déterminer de quoi il s'agit. J'ai bien l'impression que mon cerveau ne va pas tarder à surchauffer. Le pauvre, il n'a qu'une puissance très peu élevée. Il faudrait que je le fasse réviser, l'un de ces jours...Enfin... quand j'aurais trouvé quelqu'un capable de le faire. Bon, bon, bon... il serai peut-être tant de se re-concentrer, et de trouver ce qui cloche.

Oh... Oh ! Mais... cette chevelure ?! Ne serait-ce point celle de mon cher ami Riviere ? Le mignon petit bras droit de Filippa ? A ma connaissance, il n'y a que lui pour avoir des cheveux de cette couleur, surtout avec un teint halé ainsi... Ou alors son frère jumeau serait-il arrivé à la cité ? Non, cette hypothèse n'était pas envisageable, même pour moi ! Donc, il ne pouvait s'agir que de Riviere. Chouette, j'allais pouvoir m'amuser ! Ce dernier n'ayant, à priori pas remarqué ma présence, j'allais, j'espère pouvoir le prendre par surprise. C'est donc en bondissant sur lui que je me mis à crier. Je suis sûre que toute la cité, au moins, m'a entendue.


-RIVIEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERE ♪

Bon, d'accord, on fait plus discret en matière de surprise. Mais bon... Au moins, le nain avait dû me reconnaître. Moi, par contre, je ne le reconnaissais pas tellement. Lui aussi avait quelque chose de... différent. Sa tenue peut-être ? Mouais, une robe, rien de bien extraordinaire-par contre, ça me rappelait qu'il fallait vraiment que je me trouve d'autres vêtements, moi-, une simple robe quoi! Son maquillage peut-être ? Rien de bien flagrant, un peu trop discret, peut-être. Ah, je sais ! Son tour de poitrine ! Dans mon souvenir, elle n'était certainement pas aussi... Minute ! Depuis quand Riviere était-il avec une poitrine? Et s'habillait en fille? En somme, depuis quand était-il devenu une fille ? Hein !? Depuis quand ? Et pourquoi lui ? Je rêvais, depuis mon arrivé sur Alea Jacta Est de récupérer mon corps, et lui... et lui... il se retrouvait dans le corps de mes rêves. Enfin, façon de parler. Je n'avais aucune envie d'avoir sa taille, ou des cheveux bleus; le rouge me va quand même bien mieux au teint. D'ailleurs... J'ai bien l'impression qu'il n'est pas le seul à se retrouver dans un corps du sexe opposé. Mais pourquoi pas moi ? Attends une minute... Je me mis à tâter ma propre poitrine. Mais... Mais ! Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, j'avais enfin une VRAIE poitrine ! Et en bas, il devait en être de même ! C'était génial ! Enfin ! Yaouuuuuh ! En subtilisant précédemment quelques brides de conversations, je pouvais enfin faire le lien avec la montagne de gens qui pestait contre Belzeneff . C'était donc grâce à lui tout ça ?

-MERCIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII BELZY !

Celui-là aussi, pas mal de monde avait dû l'entendre. Et pour le coup, je venais très certainement de me faire pas mal d'ennemis. J'étais sûrement la seule à apprécier ce que Belzeneff venait de faire. Quoique... Riviere avait l'air de vite s'être habitué, au vue de sa tenue. Tant mieux, hein ! J'espère juste que ce sera définitif ! Elle est mignonne comme ça, Riviere. Oh, d'ailleurs... à quoi pouvait bien ressembler mon cher viril petit Kurky, devenu femme? Il faudrait que je le vois ainsi. Enfin, avant, il serait bon que je trouve des vêtements. Il commençait légèrement à faire froid. Et comme j'avais Riviere en face de moi, autant voir avec lui. Ses vêtements seront certainement trop petits, et pas forcément terrible, mais ce serait mieux que rien, le temps que puisse récupérer des vêtements qui m'appartiennent.


-Diiiiiiiiiiiiis ! Tu n'aurais pas un ou deux vêtements en trop, sur toi ?


Quand le regardait, la réponse était évidente, mais qui ne tente rien n'a rien, n'est-ce pas ?
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Riviere
Penguin King Le Chasseur Roi

Penguin King ♔ Le Chasseur Roi
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MessageSujet: Re: On a toujours besoin d'un plus petit que soit ♫ [Rivi'/Event S]   Dim 5 Fév - 13:22






L'immensité biologique qui s'étendait devant l'enfant était inimaginable. D'un gris perlé de rainures plus claires, le sylvestre millénaire semblait toucher les nuages avec ses longues branches, épaisses comme plusieurs hommes pour certaines, plus fines qu'un doigt pour d'autres. Les racines brunes se tordaient comme des martyres, avides de s'échapper de leur prison de terre, attirées par l'air et le ciel. Riviere s'était éloigné du tumulte grandissant qui hurlait dans le centre de la ville. Il n'avait jamais vu l'arbre fondateur en fin de soirée, quand les lucioles se regroupaient en masse, formant un étrange ruban de lumière autour de la structure boisée. Il était curieux de voir cela ; les différents éloges qu'il avait entendu à propos de ce monument nocturne le poussaient à s'éloigner de sa chambre pour observer, le temps d'une soirée, l'incroyable événement. Il l'avait bien mérité : une pause dans ce monde loufoque, où l'unique loi était celle du plus fort. Le garçon pouvait même se dire que ce monde était beau. Trop chaud, trop grand et ampli de créatures trop impressionnantes, mais éclatant d'une magnificence qu'il ne trouvera sans doute nulle part ailleurs.

Riviere faisait partie des gens qui s'étaient facilement accommodés à leur nouvelle situation depuis que la farce mondiale de Belzeneff avait frappé tous les corps de ses pions. Changement de sexe ; changement d'attitude ? Pour lui, ce n'était pas entièrement le cas ; il avait effectivement trouvé un bonheur étrange à se créer une attitude féminine, des habits jusqu'à son allure quand il marchait, mais il gardait toujours les mêmes attirances pour le même type de femmes. Ce qui, évidemment, était perturbant face à la situation, puisqu'il savait que les créatures qu'il appréciait étaient toutes des hommes. Malgré cet échange amusant, il espérait retrouver son corps originaire, pour ne pas se voiler la face devant les transsexuels qui peuplaient désormais Alea Jacta Est.

Il arriva enfin au pied de l'arbre. Il ne voyait pas le bout du tronc : celui-ci était trop imposant. Le garçon leva les yeux vers la cime invisible, la bouche entrouverte face à son admiration silencieuse. Il faisait encore jour. Le soleil descendait lentement vers l'horizon, embrassant cette dernière de ses derniers rayons écarlates d'une lumière romantique. C'était une belle journée. L'endroit était d'une beauté époustouflante. Rivière se surprit à constater que l'endroit était agréable, alors qu'il n'avait fait que pester contre cet endroit trop bruyant, trop violent, dans une civilisation qui n'avait jamais été la sienne. La constatation était pourtant flagrante : il était possible de trouver des critères de plaisance partout où la vie existait. Après tout, ce majestueux sylvestre n'avait rien fait contre ces dieux égoïstes, vivant simplement, dans une harmonie parfaite avec tout ce qui se trouvait dans l'univers. Les éléments s'accordaient alors que les hommes se déchiraient.

Ampli d'une mélancolie sombre, l'enfant presque adulte s'assit sur une large racine courbée, qui dépassait du sol à la hauteur de sa hanche. Sa robe saphir, ourlée d'une fourrure brune qui rappelait celle des élans, était largement assez chaude pour l'empêcher d'avoir froid pendant la soirée. L'hiver était assez doux ; il lui suffisait d'avoir un petit châle de soie – d’un gris cendré afin de s'accorder avec ses vêtements - et des bottes de cuir pour ne pas être surpris par la saison. Enfin, le froid n'était pas un problème pour lui, de toute façon. Il s'étonnait d'ailleurs de sa résistance face aux autres habitants du pays. Son exemple le plus flagrant n'était autre que Stramoine.

Stramoine !

Une âme à part entière. Coincée dans son corps masculin, la femme qui l'habitait voyait son excentricité se développer face à la contrainte que Belzeneff lui avait imposée à son arrivée dans son monde. Il ne connaissait pas grand chose du transsexuel, à part qu'il aimait le cirque. Et qu'il portait une certaine affection pour lui... Qu'il était incapable d'interpréter. De plus, comment savoir quelle attitude adopter en sa compagnie ? Femme ? Homme ? Ami ? Pion ? En général, Riviere appréciait très peu les autres - et surtout les hommes-animaux, qu'il considérait comme des êtres hybrides dépourvus de lois - et n'avait aucune idée de la façon de réagir face à une affection de la part de quelqu'un. Il avait oublié ce détail de socialisation au fur et à mesure de son ascension dans la hiérarchie pour être le meilleur serviteur d'Oppse.

Ses pensées obscures, bien qu'illuminées par l'apparition d'êtres incroyables dans sa courte vie, l'empêchèrent d'apercevoir la grande silhouette rousse qui s'approchait bruyamment. Riviere s'était épris des couleurs chatoyantes que le soleil avait produits dans le ciel ; sa frimousse, légèrement relevée vers le haut, tournait le dos à la nouvelle venue qui ne manquait pourtant pas de charme. Mais de vêtements. Elle l'apostropha d'ailleurs de sa voix aguichante où se mêlait une joie incompréhensible. La gaité de la jeune femme venait de percer la bulle de rêveries où l'inuit s'était enfermé, le faisant sursauter si violemment qu'il tomba à la renverse ; en effet, la grosse racine qui lui servait d'appui avait accroché une parcelle de sa robe, et son mouvement en arrière fut déstabilisé par cette résistance fortuite. Son environnement continua alors de le harceler : le cri fulgurant de l'habit qui se déchire frappa ses oreilles, et la morsure du froid piqua sa peau hâlée.

Le voilà maintenant dans une position des plus gênantes : seules ses jambes, simplement recouvertes par ses bottes, dépassaient de la racine. Elles gigotaient de haut en bas, incapables de faire quoi que ce soit pour arranger la situation. La panique finit par laisser la place à la raison ; le jeune nomade réussit à canaliser ses faibles forces pour se relever et faire face à Stramoine. Serait-ce un coup du destin ? Ses yeux et ses joues enflammées montraient à quel point il était désorienté par la situation. Il repoussa une mèche argentée qui s'était aventurée devant son nez et se redressa totalement. Le bras-droit plaça finalement ses mains sur ses hanches et balança son bassin de la manière des mannequins.

Une vraie femme.

Il perdit pourtant cette attitude au bout de quelques instants ; la gêne le paralysait, et l’intervention de Stramoine le déstabilisait au plus haut point. Comment pouvait-on être aussi désinvolte ? Et à y regarder de plus près, la créature qui se tenait en face de lui, qu’il avait appris à connaître, avait tout d’un coup un côté bien plus attirant… Evidemment ! Stramoine, était redevenue Stramoine : le sexe qu’on lui avait volé. Grande, élancée, magnifique, il n’y avait pas de doute possible. Riviere finit par se mordiller la lèvre ; il était surpris par lui-même et par cette manifestation quasi-divine. L’enfant finit par se dandiner sur place, martelant le sol mou de ses belles bottes en cuir. Sa langue réussit à se délier. Enfin.

« Euh… De… Des vêtements ? Ah, euh… » Il secoua la tête. « Hum, tiens. » Il enleva son châle, qui se révéla bien plus imposant qu’à première vue. Il était en effet assez grand pour recouvrir le corps de la jeune femme. Il le tendit ensuite à son interlocutrice en tremblant, s’agaçant intérieurement devant ses faiblesses apparentes. Sa colère lui permis de retrouver un peu de contenance et il fixa enfin l’élue pour lui poser l’ultime question. « Qu’est-ce que tu fais ici… ? »
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