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 Une rencontre... de bras cassé (CLOS)

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Eliza Ritch
Panthère.

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MessageSujet: Une rencontre... de bras cassé (CLOS)   Dim 22 Jan - 10:00

Je boitillais péniblement dans la forêt pour m’éloigner le plus possible du danger. C’était la fin de l’après-midi, j’étais recouverte de griffures sur les jambes et d’une morsure assez profonde sur ma jambe droite. J’avais de fines coupures, des bleues sur les bras signifiant une longue lutte. Une plaie peu rassurante était sur ma tête, encore saignante après ces mésaventures. Ces derniers jours n’ont pas été faciles et j’ai eu de la chance de m’en sortir. Trois jours auparavant, je me reposais tranquillement au bord de la rivière pour me ressourcer au soleil. Un ours vint alors pour s’y hydrater, sûrement un mâle, car il était très imposant et avait un pelage plutôt sombre. Sur le coup, j’envisageais de partir pour éviter d’éventuels problèmes, mais voyant qu’il ne faisait pas attention à moi, je me remis à somnoler. Quelques minutes passèrent, je pense, s’en que rien ne me dérangea. Tout à coup, je sentis sur ma joue, une goutte couler. J’ouvris alors les yeux pour voir ce que c’était, et le grand ours mâle était juste au dessus de moi en bavant. Je pris peur et voulu m’enfuir de cet animal, mais il fut plus rapide que moi : il me mordit la jambe droite avec sa grande gueule puissance et m’emmena vers lui. En sentant ces crocs acérés rentrer rapidement dans ma chair, je criai de douleur et avec mon pied valide, lui donna un grand coup sur la tête. Je voulais absolument m’approcher et attraper mon arme pour me défendre, mais m’malheureusement elle était trop loin pour que je la prenne en tendant mon bras. Je me libérai enfin de l’ours et me traînai le plus possible vers ma glaïnus. Le grand mâle mécontent d’avoir fait échapper sa proie essaya de m’attraper avec ces pattes, mais, au lieu de cela, il me griffa à plusieurs reprises. J’ai pu enfin récupérer mon arme et la pointa sur l’animal. Il eut un moment de doute, qui dura presque une éternité, et voulu réattaquer. Je le coupais alors au niveau de son épaule droite pour qu’il comprenne que je ne me laisserai pas faire. Il continua de me frapper, et moi aussi je continuai à me défendre.

Au bout de seulement quelques minutes de combat, le grand ours mâle arrêta, me regarda et s’en alla ; je pense par peur de se faire battre par une simple femelle. J’avais une respiration rauque, de nombreuses griffures et une profonde morsure sur ma jambe droite, mais j’étais encore en vie. Je m’allongeais après cette dure bataille et remerciai la personne, le Bon Dieu s’il y en avait un, qui m’avait laissé en vie. Je me suis trainée jusqu’à la rivière, pris de l’eau et nettoyai mes blessures. Avec mes vêtements dans mon sac, je me fis des bandages improviser sur mes plaies et remplis ma gourde pour plus tard. Je repris mon souffle, chercha un bâton pour m’aider à marcher et prit mon arme, man sac pour vite partir. Je ne voulais pas me faire de nouveau attaquer. Je marchai donc en direction opposée où l’ours était allé, et cela pendant trois jours. Je me retrouvai donc dans la forêt, en train de boitiller, en début de journée. Malheureusement mon malheur ne s’arrêtait pas là.
Alors que je ne dérangeais personne, je sentis un violent coup de bâton au niveau de ma tête. Le coup m’avait sonné, mais je repris rapidement mes esprits pour sentir une fine coulée de sang glisser sur ma joue. Je me retournai pour voir mon agresseur et vit trois hommes, ivres, deux avec des poignards et le dernier avec le bâton que j’avais reçu. Sentant le danger venir, je reculai doucement tout en tenant ma glaïnus devant moi. L’homme au bâton tomba et s’endormit aussitôt, à cause d’avoir trop bue, un des deux hommes au poignard avança de travers et lui aussi s’endormit d’un coup. Le dernier homme, avec une carrure imposante comme une armoire à glace, a lui aussi marché vers moi et semblait plus résistant, mais était aussi soul que les autres. Il brandit dangereusement son poignard vers moi en me disant d’une voix de bourrer :

— Alors ma belle… Veux-tu jouer avec moi ? Moi je veux… Je veux beaucoup !! Viens ma belle, ma biche, je vais te faire ta fête !!!

— Euh… Non merci, répondis-je d’une voix inquiète. Sans façon.


Je reculais de plus en plus vite, puis je me mis à courir pour échapper à se cingler. Il se mit à me poursuivre et il courait un peu plus vite que moi. Heureusement qu’il était soul, car il trébuchait souvent et cela me donnait plus de temps pour fuir. Mais, sans que je m'en rende compte, il sauta et m’attrapa par le bout de mon T-shirt. Je tombai en laissant ma glaïnus et mon bâton s’échapper de mes mains et il se mit juste au-dessus de moi avec son poignard. Je me suis protégé avec les bras de son arme, car il s’agitait énormément et donc il me coupa à plusieurs reprises. Au bout d’un moment, j’ai réussi à lui donner un coup de pied dans les parties intimes, ce qui ne lui a pas fait beaucoup de bien. Il se retrouva en boule en train de gémir de douleur et moi, je me traînais pour récupérer mon arme et me mit debout avec mon bâton. Aussi vite que j’ai pu, c’était assez dur avec une jambe gravement blessée et une blessure peu rassurante sur la tête, je m’enfuis du petit groupe. Me revoilà, en train de marcher douloureusement vers un endroit où je ne me ferais pas agresser par un ours nerveux ou bien par un groupe d’ivre mort. Je sortis de la forêt et m’arrêta pour admirer le spectacle devant moi. Une grande plaine d’un vert clair s’étendre tout le long de la vallée, et juste en face de moi, un cercle composé de pierre géante, de menhirs. Enfin !! Un endroit où je peux me reposer en paix.

Alors que je me dirigeais vers l’une des grandes roches, je vis, allongé sur le sol, un jeune homme. Je m’approchais avec méfiance et vis qu’il était lui aussi blessé, même plus que moi. Il avait la cheville gonflée, des bleues sur tout le visage, une grande plaie sur la tête, un bras tout en sang. Je m’agenouillai près de lui, et entendis des grognements de sa part, signifiant qu’il était toujours conscient. Je ne pouvais pas le laisser mourir, même si je savais que j’allais le regretter après, et commençai à nettoyer les blessures avec l’eau de ma gourde. Je lui mis des bandages avec les vêtements qui me restaient puis, avec toute la force et la douceur que j’ai pu donner, je le transportais jusqu’à la base d’un menhir. Je le fis allonger et le couvris avec ma cape noire. Qu’il était léger !! Pour un homme je pensais plus de poids, mais absolument pas. Il devait avoir un problème de croissance pour être aussi léger. Je repris mon souffle et allais chercher du bois et une pierre à la lisière de la forêt. Une fois revenu, je cherchais une dague pour faire du feu et en trouva une sur le blessé. Je la pris et commença à frotter l’arme à la pierre. Dix, vingt, trente minutes passèrent sans que rien ne se produise. Au bout des dix autres minutes, je commençai en avoir marre, et dans un dernier élan plein de rage, des étincelles jaillirent. Fière de moi, je fis partir le feu et attendit, arme en main en cas de danger, que le jeune homme aille mieux.
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Levi
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MessageSujet: Re: Une rencontre... de bras cassé (CLOS)   Dim 22 Jan - 17:07

J'étais juste venu me promener dans la forêt, bordel ! Histoire de profiter d'un peu de calme et de solitude, de profiter de la nature sauvage et d'un peu d'air frais en dehors de l'enceinte de la cité. Échec critique. La nature sauvage, rien à dire, je suis servi. Le calme et la solitude, par contre, je peux me les foutre où j'pense et faire l'avion avec. Je me promenais, bien pépère, et voilà que je tombe sur une bande de chieurs de chez Layca. J'suis pas discret et eux sont moins cons qu'on veut bien le croire. Ils ont tout de suite deviné que j'appartiens au camp adverse. Et là, ils me dévisagent tous avec un sourire qui en dit long sur leurs intentions. Tomber sur un gringalet du camp d'en face quand on est à plusieurs, ça signifie qu'on va pouvoir se défouler dessus. Rien de plus logique. Sauf que moi, cette réalité ne me plait pas beaucoup. Ils font quoi dans la forêt, en plus, ceux-là ? Certainement pas la cueillette aux champignons. C'est louche, tout ça. Fin' bon, pas le temps de réfléchir à leurs motivations : un des trois types qui m'avaient surpris cria quelque chose de très inquiétant :

Hey les gars, venez voir ce qu'on a trouvé !

Des bruits, des voix, tout autour de moi. Non. J'veux pas. Ils ne sont pas venus qu'à trois : ils sont bien plus nombreux que ça. Ils se sont simplement séparés en petits groupes. Ils cherchent quelque chose, sans aucun doute. Quoi ? Bonne question. Ils n'ont peut-être pas trouvé ce qu'ils cherchaient, mais ils m'ont trouvé, moi. Et voilà que de nouveaux ennemis se présentent tout autour de moi, visiblement heureux. J'ai peur de rien, mais là, j'suis quand même pas rassuré. Ils s'approchent doucement de ma personne en ricanant, ne se privant pas pour m'expliquer ce qu'ils comptaient faire de moi. Les uns voulaient me tabasser et m'abandonner en pleine agonie, les autres voulaient me tabasser et puis me pendre à une branche. Il y en a même un ou deux dans le fond qui semblent avoir un faible pour les petits blonds. Je suis donc entouré d'une meute de mecs complètement dérangés qui en veulent à ma santé, à ma vie et même à mes fesses pour certains. Je dois prendre une décision et je choisis... la fuite. Ils sont bien trop nombreux pour que je m'en sorte indemne et je ne suis pas masochiste. Je cours aussi vite que je peux, sautant par-dessus les racines et autres souches qui se présentent à moi. Je suis rapide, je le sais, mais certains d'entre-eux le sont autant que moi. Je sens quelque chose m'attraper par la cheville, me retenir... et je m'étale de tout mon long. Un don ? Je me retourne, ils sont déjà regroupés autour de moi, haletants et heureux. L'un d'entre-eux m'a fait quelque chose à la cheville droite, mais je ne sais pas quoi, tout s'est passé trop vite. Tout ce que je sais, c'est que j'ai horriblement mal. Je me relève mais poser le pied droit au sol ressemble à une vraie torture. J'ai l'impression qu'on m'enfonce milles aiguilles dans la jambe.

Je retombe aussi vite au sol. L'un d'eux m'a fait un croche-patte, pile où ça faisait déjà bien mal. Sadique. Et maintenant que je suis au sol, ils en profitent pour me rouer de coups de pied en se marrant. Je me protège le visage autant que possible avec les bras mais ce n'est pas suffisant. J'ai mal partout. Les larmes me montent aux yeux, de rage comme de douleur. N'importe quoi, sérieux, pourquoi est-ce qu'il fallait que ça me tombe dessus ? Hors de moi, je lance une main au hasard et j'attrape quelque chose. Une jambe. S'ils ont cru que j'allais me laisser faire sans chercher à me défendre, ils se mettaient le doigt dans l’œil jusqu'au coude. Je pousse un hurlement, je serre de toutes mes forces. Ma victime hurle à son tour alors que son membre est en train de se faire broyer par une force herculéenne. Ses comparses arrêtent de me frapper un moment, surpris de ma ténacité et inquiets pour leur compagnon. Ils sont bien incapable de comprendre ce que je lui ait fait pour qu'il se mette à crier et pleurnicher comme une fillette mais ils l'apprendront bien assez tôt. Je profite de la confusion pour me relever, malgré mon corps endolori, et je me jette sur le premier qui passe à portée, sans oublier de pousser un autre cri à m'en arracher les cordes vocales. Je le plaque au sol tel un rugby man, tandis que ses compagnons se précipitent sur moi. Trop tard. Je m'écarte, lui attrape la cheville, qui se brise sous le choc, et me décide à leur montrer de quoi je suis capable. Le type décrit un magnifique arc de cercle dans les airs avant de venir s'écraser face la première contre le sol. Je viens de l'éclater au sol comme un pêcheur achève le poisson qu'il vient d'attraper. Il ne se relèvera plus. Mon don est bien trop brutal.

Je suis comme un animal blessé, prêt à mordre tous ceux qui s'approcheront un peu trop de moi. Il y en a un qui essaie, il me frappe en plein visage, j'écope d'un œil au beurre noir mais je riposte, il se prend mon poing dans l'estomac et tombe à genoux, incapable de continuer la lutte pour le moment. Je n'ai pas remarqué qu'un autre de ces dingues s'est approché par derrière et l'instant d'après, je m'écroulais sur le sol, du sang venant voiler mon regard. Il m'a frappé à la tête avec un gros bâton pour m’assommer. Ils s'attendaient sans doute à ce que je sois tombé dans les pommes mais je me relève et ils commencent à paniquer. Je me relève toujours, grâce à mon don. Sans lui, je n'aurais sans doute pas réussi à me remettre sur pieds ne serais-ce qu'une fois. Je hais l'admettre, ça m’écœure plus que tout, mais je ne suis qu'une nana fragile si on me retire mon pouvoir. J'attrape le visage du type au bâton à deux mains et vient le projeter droit sur mon genou. Du sang tache désormais mon jeans légèrement trop grand, au niveau du genou, et cette fois, ce n'est pas le mien. Il ne se relèverait pas non plus. Le problème, c'est qu'ils restaient fort nombreux et même si j'en avais tué un, assommé un second et blessé deux autres, ce ne serait pas suffisant. Je me décide alors à fuir, à nouveau, mais ces salauds commencent à utiliser leurs dons. Ça fait très sons et lumières, je sens des flammes passer près des moi, ça brille de tous les côtés, y'a même des petits papelards qui volètent autour de moi. Un truc me touche au bras, il est coupé en de nombreux endroits et le sang commence à couler.

Rien à faire, je continue de courir, rien ne vient me retenir. Je ne suis pas aussi épuisé qu'ils le pensent et j'arrive finalement à les semer, les laissant s'occuper de leurs blessés. Ma cheville. J'ai mal partout, j'ai le visage en sang, gonflé par les coups. Je dois avoir des bleus absolument partout sur le corps, le bras en compote. Mais c'est ma cheville qui me fait le plus souffrir. Je me suis battu, j'ai couru, endurant cette douleur terrible. Les larmes coulent enfin le long de mes joues. J'aurais pu continuer de me battre, leur faire payer ce qu'ils m'avaient fait, mais rien ne pouvait me garantir que ces gens étaient la totalité des ennemis présents. Rien ne garantit que j'aurais encore été reconnaissable après ça (déjà que là, je ne dois pas être beau à voir). Et puis même, je ne voulais pas mourir. Je me fout totalement du fait que je pourrais revenir à la vie, je ne veux pas. Ça reste flippant, douloureux et ils se seraient amusés avec moi avant. Je n'ai absolument aucune envie de me retrouver avec le caleçon baissé et une corde autour du cou.

Je me rend compte que je suis sorti de la forêt et des menhirs se dressent devant mes yeux. Je lance un regard inquiet derrière moi mais je ne vois aucun poursuivant et n'entend absolument aucun bruit. J'avance alors dans le cercle de cailloux géants et me laisse tomber sur le dos, fatigué, refusant de continuer de marcher sur cette jambe meurtrie. Les larmes cessent de couler et je les chasse d'un revers de la manche, en même temps que le sang qui prenait un malin plaisir à me cacher la vue. Il me faudrait repasser par cette forêt si je voulais rentrer à la cité et j'étais bien incapable de savoir quand ces sales types rentreraient chez eux. Je dois avouer que ça m'ennuierait qu'ils trouvent ce qu'ils cherchent et que j'avais envie de me venger en leur mettant des bâtons dans les roues, mais... dans mon état, je ne peux rien faire. Le temps passe, le calme règne en maître sur la plaine... et je fini par entrer dans un état de somnolence qui aurait pu m'être fatal vu mes blessures.

Et le temps passe

Dans mon demi-sommeil, je sens quelqu'un s'affairer autour de moi. Je ne ressens aucune hostilité et je suis trop dans les vapes pour réagir autrement qu'en gémissant ou grognant. Je suis déplacé, soigné, et je ne m'en rend même pas compte. J'ai besoin de sommeil, je ferme les yeux et ils ne s'ouvrent plus. Je m'en voudrai beaucoup, par la suite, de ne pas avoir été assez sur mes gardes et d'avoir été manipulé par quelqu'un sans même m'en rendre compte. Si elle avait été une ennemie, qui sait ce qui me serait arrivé...

Quoi qu'il en soit, je me réveille en sursaut, comme si mes songes m'avaient rappelé que je n'étais pas seul. Le soir tombe, je ne sais pas combien de temps j'ai dormi. À vrai dire, tout ce que je sais, c'est qu'une cape noire me servait de couverture et qu'une jeune femme, assez jolie d'ailleurs, se tenait non loin de moi, arme à la main, près d'un feu. L'espace d'un instant, j'ai eu peur que le feu n'attire les gens de chez Layca. Je secoue la tête et remarque que j'ai été bandé avec des morceaux de vêtements. La demoiselle devait avoir joué les infirmières. Héhé. Je souris. Une jolie infirmière perso, la classe... mais je redeviens vite sérieux. Ce n'est pas une ennemie, je ne ressens pas d'aura agressive émanant d'elle. Elle doit sans nul doute appartenir à mon camp. En plus, elle est également recouverte de bandages de fortune, ce qui signifie qu'elle avait été blessée également. La présence de quelqu'un à mes côtés en ces temps sombres me rassure un peu. Je la regarde, elle semble avoir remarqué que je suis réveillé.

Salut.

J'ai une toute petite voix et je me sens encore assez vaseux. La blonde est probablement une nouvelle et n'avait visiblement pas eu beaucoup de chances. Se faire agresser dès son arrivée pouvait être traumatisant, surtout si c'est par les ennemis qui ne sont pas toujours très compréhensifs à ce niveau. Ou qui sont carrément cruels au point de s'amuser avec eux alors qu'ils ne savent même pas où ils sont. Je ne suis pas assez gentil pour lui dire que je suis désolé pour elle et baisse les yeux vers mes bandages en silence. Je prend sur moi, là. Je m'apprête à dire quelque chose qu'on entends pas souvent venant de ma part.

Merci.

J'aime pas dire merci. Le fait qu'elle soit une jolie fille m'a beaucoup aidé, je pense. Je me relève, histoire de me retrouver en position assise, et continue de la dévisager avant d'engager la conversation. Il me fallait savoir ce qui lui était arrivé, comment elle allait et, surtout, si elle avait un don assez utile pour nous aider à rejoindre la cité sans passer par la case mort et sans subir de nombreux sévices. Je ne peux pas l'abandonner à son sort maintenant qu'elle s'est occupée de moi et même si mon don me permet d'oublier mes blessures, en excluant la douleur, je ne peux pas lui faire traverser la forêt si elle est trop mal en point pour supporter le voyage.
Soupir.

Nouvelle ? J'imagine que t'es tombée sur ces crétins de chez Layca toi aussi ?
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Eliza Ritch
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MessageSujet: Re: Une rencontre... de bras cassé (CLOS)   Jeu 2 Fév - 15:42

Je prépare le campement pour y passer la nuit, puis j’attends que le mignon blessé se réveille.

Et le temps passe ♪

J’entends le réveil en sursaut du jeune homme. Enfin, il est réveillé. La nuit était déjà tombée et j'avais fait des réserves de bois. Je le regarde, il me regarde, et cela pendant quelques minutes.

Salut.

Oh !! IL parle !! Il a une voix un peu vaseuse, mais très douce. Je regarde aussi ces bandages au cas où si je dois les changer. Le sang les avait tachés et on pouvait voir, malgré l’épaisseur des bandages, le sang traversé. Il a de beaux cheveux, de beaux yeux, bref tout chez lui est beau… Sauf ces blessures. Je ne comprends pas comment un gars comme ça, assez musclé vu son tour de bras, s’est fait massacrer et ratatiner. Ces vêtements sont trop larges pour lui, je me demande pourquoi, mais je n’y fais pas très attention. La seule chose qui me préoccupe pour le moment est de savoir si je reste ou que je m’en vais. Mon plan de départ était de le soigner et de m’en aller, mais je ne peux pas le laisser tout seul, surtout si les bourrés que j’ai rencontré l’attaque. Je suis curieuse de savoir qui il est, comment il se nomme et son histoire. Je le regarde de nouveau, et je vois qu'il a envie de dire quelque chose.

Merci.

Merci??? Pourquoi merci? Sa me parais tout à fait normal de soigner quelqu'un qui est en train d'agoniser et de mourir. J'apprécie tout de même son remerciement, surtout en venant d'un garçon, et de lui en particulier. Les hommes ne remercient pas facilement, surtout aux femmes et je pense que sa devait être très dur de le dire. Il s'assoit, se rapproche de moi et me demande:

Nouvelle ? J'imagine que t'es tombée sur ces crétins de chez Layca toi aussi ?

Il a la voix plus naturelle, tranquille malgré ces nombreuses blessures. Il veut savoir qui je suis, mais je ne sais pas trop si lui faire confiance. En lui, rien ne mettait hostile, je ne ressens aucune envie de me faire du mal, de négatif. Il faut bien que je lui parle sinon il pensera que je suis timide, et je ne le suis pas.

Si tu parles par nouvelle se faire attaquer par un ours pendant que tu te reposes et qu'il essaye de te manger une jambe, ou encore que des pauvres bourrés m'attaque en pleine forêt et pense que je suis qu'un jouet pour leur petit plaisir, un objet de désirs, oui tu as raison, je suis nouvelle. Laisse-moi te changer tes bandages avant que tes blessures s'infectent.

Je fouille dans mon sac pour d'autres de mes vêtements, les prends et les coupe avec le couteau du jeune homme pour en faire des bandages. Il se laissait faire et je lui fais de plus en plus confiance, une telle gentillesse me surprends et je lui change ces bandages de fortunes assez rapidement. Une fois fini, les vieux pansements sont rassemblés et mis dans mon sac, au cas où pour une deuxième utilisation.

Voilà, j'ai fini. Tu as de la chance d'être encore en vie après toutes ces blessures. On m'appelle Ombra...

Il me regarde comme s'il attendait quelque chose, mon vrai nom. Je ne peux pas lui dire, car je ne le connais pas encore bien, mais il me paraît si gentil, si aimable, que j'ai eu des remords à ne pas lui dire. Plus les minutes passèrent, plus les remords étaient grands, plus j'avais du mal à tenir. Sa m'est égal maintenant je vais lui dire.

Mon vrai nom est Eliza Ritch, j'aimerai que cela reste entre nous, si tu veux bien. Je...

Je commence à trembler, à entendre ma voix faiblir, je sens les larmes sur mes joues couler. Je ne sais pas pourquoi je pleure, surement parce, dans mon ancienne vie, je n'ai pas put aider quelqu'un correctement, ou encore que je n'avais VRAIMENT personne à qui parler. Il me paraît si protecteur,si sympathique. J'ai vécu une vie très dure et on m'a donné, je ne sais pas pour quelle raison, une deuxième chance dans reconstruire une deuxième et j'allais tout gâcher en pleurant devant une personne. Surtout devant un garçon!!!! Je me retiens, mais rien à faire, les larmes continuent de couler, de glisser sur mes joues légèrement rosées puis de tomber dans le vide. Je vois seulement l'impact des gouttes sur mon pantalons, tout ce qui est autour de moi devient flou à cause des larmes qui remplissaient mais yeux. Je me sentais seule dans ma vie, seule dans mon ancienne vie et dans ce monde et enfin j'ai trouvé quelqu'un à qui parler et sa seule présence me rassurait, me rendais heureuse et je me sentais mieux. J'en peux plus, il faut que sa sorte, je pleure je pleure pendant de longue minute. Je me ridiculise, je sais, mais je n'arrive plus à m'arrêter, à me stopper. Pourquoi ai-je agi de cette manière? Alors que je suis en plein désarroi, le jeune homme me prend dans ces bras musclés pour me consoler. Je sentais que je pouvais lui faire confiance, lui révéler mes angoisses et mes peurs sans problèmes. Je dois lui avouer tout, même mon plus grand secret.

Je suis arrivée dans ce monde depuis peu, et je ne sais pas trop où aller. Je suis un peu perdue et je veux éviter de me mêler à la foule à cause de ma rencontre avec ces bourrés, je veux éviter que sa se reproduise. Je sais bien me battre, préparer à manger, et soigner. Je veux te dire, avant que tu prennes une décision, que je garde un terrible secret... Je ne sais pas trop comment te le dire...

J'ai peur qu'il le prenne mal, qu'il n'est peur et fuit, je veux qu'il reste en ma compagnie. Je peux lui montrer, et comme cela il pourra mieux comprendre... Ou pas!!! J'ai si peur de le faire fuir, j'ai si peur que, s’il part, me retrouver toute seule de nouveau et je ne pense pas que je pourrai de nouveau le supporter. Il faut que j'affronte cette peur, car qui ne tente à rien n'a rien. Je me lève donc et m'éloigne de quelques mètres. J'espère seulement que cela ne va pas tourner au vinaigre et me retourne vers lui. Je me concentre, me concentre de plus en plus fort. Un moment s'écoula, sans que rien ne se passât. Tout à coup, je me transforme en une créature, en une panthère. Mon corps se transforme, change, se métamorphose pour devenir une bête noire. Mon apparence était comme une panthère, mais je suis plus grande, plus forte et plus résistante. Ma taille le dépasse légèrement, mais j'étais tout de même impressionnante. Il me regarde, et je pense avoir vu sur son visage un sourire se former, et devenir de plus en plus grand. Quoi??? Je ne comprends plus rien. Il n'a pas peur de moi!! Impossible. Je me dé-transforme et vérifie que j'ai bien tous mes habits. J'ai déjà eu, lorsque je voulais retrouver mon apparence humaine, de me trouver nue comme un ver avec mes vêtements un peu éparpiller par tout. Mes vêtements sont là, mes bandages sont là aussi, mais malheureusement mes blessures se sont rouvertes. Ce n'est pas grave, je veux d'abord comprendre pourquoi se sourire, pourquoi aucune méfiance après ma métamorphose. Comment une personne, après avoir vu une chose pareille, peut avoir la seule idée de sourire? Je ne comprends rien à rien. En plus de ça, je lui est bien ma vie, mais je ne connais pas la sienne. Je m'assois en face de lui, redonne du bois au feu et lui demande:

Nouveau toi aussi? Raconte-moi ton histoire, s'il te plait?
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Levi
Boys don't cry Behemoth

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MessageSujet: Re: Une rencontre... de bras cassé (CLOS)   Lun 6 Fév - 21:01

Ouais, elle est bien tombée sur des mecs de chez Layca. Et sur un ours, aussi. J'ai presque de la peine pour elle. Ça ne m'étonnes même pas que ces types aient voulu s'en servir pour se faire plaisir. J'cautionne pas du tout, hein, attention, ça ne me viendrait jamais à l'esprit de profiter d'une pauvre fille perdue. Juste... elle est jeune, au moins autant que moi, et c't'une belle blonde, quoi, elle va forcément attirer tous les pervers du coin. Ici, c'est la loi d'la jungle, c'pas comme sur terre : si elle veut s'en sortir, faudra qu'elle apprenne à se défendre et à maîtriser son don. En attendant, j'aimerais bien la ramener à la cité en un seul morceau. J'veux dire, elle en a déjà bien bavé et puis elle s'occupe bien de moi. Je la laisse changer mes... bandages... sans broncher. C'est qu'elle sacrifie ses fringues pour moi, en plus. Elle est tarée. Sérieux, à sa place, j'sais pas si j'en aurais fait autant. C'est là qu'on voit la différence entre quelqu'un d'altruiste et un salaud dans mon genre. J'me dois bien de la ramener à bon port.
Ses soins terminés, elle m'explique qu'on l'appelle Ombra. Non, t'es sérieuse ? Je la fixe. Genre, c'pas un nom, ça, Ombra. Un pseudo, ouais, un surnom, quoi. Son vrai nom m'aurait intéressé mais bon, j'dis rien, j'veux pas faire mon chieur. Le temps passe et elle finit par me le donner d'elle-même. Eliza. Ça va, c'est assez joli. Elle veut que ça reste un secret entre nous. Je hoche la tête. J'ai pas de raisons de refuser. Par contre, je ne m'attendais vraiment pas à ce qu'elle se mettre à chialer. J'comprends pas. Juste... pourquoi ?! Parce qu'elle m'a révélé son nom ? Quand même pas, faut pas abuser. J'crois que c'est le choc de se retrouver propulsée dans un nouveau monde, sans compter les agressions, tout ça. Fin' bon, j'fais quoi, moi, maintenant ? Après tout ce qu'elle a fait pour moi, j'ai bien envie de jouer au gentleman, mais... comment j'fais pour consoler une nana en pleurs ? J'ai beau en être une aussi, j'ai aucune idée de la marche à suivre. Galère. J'me glisse contre elle. J'ai bien envie d'la prendre dans mes bras, mais j'hésite. J'ai pas envie de compliquer l'histoire mais elle ne s'arrête plus. Une vraie fontaine. Bon. J'prends mon courage à deux mains et j'me lance. Je l'enlace avec autant de douceur que possible, je la cale contre moi. J'dois être rouge tomate, vu de l'extérieur.

Eliza n'a pas l'air de trouver ça désagréable, en tout cas. Elle reste contre moi à me raconter son histoire plutôt que de me repousser. Si c'est comme ça, j'continue de profiter, moi, hein. J'ai beau être gêné par ce contact physique inattendu, c'est jamais désagréable d'avoir une jolie fille dans ses bras. Ce serait mieux sans les chutes du Niagara mais on ne peut pas tout avoir. J'sais même pas quoi dire pour la consoler, de toute façon. Tu parles d'un gentleman. J'me contente de l'écouter se confier à moi. Sauf que... se battre, la bouffe, les soins... prendre une décision ?! Quelle décision ? Stop, stop, elle me demande de la garder à mes côtés, là, ou quoi ? Non mais j'vis pas en ermite dans la forêt, quoi ! Évidemment, je vais la ramener à la cité, même si elle ne connaît pas son existence. Par contre, elle me parle d'un terrible secret et j'aime pas beaucoup ça.
Avant même que je ne puisse lui parler, lui expliquer, elle se retire de mes bras et s'éloigne. J'aurais vraiment aimé que ça dure plus longtemps... dommage. La demoiselle se concentre, les secondes s'écoulent. Si la situation n'aurait pas été aussi dramatique, je lui aurais demandé si elle était constipée. Gardons les blagues pourries pour une nuit plus joyeuse. Je l'observe sans lâcher un mot et elle se transforme tout à coup en panthère noire. Grosse, la panthère. Impressionnant, d'accord, mais... c'est ça son terrible secret ? C'est un don, quoi, tout le monde en a un. Sérieux, les nouveaux, ils sont extras. Je souris. Fin', j'peux pas trop me moquer vu la tronche que j'ai tirée en découvrant le mien. Bref, du coup, j'arrête de m'inquiéter. Eliza reprend forme humaine et vient s'asseoir en face de moi. J'détourne le regard et recommence à rougir. J'suis vraiment un cas désespéré, là. Elle me demande si je suis nouveau, me demande de lui raconter mon histoire. Évidemment, elle me déballe sa vie depuis tout à l'heure, elle ne peut que s'attendre à ce que je lui rende la pareille. Sauf que j'suis pas père castor, moi, j'ai rien de spectaculaire à raconter. J'vais simplement lui apporter de mauvaises nouvelles et lui montrer à quel point je suis pathétique. J'imagine que la pauvre ne se fait cependant plus trop d'illusions. J'veux dire, après avoir été mâchonnée par un ours et avoir manqué de passer à la casserole, je doute fort qu'elle trouve encore ce monde magique et féérique.

Mon histoire ? J'suis simplement tombé sur les gens de chez Layca. J'suis certain que les ivrognes qui ont voulu te faire du mal en font partie aussi. Ils étaient toute une bande et ne m'ont laissé aucune chance. J'ai bien essayé d'me défendre comme j'ai pu mais...

Soupir. La pauvre ne doit pas comprendre grand chose à la situation, à ce que je lui raconte... si ce n'est que je me suis fait tabasser. Il me faut lui expliquer les bases du merdier dans lequel elle a été propulsée contre sa volonté. J'espère simplement que cette fille n'est pas sensible au point de se remettre à pleurer lorsqu'elle comprendra la gravité de la situation.

C'est la guerre, ici, tu sais. Ces types de chez Layca sont nos ennemis. S'ils nous attrapent, ils n'auront aucune pitié. Ils nous feront subir les pires sévices.

J'aurais peut être pas du le dire comme ça. J'veux dire, c'est la vérité mais ça reste vraiment flippant. J'suis vraiment naze niveau relations humaines. Annoncer la chose en douceur ? Haha... déjà que ses blessures n'ont pas supporté la transformation et qu'elle doit souffrir. Il faut que je la rassure. Je me relève péniblement et contourne le feu en boitant légèrement. Cette cheville me fait toujours bien mal. La nuit est fraiche, je viens simplement lui rendre sa cape. Je la lui dépose sur le dos, plus précisément. Il ne faudrait pas qu'elle prenne froid non plus. J'hésite un instant, la regarde et fini par m'asseoir à côté d'elle... contre elle, pour être plus précis, mon bras allant se glisser autour de ses épaules. C'est peut-être un peu too much mais j'imagine qu'elle me repoussera si ça ne lui plait pas.

SI ils nous attrapent, d'accord ? Et si jamais ça arrive, je ne les laisserai pas te faire du mal.

Ça ne doit pas beaucoup la rassurer de se savoir protégée par un gringalet blessé. Ce que j'dois avoir l'air pitoyable pour le coup. J'suis pas un preux chevalier ni un héros, j'suis pas certain de pouvoir tenir cette promesse mais une chose est certaine : je ferai de mon mieux pour que ce soit le cas. Je ne la laisserai pas tomber. Elle ne mourra pas. Et moi non plus d'ailleurs. Je la serre un peu plus contre moi. J'ai toujours le rouge aux joues et je n'ose pas la regarder dans les yeux.
Le silence s'installe et je ne sais pas trop quoi dire. J'suis pas bien doué pour faire la causette aux gens. J'réfléchis à toutes les questions qu'elle m'a posé avant de me demander mon histoire. J'veux répondre à tout, ne pas la laisser dans le flou.

Tu voulais rester avec moi, pas vrai ? T'inquiètes, je t'emmènerai avec moi à la cité. C'est là bas que vivent tous ceux de notre camp. Tu y seras en sécurité. Il faut juste traverser la forêt et... J'me tais. Il faut traverser la forêt. Là où ces sales types nous cherchent. J'veux pas lui faire peur. La survie dans les plaines c'est pas trop mon truc et j'ai pas un vêtement de rechange sur moi mais s'il faut vraiment attendre un peu que ces enfoirés s'en aillent, je le ferai. Mais on est pas obligés de faire ça dès demain, hein ? Si tes blessures te font trop mal ou que tu ne veux pas y retourner tant que ces types rôdent dans le coin, y'a pas de soucis. J'veux pas te presser. On peut attendre.

J'avoue que le confort de mon canapé me manque mais j'ai pas trop le choix. Fin' bon. Cette histoire de rester à mes côtés me rappelle son fameux secret. Elle ne m'a pas trop laissé le temps de commenter la chose mais je vais me rattraper tout de suite.

Et pour ton... secret... ne t'inquiètes pas. Ça n'a rien de terrible ni d'anormal, c'est juste ton don. Tout le monde en a un ici. On ne se transforme pas tous en animal, par contre.

C'est court, comme explication, mais ça devrait être suffisant. Si elle a des questions, elle les posera. J'suis là pour ça. J'resterai éveillé jusqu'à ce qu'elle s'endorme. Et toute la nuit pour veiller sur elle. J'ai déjà assez dormi comme ça de toute façon. Je tourne la tête vers elle et mes yeux s'ancrent dans les siens. Eliza. Hum... maintenant que j'y pense... je ne lui ai même pas encore donné mon nom. Quand j'vous dit que je suis un incapable. Je reporte mon regard vers mes pieds. Je m'en souviendrai longtemps, de cette nuit, moi.

Au fait, je m'appelle Levi.
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MessageSujet: Re: Une rencontre... de bras cassé (CLOS)   Sam 11 Fév - 22:05

Je le regarde en attendant qu’il me réponde. Lui aussi s’est fait massacrer par les gens de Layca ? Le pauvre. Et en plus se qui l’on tabasser était du même groupe que les personnes qui voulait s’amuser avec moi ? Au mon Dieu !!! Il s’est défendu comme il peut, mais… mais quoi !!!! Continue. Je ne veux pas le frustrer, mais je suis impatiente d’entendre la suite. Je ne comprends pas trop la situation, mais je n’ai pas envie de le couper.

❝ C'est la guerre, ici, tu sais. Ces types de chez Layca sont nos ennemis. S'ils nous attrapent, ils n'auront aucune pitié. Ils nous feront subir les pires sévices. ❞

Quoi ???? C’est la guerre!!!!!! Et merde. Je suis morte dans un monde où la vie ne m’a pas été facile et je tombe dans un monde où tout le monde se bat ? Bon j’ai un peu près compris la situation, en gros les mecs de Layca sont nos ennemis et il ne faut pas qu’on se fasse choper. Si on est attrapé, on est mort et juste avant il s’amuse avec nous. Tranquille la vie. De la manière dont il me la dit, c’est un très court résumé. Mais bon, ne demandons pas trop. Il doit croire que je ne suis pas rassuré comme il est un peu gringalet, mais vu qu’il est toujours en vie et que les gens de l’autre camp que j’ai vus sont hyper balèses, je ne m’inquiète pas du tout. J’aime de plus en plus ce jeune homme, il est mignon il est doux… Aïe !!! J’allais oublier. Mais blessures se sont rouvertes et elles se sont remies à saigner. Je ne vais pas changer mes bandages, je n’ai pas envie qu’il voit que j’ai mal. J’ai déjà pleuré devant lui, maintenant ça suffit. Il se relève difficilement, contourne le feu en boitant. Mais il fait quoi !!!!! J’ai galéré à le soigner et il fout tout en l’air !!! Il se dirige vers moi avec ma cape, la dépose sur mon dos et s’assoit à côté de moi… contre moi. Je me réchauffe rapidement contre lui et c’est sympa de sa part. Son bras se glisse autour de mes épaules : que c’est chou !!! Je ne le repousse pas, ce que j’aurais fait habituellement, je ne sais pas pourquoi, sûrement parce qu’il est l’une des seules personnes à me comprendre.

❝ Si ils nous attrapent, d'accord ? Et si jamais ça arrive, je ne les laisserai pas te faire du mal. ❞

Oh !!! Que c’est chevaleresque ! Vu son état, je ne pense que sa serai difficile, mais je le crois. Il a l’air déçu, je ne sais pas pourquoi, et il me sert plus fort contre lui. Je le regarde, vois qu’il a le rouge aux joues et qu’il n’ose pas me regarder. Un silence s’installe entre nous. Je ne veux pas le casser et donc regarde le paysage autour de moi. La forêt d’un côté, de l’autre des plaines, et tout cela juste en dessous d’un ciel étoilé.

❝ Tu voulais rester avec moi, pas vrai ? T'inquiètes, je t'emmènerai avec moi à la cité. C'est là bas que vivent tous ceux de notre camp. Tu y seras en sécurité. Il faut juste traverser la forêt et... ❞

La cité ? Oh la la ! Sa ne me plait pas du tout…. Moi je ne suis pas une personne très sociale, je suis assez méfiante. Bon avec lui je l’ai vue en train d’agoniser je ne pouvais pas le laisser mourir. Mais sinon… Les autres sont peut-être de notre camp, mais je n’ai pas confiance. Il dit que je serai en sécurité, je ne suis pas trop sûr… En plus il faut traverser la forêt et avec les gars de Layca je ne pense pas que cela va être facile. En plus de ça, il ne me reste pas beaucoup d’habits, et ils me serviront sûrement pour faire de nouveaux bandages. Je me demande si…

❝ Mais on est pas obligés de faire ça dès demain, hein ? Si tes blessures te font trop mal ou que tu ne veux pas y retourner tant que ces types rôdent dans le coin, y'a pas de soucis. J'veux pas te presser. On peut attendre. ❞

Il ne me presse pas du tout, et cela ne me dérange pas de partir dès demain. La seule chose que je dois voir est de trouver une solution pour éviter d’aller à cette cité, et vite. Je pourrai faire un bout du trajet avec lui et une fois que je serai sûr que je serai en sécurité, on se séparera. Mais que suis-je bête!!!! Je ne vais tout de même pas le laisser tomber ? Je suis vraiment une égoïste, je ne pense qu’à ma gueule. Bon, je verrai au moment venu et pour l’instant, je me repose sur mon coussin improvisé. Je repense à mon secret, et de la réaction du jeune homme. Il ne fut même pas apeuré de ce qui la vue. Je peux lui demander des explications, mais je ne veux pas trop l’embêter surtout que je ne veux pas plomber l’ambiance.

❝ Et pour ton... secret... ne t'inquiètes pas. Ça n'a rien de terrible ni d'anormal, c'est juste ton don. Tout le monde en a un ici. On ne se transforme pas tous en animal, par contre. ❞

Comment !!!!! Tout le monde a un don, pas comme le mien bien sûr. Je comprends un peu mieux. En gros, je suis arrivée dans un monde en guerre, avec des pervers et des gars qui veulent se battre tout le temps, où deux camps s’opposent et pour bien pimenter le tout, chaque personne a un don qui le caractérise. Super ce monde, je me demande bien pourquoi j’y suis atterrit. Ba tant pis, je fais avec. De toute façon je ne peux pas changer les choses.

Bâillement.

Il commence à se faire tard. Mes yeux commencent à se fermer, la fatigue m’envahit. Peu de temps avant que je m’endorme, j’entends le jeune garçon parler avec sa douce voix.

❝ Au fait, je m'appelle Levi. ❞

Joli nom Levi. Même si je lui est demander son nom, j’étais curieuse de le savoir. Mes yeux se ferme, et mes songes m’emparent.

Et le temps passe ♪

Je me réveille brusquement. Il fait nuit noire et je ne vois presque rien. Je ne sais pas se qui m’avais réveillé, mais la seule chose que je suis sûr c’est que je ne vais pas m’endormir de si tôt. Je m’assois, regarde autour de moi et voit Levi en train de dormir. Il m’a donné ma cape pour me réchauffer, mais lui est juste en train de trembler de froid. Le pauvre. Il se sacrifie pour moi sans faire attention à sa santé. Je prends ma cape et la mets sur son corps grelotant. Je remets du bois sur le feu pour faire plus de chaleur et attends. J’ai déjà résisté à des températures fraiches et je ne suis toujours pas morte, quoique… même avec ma cape et le feu, il continue à trembler légèrement. Peut-être en me transformant, je vais le réchauffer plus vite. Je me concentre et me métamorphose. Mes blessures se sont de nouveau ouverts, et sa me fait un mal de chien. Merde !!! Je devrai faire plus attention pour les prochains jours. Je me colle à Levi et il arrête de greloter. Grâce à ma transformation en grande panthère, je vois mieux dans le noir, mais pas assez pour que je distingue bien les formes. Quelques dizaines de minutes passèrent. Voyant que j’ai bien réchauffé le jeune garçon, je redeviens humaine et me rapproche du feu. Lorsqu’on a plus une fourrure pour se protéger, on remarque tout de suite la différence de température, et elle est assez grande. Bon, je devrai me remettre à dormir, car je sens que demain va être une dure journée. Juste avant, je change les bandages de Levi, recouverte de nouveau de sang. Je fouille dans mon sac et remarque mes c’est mes derniers vêtements. Je les découpe et remplace les vieux bandages de fortune par de nouveau. Une fois fini, je m’allonge pour me reposer lorsque j’entendis un bruit inhabituel. Un bruit de pas, comme si quelqu’un marchait sur de petits branchages. Je me relève, prends mon arme et regarde autour de moi. Je risque de ne rien voir comme il fait assez sombre, mais je réussis tout de même à distinguer une forme dans l’obscurité. Avant même que je puisse agir, quelqu’un me touche vers le bas du dos. Une grande vague de froid m’envahit, m’empêchant de bouger ou de crier, j’ai même aussi du mal à respirer. Je m’écroule au sol ne pouvant rien faire d’autre que d’essayer de me tenir en vie. Je vois une personne passer devant moi, sans que je sache qui c’est, s’accroupir et me caresser les cheveux. Quelques secondes passèrent dans cette position avant que quelqu’un d’autre casse ce moment.

Eh mec !! Ya quelqu’un d’autre par ici.

Mais laisse-moi tranquille Jack. Tu ne vois pas que je prépare mon futur plaisir ?

Tu le feras tout à l’heure. Allez, viens paralyser celui-là aussi avant qu’il se réveille.


L’homme devant me caresse la joue et se dirige vers Levi. Dans un ultime effort, avant la perte de connaissance, avec une voix faible, j'essaye de l'appeler.

Levi…

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MessageSujet: Re: Une rencontre... de bras cassé (CLOS)   Ven 2 Mar - 21:03

Eliza se sera vite endormie. Je la comprend, en même temps. Blessée, agressée... sa journée n'aura pas été de tout repos. Et c'est dans cet état qu'elle s'est occupée de moi. Comment pourrait-elle ne pas être fatiguée ? Je la garde tout contre moi, histoire de la tenir au chaud. J'suis crevé aussi mais je compte bien veiller toute la nuit. Je le lui doit bien. Sans compter que je suis toujours aussi inquiet concernant ces ennemis en grand nombre dans notre forêt. J'suis tout de même pas l'seul au courant de c't'histoire, non ? Quelle merde. Je surveille le feu du coin de l’œil mais ma tête se fait lourde. Les minutes... heures... s'écoulent. J'm'ennuie. J'suis bien incapable de dire combien de temps s'est écoulé depuis qu'elle s'est assoupie mais une chose est sure : mes yeux se ferment tout seuls. J'dois tenir mais... mais...

Et le temps passe ♪

Je me réveille en sursaut. Juste au moment où une main se referme sur mon visage. Une main tellement froide... mon corps est parcouru d'un frisson. Un ennemi ? Je veux me relever mais je bascule en arrière. Mon corps ne répond plus. J'suis... paralysé ? Qu'est-ce qu'il se passe ici, bordel ?! Un pied vient s'écraser sur mon visage sans aucune douceur. Je veux crier mais aucun son ne sort. Je saigne du nez. Je... J'me suis endormi ! Bordel ! J'me suis endormi ! Et maintenant, des ennemis nous ont retrouvé ! Ils sont deux. Juste deux. Avec des dons de fou. J'en connais un en tout cas. J'suis incapable de remuer un orteil. J'ai du mal à respirer. J'ai l'impression que je vais m'évanouir d'une seconde à l'autre. C'est mort cette fois. Ils nous ont eu et on va se faire torturer avant d'être achevés. J'suis incapable de me défendre... de la défendre. Et maintenant ? Le bonhomme aux mains paralysantes retourne voir Eliza tandis que son camarade me donne des coups de pied dans les côtes. J'ai mal. J'ai mal mais ce n'est rien face au sort d'Eliza. Elle est inconsciente avec un mec en train d'en profiter pour avoir les mains baladeuses sans qu'elle n'oppose la moindre résistance. Elle est à sa merci et il en est heureux. Ça se voit sur son visage. Il est dégoûtant. Il va sans aucun doute abuser d'elle. J'suis heureux d'être un mec à leurs yeux. J'aurais subis le même sort sinon. Non... non, non et non ! Me faire... non ! Par ce pervers en plus ! Je ne le supporterais pas. Que ce soit par lui ou n'importe quel homme de toute manière. Eliza ne mérite vraiment pas ça. Je me mord la lèvre inférieure.

Qu'est-ce que t'as à les fixer comme ça, toi ? C'est ta petite copine ou quoi ? Haha ! C'est con hein ?

Il rigole. Sale con. Son pote va abuser d'une fille inconsciente et ça le fait rire. Il interprète mal mon air affolé en plus de ça. Petite amie ? Le jour où j'en aurai une, les poules auront des dents. Aucune fille ne voudra de moi. Surtout après avoir découvert mon secret. Surtout elle. Elle m'en voudra toute sa vie en plus du reste. J'me hais. Tête tournée vers ces deux là, je remarque que le dégoûtant a décidé de la déshabiller. Les larmes me montent aux yeux. Je vais devoir assister à ça, impuissant. Le deuxième larron s'accroupit à côté de moi avec un sourire aux lèvres. Il a remarqué mon état de panique, il a remarqué mes yeux humides et a décidé de se moquer.

Hé ? Tu chiales ? C'est bon, elle va juste vivre une... nouvelle expérience !

Tais toi. Tais toi. Tais toi. La ferme. J'veux rien entendre. J'suis une merde. J'ai baissé les bras. Elle va vivre des atrocités à cause de moi. J'ai baissé les bras. Il lui baisse le pantalon avec un sourire satisfait sur le visage. Je sens la colère monter en moi. Je me hais. Je me hais tellement. J'ai baissé les bras. Tout est de ma faute. Je bous intérieurement. Je n'ai pas le droit de l'abandonner à ce triste sort. Je fais des efforts et mes doigts finissent par bouger légèrement. Je vais bouger. Je dois bouger. Une flamme brûle tout au fond de moi. Comment est-ce que je pourrais baisser les bras aussi facilement ? Sans même essayer ? Ils ont des dons extraordinaires ? Et alors ? Le mien l'est aussi ! Et il est à son paroxysme. Je suis dans une telle colère que je serais bien incapable de faire preuve de douceur. Je vais réussir. Un dernier effort. Je hurle de toutes mes forces.

Qu'est-ce que tu nous fais ? T'as peur qu'elle le trouve plus doué que t...

Le silence est revenu dans le cercle de menhirs. Mon bras a bougé. Ma main s'est refermée sur son cou qui forme désormais un angle improbable. Il est mort sur le coup. Il sourit encore alors que sa vie vient de se terminer. Il n'a même pas eu le temps de comprendre qu'il lui est arrivé quelque chose. Je tente de me relever. J'ai toujours énormément de mal à respirer et mes mouvements sont saccadés, comme ceux d'un robot. Je suis debout, n'ayant toujours pas lâché ma victime. Le pervers s'est retourné vers moi, délaissant Eliza, et me regarde avec de grands yeux ronds. Il a l'air étonné. Il a l'air terrifié. Il devait avoir confiance en son ami et son don. L'un est mort en une fraction de seconde. L'autre est sans effets. Ou presque. Il se relève et se place devant moi. Il a l'air effrayé. J'ai les sourcils froncés. Ma respiration est lourde, saccadée. Je ne dois vraiment pas avoir l'air rassurant, surtout avec un cadavre à la main.

Je t'ai paralysé ! Tu devrais être inconscient ! Tu devrais pas pouvoir tenir debout !

T'as beau le crier. Ça change rien. Je suis debout. Je bouge. J'ai assez de force pour te tuer d'un seul geste de la main. Je vais certainement pas te rater. J'avance vers lui. Il recule au même rythme en me criant de ne pas m'approcher. Il finit par faire volte face et s'enfuir droit vers la forêt. Il va chercher des secours. C'est certain. Je voudrais courir derrière lui, le rattraper... mais je suis incapable de me déplacer rapidement. J'arrive à marcher... difficilement. Soupir. J'avance vers Eliza. La jeune femme est toujours inconsciente, allongée au sol. Sans pantalon. Hum. C'est un spectacle relativement agréable. Je dois l'avouer. Mais vu la situation j'ai d'autres choses à faire que de mater. Je lui aurais bien enfilé son pantalon mais je suis incapable de faire le moindre geste précis. Et mon don est incontrôlable. Si je lui brisait un os sans le faire exprès ? Bon. Je la laisse dans cet état. Je vois ce spectacle tous les matins et plus encore, en même temps. Si elle me fait un caca nerveux au réveil parce que je l'ai vue dans cette tenue, je n'aurai qu'à lui expliquer que ce n'est pas vraiment ma faute. Que c'était une situation d'urgence aussi. Et si ça ne lui convient toujours pas, il me suffira de lui révéler mon secret. En espérant ne pas devoir arriver à une telle extrémité.
J'arrive à côté d'elle et me laisse retomber sur mes genoux. Il me faut la réveiller. Ils vont revenir et il me sera impossible de me défendre dans cet état. Je tiens à peine debout.

'Liza... hého... réveille-toi... Je tiens toujours le cou du cadavre d'une main. J'suis incapable de le lâcher. Je voudrais secouer Eliza histoire de la réveiller mais je risque de lui faire mal. Saleté de don. J'suis réduit à attendre. Allez, réveille-toi, ils vont arriver ! Eliza ! Si j'avais un peu plus de contrôle sur mon corps, je l'aurais prise dans mes bras et j'aurais couru le plus loin possible, sans m'arrêter. Si seulement mes mains n'étaient pas devenues des armes de mort incontrôlables... L'une refuse de lâcher le mort, l'autre ne bouge que par à-coups. Faire des gestes brusques lorsqu'on possède une force colossale est vraiment une mauvaise chose.

Je reste donc là à la regarder alors que le temps passe. Que puis-je faire d'autre ? Je l'appelle de temps en temps mais rien n'y fait. Si j'entends le moindre bruit avant son réveil, je tenterai sans doute de la trainer derrière moi comme un sac à patates. Je n'aurai vraiment pas le choix. C'est ça ou risquer de retomber entre leurs mains.
En attendant, je profite du spectacle qu'elle offre... c'est pas de ma faute si un pervers a balancé son pantalon quelque part dans les environs.
Honte ? Oui j'ai honte. J'suis rouge pivoine d'ailleurs.
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MessageSujet: Re: Une rencontre... de bras cassé (CLOS)   Lun 5 Mar - 11:56

J'entends lors de mon inconscience, des voix, des sons qui sont brouillés, difficiles de savoir la provenance et leur signification puis ils deviennent compréhensibles. J'entends quelqu'un approché de moi, sûrement le mec qui m'a paralysée, me caresser, d'abord sur la joue, sur mes lèvres puis de plus en plus bas. Espèce de pervers ! Il glisse sa main dans mon T-shirt, et avec son autre main me retire mon pantalon. Mais il fait quoi là ! Au loin, une voix qui m'était familière, sûrement l'autre agresseur Jack, se fit entendre :

❝ Hé ? Tu chiales ? C'est bon, elle va juste vivre une... nouvelle expérience ! ❞

Il parle avec qui ? Levi ? Il est vivant ? Lui aussi il est paralysé ? Tout à coup, je me rends véritablement compte de la situation. On ne pouvait rien faire et les deux gars de Layca étaient en train de jouer avec nous... En plus de ça, j'entends dire que Levi pleure et que je vais vivre une nouvelle expérience. Merde!!!! Je ne veux pas mourir... Je n'arrive plus à bouger, je sens toujours le pervers balader les mains sur moi et... j’ai froid aux jambes !!! Jack parle encore et tout à coup, le silence redevient maître du cercle de menhir. Le mec qui me tripote depuis tout à l'heure s'arrête d'un coup, comme si quelque chose lui a fait peur, comme si...

❝ Je t'ai paralysé ! Tu devrais être inconscient ! Tu ne devrais pas pouvoir tenir debout ! ❞

Levi est debout!!!! Il a été touché, mais il a réussi à contrer son pouvoir. Je sens la frayeur du gars, je le sens s'éloigner de moi et ensuite courir. Courir ? Non, il va prévenir ces camarades !! J'ai mal à la tête, j'ai froid, je n'arrive toujours pas à parler, à ouvrir les yeux, ou encore à bouger mon petit orteil. Je suis encore paralysée, je lutte pour que mon corps bouge même pour quelques millimètres, mais rien à faire, je baisse les bras. J'abandonne. J'arrive à peine dans ce monde et je me fais agresser par un ours, des gars me prennent pour un jouet et pour mettre la cerise sur le gâteau un mec de Layca a presque, je dis bien PRESQUE réussi à faire ce qu'il voulait de moi. Heureusement, sur ce commencement bien merdique, j'ai rencontré une personne fantastique : Levi. Dès que je l'ai vue, je ne sais pas, mais il m'a tout de suite inspiré confiance. J'ai fait beaucoup pour lui et il vient juste de me sauver la vie. Pour le peu de discussion qu'on est eut, je l'ai trouvé charmant, agréable et prêt à écouter. Je ne le connais pas trop, mais peut un porte, maintenant que je ne peux plus bouger et que je vais me faire abuser puis tripoter par des gens de Layca. Si Levi part, cela ne m'étonnerais même pas, je n'avais pas beaucoup d'amis dans mon ancienne vie et j'en aurai encore moins dans ce monde. Il va sauver sa vie, partir, me laisser là... Pour moi, maintenant, tout m'est égal, je suis morte d'avance. Je me détends, je profite de mes dernières heures ou minutes avant le moment fatal. J'entends quelqu'un s'approcher de moi, mais je n’en ai rien à faire. Il se baisse au-dessus de moi et le reconnaît tout de suite par sa voie :

❝ 'Liza... hého... réveille-toi... ❞

Levi!!!!!!!!! C'est toi !!! Ils ne t'ont pas tué, ils ne t'ont rien fait ? Que je suis contente !!

❝ Allez, réveille-toi, ils vont arriver ! Eliza ! ❞

Il m'attend, il veut que l’ON parte... Dire que j'ai abandonné, que je voulais me laisser mourir. J'essaye de parler, je n'y arrive pas. Je dois le faire, je peux le faire. Levi compte sur moi, je ne dois pas le décevoir. Je dois y arriver, je peux le faire, je veux le faire!!!! Au lieu de ça, j'ouvre les yeux et je le vois, au dessus de moi, avec un mec mort dans la main. La vache !!! Je ne m'attendais pas du tout à le voir dans cette position, mais peu importe. En plus d'être dans une position peu habituelle, Levi est rouge tomate, et je suis presque sûre que lui aussi ma mater. Il semble rassurer que j'aie ouvert les yeux, mais je n'arrive toujours pas à parler. J'ai envie de l'appeler, de lui dire de se barrer pour éviter qu'il crève, de me laisser là, car j'étais un fardeau pour lui. Mais surtout, je ne veux pas qu'il meure. Je me mens depuis que je l'ai vue, mais je ressens un sentiment inconnu envers lui. Ce n'est pas son physique qui m'attire, mais sa personnalité, qui il est, comment il parle, son être. Je ne veux pas qu'il lui arrive du mal, je ne veux pas qu'il meure!!!!!!!!!! Ma respiration est de plus en plus irrégulière, j'ai de plus en plus de mal à respirer. Dans un effort surhumain, je réussis enfin à parler d'une voix faible :

Levi... Levi, comment vas-tu ?

Dans la situation, présente, cette question est bien inutile, mais peu importe. Levi est étonné par cette demande et ne me répond pas tout de suite. Je ne m'attends pas à ce qu'il me réponde et donc continue sur ma lancer :

Approche-toi s'il te plait... Je ne veux pas être... un poids pour toi... Sauve-toi, laisse-moi ici. Je ne veux pas que les pauvres cons de Layca te tuent... Je ne veux pas...

Je serai pour lui un poids en plus, je le gênerai pour s'enfuir. Moi au moins j'aurai un peu de temps pour trouver une idée avant qu'ils me tuent.

Écoute... Moi j'aurais encore du temps... pour m'enfuir, car ils vont me garder un peu, mais... toi... ils vont te faire du mal et je refuse de te voir... souffrir. Je...

Je ne sais pas trop si lui dire ou pas. Si je lui dis et qu'on s'en sort, je vais le regretter. Mais si je ne lui dis pas et que je crève, je vais le regretter encore plus. Et si cela n'est pas réciproque ? Je vais souffrir encore plus ? Déjà que j'ai mal à la tête, au milieu du dos... Dans le dos ? Mais cette douleur est nouvelle ? On dirait qu’à cause de la paralysie je ne sentais pas la douleur, mais maintenant qu'elle est en train de partir... Je sens comme si une aiguille ou quelque chose comme ça y est enfoncé. Peut-être que c'est à cause de cela qu'est née la paralysie. Mais c'était trop tard. Je sens ma respiration de plus en plus irrégulière, j'ai de plus en plus de difficulté à bouger ou seulement à me maintenir en vie. La seule manière de lui avouer mon sentiment est...
Comme il est près de moi, je me relève avec les forces qui me restent et l'embrasse sur les lèvres. Quelques secondes passèrent qui semblait une éternité et je retombe lourdement sur le sol. Levi est rouge tomate et n'ose rien dire :

Avant que je meure, peux-tu m'enlever... l'épine que le pervers... m'a mit dans mon dos ? ? Merci...

Et le noir m'envahit de nouveau.
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Levi
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MessageSujet: Re: Une rencontre... de bras cassé (CLOS)   Mar 27 Mar - 18:05

Eliza ouvre les yeux et mon don semble se calmer. J'suis rassuré. Je lâche enfin le cou de notre ennemi et me penche vers la jeune fille en souriant. Maintenant qu'elle est réveillée, on va pouvoir s'en aller d'ici et rejoindre la cité. Il faut qu'on se casse d'ici et vite. Il faut... hum... en fait, vu son état, ça va être difficile. J'aurais aimé qu'elle se relève tout de suite, qu'on s'enfuie d'ici vite fait bien fait, mais là, ça ne va pas être possible. Regardez-la. Toute faible, à peine capable de remuer un orteil. Ce qui m'étonne le plus, c'est que même après ce qui vient de lui arriver, c'est pour moi qu'elle s'inquiète. Elle me sort des conneries monumentales, comme quoi je devrais m'enfuir sans elle, et tout. Non mais t'as vraiment cru que j'allais t'abandonner là ? On s'en sortira tous les deux ou on s'en sortira pas, point final. Je viens certainement pas de la sauver pour l'abandonner juste après. Hors de question.

Arrête de dire des bêtises, on va s'...

Impossible de finir ma phrase. Quelque chose m'en empêche. Je veux dire, physiquement. Eliza vient de se relever et... et... m'embrasse. Ses lèvres contre les miennes... c'est... c'est la première fois et... et plutôt que de la repousser, moi, comme un abruti, je l'enlace et je prolonge le baiser. J'aurais dû la repousser. J'aurais dû... et au lieu de ça, je profite. C'est tellement agréable. Et enfin, nos lèvres se séparent. Ça n'aura duré que quelques secondes, mais ces secondes m'ont semblé être une éternité. Une éternité paradoxalement trop courte. Et maintenant, je m'en veux. J'm'en veux vraiment. On vient seulement de se rencontrer, ce baiser était une erreur. Ce n'est pas ce qu'elle veut, c'est juste... toute cette situation... et... et même, même en admettant qu'elle est vraiment tombée amoureuse, c'est pas moi qu'elle aime mais un personnage que j'ai créé de toutes pièces par jeu. Je suis une nana mais elle s'imagine que je suis un jeune homme. Son amour n'est qu'une illusion. C'est pas moi qu'elle aime. J'en ai le cœur serré. Tain. Ce baiser a un arrière-goût amer. C'est tellement cruel... et en même temps, c'est entièrement ma faute. J'ai même pas le courage d'être honnête avec elle. J'suis pas le prince charmant qu'elle imagine. J'suis un lâche. Je vais la ramener à la cité et resterai loin d'elle. C'est le mieux que je puisse faire pour elle. Une fois qu'elle sera accoutumée à ce monde de dingues, elle m'oubliera et se fera une nouvelle vie.
Je la tiens toujours dans mes bras, contre moi, lorsqu'elle se laisse aller en me parlant d'une épine dans le dos et de sa mort imminente. Arrête de dire des conneries, merde. C'est pas comme si la mort avait la moindre conséquence dans ce monde... et c'est pas non plus comme si j'allais te laisser crever ici. Je vais te sauver. Je te le dois bien.

C'est quoi cette histoire d'épine ? Hey ? Hey ! Réveille-toi !

Ok. Elle est dans les pommes. Le pouvoir de l'autre pervers agit toujours sur elle. Faux espoir, donc. La fuite à deux, c'est mort. Je vais devoir la porter, j'ai pas le choix. Avant ça, je la retourne tout de même sur le ventre, aussi délicatement que possible, histoire de voir s'il y a effectivement quelque chose dans son dos. Je remonte son t-shirt, doucement, de plus en plus haut mais rien à faire : à part son soutif, je n'aurai rien vu. Fin', dans son dos, du moins. J'aurai eu droit à une jolie vue sur son postérieur. Rien à dire, elle est bien foutue, la demoiselle. Voyons... une épine... lorsque le type m'a attrapé par le visage, j'ai eu l'impression de me faire transpercer par des aiguilles. J'ai cru que ma tête allait éclater. J'imagine que ce pervers a dû la toucher dans le dos : ça expliquerait son impression d'y avoir quelque chose d'enfoncé. Ouais, voilà, ça doit être ça. L'effet a dû disparaître chez moi parce que mon don a contré celui de l'ennemi, mais Eliza, elle, subit encore et toujours. Soupir. Je la retourne donc sur le ventre, t-shirt toujours remonté au maximum, ce qui me permet d'avoir une belle vue sur ce qui se cachait dessous. Je... l'ai fait exprès, oui, j'avoue. Elle n'en saura rien, vu son état. C'est pas comme si j'avais touché comme l'autre pervers, de toute façon. Je... et merde, j'ai autre chose à faire que de me trouver des excuses. J'suis un brin perverse aussi, j'avoue. J'ai vu, c'est fait, voilà. Je lui baisse son t-shirt. Il ne me reste plus qu'à chercher après son pantalon et... et... merde ! Je les entends ! Des voix ! Ils sont déjà là ! Plus le temps de penser à la rhabiller, on doit se barrer d'ici et tout de suite.
Je me baisse et la prend dans mes bras, tant bien que mal. Allongée et inconsciente, impossible de la hisser sur mon dos. Un bras dans son dos, l'autre sous ses genoux, j'ai l'impression d'avoir une mariée dans les bras. Au moins, elle n'est pas bien lourde. J'avoue, mon don m'aide beaucoup. Sans lui, j'aurais sans doute les genoux pliés. Sans lui, j'ai pas beaucoup de force dans les bras, malheureusement. Bref. Je me met à courir droit devant moi, en direction de la forêt, laissant tous ces ennemis derrière moi. Je suis rapide, je suis endurante et ils ne savent absolument pas dans quelle direction je suis parti. Il me faut espérer ne pas faire de mauvaise rencontre une fois que je serai dans la forêt.

Et le temps passe, encore ♪

Je suis adossé à un arbre, dans la forêt, Eliza toujours inconsciente dans mes bras, en train de reprendre mon souffle. J'suis en sueur. J'ai mal, aussi. Ma cheville, surtout. Elle est bousillée depuis hier, mais courir a ravivé toutes les douleurs. Fin' bon, mes autres douleurs se sont réveillées aussi. C'est ça de faire des efforts quand on est blessé de partout. La plupart de mes bandages de fortune se sont teintés de rouge. Rien à foutre. J'entends des bruits tout autour de moi, mais allez savoir si ce sont des Laycaïstes ou pas ? Ce sont peut-être des animaux. Ou le vent. Ou... je sais pas, mais je sursaute à chaque bruissement. Quoi qu'il en soit, l'aube se lève et on commence à y voir un peu plus clair. C'est pas forcément une bonne chose, d'ailleurs : dans l'ombre, je pouvais éventuellement passer inaperçu, mais maintenant, exposé au grand jour, ça va être beaucoup plus simple de me repérer. Surtout avec une charge comme Eliza dans les bras. Non pas qu'elle soit lourde, encore une fois, mais elle est assez... encombrante. Elle fait la même taille que moi, si vous préférez, et du coup, je saurais difficilement être discret. Bref.
J'suis à bout mais je dois rien lâcher... je reprend mon souffle vite fait et je me remet à courir.
Je la mettrai en sécurité coûte que coûte.
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MessageSujet: Re: Une rencontre... de bras cassé (CLOS)   Mer 4 Avr - 15:17

Je me réveille enfin. Je vois le soleil se lever et un peu plus loin, Levi reprendre son souffle. Oh, le pauvre... il a dû me transporter pour nous sortir de cette galère. Et dire que, au lieu de me laisser, il m'a sauvée : maintenant j'ai une dette envers lui. Je pense qu'il n'a pas vu que je m'étais réveillée et je veux le laisser se reposer. Je m'assois lentement et doucement pour faire le moins de bruit possible. Aïe !! Mes membres me font mal, mais au moins, comme bonne nouvelle, j'arrive à les bouger. Surement le don de l'autre obsédé s’est dissipé. Je regarde autour de moi. De grands arbres nous entourent et Levi nous a arrêtés dans une zone plus ensoleillée. Je m'étire tout en silence, essayant d'analyser la situation. J'ai froid aux jambes, sûrement parce que je n'ai toujours pas ma PUTAIN de pantalon à la con. Je regarde mes bandages, que je n'avais pas changés depuis un bon moment, et remarque que plus rouge que ça, je ne pense pas que c'est possible. Mais bon, peu importe, tant que j'ai mon sac... MON SAC ? Il est où ? Je le cherche autour de moi, essayant de ne pas attirer l'attention. Calme-toi Eliza et réfléchis au lieu d'agir. Levi ne l'a sûrement pas pris pour éviter de s'encombrer encore plus. Donc... IL n'a pas non plus prix mon arme !!!! NON !! Il faut que je la récupère, il le faut. C'est le seul objet que j'ai encore de mon autre monde et ce n'est pas dès mon arrivée que je vais la laisser. Je dois trouver un moyen pour récupérer ma glaïnus tout en m'éloignant des ennuis. Levi est sûrement partir en vitesse de notre campement, car les ennemis devaient arriver. Voilà un vrai problème qui se présente devant moi : soit je vais prendre mon arme et j'abandonne Levi, ce qui serait vraiment pas très juste, soit je reste avec lui et je laisse en pleine nature mon bien le plus précieux. Au choix. Il faut vite que je prenne une décision avant que Levi me voie réveiller.
Alors que je suis en pleine réflexion, j'entends un bruit venant de la forêt. Tout à coup, un gars assez baraqué y sort et s'arrête devant nous. De cet individu, je peux sentir de mauvaise intention à notre égard. Levi lève la tête et, je peux lire sur son visage, un mélange de peur en ayant vue l'homme à l'aura sombre et surprit à me voir éveiller. Le jeune homme blond a repris des forces, mais je ne suis pas sûre qu'il pourrait se battre, vu l'état de ces bandages. Le supposé « ennemi » a la même allure que le pauvre pervers qui m'avait attaquée. Je me lève en sentant quelques douleurs dans les jambes, mais peu importe. Ce n'est pas ça qui me préoccupe sur le moment, je sens une haine, une colère m'envahir. Je n'avais jamais ressenti de quelque chose aussi profond, de si... sombre. Je sais que si je la laisse sortir sa ne va pas être beau à voir, mais je pouvais pas résister. Mais quelque chose du pauvre mec avait commencé le processus. Sa manière de se tenir, son sourire sadique, sa manière de me regarder. Une chose en lui me donnait encore plus de colère, en effaçant toute peur ou autres sentiments. Je ne dois pas la laisser me posséder... je ne dois pas... je ne... Et d'un coup je me métamorphose. Généralement, je peux contrôler mes transformations, mais là, c'est ma colère qui domine. Elle m'alimente jusqu'au plus profond de moi et ressort toute ma haine qui y était contenue. Toutes les fois qu'on m'a insultée, qu'on m'a sous-estimée ou encore qu'on m'a traitée comme une merde. Mon poil est encore plus noir que d'habitude, mes yeux sont plus sombres, plus ténébreux. Le gars qui nous avait surpris semble étonné et de la peur se lit sur son visage. Vue de l'extérieur, je pense que moi aussi je voudrai prendre mes jambes à mon coup et me tirer, mais là, s'il bouge d'un cheveu je lui saute dessus. Ma haine veut que je fasse un carnage, mais ma partie encore consciente de moi même refusait tout acte odieux. Quelques secondes passèrent dans cette position, laissant le moment en suspens.

« Mais c'est quoi ça ? Oh putain ! C'est un mo... » bégaya le pauvre type.

C'est le mot de trop. Je me lance sur lui, remplie de haine et de rage, alimentée par une force méconnue. En lui sautant dessus, je lui plante mes crocs dans son abdomen et le secoue de tous les côtés comme un vulgaire jouet. Une fois que je l'ai bien agité, je le lance sur le côté, à moitié déchiqueté.
Ma colère part petit à petit et je me rends compte que je venais de tuer quelqu'un. Oh mon Dieu ! Je veux me faire toute petite, redevenir comme avant, sans avoir commis un meurtre. J'essaye de retrouver ma forme humaine, mais je n'arrive pas. C'est pas possible ! Sa ne m'est jamais arrivé ! Merde, je fais comment maintenant ? Je commence à paniquer, à me demander comment je vais faire en restant ainsi transformer ? Un léger frisson parcourt tout mon corps en relevant mes poils de mon pelage. Et si je devais rester comme ça pour toute mon existence. Bon... Je ne dois pas céder à la panique, surtout pas !!! Respire, respire. Ma respiration est lourde, forte, mais régulière. Je regarde autour de moi si par hasard il n’y en aurait pas un autre, puis regarde Levi. Je le regarde profondément, d'un air de chien battu. À ce moment-là, je pense qu'il peut lire dans mes yeux noirs et profonds, un mélange de désespoir et de supplice.
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Levi
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MessageSujet: Re: Une rencontre... de bras cassé (CLOS)   Mer 11 Avr - 16:50

Je suis mort. Sérieux. Je ne voulais pas me reposer plus de quelques secondes mais au final, j'ai dû déposer Eliza et m'asseoir. J'arrive doucement à mes limites. Mon don a beau être puissant, mon corps reste celui d'une adolescente. Je me suis tout de même fait tabasser... je me suis battu... j'ai perdu beaucoup de sang... j'ai même dû lutter contre un don de paralysie... et il m'a fallu franchir une grande distance dans ces conditions, sans oublier que j'ai dû transporter Eliza tout ce temps. J'me demande si j'arriverai jusqu'à la cité dans cet état. Elle n'est plus très loin mais... je n'ai même plus le courage de me relever. Tch. Allez, c'est pas le moment de perdre courage. Il ne reste plus beaucoup de chemin à parcourir, le plus gros est fait. Ce serait con de baisser les bras maintenant. Il me reste plus que quelques efforts à faire et... et... et c'est quoi ce bruit ? Fils de... Un Laycaïste. Encore. J'dois... J'dois me le faire, absolument. J'dois réussir... à me relever... bordel ! J'dois... Eliza ? Elle est réveillée ? Et elle... ouuuh, c'est pas beau à voir ça ! Ce pauvre type vient de passer un mauvais quart d'heure. Au moins, il ne nous ennuiera plus. Quoi qu'il en soit, pour le coup, j'dois reconnaître que j'suis heureux que mademoiselle sans pantalon ait finit par ouvrir les yeux. Et ait un pouvoir assez bourrin pour nous débarrasser d'un ennemi. Ça m'épargne bien des efforts. J'aurai besoin de toutes les forces qu'il me reste pour arriver en sécurité. En attendant, maintenant que nous avons été repérés, il est important de bouger. Si on reste ici trop longtemps, d'autres sales types risquent de nous tomber dessus. Je me relève enfin et regarde Eliza droit dans les yeux. Elle n'a pas l'air d'aller bien, la petite demoi... la grosse panthère. Je me demande si c'est à cause de son meurtre. Ça fait toujours un choc de tuer pour la première fois. Surtout de façon aussi sauvage. Les dons les plus bourrins et sanglants sont souvent considérés comme des malédictions au début. J'en sais quelque chose. Malheureusement, je ne suis vraiment pas doué pour rassurer les gens. J'suis pas doué avec les mots en général. J'me contente donc de tendra la main vers elle et lui grattouiller la tête, comme si elle était un véritable animal.

T'as bien fait. C'était lui ou nous, de toute manière.

J'ai rien trouvé de mieux, non. J'ai pas le temps de chercher, de toute façon. Il nous faut vraiment nous en aller. J'veux dire, ce type était peut-être un télépathe et il aura prévenu ses potes avant de mourir. Ou bien il s'est juste éloigné de ses potes pour aller pisser un coup et d'autres Laycaïstes se trouvent pas loin. Ou... de toute façon, d'autres ennemis savent sans doute où il se trouve et ne tarderont pas à venir le chercher en ne le voyant pas revenir. J'arrête les grattouilles et pointe une direction du doigt.

La cité est là bas. On doit se dépêcher sinon...

Je ne termine même pas ma phrase. Elle comprendra bien la suite toute seule. Sans plus attendre, je me met en route. Je boite, évidemment. Après cette course effrénée à travers les bois, je n'ose même plus poser le pied à terre tant la douleur est grande. Au moins, avec Eliza sur pieds, il nous sera beaucoup faciles de voyager et de nous en sortir en cas de danger. Je crois. Elle est mal en point, elle aussi. Bah, ça ne sert à rien de réfléchir autant. Avançons et... et... woah, woah ! Qu'est-ce qui se passe, là ? Ma vision vient de se troubler l'espace d'une seconde. C'est... hé ? Qu'est-ce que je fous à genoux ? J'étais debout avant de... Bordel. J'suis tombé sans m'en rendre compte. J'ai eu une absence ou bien... ? J'sais même pas ce qu'il m'est arrivé. La loose. Je tourne la tête vers Eliza et lui fait un pâle sourire, en essayant de la rassurer.

C'est rien, ça va.

Mon sang continue de couler, d'humidifier mes bandages. J'ai beau sourire, je suis vachement pâle et mort de fatigue. Ça se voit. J'en peux plus. Mais c'est rien. C'est rien. Je vais me remettre debout et on continuera notre chemin comme si rien ne s'était passé. C'est rien. On arrivera à la cité, on se fera soigner et on oubliera toute cette histoire. Tout va bien. Elle m'oubliera, j'oublierai nos ennemis et mes ennuis devant un bon verre de vodka. Je le vois déjà, ce verre. Il n'attends que moi. Tout va bien.

Putain. Non. Ça ne va pas. Mon corps a atteint ses limites.
J'arrive plus à me relever.
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Eliza Ritch
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Panthère.
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MessageSujet: Re: Une rencontre... de bras cassé (CLOS)   Sam 28 Avr - 21:15

Levi me caresse la tête doucement comme un vrai animal. Oh !! Je ronronne de plaisir et secoue légèrement ma tête dans sa main pour qu'il continue. Cela fait bizarre, mais la sensation est tellement agréable.

❝ T'as bien fait. C'était lui ou nous, de toute manière. ❞

Ce n'est pas grave. Tant qu'on est en vie et qu'on peut se déplacer, tout va bien. Je pense qu'il faut qu'on bouge, car l'autre, maintenant mort, a pu appeler ces camarades d'une manière ou d'une autre. Comme tous les mondes dans ce monde à un pouvoir, il a bien pu les appeler par télépathie. Mais il y a aussi une autre option : il a pu se perdre et tomber malencontreusement sur nous, mais faut se méfier. Levi indiqua une direction avec son doigt et me dit que la cité était là-bas et qu'on devrait y aller, sinon... Il n’a pas fini sa phrase, mais j'ai compris. On commence à se mettre en route, et j'allais à la même vitesse que lui comme il boitait. Je fais de grands pas, mon pelage bouge au grès du vent, et je n'avais même pas froid. Ce qui me préoccupe le plus, en ce moment, est de ne pas pouvoir récupérer mon arme... J'y tiens énormément. Alors que je réfléchis à ce problème, j'entends comme une chute. Je regarde en direction de Levi, qui est à genoux. On peut voir sur son visage, blanc comme un mort, des gouttelettes de sueur. Je pense qu'il a dépassé ces limites. Il doit être crevé, après avoir couru avec moi dans les bras, sa doit être pas facile. Il doit avoir un don qui lui donne une force physique supérieure à la normale, mais, il y a une limite tout. Le jeune homme me regarde et me dit avec un sourire forcé :

❝ C'est rien, ça va. ❞

Ouais, ta rien et en attendant les cochons on des ailes !! Mon œil va !! Sa se voit que tu ne va pas bien, tu es pâle, plein de sueur et tes bandages ont viré au rouge. Je le regarde, il essaye de se relever, mais n'arrive pas. Lei n'a plus de force. Et bain, je vais l'aider. Je mets ma tête juste en dessoude de lui, le monte et le met au milieu de mon dos, en le faisant rouler. Maintenant, on peut aller plus vite.
Je commence à courir en faisant bien attention de ne pas le faire tomber. Je veux récupérer mon arme, et quand je veux quelque chose, rien ne m'en empêche. Je fais un large détour pour ne pas trop éveiller les soupçons et me dirige vers la pleine de menhirs.

Et le temps passe ♪

J'arrive enfin au lieu de ma destination. Il n'y a personne, sauf le cadavre d'un des pervers qui nous avait attaqués. On peut voir sur le sol de nombreux pas, sûrement le passage de nos ennemis sans nous trouver. J'entends Levi gémir, surement de douleur, et cela me montrait bien que je ne l'avais pas perdu en route. Je m'avance vers le cadavre et peux apercevoir près de lui mon pantalon, ma cape et un peu plus loin mon sac ainsi que mon arme. Je prends ma glaïnus et la mise autour de mon cou et mes affaires dans mon sac, en galérant pendant un quart d'heure. Je sens tout à coup que Levi s'accroche à mon arme et qu'il s'appuie dessus. Tant mieux !! Au moins, je suis sûre qu'il ne va pas tomber en chemin !! Je me redresse de toute ma hauteur, pousse un cri aux caractéristiques impressionnantes : grave, bien sonore et d'une puissance phénoménale qui montrait une certaine colère et agressivité. Je commence à courir en longeant la forêt, mais sans y entrer. Levi est dans un trop mauvais état pour traîner et je me mets toute mon énergie pour arriver le plus vite possible à la cité. Au bout de quelques heures, je vois la cité au loin. J'y entre sans me faire remarquer et dépose délicatement le jeune garçon près d'une auberge. J'espère que quelqu'un le remarquera, il ne pourra pas tenir bien longtemps avec ces blessures. Je m'en vais de la cité en espérant que ma nouvelle vie ne sera pas trop mouvementée.
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