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 Vive le vent, vive le vent, vive le vent d'hiver ♪ [Piège à Maena activé]

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Levi
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MessageSujet: Vive le vent, vive le vent, vive le vent d'hiver ♪ [Piège à Maena activé]   Sam 28 Jan - 16:32

Je suis un abruti. J'comprend vraiment pas ce qui m'est passé par la tête quand j'ai décidé d'explorer la montagne. J'veux dire... j'me fais royalement chier dans la cité ces derniers temps et je ne me suis jamais aventuré bien loin à l'extérieur : découvrir de nouveaux paysages me semblait être une bonne idée pour tuer le temps. Le fait est que ça me semble toujours être une bonne idée. Mais pourquoi la montagne, putain ? J'sais pas, j'aurais pu choisir, genre, la côte ou quelque chose dans ce style là. La montagne... non mais quel abruti je fais, sérieux. Le pire, c'est que mon cerveau a dû arrêter de fonctionner lorsque je me suis préparé à cette petite expédition en solitaire. Je savais qu'il y aurait de la neige et qu'il ferait froid mais... je m'attendais à un paysage blanc avec des sapins, un peu comme chez moi en hiver, pas à me retrouver propulsé dans un putain d'album de Tintin au Tibet ! Me voici donc en pleine tempête avec mes fringues habituelles, à savoir un jeans d'homme, un sweat bien large et des baskets aux pieds. J'ai bien un bonnet, une écharpe, un gros blouson et des mitaines aux mains mais ce n'est pas ça qui va me permettre de survivre bien longtemps. Il m'aurait plutôt fallu une combinaison d'alpiniste.
Après un soupir, je remonte mon sac à dos sur l'épaule. Il est remplit de conneries, comme des vêtements de rechange, des paquets de biscuits ou encore une flasque de vodka mais je ne suis pas certain que le contenu supposément comestible le soit encore. Il fait tellement froid que tout doit être congelé là dedans. Quelle merde. J'me suis préparé pour une excursion scolaire et me voici face au déchainement des forces de la nature. Je ne le dirai jamais assez mais en cet instant, je me hais autant que cette montagne. La seule bretelle encore en état de mon sac se refait la malle et me voici obligé de le replacer correctement une fois de plus. Je ne sens même pas son poids. Enfin, pour le coup, je ne sens plus grand chose. J'commence même à m'inquiéter pour mes orteils, quoi. Si l'un d'eux se détachait maintenant, je ne m'en rendrais même pas compte.

Through the gates of hell, as we make our way to heaven

Putain. Non. Même chanter mentalement ne m'aide pas à me sentir mieux, peu importe combien le refrain peut sembler adapté à la situation. Le blizzard se fait de plus en plus fort et je me rend compte que j'ai bien peu de chances de m'en sortir. J'ai la trouille. Juste un peu. Crever ici, de cette manière, je vous avoue que ça ne le fait pas très envie. En même temps, j'peux rien y faire. Ça fait des heures que je vais de l'avant mais je suis complètement perdu, j'suis mort de froid et j'avance de plus en plus lentement, tant à cause de la fatigue que du vent contraire qui s'intensifie. Non, non et non, reprend toi ma vieille, t'as pas le droit d'abandonner ! J'ai sommeil, j'ai envie de baisser les bras mais j'dois continuer. Tiens, j'me fout même une claque pour reprendre mes esprits. Je dois réfléchir, trouver une solution. Inutile de chercher à braver le blizzard comme un attardé plus longtemps, être trop pressé ne fera que m'attirer des ennuis. Il me faut avant tout trouver une grotte, un rocher sous lequel me glisser ou n'importe quel genre d'abri.
Je scrute l'immensité grise qui se présente devant moi à la recherche d'un enfoncement salvateur mais un éclat rouge apparaît soudainement dans mon champ de vision. Il vient d'en bas, au niveau de mes pieds. Je baisse la tête, juste à temps pour voir une longue mâchoire ouverte me foncer dessus. Réflexe surhumain, je fais un bond en arrière et évite de me faire dévorer par... par un crocodile. Tout blanc, avec des yeux rouges perçants. Je suis passé à côté de lui sans même le voir, tant il se confond bien avec la neige. Je fais deux en pas en arrière pour mettre de la distance entre lui et moi mais voilà que je sens un poids lourd peser sur mon épaule. Un second crocodile vient de m'arracher mon sac et le secoue avec sa gueule, pensant certainement qu'il s'agit de ma chair. Saloperie ! Pas le temps de m'en inquiéter, le premier bestiau revient à la charge. Pas le temps de réfléchir non plus. Je fonce vers la bête et me retrouve à lui maintenir la gueule ouverte avec les mains. Il est énorme et émet des bruits qui me font penser à un gros camion embourbé. Heureusement, mon don me donne plus de forces que lui. J'suis bien content de l'avoir, pour le coup, vous pouvez me croire. Il cherche à se dégager, j'ai pas le temps de m'amuser, je lui ouvre la gueule au maximum, en poussant un cri, et sens sa mâchoire inférieure se briser. Bien fait. Fallait pas essayer d'me bouffer, connard. Il se retourne et s'enfuit en émettant des bruits beaucoup plus aigus. C'est ça, casse toi. Normalement, je l'aurais rattrapé pour lui faire la peau mais là, je dois me calmer et économiser mes forces. Surtout que j'en ai un deuxième dans le dos.

Je me retourne et, comme prévu, je constate que l'autre croco en a eu assez de jouer avec mon sac à dos. Il me faut le récupérer. La bouffe qui se trouve à l'intérieur n'est peut-être pas inutilisable et j'en aurai rapidement besoin. Et puis même, c'est MON sac, ça me fout les boules de l'abandonner au milieu de nul part. Je vais lui botter le cul vite fait bien fait, moi, à ce crocodile des neiges, et je récupèrerai mon bien. Ou pas, en fait. En y regardant bien, je me rend compte que de petits amas de neige se déplacent lentement dans ma direction. Une meute. Bon dieu, mais depuis quand ça se déplace en groupe, des crocos ? En même temps, depuis quand ça survit en pleine ère glaciaire ? Puis, depuis quand ça vit hors de l'eau ? Enfin, d'accord, la neige, quelque part, c'est de la flotte, mais même ! Tant pis pour le sac, si j'me barre pas maintenant je vais me faire bouffer vivant. La situation a empiré depuis tout à l'heure. J'fais volte face et m'enfuis aussi vite que mes petites jambes le permettent, à contre cœur, luttant contre le vent violent et toute cette neige qui m'arrive aux genoux. J'suis trop lent. Bordel. Plus vite. Ils gagnent du terrain.
Non. En fait c'est encore pire que ça. Ils pourraient me rattraper en moins de deux s'ils le voulaient vraiment mais ils se contentent de me suivre. Ils jouent avec moi. Ils savent que j'ai encore assez de force pour les emporter avec moi. Ils attendent juste que le froid ait raison de moi. Une fois que je n'aurai plus assez de forces pour avancer, ils viendront me bouffer vivant. J'en ai les larmes aux yeux. Putain. J'ai envie de chialer. J'veux pas finir comme ça. Est-ce que je ne devrais pas justement chercher l'affrontement tant que j'en ai encore la possibilité ? Non. Même si je gagne, je m'en sortirais pas indemne et je crèverais quand même. Tout c'que j'peux faire, là, c'est fuir, m'épuiser inutilement, en espérant un miracle.

Miracle.

La tempête se calme, les rayons du soleil percent à travers les sombres nuages. La neige qui m'arrivait aux genoux fait soudainement place à de l'herbe bien verte. Il y a des colonnes un peu partout, certaines d'entre-elles sont brisées, écroulées. Le climat est devenu doux. Le voilà, le paradis que je cherchais ! Minute. Non. À bien y regarder, j'ai l'impression que le blizzard continue de faire rage derrière moi. Derrière moi et autour de moi. Je viens d'atterrir dans une oasis d'un genre nouveaux. What the fuck, sérieux. Quel monde à la con. Je pige que dalle, si ce n'est que mes poursuivants sont bien embêtés. Ils n'osent pas s'aventurer ici. Trop chaud et vert à leur goût, j'imagine. J'retrouve un peu espoir, pour le coup. Tous mes problèmes sont loin d'être réglés mais je n'aurais jamais espéré tomber sur un abri aussi agréable. Plus qu'à attendre que la tempête se calme et.... mmh. Et quoi ? J'suis toujours paumé et les crocodiles sont toujours là. Je les vois. Ils attendent que je revienne sur mes pas, comme s'ils savaient que je ne pourrais pas rester ici éternellement. Un paradis ? Mon cul, ouais. Juste un peu de répit avant de reprendre la lutte. Ils m'énervent, ces croconeiges. Croconeiges, parfaitement, j'les nomme comme je veux après tout. Qu'ils aillent voir ailleurs si j'y suis. J'en ai marre de cette situation. Les mains en porte-voix, j'me met à hurler comme un timbré.

Allez vous faire foutre, vous m'aurez jamais vivant !

Ils comprennent pas un mot, bien évidemment, et c'est pas ça qui va les décourager d'un bon repas mais ça me calme un peu. J'retire mon bonnet, mon écharpe, mes mitaines et mon blouson avant d'les déposer sur une colonne effondrée. Ils sont trempés. J'suis trempé aussi, d'ailleurs. J'pose mon cul sur la fameuse colonne et j'en profite pour retirer mes baskets et mes chaussettes avec. Mes orteils sont encore là, magnifique. Non mais j'ai vraiment flippé quand j'ai arrêté d'les sentir, sérieux. Rassuré, j'me recroqueville autant que possible. J'me les gèle. Moins qu'avant, forcément, mais comme je l'ai dit, j'suis trempé de la tête aux pieds. J'ai l'impression d'avoir sauté dans une piscine tout habillé. Mes cheveux sont dégoulinants. Techniquement j'devrais me dessaper et laisser mes fringues sécher dans un coin, mais j'en ai aucune envie. Le silence qui règne aux alentours, surnaturel et agréable, me donne l'impression d'être seul au monde mais j'ai pas la zone entière sous les yeux et rien ne me garantit que j'sois le seul humain dans les parages. Et puis même. J'me met pas à poil comme ça dans la nature. Et j'ai la flemme. Et sommeil aussi. Bref, rien à foutre, ça sèchera tout aussi bien sur mon dos.

Mon ventre crie famine, j'ai perdu le sac qui contenait toutes mes affaires et le silence ambiant ne m'aide pas à garder les yeux ouverts, mais je me force à rester éveillé encore un peu.
Je dois trouver un moyen de me sortir de cette situation de merde.
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MessageSujet: Re: Vive le vent, vive le vent, vive le vent d'hiver ♪ [Piège à Maena activé]   Dim 29 Jan - 14:29


Pour.


Presently my soul grew stronger; hesitating then no longer,
''Sir,'' said I, ''or Madam, truly your forgiveness I implore;
But the fact is I was napping, and so gently you came rapping,
And so faintly you came tapping, tapping at my chamber door,
That I scarce was sure I heard you''- here I opened wide the door;-
Darkness there, and nothing more.


Je, ne comprends, définitivement rien. Du moins pas en lecture. J'ai bien deux mots que j'reconnais, mais alors sérieux là je capte que dalle. P't'être parce que je sais plus vraiment lire, je sais pas. Oh puis merde, m'en fout. J'veux réapprendre, alors je vais y arriver. Aller, c'parti.

Deep into that darkness peering, long I stood there wondering, fearing,
Doubting, dreaming dreams no mortals ever dared to dream before;
But the silence was unbroken, and the stillness gave no token,
And the only word there spoken was the whispered wo...


- Hé, Maena!

Enfoiré. Lève les yeux, volte face. C'est pas tous les jours qu'on m'appelle comme ça, mais celui qui a fait ça est un enfoiré, et j'vais lui péter la gueule comme il faut. Non mais puis quoi, encore, t'es fou toi genre tu t'ramènes tu m'coupes et p... Et, Maena? t'es sérieux? Putain, j'ai même pas calculé. Mon prénom, quoi. J'veux dire, et prononcé avec autant d'entrain. Et surtout par mon prénom. Ca mérite un intérêt, aller. Même si j'suis occupé. Tsss.

- T'es là!

... Et un pion qui m'tutoie?! Ben putain, c'est jour de fête ou quoi? Ils ont p'être compris que j'répondais pas si ça m'plaisait pas, c'est mignon. Espèrons qu'ce soit ça, ce serait formidable tiens. M'enfin j'me fais pas d'illusions non plus, hein. Ce type, je l'ai déjà vu à plusieurs reprises, j'le sais. Même, vu son grand sourire il me connait. Tant mieux pour lui. Sachant qu'en plus il a l'air content d'me voir. Je sais pas c'que j'lui ai fait, mais il doit être content, j'pense. Bref. Il est habillé pour partir en excursion dans les montagnes. J'veux dire, gros blouson, gants, écharpe, la totale. Moi j'suis assis en tailleur, à moitié nu, sur mon lit, au milieu du couloir. Et j'suis sûr qu'il va m'demander d'l'accompagner, ce à quoi j'vais répondre non, et puis il va me faire une scène, j'vais lui péter la gueule, et voilà, et voilà, et-voi-là. Comme d'habitude, hein, ça change pas. J'ai dû faire ça trente mille fois avec ce mec, j'suis sûr. Mais j'me souviens absolument pas d'qui c'est.

- Ben ouais, j'suis là. T'es qui, toi?
- Tu sais, j'suis l'Parrain de...
- Ah, ouais, d'accord.

Pas d'accord du tout en fait, j'sais toujours pas qui c'est mais j'ai pas envie qu'il s'mette à déblatérer sa connerie de vie, j'm'en beurre la raie. Bon, accouche.

- J'voulais t'demander, t'sais qu'il y a l'enclave dans les montagnes, et j'v...
- Nan.

Dé-truit. Le pauvre. Il va cash m'en vouloir. Boarf, du moment que j'peux toujours essayer d'lire, moi, ça m'gêne pas. Machin, j'crois qu'en fait c'est un des mecs qui m'a juré allégence j'sais pas quoi, 'fin un mec qui m'adore. Je sais pas pourquoi, mais j'suis son modèle, un peu. Ma foi, s'il veut mon corps il est foutu, et s'il veut quoi que ce soit qui le rapproche de moi c'est foutu aussi. J'comprends pas. y'a des gens comme ça qui m'ad...

- Mais Maena! J'te jure tu l'regretteras pas!
- J't'ai dis non, ça t'suffit pas? Fous l'camp.
- Mais il parait qu'il y a des créatures bizarres, là-bas.
- Ouais, bienvenue sur Alea, mec.
- Mais non, pas comme ça! Des trucs vraiment, vraiment bizarres.
- Fais-moi rêver, vas-y.
- Des croconeiges.
- C'est connu, ça, vieux. Tu crois qu'elles viennent d'où les cicatrices?

Ouais, j'avoue, j'mens. Et puis merde.

- Et on peut y voir Belzeneff.

Ouais, je sais qu'il ment. M'enfin il me lâchera pas. Viens j'me paye sa gueule.

- T'es sérieux? Tu m'y emmènes?!
- Ouais, prépare-toi, j'suis prêt!

Sourire un. Sourire deux. On est contents, hein? Contents-contents. Bon tu dégages, là?

- Et... j'ai pas l'droit à deux secondes de liberté, là? J'sais pas, m'fringuer, m'préparer, ce genre de trucs?
- C'est déjà tout prêt. T'enfiles ton pull, ton haut, et c'est parti!

... Oh l'enfoiré. L'enflure. Il m'a préparé un sac... J'y crois p... Non, t'es sérieux? Merde, ça doit pas être la première fois du j'vais m'péparer pour t'foutre un vent. Et ça s'appelle un sweat, bordel. Un SWEAT.
Oh bordel.
Meeeeeeeeeeeerde... Pfff...

- Alors, c'pas gé...
- Mais bordel, tu peux pas la fermer?!

Déjà qu'j'ai les boules d'être là, faut que c'te connard la ramène pendant vingt minutes. C'est bon, ça va. Puis franchement j'suis con, rien n'm'obligeait à y aller à son truc. Le pire, c'est qu'on est genre tous les deux, t'as vu. QUE tous les deux. Bien sûr qu'il veut gagner mon affection j'sais pas quoi, soit pour pouvoir grimper les échelons plus vite, soit pour pouvoir s'attirer ma protection, soit pour s'attirer autre chose. Ouais ben mon vieux vu ta gueule, compte pas sur moi pour quoi que ce soit, hein. Bon. Roh, mais y va m'lâcher, oui?! Quelle horreur. J'me retrouve caché dans un buisson, perdu quelque part dans la montagne, à attendre je sais pas quoi qui s'ramène et en perpétuel danger avec cet enfoiré à côté d'moi. Non mais c'pas possible. Franch'ment, sortez-moi d'là, quoi. Pitié. J'veux pas rester avec ce gueux. J'ai pas à être avec lui, d'ailleurs. Non mais attends, l'est fou lui. Genre c'parce que j'suis avec lui qu'ça y est, c'est la fête. Non mais t'as rien gagné, vieux, sérieux. Au contraire, là il réussit qu'à m'les casser encore plus alors imagine. Déjà qu'tu m'les brisais déjà de base, toi, ça va pas l'faire du tout.

- Alors? Tu crois qu'on va voir qu...
- Boucle-la, ou j'te jure que tu verras plus jamais rien de ta saloperie d'existence.
- Roh ça va...
- Ca va? Ca va? Répète ça en m'regardant dans les yeux, on va voir si ça va toujours.
- Hé, Maena, zen! Lâche-moi, vieux, séri...
- Vieux? Depuis quand j'suis ton pote, là, tu m'expliq...
- Hé! Non! J'veux dire, juste, j't'admire à fond et...!
- ... Putain ta gueule.

Ma main se retire de son col et vient lui exploser le menton contre le sol. Enfin, presque. Juste, je le fais se baisser. J'me terre juste après lui. Quelqu'un vient de rentrer. Non pas une créature. Les pas sont cadencés, rythmés par le froid. Un autre pion, ça se sent. Même, ça pue l'Oppsédé à plein nez. J'écarte deux petites branches, risque un oeil près de notre invité surprise. À défaut d'avoir une créature ultra gigantesquissime et superpuissante, on aura de quoi s'défouler un bon coup. Puis non, moi je casse de l'Oppsédé, lui il se barre d'ici, j'le veux pas dans mes pattes. Tu parles d'une connerie, la prochaine fois j'rigole plus. Faut vraiment que j'le retienne, lui. Mais tu parles, il est tellement laid que le tri sélectif l'efface direct de mon cerveau. C'est drastique, chez moi. Ca, pas d'doutes.
Il est emmitouflé dans sa tonne de vêtements, et il crève de froid. Tu parles, tout est foutu tellement c'est trempé. Il est franchement pas grand. Du tout. J'dois faire quoi, dans les quinze, vingt centimètres de plus que lui, 'fin la loose pour un mec quoi. Parce que bon, c'est un me...

Allez vous faire foutre, vous m'aurez jamais vivant !

... Ou pas, en fait. Putain, quelle virilité, j'en r'viens pas. Bon.
Il se déshabille. Il va choper la mort, putain. Petit blondinet. Quoiqu'un peu efféminé sur les bords, mais ça on y peut rien. Il est blanc comme un cachet t'sais quoi. C'est vrai, il est mort de froid, en train d'congeler sur place. M'enfin il a pas l'choix, faut qu'il se déshabille. Putain, il est trempé. Ca m'ferait presque d'la peine, tiens. Il est quoi. Pion, Parrain grand max? Il devrait pas être ici sans surveillance. Doit y avoir toute une smala derrière, t'sais quoi, s'ils nous chope j'te raconte pas l'bain d'sang qu'on va devoir se farcir. Bon. Qu'est-ce qu'il fout là. Puis non, ils arrivent quand les au... Attends merde, c'est quoi c'bord... Ah ouais! Carrément! Des crocodiles, uh. Ils ont tous dû se faire bouffer, en fait. Et te voilà seul. A priori il n'a aucune affaire sur lui, peut-être que c'était pas prévu comme excursion, ou que c'était les autres qui avaient le pique-nique. Pas d'bol. Bon, ben on va pas y toucher à c'marmot. De toutes façons il crèvera bien tout seul comme un grand, m'en fout. Et puis bon, il peut bien m'attaquer, j'ai un bouclier humain qui viendra crever à ma place. Si c'est pas magnifique, tout ça, dis-moi.
Rah, mais dégage ta tête de là, toi! Qu'est-c'qu'il r'garde, ce con? Ouais, voilà, t'as vu un Oppsédé de près, c'est merveilleux.

- Hé, mais j'le connais, lui!

... Bah c'est nouveau, ça, ma couille. Et parle pas si fort, ducon, il va nous entendre.

- Ah ouais? Et j'peux savoir d'où?
- Ben, on était en patrouille et l'a trouvé dans la forêt, tout seul. Alors on a voulu l'buter, normal, mais il s'est enfui et...
- Attends, attends. T'es en train d'me dire que t'as attaqué c'merdeux? À combien? Non, même, c'était quand c't'histoire? Et avec qui? T'avais une autorisation?
- Ben, on était juste en patrouille, quoi... Y'avait... On était trois, avec deux autres Parrains, y'en a d'autres qui sont venus après et puis on est tombés sur lui qui s'planqu...
- Attends, tu veux dire que t'as attaqué cet avorton, alors qu'il était seul et sans défense, et que vous étiez toute une meute?!
- Mais... Mais c'est not' job, non...?
- Et ton honneur, il est facultatif?! J't'explique, tu t'attaques à quelqu'un de ta taille. Surtout si en plus tu le laisses filer en plein milieu du truc, c'est ridicule.
- Mais on pensait l'attacher, puis bon...

Oulà. J'aime pas ce silence.

- Puis bon quoi, tête de con?
- Ben ça fait des s'maines qu'on a pas pu taper sur quelq...

Ok t'es mort.
J'le prends par le col, le lève. On est genre plus du tout cachés, pour le coup. Rien à foutre. Y'a une colonne derrière moi. J'le jette dessus. Le récupère, lui écrase la face contre le marbre. Il souffre. Il saigne. Bien fait pour sa saloperie de gueule. J'le décolle, le pousse en avant. Une, deux fois. On passe juste devant le blond. Un gros rocher. Parfait. Trois fois, il attetit contre. Son thorax contre la pierre. Ma chaussure vient lui broyer colonne vertébrale, côtes. J'ai ses deux bras à ma merci, et je n'me gêne franch'ment pas pour le lui faire savoir. C'est sordide. Il mérite que ça. Je tire vers l'arrière. Va-y. Aller. Tu sens c'que ça fait, d'être la victime...? Comme quoi, t'as vraiment rien pour toi, sale porc.
Un craquement qu'on n'peut qualifier que de glauque. Et un deuxième. Mon sourire est immense, j'retiens un rire. Son cri est terrifiant.
Il pleure, pauvre petite chose. Et ça s'dit à mes ordres, dévoué. Tu parles d'une connerie, toi.

- Alors? Satisfait? Tss. J'ai pitié d'toi.

Deux bras en moins, il est foutu. J'me retourne, regarde la source de ma haine envers cette vermine. Le blond. Sans doute, un peu dérangé par la scène. Et crois-moi, ça va pas s'arranger. Je libère mon pied de son support, tire le démembré vers moi, avant de le jeter au sol, aux pieds de celui qui devrait être mon ennemi. Y'a un certain respect, dans c'que j'fais. Un respect étrange, mais une notion quand même. J'm'accroupis face à lui, maintient le crâne de l'autre levé. C'est du respect, j'te dis.

- Il t'a attaqué, non? J'veux pas savoir qu'il t'a fait. Fais-en c'que tu veux.
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MessageSujet: Re: Vive le vent, vive le vent, vive le vent d'hiver ♪ [Piège à Maena activé]   Lun 30 Jan - 18:32

J'aurais jamais cru que ma situation empirerait. Et pourtant. Des mecs de chez Layca, vraiment ? Et qui se tapent dessus devant moi ? C'est quoi ce cirque ?! Enfin, qui se tapent dessus... c'est plus du genre à sens unique, là. Il y en a un qui tape et un qui morfle. Le premier émet une aura qui ne me rassure pas des masses, le second me dit quelque chose. Je l'ai déjà vu quelque part, mais où ? J'sais plus mais pour le coup, ça n'a pas vraiment d'importance. What the fuck, quoi. Puissance dix. J'suis tellement étonné par cette apparition d'ennemis en pleine scène de ménage que j'reste assit sur ma colonne, les yeux écarquillés. J'sais pas quoi faire. Ni quoi penser, d'ailleurs. Juste... pourquoi ? Ils passent devant moi sans se retourner. J'existe pas ou quoi ? Ils sont à fond dans leur fight. Il est, du moins. Le second a pas trop le choix j'ai envie de dire. Bam, sur le rochet. Il va se faire arracher les bras, là. Dur. Je les fixe toujours avec une tronche d'ahuri. Non mais sérieux, c'est la première fois que j'vois ça depuis que j'suis arrivé ici. Ils se démontent la gueule, là, comme ça, devant moi. Non mais j'veux dire, j'suis leur ennemi, quoi ! D'accord, j'suis pas bien imposant mais quand même, merde quoi, j'suis pas insignifiant à ce point là. J'me sens franchement insulté.
La victime se fait démembrer et se met à hurler, à chialer. Ha ben ça, mon coco, ça fait pas du bien. J'suis bien placé pour le savoir vu le nombre de mecs que j'ai désarticulés. La brute se tourne vers moi et je reprend enfin mes esprits. Merde. Il veut se fritter avec moi aussi ou quoi ? J'arrête enfin d'le regarder avec un air abruti et j'me relève, poings en avant, prêt à me défendre. J'tremble de partout tellement j'ai froid, j'dois pas être impressionnant du tout. Au contraire, même, j'dois avoir l'air assez ridicule mais je m'en fous. Il balance sa victime à mes pieds et s'accroupit. Non, mais.. qu'est-ce qu'il fout encore ? J'comprends plus rien. Il me parle. J'ai l'impression qu'il cause chinois, le bonhomme. Son collègue m'a attaqué ? Mais qu'est-ce qu'il...

Bon dieu, mais oui.

J'm'en rappelle, maintenant, de cette tête de con ! C'est un de ces salauds qui me sont tombés dessus en forêt et qui m'ont fait vivre l'enfer. Ils n'ont pas abandonné la partie facilement, en plus, et je ne m'en suis pas sorti indemne. Ça c'est assez mal terminé, d'ailleurs... autant pour moi que pour certains d'entre-eux que j'ai envoyé six pieds sous terre. Mais lui, là, il a réussi à s'enfuir et s'en sortir sans bobos alors qu'il a activement participé à mes malheurs. Rien que le fait de revoir sa sale face me met en rogne. Là, j'ai envie de lui éclater la tête dans une colonne. Il faisait bien le chaud au milieu de ses potes mais ici, c'est une autre histoire, hein ? Plus j'le vois, plus j'ai envie de lui faire payer. J'ai juste à tendre le bras pour l'attraper... et c'est bien là le problème. Il se prend pour qui, le masqué, là ? Non, mais, sérieux ? Tu me l'offre sur un plateau, comme ça ? J'en veux pas de ta pitié, mec. T'as cru que je ne pouvais pas lui meuler la gueule tout seul ? J'ai pas besoin de papa maman pour me défendre, hein. Encore moins d'un membre du camp adverse. La honte, quoi. J'ai encore une fois cette impression d'être un petit animal fragile à qui on offre une proie incapable de riposter. Ça me fait chier, vraiment. Et ça se voit. J'ai limite envie de lui cracher des insultes à la figure. Et de lui cracher à la figure tout court. Bon. Bon, bon, bon. Calme toi ma grande, respire un grand coup, ça va aller.

C't'une blague ? Non mais sérieux, mec, te fous pas d'ma gueule, j'ai pas besoin d'ton aide pour lui faire la peau.

Au fond, ça partait peut-être d'un bon sentiment de sa part mais j'peux pas faire sans lui dire. Et puis même, tu parles d'un cadeau. J'ai même plus envie de taper sur ce con maintenant qu'il est dans cet état. Il peut même pas se défendre, comment voulez-vous que j'prenne mon pied à le démolir ? En attendant, le masqué, là, il m'intrigue. J'me suis senti insulté, pour le coup, mais il a quand même démonté un des siens juste pour me l'offrir en pâture. La manière dont il s'y est prit me débecte, certes, mais j'peux pas nier qu'il l'a fait pour moi. J'veux dire, il sait que ce sale type m'a attaqué l'autre jour, ça ne peut pas être une coïncidence. Il devrait plutôt être content que j'me sois fait tabasser, non ? J'dois avouer que mes neurones surchauffent. En attendant, j'sais pas trop quoi faire de cet étrange présent geignard et larmoyant.

Puis qu'est-ce que tu veux que j'en fasse de c'con ? Démolir des mecs sans défenses, c'pas trop mon trip.

En même temps, on ne me demande pas de taper dessus. Fais-en c'que tu veux. Non mais même, à part m'en servir comme sac de frappe, quelle utilité peut-il bien avoir ? Servir d'appât aux croconeiges, éventuellement. Non mais voilà quoi, même si j'ai aucune envie de le tabasser dans son état, si son sacrifice peut me sauver la vie, j'hésite pas une seconde. J'suis pas mère Térésa non plus. Après, en lui même, il ne sert à rien, le bonhomme. En lui-même, du moins. J'imagine qu'il a emporté des vivres avec lui et ça me serait très utile. Et puis ses fringues m'attirent, aussi. Non pas que je sois fan de son style vestimentaire, loin de là, mais je suis toujours trempé jusqu'aux os et me changer ne me ferait pas de mal. J'donnerais n'importe quoi pour me retrouver au sec, là. Mais avant tout, je dois m'occuper d'un problème plus urgent : monsieur masque. J'ai envie de savoir ce qui lui est passé par la tête, certes, mais également ce qu'il prévoit de faire maintenant. Je lui pose directement la question, c'est mieux que d'me torturer l'esprit pendant des heures, j'suis bien trop fatigué pour ça.

Sinon, ça t’arrive souvent de massacrer tes copains ? Et quoi, maintenant ? On doit se mettre sur la gueule ?

S'il avait voulu me faire la peau, il se serait déjà jeté sur moi, non ? J'sais vraiment pas quoi penser de ce type mais j'aimerais éviter un duel. Il ne m'a pas l'air d'un enfant de cœur, et puis même. J'ai une grande gueule mais là, de tout de suite, j'dois avoir l'air tellement pitoyable avec mes petits poings levés. J'ai sommeil, j'tremble de froid et j'tiens à peine sur mes jambes... impossible de tenir tête à qui que ce soit dans cet état. J'ai utilisé toutes mes forces pour me frayer un chemin dans le blizzard et je n'en ai plus assez pour me défendre. Tout ce que je peux faire, c'est aboyer, bluffer. Je hais cette situation et je ne peux en vouloir qu'à moi-même.

J'imagine qu'à ce point, les choses ne peuvent plus empirer.
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MessageSujet: Re: Vive le vent, vive le vent, vive le vent d'hiver ♪ [Piège à Maena activé]   Ven 3 Fév - 23:40


All alone just for tonight, I'm yours and you're mine.


Il m'a pas l'air casse-couilles, lui. Du tout.
Mais alors, FRANCHEMENT PAS, tu vois. Putain, j'vais le lui faire bouffer le Laycaïste. Vais lui faire gober, j'te jure. C'est qu'il gigote en plus ce c, tiens, tieeeeens, reste au sol pauvre merde... Putain, ça m'donne envie d'cogner. Te fous pas d'ma gueule j'ai pas b'soin d'aide pour lui démolir la gueule, non mais j't'en foutrais moi d'la gentillesse, t'es sérieux? Putain, ça m'apprendra à jouer les grands coeurs avec ces connards. Puis j'suis con, j'avais pas à faire ça. Ouais mais non. Tu traîtes pas quelqu'un comme ça. C'est pas un sac de frappe, c'est pas un jouet sexuel, il est moins puissant qu'toi alors merde, tu fais pas n'importe quoi. Ah bordel, ça m'file la gerbe sérieux. C'est bon. C'est même pas pour l'ennemi que j'fais ça, en fait, j'crois. C'est juste... Putain, regarde-moi ça. C'est l'honneur du clan qui en a pris un coup à mes yeux, là. C'est bon, tu t'attaques à quelqu'un d'ta taille, tu fais pas n'importe quoi. Tu touches pas aux plus faibles, c'est tout. C'est tout. Pas besoin de charte pour ça, j'vois pas pourquoi ça lui a traversé l'esprit. Non, franchement j'comprends pas comment on peut penser comme ça, ça m'dégoûte. Juste. Tu t'attaques pas à plus faible que toi sans raison. C'est une des règles de base. Faut croire que l'éducation chez Layca laisse clair'ment à désirer.
Ca bout en moi. J'vais pas tarder à péter les plombs pour de bon. Il remue, le salaud. Il croit peut-être pouvoir s'échapper, pouvoir négocier sa liberté, sa survie. Tu sais quoi? J't'en foutrais, moi, d'la liberté. Il crèvera ici. Je te jure qu'il revient pas avec moi à la Forteresse. Et si c'est pas maintenant, c'est plus tard. Si c'est pas par la main ennemie qu'il cède, ça sera par la mienne. Il est hors de question que ce... déchet, cette immondice reste cachée derrière mon dos. J'abrite pas les enflures. J'suis pas un collabo. Je sais, c'est cruel. Mais j'partise pas avec ceux qui vont pas dans l'même sens que moi. C'est tout. Et lui, il est clairement à contresens. Complètement paumé. Qu'il n'compte plus sur moi. Pour rien. Couverture, discussion. Là, même plus la peine de compter là-dessus. Et j'compte pas m'arrêter là. Je vais le pourir. Je vais le détruire. Je vais lui ruiner la vie. Lui ruiner. J'sais y faire, pour ça, t'inquiète pas, va. J'vais le pulvériser. Ah putain ça m'démange, là. Avec ses yeux de clebs battu. J't'en foutrais moi d'la virilité, ici. Putain.

Sinon, ça t’arrive souvent de massacrer tes copains ? Et quoi, maintenant ? On doit se mettre sur la gueule ?

Il s'énèrve, celui du dessous. Il gigote, et moi j'le plaque au sol. Encore plus. J'sais pas comment c'est possible. Il chouine. Il couine, même. Putain, j'me sens quasi honteux d'être chez Layca, là. Saloperie de... Hé, qu'est-ce que...?!

- Sale chien d'Oppse! Tu l'as hypnotisé, hein?! Dis-l...
- La ferme, salopard!

Mon poing part tout seul. Vraiment. Implusion, là, j'contrôle plus rien. J'lève les yeux vers l'Oppsédé, prêt à lui cracher mon venin à la gueule. Pourtant, j'devrais pas. Il a pas été agressif ni rien. Mais c'est l'autre, là, il me rend dingue. J'dois m'en débarasser. Vite.

- Massacrer mes copains? J'le fais quand j'veux. C'est pas un problème. J'marque une pause. Le temps de resserrer mon emprise sur la cible, de le maintenir au sol par une main au niveau du col. Ferme, la main. J'vais le lever, de toutes façons, j'en peux plus d'l'entendre geindre comme une pucelle perdue la nuit dans l'quartier mafieux. Et se mettre sur la gueule, pourquoi pas. Ah mais non. Démolir des mecs sans défenses, c'pas trop mon trip.

Il est trempé, frigorifié, tremblant, à moitié mort de froid, faible, freluquet, et franchement il me fait pitié. J'ai rien à ajouter. J'tombe que sur les cas de merde, aujourd'hui, sérieux. Je hisse le compatriote debout, je fais de même pour moi, et je le fais basculer vers l'avant, l'entrée de l'enclave. J'tourne le dos à l'Oppsédé. J'devrai pas. Il pourrait me sauter dessus, m'attaquer. Je sais pas ce qu'il a comme pouvoir. Bwarf, au pire, il est plus faible que moi, ouais. M'enfin c'pas une raison. Oh, j'avais oublié les croconeiges, moi. Dis. C'est qu'il va pas pouvoir sortir, Machin. Ben comment qu'on va faire, hein? Oh, pauvre chéri. Pathétique. Non, retourne-toi on sait jamais. Volte face. Ok, tout va bien. Jette un coup d'oeil par-dessus l'épaule, le vois devant l'entrée, chancelant. Il arrive à peine à tenir debout. Il me tourne le dos. Putain, j'ai horreur de ça.

- Dégages. Tu m'énèrves, à pleurnicher comme un gosse. Rentre à la Forteresse. Démerde-toi.
- Mais je... Il y a les crocodiles devant l'entrée, je... Je ne peux pas me défendre... Maena... Maena par piti/

J'ai enlevé le masque. Je l'ai jeté plus loin. J'me suis approché de lui. J'en peux plus.

- SILENCE!

... Merde. Meeeeerde, ma capuche. Putain. J'aurai dû la mettre, j'y ai plus pensé. Elle est tombée quand j'me suis relevé, j'crois. Bordel, j'en ai partout... Oh non, merde, le gras ça met des siècles à partir, putain... Bon, ben une douche s'imposera une fois rentré. Quelle horreur. J'en ai partout sur l'visage. J'ai les doigts recouverts, comme je le touche, là. C'est immonde, en fait. La poisse. Oh, mais attends. ... Attends... Ah...

- Ce que ça soulage...

Mmh. J'donnerai ça pour rien au monde. Tranquilité. J'expire par le nez. Ca fait bizarre, de ne rien avoir devant la bouche. Ca fait du bien, parfois. Vraiment. Uh, le corps. J'peux pas le laisser comme ça. La consolation est de maigre durée, en fait. Tant pis, c'est comme ça. J'attrape le cadavre sans tête, le jette aux crocodiles. Il fait horriblement froid, dehors. J'frissonne un peu. Ils n'osent pas rentrer. Intéressant. Ils dévorent la dépouille. Comme ça. J'aurai du le deshabiller, avant. Quel con. Tant pis. Pas envie de tous les flinguer, là. Que son sacrifice ne soit pas complètement vain. Après l'avoir bouffé, ils s'en iront, et on pourra partir. Au moins sa mort aura eu le mérite de nous être utile. Demi tour vers le blond. Il tremble de froid, et a sans doute chopé le mal de crâne de sa vie. J'me serais pas éloigné, il serait mort lui aussi à l'heure qu'il est. J'suis pas désolé. Mais j'm'en veux un peu. J'me suis complètement laissé emporter. Mais les dieux m'en sont témoins. Ce silence fait tellement de bien...
Je me baisse, récupère le masque. Essuie mon visage avec ma manche. Du sang et de la graisse. C'est vraiment répugnant. Ca partira jamais, au final. Enfin après des années de lavage intensif. Il déteint à mort, ce sweat-là. Merde. Retrouve sa place. Je soupire en serrant les rouages dans ma nuque. C'est fait. Me voilà redevenu potentiellement humain. C'est triste.
Une toute petite mélodie dans la tête. J'aime bien. On dirait une boîte à musique. Une bobine de cuivre, qu'on fait tourner avec une manivelle. Je fixe le faux ennemi sans ciller. L'oeil gauche devenu rouge flamboyant. Je ne suis pourtant plus aussi rageux qu'il y a deux minutes. Non. J'suis même sacrément calme. Je soupire à nouveau. Jette un oeil au buisson. Le fameux. Mon sac est derrière. Le sien aussi. On avait prévu de la nourriture, des vêtements de rechange. Au cas où. Y'a même des duvets pour la nuit et de quoi allumer des flambeaux, un feu. Si on est pas prévoyants, nous. Retour vers le blond. Toujours tremblant. J'peux pas laisser c'te petite chose comme ça. En plus il croit pouvoir m'attaquer, ce con. Ben putain, Oppse ira pas loin avec ce genre d'asticot.

- ... Désolé pour... pour là. Le mal de crâne. J'ai pas réfléchi. Tu veux... Tu veux des vêtements? Quelque chose à boire ou à manger? Tu trembles. Tu devrais te reposer.

Charité, quand tu nous tiens. J'me tuerais, des fois. Je te dis. J'ai trop bon coeur, quand j'm'y mets. J'soupire. Encore. M'accroupis devant lui. J'suis bien moins impressionnant comme ça. C'est l'but.

- J'peux faire quelque chose pour toi?

C'est comme ça. Une espèce de... d'attirance. Non, même pas. C'est juste, comme ça. Je peux pas laisser quelqu'un comme ça. Allié ou ennemi. Regarde-le. Il est tellement... À la merci de tout. Non, non, vraiment j'peux pas. J'baisse les yeux. J'sais vraiment pas comment faire. J'ai été brutal, non? J'ai sans doute été gauche, j'le suis tout l'temps. Moi et les relations humaines. Déjà que j'y arrive pas avec ceux de mon clan, alors j't'explique pas la galère avec les ennemis. J'ai peur de faire une gaffe, et d'me faire niquer. Si ça se trouve, il cache son aura, ou il la modifie. Si ça se trouve, c'est un métamorphe, et il se joue complètement de moi. Si ça se trouve, je suis déjà tombé dans son piège, comme un pauvre débutant. Mais sinon, il m'aurait attaqué, non? Non? C'est son rôle. Puis même. Il n'aurait pas revêtu cette forme pour traverser la montagne. Arriver jusqu'ici. Il ne s'attendait pas à rencontrer des gens ici. Il a été surpris. Tout du long. Non, il n'avait pas besoin de cacher son aura. Tout va bien. J'ai le contrôle de la situation. Je suis en position de force. Okay. Voyons la suite.
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Levi
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MessageSujet: Re: Vive le vent, vive le vent, vive le vent d'hiver ♪ [Piège à Maena activé]   Mer 15 Fév - 23:32

C'est qu'il se fout encore d'ma gueule, le bonhomme, là ! Sans défenses, moi ? ... ouais j'suis bien obligé de l'avouer. Je hais cette situation, vous pouvez me croire. J'aime vraiment pas qu'on me sous-estime et encore moins me retrouver en situation de faiblesse comme ça. Il ne se prive pas de me le rappeler, en plus, le salaud. Il ne se prive pas non plus de continuer à frapper son... son... son quoi, d'ailleurs ? Sbire ? Coéquipier ? Sérieux, si j'avais pas été accusé d'avoir hypnotisé la brute masquée, j'aurais presque pu penser à un couple versé dans le sadomasochisme extrême. Fin bon, tant que c'est pas moi qui me fait taper dessus, j'vais pas me plaindre, hein.
Monsieur masque s'énerve, relève sa victime et lui demande de rentrer à la forteresse. Genre, là, comme ça, avec deux bras en moins et aucun équipement. Il est fou, sérieux. Ou il veut vraiment s'en débarrasser, ce qui ne m'étonnerais même plus à ce stade. L'un râle et l'autre s'énerve, un masque vole, un cri s'élève, un mal de tête douloureux s'installe et une explosion céphalique assez gore se produit. J'comprends rien. Je porte mes deux mains vers mes tempes et détourne le regard, encore un peu sous le choc. Qu'est-ce qui vient de se passer ? Je... il... son crâne a explosé. Il avait déjà plus de bras, ce con, qu'est-ce qui lui a prit de perdre la tête aussi ?! C'est... un pouvoir ? Obligé. Bon dieu, j'ai la nausée. J'aime pas les trucs gores, j'ose même plus regarder. J'dois avoir l'air carrément surprise et dégoûtée. Faut avouer que le silence est pas désagréable, comme le fait si bien remarquer la brute, mais... j'me sens vraiment pas à l'aise après c'que j'ai vu. Je risque un œil vers le type de chez Layca, et remarque qu'il est en train de donner le cadavre de son acolyte aux crocodiles. C'est... ouais, c'est un peu ce que je pensais faire moi-même, j'peux rien dire sur le sujet, mais je préfère me reculer pour le coup. J'suis vraiment pas à l'aise avec ce genre de spectacle.

Le jeune homme remet son masque et s'excuse pour le spectacle et... le mal de tête. J'me doutais bien que c'était son pouvoir qui était à l'origine des récents évènements. Sauf que c'est un putain de don qu'il a, le mec, là. J'veux dire... t'es sérieux ? Tu fais exploser la tête des gens sans compter le mal de crâne ? Comment d'ailleurs ? Juste en causant ? J'sais pas, c'est assez bourrin comme don. J'veux dire... j'ai toujours un peu craint le mien que je trouve franchement hors norme. Je touche un mec et il est mort... en théorie, du moins. Si j'arrive à attraper quelqu'un, j'peux le désarticuler ou lui défoncer le crâne avec une facilité déconcertante. J'ai encore du mal à bien maîtriser ma force et mon arrivée dans ce monde a été catastrophique. Quand on prend une bestiole mignonne dans les mains et qu'on se rend compte qu'en fait, on est en train de la broyer, ça fait jamais plaisir. J'ai eu le même problème avec les gens d'ailleurs. Une tape amirale qui brise quelques os ça le fait assez moyen. Sauf que lui, là, le grand dadais avec son masque, il est encore pire que moi. Il a même pas besoin de toucher, j'sais même pas comment il a fait, il a juste gueulé et bam. Il lui a fait sauter la cervelle.
En attendant, il s'approche de moi, me demande si je veux manger ou boire, si j'ai besoin de vêtements, me conseille de me reposer. Carrément. Il est aux petits soins pour moi le masqué. Il s'accroupit, me demande s'il peut faire quelque chose pour moi. Il... heu... non mais il me fait quoi là sérieux ? Il est quand même pas... tombé amoureux de moi ou une connerie du genre ? J'me pose vraiment la question, là. J'le regarde de haut. Il a beau avoir récupéré son masque, il lui reste un peu de sang et des... morceaux... de... pas très ragoûtants sur les vêtements. Il lui a fait exploser la tête, merde. J'ai la nausée à chaque fois que j'y repense... et voir que quelques morceaux lui sont restés collés dessus ne m'aide pas à oublier.
Quoi qu'il en soit j'vais quand même pas avoir peur d'un mec prêt à se plier en quatre pour moi. J'ai peur de personne de toute façon. J'ose tout de même espérer me tromper sur la raison de sa gentillesse. J'veux dire... il est quand même pas tombé sous mon... charme, on va dire ? J'ai déjà une meute de nanas qui essaient sans arrêt de me caser avec de beaux mecs pour leurs délires yaoi et c'est largement suffisant comme ça. J'ai aucune envie de me taper un prétendant de chez Layca en plus du reste. Je plie les genoux, histoire que nos visages soient plus ou moins à la même hauteur. Un peu par défi, pour lui montrer qu'il ne m'impressionne pas. J'fais quand même la moue, parce que ça m'ennuie de devoir dépendre d'un ennemi, mais puisqu'il me propose si gentiment son aide, j'vais pas refuser, hein.

Sérieux mec tu m'as bien regardé ? Bien sûr que boire et manger me ferait plaisir.

J'ai lancé ça sur un ton assez boudeur, sans aucune agressivité. J'aime pas avoir des dettes envers un ennemi. Il devrait le comprendre.

T'as quoi à me proposer comme fringues ? Je n'arrive pas à détacher mon regard de sa manche, de son col, de tous ces endroits où des morceaux de... machin... aucune idée de son nom... sont encore collés. Si tu pouvais te changer aussi, d'ailleurs... t'es recouvert de... de... c'est un peu dégueulasse, quoi.

J'ai sans doute une mine un peu dégoûtée. J'ai l'habitude du sang mais voir l'intérieur d'un crâne se déverser sur le sol et éclabousser les gens, par contre... c'est autre chose. J'vais pas me mettre à chialer ni vraiment rendre mon goûter non plus hein. J'suis simplement pas fan des scènes un peu trop gores quoi.

Sinon tu peux faire plein de choses pour moi. Genre... m'aider à rentrer chez moi, tu vois ? Seulement... comment dire... elle est où l'arnaque, là ?

J'veux savoir ce qui le pousse à vouloir m'aider. J'me relève. Ou pas. J'veux me relever mais je bascule en avant et me rattrape de justesse... en agrippant les épaules du masqué. Merde. J'suis vraiment trop crevé. J'ai encore un peu mal à la tête en plus. Sans compter que mon corps n'arrête pas de trembler. J'commence à avoir chaud pourtant. Quelle merde. Impossible de me remettre debout pour le moment alors je décide de m'asseoir. J'me laisse retomber sur mon postérieur avec la grâce d'un éléphant. Inutile de dire que ma propre faiblesse me fait grandement chier et que ça se voit sur mon visage. On ne me fera pas bouger d'ici, rien à foutre. J'suis crevé. J'veux simplement retrouver mon lit et oublier toute cette aventure à la con. J'suis vraiment un abruti. Bref. Le masqué. J'me suis même pas excusé d'avoir faillis m'affaler sur lui. Il est peut-être temps.

Désolé, hum.. machin... c'quoi ton nom déjà ? Il ne me l'a jamais donné mais c'est une bonne manière de le lui demander je trouve. Non ? Chacun sa méthode hein. J'ai bien entendu l'autre bouffe pour crocodiles le supplier mais je ne me souviens tout de même pas de la façon dont il l'a appelé. Bref... sérieux tu me feras pas croire que tu veux m'aider par altruisme. Je t'ai tapé dans l’œil ou quoi ? J'ai rien à t'offrir en échange hein.

Au moins, le message est clair. J'me rends compte que j'ai une mauvaise image des gens du camp ennemi. J'suis tombé sur une majorité de beaux salauds en même temps. J'me demande bien si celui-ci ne serait pas serviable de façon désintéressée ? Je doute.
J'vais pas tarder à le savoir de toute manière.
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MessageSujet: Re: Vive le vent, vive le vent, vive le vent d'hiver ♪ [Piège à Maena activé]   Sam 25 Fév - 20:01


To give you a reason to be a woman.


C'est familier, comme regard. Je sais que... Ben que j'connais ça, quelque part. C'est très con, vu que j'ai, comme d'habitude tu m'diras, aucune idée de d'où ça peut venir. 'enfin fait chier, je sais que ça vient d'quelque part, que ce quelque part j'l'ai déjà vécu, et qu'en soit c'est super vu que je sais exactement quoi faire face à pareille teigne. Attends, l'androgynie, de base, j'en connais un rayon. Alors si monsieur croit m'avoir avec ses yeux doux, il est foutu. Le problème, c'est que ça se sent à des lieues qu'en fait, il cherche pas à m'avoir. J'comprendrais la méfiance, vraiment, d'ailleurs j'y pensais avant toute chose. M'enfin franch'ment. Regarde-moi ça. Tout freluquet, simplet à en crever et surtout futur victime de la grippe. Il est foutu. Puis même, de manière toute à fait objective, j'ai rien à craindre de lui. Il ne me paraît absolument pas agressif, et s'il l'était, j'le saurais je pense. J'sais même pas s'il a fait le rapprochement avec mon aura. Genre j'suis un Elu ou quoi, t'sais. Non, puis non, j'suis désolé. Il est pas méchant. Je sens ce genre de choses. J'sais pas, instinct, t'sais quoi. Et là y'a rien. Rien du tout. Rien de mauvais, vraiment. Et putain on sait que je sens ce genre de conneries. T'inquiète pas pour ça.
Y'a un truc qui va pas dans ce regard. Il n'est pas sincère, mais il ne m'en veut pas. C'est un mensonge perpétuel. Putain, il me cache quelque chose. D'un autre côté c'est pourtant évident, ennemi, guerre, Layca, Oppse, ça devrait m'être familier à force. Ben ouais. Et en même temps non. Y'a un truc je te dis. J'en suis sûr putain, certain j'serai prêt à y foutre ma jugulaire à trancher tellement je suis certain de savoir que quelque chose cloche. J'crois savoir qui c'est, en plus. J'ai entendu des gens d'chez Layca raconter comme quoi l'Elu Primordial de la Petite Madame s'était trouvé un chouchou. Blond aux yeux bleus. Petit, frêle, blond aux yeux bleus. Un lézard aux traits de princesse. J'sais pas pourquoi mais ça m'parle quand j'suis en face de lui. Il ment, j'en suis certain. J'te dis qu'il ment. Mais il me ment pas à moi particulièrement. Il est pas méchant. Il m'en veut pas, j'suis un ennemi mais par défaut. Il ment au quotidien. Je sais c'que c'est.
Y'a un truc qui va pas putain, ça m'démange, là.
Vraiment.

Sérieux mec tu m'as bien regardé ? Bien sûr que boire et manger me ferait plaisir.

Tu suintes le faux, choupinet. Tu pues l'hypocrisie, c'en est scandaleux, merde.
Il s'est accroupi. Il est du coup plus petit qu'moi. J'comprends pas sérieux, j'me mets à sa hauteur pour qu'il râle pas, et lui genre tout fier il s'accroupit pour bien faire la même taille que moi. P't'être qu'il veut pas d'ma pitié remarque. M'enfin c'pas une raison. T'acceptes la charité venant d'un Elu, qui plus est d'l'ennemi, j'sais pas. C'pas comme si j'allais l'bouffer après, quoi. Ouais, je sais, j'suis trop charitable et vraiment trop gentil. M'enfin t'aimerais toi laisser crever un gens devant toi juste par honneur? Non, j'suis désolé. Surtout quand le gus en question est plus faible que toi. T'aides les gens, comme ça ils te trouvent sympa, ils t'aiment, et tu les as à ta merci. Même, et ça j'suis sûr que les adorateurs de Layca n'y pensent pas, mais avoir des gens d'chez Oppse dans ton carnet d'adresse ça peut toujours être utile. Sérieux. Surtout si en plus t'es toi-même un visage connu sur Alea Jacta Est, ça peut agir comme couverture. Non c'est vrai, ça peut toujours être intéressant et ça coûte rien. Ou sinon quoi? Un biscuit et un pull. Ca devrait aller, j'vais pas m'ruiner.
C'qui est bien ici, c'est que tu peux pas acheter les gens sans t'en prendre directement à leur personne ou à leur entourage. On a déjà tout perdu, on peut pas perdre plus. Le matérialisme, ça existe pas. Sauf si t'es un connard comme moi et que pour toi, les autres, ce sont des objets. Au choix. J'me sens puissant à l'avoir près de moi. De toutes façons, quoi qu'il arrive, il pourra rien faire. Et pourquoi il tenterait quelque chose? Il est foutu. Etouffé dans l'oeuf. Il pourra bien tenter d'm'assomer, ha. J'le niqu'rai à tous les coups. Bien. J'peux pas le laisser comme ça, il me fait de la peine. Puis à bien le r'garder, il est mignon tout plein. Putain ça m'fout les glandes d'savoir qu'on a des porcs chez Layca prêts à le toucher alors qu'il est seul et sans défenses. Ca m'fout les nerfs et vrille sans déconner. Non. Du moment qu'il est avec moi, il aura rien à craindre. J'suis pas quelqu'un d'foncièrement gentil ni d'réellement salaud. Mais j'peux pas l'laisser comme ça. Puis crétin, si j'avais voulu l'buter ou lui extirper une info ou quoi il le saurait déjà, j'l'aurai pas sauvé avant.

Si tu pouvais te changer aussi, d'ailleurs... t'es recouvert de... de... c'est un peu dégueulasse, quoi.

Considération technique...? Ah, ouais, l'a pas tort l'gringalet. Haha. On fait tout dans la finesse avec Maena, c'bien connu. Ouais, j'me changerai aussi. De toutes manières il est foutu, ce sweat. J'espère jusque que l'futal s'en tire mieux, ça m'f'rait mal au cul de devoir cramer deux fringues à cause d'une connerie comme ça. Putain, je vais te retrouver ce connard, lui refaire le portrait, et lui cramer tous ses fringues. Pour la peine. Non mais. C'que j'ai à proposer par contre... À la limite, j'lui filerai les vêtements de l'autre, il en avait pris pas mal il m'semble. Puis ils seront toujours mieux ajustés à Blondie que mes sapes à moi. Non parce que c'est pas comme si j'étais un poil plus grand qu'lui mais presque, hein. Les postures adoptées en témoignent. J'ai les jambes qui s'engourdissent un peu, mais ça va toujours. Il fait bon, mais j'comprends l'fait que choupinet, là, puisse trembler. Faut vraiment pas tarder à l'changer. J'suis vraiment pas sûr de pouvoir lui éviter d'être malade en rentrant. J'vais lui refiler des médicaments, aussi. Quoique j'ai pas envie de matérialiser quoi que ce soit, au cas où on en aurait besoin pour rentrer après. S'il y a des crocodiles des neiges, c'est pas par hasard. Et la dépouille de notre ami pédophile va pas les occuper pour l'éternité non plus. Remarque que quoi qu'il arrive, faudra attendre que Blondie se porte mieux pour pouvoir bouger, auquel cas il ira pas bien loin. Donc, quoi qu'il arrive, va falloir attendre, et donc s'exposer au danger jusqu'à lors écarté par le simple fait que je sois impulsif au possible et RAAAAAAAH ça m'énerve.

Sinon tu peux faire plein de choses pour moi. Genre... m'aider à rentrer chez moi, tu vois ? Seulement... comment dire... elle est où l'arnaque, là ?

Kesta, t'es pas content? J'peux m'casser et t'laisser là sombre abruti. Non mais j'te jure, soyez gentils avec les ennemis et voyez comment ils vous le rendent. Putains d'ingrats. Oulà, tentative de redressement. Il va s'croûter c'pas possible il tient plus deb/! Oulà! Reste là, toi!... J'ai levé mes bras comme pour le rattraper, réflexe. Non, ça va, j'ai les épaules solides. Bon j'tremble un peu vu la position mais ça va, on tient bon tous les deux. Puis j'l'ai pas touché. J'ai levé les bras mais j'l'ai pas touché. C'était juste... juste un réflexe. Okay. Il s'asseoit. C'est la meilleure chose à faire à mon goût, oui. Ecoute, il va pas bouger, comme ça... Non, il va pouvoir se reposer, j'm'occupe de tout. Attends j'peux vraiment pas l'aisser dans cet état, il arrive même plus à marcher. Bon. On va rester là le temps qu'il faudra. Si quelqu'un s'rend compte de mon absence à la Forteresse je... Ah quoiqu'attends...! J'espère que Machin il a pas prévenu les gens qu'on partait en expédition. Non parce que là, pas forcément les hauts gradés, mais surtout ses potes vont vouloir me récupérer. Puis même, lui a déjà dû atterir dans la fontaine. Merde. Non, le temps qu'il se régénère, il va falloir un peu de temps. Sachant que je l'ai salement amoché tout ça, qu'il soit pas puissant ni rien on a encore un peu de temps. Non, on va s'en sortir. Faut juste qu'il récupère. Et ça prendra bien l'temps qu'ça prendra, j'l'aiderai. Parce que c'est normal de vouloir faire pardonner les fautes des autres. C'est tout.

Désolé, hum.. machin... c'quoi ton nom déjà ? Bref... sérieux tu me feras pas croire que tu veux m'aider par altruisme. Je t'ai tapé dans l’œil ou quoi ? J'ai rien à t'offrir en échange hein.

... Oh. Oh non, c'trop beau. J'le fait ou pas? Non parce que c'est tentant, là, c'est franchement tentant. Oh putain, j'adorerai l'faire. Hahaha... Ah non, j'dois l'faire, c'est obligé. Ah c'que j'suis un connaaaaard, c'est juste trop beau... Mais c'est vrai, quoi, tu m'tends une de ces perches en même temps, ce s'rait immonde de pas la saisir! Ah, aller j'suis un fou, j'le fais. J'souris sous le masque. Il peux pas l'voir, mais j'm'en fous. J'aime ça. J'aime tout, c'est déprimant. Mmh. On va voir si j'fais toujours autant d'effet aux de...
C'est une fille.
C'est une fille. J'en suis certain.
... Non, sérieux. C'est... c'est une fille, non? ... Enfin, je...
J'm'approche de lui, d'elle, j'en sais rien. J'm'approche. De son oreille. Je soupire. Plus pour la forme qu'autre chose, j'avoue. C'est glamour, comme souffle, c'est pas n'importe quoi. Il peut sentir le masque frôler sa joue. J'aime ça, j'te jure.

- Tu peux me payer en nature. Ca m'dérange pas, j't'assure.

J'adore ça, bordel. J'adore ça. J'suis pas séducteur. J'suis charmeur. Ca suffit pour les faire fondre, généralement. Ah putain c'que j'aime ça.
Sourire gigantesque couvert par ma cage, j'recule, me r'lève. Face à lui, j'ris. Ca faisait longtemps, putain. J'avais oublié que j'savais rire.

- J'plaisante, t'inquiète. C'était tentant. J'détourne le regard, le pose sur ma manche. Il a vraiment pas tort, en fait, il est dégueulasse ce sweat. J'dégage un morceau avec une pichenette. C'est moche, je sais. M'enfin qu'est-ce tu veux qu'j'y fasse, là tout d'suite, hein? T'as raison, Blondie. C'est pourri comme fringue. J'vais m'changer aussi. Bouge pas, j'reviens.

J'lui tourne le dos, retire le sweat en vitesse et le balance dans un coin. Simple haut manches longues, au final. J'ai pas si froid qu'ça. Franchement, il fait plutôt bon dans l'enclave. Bon on a pas les températures estivales non plus, m'enfin c'est largement supportable. J'retourne du côté des buissons, attrape les deux sacs, les traîne vers lui. J'les jette devant ses pieds, au final, j'suis pas un boy. Bref, voyons c'qu'il y a à l'intérieur. J'ouvre celui du partenaire, commence à l'vider et à donner les fringues à Blondie.

- Bon alors ça, ça doit pas être exactement à ta taille mais ça devrait l'faire. À peu près, quoi, l'temps d'rentrer chez toi. Et sache que j'ai rien derrière la tête. On t'a agressé alors que t'étais seul, c'est la moindre des choses de se faire pardonner. Alors voilà. Désolé. C'pas pour toi que j'le fais. M'enfin c'est contre mon éthique d's'en prendre à un plus faible que soi alors qu'on est en meute et qu'on est évidemment plus puissant que l'adversaire. J'apprécie pas. C'pour ça que j'lui ai cassé la gueule, à l'autre enflure. Ca s'fait pas, c'est tout. Rah, et j'peux pas t'faire enfiler ces frusques là, c'est trop laid. Choisis un pantalon s'tu veux, sinon j't'en file un des miens. Ah, attends!

J'lâche le sac, attrape le mien. C'est là où y'a la bouffe et autres boissons. Il avait plus place dans l'sien, d'bagage. Tu parles, avec la tonne de vêtements qu'il s'est pris, cash qu'il allait pas tomber en rade. J'retire les quelques fringues que j'ai pris, et lui sort des crêpes, un thermos de chocolat chaud, et aussi une fiole d'alcool. J'ouvre. À l'odeur, j'dirais qu'c'est d'la vodka. Après laquelle j'en sais rien. C'était son idée, j'bois pas d'alcool. J'bois pas. Je lui pose le tout à côté de lui. S'il en veut, dès qu'il en a envie. C'est pour lui, il en fera bien c'qu'il voudra. J'me relève avec le sac du disparu, j'le jette plus loin, et m'accroupis à nouveau devant lui. J'te jure, c'qu'il faut pas faire pour s'occuper d'un type que tu d'vrais tuer.

- Bon, j'te fais un topo. T'as de quoi boire et manger. Y'en a encore, si jamais tu veux du rabe. Tu te changes, en priorité. J'dois avoir des médicaments quelque part dans c'foutoir, j'te conseille de les prendre si tu veux pas être trop malade. Vu comme tu trembles, t'as dû attraper froid. Si t'as mal, tu m'le dis, j'fais c'qu'il faut pour qu'ça aille mieux. On reste là le temps qu'à aille mieux. Et si tu veux faire ta tête brulée, je t'assomme et tu te reposes. Hors de question que tu t'mettes en danger pour rien. Après... Ouais, tu prends mes vêtements. Ils sont plus chauds et puis... et puis voilà.

Je sais franchement pas quoi dire. J'suis une merde quand il s'agit d'parler, ils devraient l'savoir à force. J'lui prépare un sweat propre. Mon unique sweat noir. C'est le plus chaud que j'ai, aussi, alors je lui file, c'est la moindre des choses. J'lui file un pantalon, un haut à manches longues, une écharpe, et un bonnet. C'est tout c'que j'ai. J'espère juste que ses chaussures sont pas trop dégueulasses. Au pire j'lui filerai les miennes, c'est bon. Putain, fait chaud en fait. Ca doit être à force de bouger, j'sais pas. Ah... Ah. Merde, j'ai encore du sang sur l'visage. Depuis tout à l'heure, j'ai la gueule farcie d'sang. Faut vraiment que j'me change, en fait.

- Habille-toi avec ça. Si y'a un problème, tu le dis. Et j'vais trouver d'autres fringues, ouais.

J'lui souris, me relève, va ramasser le sweat foutu. Il est plein d'graisse, c'est carrément gore au final. J'le déchire d'un coup sec, le dépose sur le buisson pour cacher les éventuelles failles indéscentes. Tout en raffinement.

- Au fait, je suis Maena. La Sirène, si ça t'parle. J'imagine que c'est toi le protégé d'Astaroth, non? Tu as un nom?

J'm'essuie l'visage du revers de la manche. Y'a pas qu'le sweat qui a été victime du sang, des miettes d'encéphale, de la graisse, du reste. J'lui fait une espèce de cabine d'essayage, en fait. Si c'est une gonzesse, elle appréciera. J'tiens vraiment à l'savoir en fait. Attends. Le mensonge, j'sais c'que c'est. Alors il pourra pas m'avoir bien longtemps, j'te l'garantis. J'enlève le haut, et pareil, j'le déchire et recouvre les branches avec. J'suis torse nu, ça y est. Là maint'nant il fait froid, ouais. Putain, j'vais choper la crève à sa place, j'en suis sûr. Voilà, c'est fait. C'est rudimentaire, mais ça respectera l'intimité de Blondie. Puis s'il est pas content il va s'faire foutre, c'est tout. Volte face, j'reviens vers mon sac. Vers lui, du coup. J'attrape le premier t-shirt qui m'vient à la main. J'm'attache les ch'veux avec l'élastique que j'ai autour du poignet. Une queue d'cheval, rien d'merveilleux.
J'vais dire ça à une gonzesse. J'y crois pas. 'Fin à une potentielle donzelle. Mais bon, ça craint toujours, quoi. Mon bon coeur me perdra, j'en suis certain.

- Et si t'arrives pas à marcher, je te porte. D'accord?
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Levi
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MessageSujet: Re: Vive le vent, vive le vent, vive le vent d'hiver ♪ [Piège à Maena activé]   Lun 26 Mar - 22:19

Il me fait quoi, l'autre, là ? Payer en nature ? T'es SÉRIEUX ?! D'où tu te colles à moi comme ça, en plus ? Qu'il essaie seulement de me toucher, tiens ! J'suis p'tet fatigué, mais à cette distance, il n'a aucune chance d'échapper à mon don ! P'tain... J'dois tirer une sacrée tronche en plus. Je m'attendais vraiment pas à ça et ça se voit. J'aurais du m'en douter. J'suis vraiment naïve des fois. J'suis censé être un mec, en plus, d'où il en veut à mes fesses ? Je tombe vraiment sur tous les homos du coin, moi, sérieux. J'sais, j'suis mal placée pour critiquer mais bon... voilà quoi, c'est pas le premier mec à me trouver à son goût. J'vais commencer à regretter de me travestir, moi, sérieux. Ou alors... ou alors il a pigé que je suis une nana ! Il serait bien le premier à découvrir la vérité mais ça reste possible, après tout. Quoi qu'il en soit, ce mec veut me... ha ? C'était une blague ? Ha bah putain, mec, tu peux te vanter de m'avoir eu sur ce coup. Quelques secondes de plus, et je t'aurais fait mal à cause d'une sale plaisanterie. Ça aurait été con, hein ?
Bref. Il me donne un surnom ridicule et vide des sacs devant moi, tout en me donnant une explication sur son comportement à mon égard. Je ne l'aime pas du tout, son explication, d'ailleurs. Sérieux. Alors d'accord, il n'aime pas que les membres de son camp m'aient attaqué en meute et décide de redorer le blason. Qu'il le fasse pour moi ou pas, j'en ai rien à faire dans le fond... mais il affirme que ces mecs sont évidemment plus puissants que moi. Ha ? C'est quoi ces conneries, là ? J'sais pas, ils étaient toute une bande et ont tout de même subis des pertes contre moi seul. Sans compter qu'ils n'ont jamais réussi à me rattraper. En quoi ces crétins sont plus puissants que moi ? Tu me sous-estime, monsieur masque, et pas qu'un peu. Je fronce les sourcils. Non mais attends. Je vais certainement pas laisser passer ça. Sauf que là, j'peux pas en placer une. Il ne s'arrête plus de causer. Il étale de la bouffe et de la boisson devant moi, hésite sur les fringues à me donner... il est aux petits soins, dis donc ! J'veux dire, jusqu'à vouloir me filer ses vêtements plutôt que les horribles frusques de son partenaire et veiller sur ma santé, et tout. Il dira ce qu'il voudra, mais soit il est plus gentil qu'il ne veut le faire croire, soit il s'est vraiment attaché à moi d'une manière ou d'une autre.

Ce qui m'ennuie, là, par contre, c'est son affirmation comme quoi la priorité, c'est de me changer. J'veux dire, il a pas tord, j'sais bien que si je reste comme ça je vais attraper une crève monstre, si c'est pas déjà fait, mais... me changer... où ? Ici ? Devant lui ? Y'a bien des buissons mais on voit carrément au travers, c'est mort. Techniquement, on est censés être des hommes tous les deux, ça ne devrait me poser aucun problème, mais... voilà, quoi. Refuser de me changer risque de ne pas passer. Me reste plus qu'à jouer au mec super pudique, j'imagine ? Genre, hey, machin, retourne toi, j'aime pas qu'on me regarde quand j'me dessape. Lui, par contre, il se ramène torse nu devant moi et ça n'a pas l'air de le déranger. Ça ne me dérange pas non plus, remarquez. Ça ne me fait ni chaud ni froid, à vrai dire. Il est pas mal foutu, faut reconnaître, mais j'suis pas le genre de nana qui devient folle parce qu'un spécimen mâle lui montre son torse. Le problème, c'est surtout que j'veux pas lui montrer le mien, v'voyez ? Problème... qui semble se résoudre de lui-même, au final. Maena recouvre un buisson avec des morceaux de vêtements, sans doute pour me donner un peu d'intimité. Maena, donc. Maena... machin, quelque chose... boah, non, trop long. Maena c'est bien. Le reste j'retiendrai jamais. La sirène, sinon. J'ai effectivement déjà entendu parler de ce surnom avant, mais je m'attendais à... j'sais pas, la sirène, quoi ! Je m'attendais à une femme, quoi, avec une belle gueule et tout. Là j'ai droit à un mec derrière un masque. Il fait plus coquillages et crustacés que sirène, j'ai envie de dire.
Bref, il me demande aussi comment je m'appelle et fait directement référence à Astacrotte. Le protégé d'Astaroth. J'dois avouer que je ne m'attendais pas à ce que les ennemis soient au courant de cette histoire. Devenir le disciple du boss avait déjà l'air de quelque chose d’exceptionnel pour les vétérans de la cité, mais si la nouvelle fait sensation chez les Laycaïstes aussi, c'est que j'ai vraiment été projeté dans quelque chose d'énorme. J'vais devenir une star, j'vous l'dis. Ils vont me connaître à travers l'échiquier entier ! Plus sérieusement, j'espère que ça ne m'apportera pas trop d'ennuis par la suite.

Protégé ? Son souffre-douleur, ouais ! Fin' bon, c'est bien moi son apprenti et c'est pas une partie de plaisir, tu peux m'croire. Sinon j'm'appelle Levi. Vycilinski Levi.

Vycilinski. Tout comme j'ai déjà oublié son nom de famille, j'imagine que le mien ne restera pas longtemps dans sa mémoire. Ça lui donnera au moins une indication sur mes origines. J'suis russe, c'est un des rares souvenirs que je garde de ma vie sur terre. Au fond, ça doit même s'entendre quand je parle. J'ai un accent. Léger, remarquez. Très léger, même, mais présent malgré tout. On va dire que s'il doutait encore de mes origines slaves, il a désormais confirmation.
Il se rhabille enfin et c'est alors que j'en profite pour tendre les bras vers lui. Si j'arrive pas à marcher, il me porte. C'est bien ce qu'il a dit, non ? Marcher, j'suis certain de pouvoir y arriver mais j'ai quand même envie qu'il me porte. Une lubie, une envie subite. C'est comme ça. J'suis une nana, merde. J'sais faire des caprices comme les autres de temps en temps. Il s'est proposé si gentiment, je me dois d'accepter son aide. J'veux qu'il me porte. Rien à foutre. Bras bien tendus dans sa direction, je lui explique la situation sans complexes :

J'sais marcher mais j'veux bien que tu me portes.

Il tire une de ces tronches ! Fallait pas te proposer, coco ! Bref, il finit par s'exécuter et me hisse sur son dos (désolé, je prend la liberté de faire le voyage à dos de Maena, sinon mon post risque d'être assez court... si ça te dérange, hésite pas à me le faire savoir, j'éditerai et je trouverai autre chose). REGARDEZ-MOI ! J'suis le roi du monde ! Haha ! J'souris comme un con. Sirène ou pas, c'est lui qui est à mon service. Tain. Finalement, ça valait bien le coup de venir jusqu'ici. Je vais tout de même profiter du voyage pour faire ce que je n'ai pas pu faire plus tôt : râler sur la manière dont il me sous-estime. On ne juge pas un livre sur sa couverture. J'suis un nain, j'suis efféminé, tout ce que vous voulez, j'avoue, mais comme j'ai déjà du le dire, je ne laisserai pas cet affront passer ! Le rapport que ses sous-fifres lui ont fait devait vraiment pas être complet s'il a cru que je me suis simplement enfuit sans opposer de résistance.

Au fait, le fruit de mer, c'était quoi ces conneries tout à l'heure ? Tu sais, comme quoi le mec que t'as détruit et ses potes sont "évidemment" plus forts que moi ? J'me suis fait salement amocher, c'est vrai, mais ils auraient pas oubliés de te raconter le carnage que j'ai fais ? J'sais pas, j'en ai quand même tué certains et gravement blessé d'autres, hein. En un contre un, j'les aurais méchamment démontés tous autant qu'ils sont ! J'suis peut-être pas bien costaud comme mec, mais faudrait pas trop m'sous-estimer non plus, hein !

Nous voici donc devant le buisson recouvert et je me débat pour descendre de son dos. Il a détruit un de ses sbires de ses propres mains, j'imagine qu'il ne va pas me chier une pendule parce que j'ai fais de même. J'espère même remonter un peu dans son estime, parce que là, le rôle du jeune homme faible et fragile, j'apprécie pas trop. Bref. Sans un mot, sans demander mon reste, je me précipite derrière le buisson, les vêtements qu'il m'a donnés dans les mains. Hum. Le moment est arrivé. J'dois me dessaper. Je me dessape. Et me voici en culotte et bandages, en pleine nature sauvage, avec seulement de la verdure et quelques morceaux de vêtements entre un mec que je ne connais pas et moi. J'me sens vraiment pas à l'aise. Relax, ma grande, c'est pas comme s'il allait soudainement faire le tour du buisson pour venir te mater. Relax. Mouais. En fait, je viens de briser tous les records de vitesse, vu le temps que j'ai mis pour changer de fringues. À peine caché derrière les arbrisseaux que j'en sors déjà. Avec des vêtements secs sur le dos. Ça, par contre, c'est le pied. On va oublier le fait qu'ils soient beaucoup trop grands pour moi et que j'ai l'air totalement ridicule dedans. Un peu comme un gosse qui aurait enfilé les affaires de ses parents. Mes vêtements trempés dans les bras, je me dirige lentement vers la nourriture étalée au sol. Et puis j'balance toutes mes fringues dans un coin et je m'assied avec une crêpe en main. Non, sérieux, z'ont apporté des crêpes. Cool. Je zyeute un peu tout ce qu'il m'a préparé, je renifle le contenu des fioles, des thermos. Y'a de l'alcool, y'a du chocolat chaud dont je profite allègrement. J'me gave, en fait. Je m'empiffre comme pas permis. J'avais tellement faim, tellement soif. Ça fait du bien par où ça passe.
Et finalement, entre deux crêpes, je fini par poser mon regard sur le fameux Maena.

Au fait, c'est quoi cet endroit ? Sérieux, c'est énorme, c'est l'pôle nord partout autour mais ici c'est tout vert !

Voilà sans doute qui trahit mon côté inexpérimenté. Je sais à peine quel genre de fantaisies on peut trouver dans ce monde. J'ai rarement voyagé hors de la cité, alors forcément, un coin comme celui-ci, ça surprend. Fin' bon, si je lui pose la question, c'est surtout parce qu'il semblait prêt à camper ici avec son pote. Je suppose qu'il en sait beaucoup plus que moi sur la nature exacte de ce lieu. On trouve pas ça sur terre, alors ça m'rend curieux. Et puis même, je vais devoir rester ici un moment. Au moins cette nuit. Jamais je n'arriverais à reprendre la route dans mon état actuel. J'dois me reposer, comme il dit. Il vaudrait d'ailleurs mieux lui faire savoir tout de suite. Il doit s'en douter, en même temps. Tant pis.

Ha, sinon, j'me sens pas prêt à retourner dans le blizzard aujourd'hui, j'verrai demain pour rentrer au bercail.

En attendant, j'suis en train de me rendre compte de la situation. Ou plutôt de combien la situation a changé. J'suis passé d'une situation totalement désespérée à un charmant pic-nique avec un homme masqué tout prêt à se plier en quatre pour me venir en aide.
J'adore.


PS : désolé pour le temps d'attente, ça sera beaucoup moins long la prochaine fois, promis.
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MessageSujet: Re: Vive le vent, vive le vent, vive le vent d'hiver ♪ [Piège à Maena activé]   Dim 22 Avr - 9:45


Retire-toi dans toi, parais moins, et sois plus.


Théodore Agrippa d'Aubigné.
Théodore Agrippa d'Aubigné. J'ai strictement aucune idée de qui c'est, mais il existe. Il a existé. Il... Ouais, ouais, j'te dis, j'le sais. J'le sens. Je sais pas du tout d'où ça vient, mais je suis sûr et certain de le connaître. Théodore Agrippa d'Aubigné. J'le retiendrai jamais putain, faut qu'j'le note quelque part. Tu crois qu'Machin il a de quoi écrire? Quoique j'ai bien mes post-it dans la poche de mon sac mais le sac est loin, trop loin, et moi j'ai la flemme de m'repencher pour l'attraper. À la limite j'm'allume une clope et j'me fais une marque dans l'poignet. Ca s'ra qu'une de plus. J'viens d'enfiler un haut sec, et surtout un haut propre. J'suis sûr qu'il me reste encore des tâches de graisse, de sang j'sais pas, sur le visage ou les mains. Ben tiens, les mains, c'est sûr. Et comme j'm'essuie les joues avec les doigts... haha. J'en ai marre de ces conneries. Et j'arrive même pas à enlever ce bordel de graisse de sur moi en les essuyant avec mes fringues, t'y crois à ça? J'en ai marre sans rire, marre. Y'aurait pas pu avoir une fonction nettoyage automatique du gras dans mon pouvoir, non, non, trop dur j'avoue. Théodore Agrippa d'Aubigné. Théodore Agrippa d'Aubigné. Faut pas qu'j'oublis, j'demanderai à quelqu'un ce que c'est. Peut-être un écrivain, un poète, je sais pas. 'Fin en général j'me souviens pas des hommes d'histoire, plutôt des intellectuels, tout ça. Alors j'imagine que c'en est un aussi, pour pas changer. Bah tiens, p't'être que Blondie sait qui c'est, lui. Quoique non, j'vais pas d'mander ça à un ennemi. Non, clair. Par contre, c'que je veux, c'est savoir si c'te tronche de gonzesse en est une ou pas. Quoique souvent les grognasses ont meilleure mémoire que les virils. Ouais mais dans c'cas j'peux demander à Kamui ça r'viendra au même. Oh putain, j'avais pas vu. Comment Blondie et l'autre là ils se ressemblent! Y'en a pas des masses de p'tits blonds chez nous, y'a le morveux mais après, c'est l'vide intersidéral. Ca doit être pour ça qu'Astaroth l'a choisi comme apprenti, pour pouvoir le cogner quand il fait des conneries et s'imaginer que c'est l'autre merdeux qu'il tabasse. Les petits blonds aux yeux bleus. Et y'a des gonzesses qui en raffolent, de ces spécimens là. Pas qu'des gonzesses, en plus. Remarque. Non mais steuplait c'est une péteuse, c'est tout, j'vois pas c'qu'il y a à baiser là-dedans. Ma foi, moi c'que j'en dis. Puis y'a bien des pervers partout, hein.

Misères, Princes, Chambre dorée...

... J'peux savoir ce que j'ai foutu, moi, à lui proposer d'le porter? Non mais sans déconner, je suis con ou j'le fais exprès? Non parce que sans vouloir offusquer personne, j'me retrouve avec c'te connerie d'Oppsédé sur le dos, là. Normal. Bah ma foi, ça m'fera ma muscu du jour. Comment il a dit qu'il s'appellait, Machin? Putain j'ai rien écouté. ... Non sans rire, je sais absolument pas c'qu'il a dit. Mémoire de merde et attention tout aussi efficace, putain j'te jure que c'est casse-couilles. Je... J'ai vraiment plus aucune idée de c'qu'il a dit mais c'est critique. Oh puis c'pas grave, j'lui redemanderai plus tard, faut que j'y pense. Puis de toutes manières il est pas prêt à repartir non plus, vue la tempête de neige qu'on s'cogne pour le moment et son état actuel il ira pas bien loin, faut qu'il se repose un minimum. J'pense qu'une nuit, après avoir bouffé, tout ça, ça suffira pour le remettre d'aplomb. Et sans vouloir être chiant, il a quand même l'air robuste le marmot. C'est peut-être dû à son pouvoir, j'sais pas. J'vais lui demander aussi, tiens. 'Fin il est là, puis il me doit quand même toute la partie curative de son séjour alors va quand même bien faire un effort et répondre à mes questions le salaud, non? Ce s'rait la meilleure ça tiens, genre chez moi c'est gratuit, le fou. Non, bon alors attends. J'dois demander quoi déjà? Mmh... Son nom, ouais, demander ce qu'il a comme pouvoir aussi, hein, si j'peux l'ouvrir éventuellement... Non ouais d'accord, j'oublis. Mais fait chier, y'a rien à disséquer ici, j'ai d'jà tout fait. Faut que j'me trouve une saloperie d'cobaye, ouais, ça passera les nerfs. Ah ouais, et faudrait qu'j'évite de m'énerver sur eux, en fait. Non parce que je sais qu'en rentrant à la Forteresse, y'en a un qui s'ra super content de me r'voir, là. Monsieur je sers de bouffe aux croconeiges. Hééééééé! Mais j'crois qu'j'ai jamais étudié des croconeiges! Faudrait quAÏE! Non mais ça va ma couille, te gênes pas! Déjà qu'tu squattes mon dos t'vas pas en plus prendre tes aises et t'croire aux Bahamas, ça va pas bien!
Mais c'est qu'il s'débat ce con! arrête ça morveux, t'vas nous faire tomber tous les deux! Roh ça va, ça va, j'te descends... Volà, t'es content? 'Spèce de couillon j'te jure, tout ça pour aller s'changer derrière un buisson, ça va, l'est pas aux portes de la mort non plus. Té d'ailleurs, il avait pas de couilles. Alors de deux choses l'une. Soit c'est vraiment un TOUT petit garçon, c'qui n'est pas forcément à exclure, soit c'est une fille. Eh ouais, j't'ai dit que tu f'rais pas long feu ma couille, tu peux t'en prendre qu'à toi-même, c'est toi qui a voulu monter sur mon dos. Et le pire, c'est que j'ai pas du tout pensé à deviner ce détail quand j't'ai proposé de monter, j'te jure. Tu t'es vraiment grillée toute seule, amatrice. Héhé. M'enfin moi j'l'ai bien senti, le vide intersidéral entre tes jambes. Chérie. Joue pas à ça avec un menteur, surtout quand t'es moins expérimentée que lui. Conseil de quelqu'un qui te veut du bien. J'ai aucune idée de l'âge qu'elle a, m'enfin j'm'en beurre la raie pour le coup. Puis bon, rien d'intéressant à ça. À son genre j'veux dire, quoiqu'à son âge non plus remarque. C'est pas un nain efféminé, c'est une gaminette qui trouve ça bien d'se travestir. Parce que c'est une mode d'être travesti, j'te jure. Genre c'est marrant, t'sais. Bah s'tu l'dis, m'en fous perso ça m'concerne pas. N'empêche que Machine, c'est une fifille. Que c'est meugnoooon, j'en verserai presque une petite larme.
Aller chouchou, va t'changer. Bien. Retourne-toi Maena, c'pas gentil d'mater les donzelles en train d'se changer. Par contre, elle m'a posé une question quand elle était encore sur mon dos, ce s'rait sympa d'lui répondre peut-être. Un truc comme quoi elle était plus forte que les gens qui l'ont attaqué j'sais pas quoi, 'fin un truc de merdeuse quoi. Et voilà, elle pique sa crise d'adolescente et c'est tombé sur moi. Yeah, génial.

- Puis si c'est ce qui te dérange, navré d'avoir cru bon de dire que t'étais pas assez... fort, pour niquer la gueule des Laycaïstes. Moi de c'que j'en sais, on t'a trouvé, toi et une gonzesse de chez Oppse et on vous a traqué. Après, j'ai entendu dire qu'il y avait eu des crevés dans notre camp, m'enfin de là à savoir les détails, les peu gradés se gardent bien de tout raconter, t'sais.

C'était quoi déjà le nom du mec de tout à l'heure? Théodore... Théodore Agrippa d'Aubigné j'crois. Théodore Agrippa d'Aubigné. Théodore Agrippa d'Aubigné, ouais, ouais c'est ça. Faut que je retienne. Des pas derrière moi, j'me retourne et qui j'vois? Cruchette, avec mes sapes trente fois trop grands pour elle, en train de faire une moue qui, sérieux, restera gravée dans mon crâne pendant au moins un siècle ou deux. C'est même pas descriptible en fait tell'ment c'est énorme, j'te jure. Retiens-toi d'rire vieux, tu vas la vexer, t'sais comment sont les spécimens féminins. Et j'imagine même pas la réaction des gonzesses qui se travestissent t'sais quoi. N'empêche que c'est vraiment énorme comme tronche et que ça mériterait une photo. Putain Blondie, t'es mon idole sur c'coup-là. Elle va balancer ses fringues à elle dans un coin. N'importe où en fait. Puis elle va s'asseoir au milieu de toutes les provisions durement confectionnées à la sueur de mon front et bouffe absolument tout. Rien à foutre de mon travail, elle pourrait au moins déguster, j'sais pas. Bah non, que dalle, la morfale. Bah, au moins elle mange, c'est d'jà ça. J'vais la rejoindre, en tailleur d'vant son nez, et j'la regarde manger. Non. En fait, j'regarde la bouffe. Ouais. La bouffe.

Feux, Fers, Vengeances... Et Jugement. Hé, il avait vraiment bien organisé son bouquin, lui!
On devrait pas faire ça, tu sais.
Pourquoi? Il est pas là pour nous gueuler dessus, après tout.
C'est juste...
C'est juste quoi? Toi-même, je parie que tu ne savais pas qu'il lisait autre chose que Baudelaire.
On touche pas à ses affaires. C'est une question d'respect, c'est tout.


J'ai mal à la tête. Mais la voir comme ça, ça me fait sourire. Elle crève la dalle, ça doit lui faire plaisir de manger. J'ai pas faim. J'ai plus faim. Un p'tit truc de temps en temps pour pas perdre le sens du goût en plus de la mémoire, juste histoire de dire qu'il reste un peu d'appétit à défaut de tout comprendre depuis mon arrivée ici. J'ai jamais été un gros bouffeur. Je le sais, ça. Mon corps me le dit, ma façon de penser la nourriture aussi, j'veux dire, y'a des signes qui trompent pas. Ceux-là sont de cette trempe. La bouffe, c'est là pour combler un vide, une carence, pour oublier ou remplacer ce qui chagrine par autre chose. J'ai jamais été malheureux. Il a dû m'arriver des tuiles, comme à tout le monde, mais j'ai jamais été malheureux, je m'en doute. J'aurai conservé le goût de manger, sinon. Pas forcément celui des aliments, parce que quand tu bouffes par complexe ou par défaut plus rien n'a de saveur. N'empêche que j'ai jamais mangé comme ça, par pulsion. Ou si j'avais ce problème là avant, j'veux dire, devoir combler un manque pour telle ou telle raison, j'devais être klepto. Ca m'va mieux, vraiment. Puis maintenant, j'peux vraiment plus manger de toutes façons. Ca équivaut à ouvrir la bouche, et pour ça, faut enlever le masque. Censure oblige, j'reste chez moi et j'peux bien crever la dalle comme c'pas permis, c'est de ma faute. J'avais qu'à pas avoir un pouvoir comme ça, c'est tout.
J'la regarde bouffer, en attendant. J'me dis que ça doit être bon, pour qu'elle dévore ça comme ça, avec autant d'entrain. J'en sais rien, j'avoue. J'ai jamais goûté aux crêpes que j'faisais. Quel intérêt? La majorité des blaireaux de l'échiquier bouffent jamais, et s'ils bouffent, ils sont habitués, conditionnés, à la bouffe dégueulasse qu'on arrive à cuisiner avec les moyens du bord ou avec ce qu'on est autorisés à matérialiser. À moins d'être cuisto on peut pas foutre les pieds dans les cuisines de la Forteresse, de même qu'un pion n'peut pas accéder seul à l'infirmerie et ce quel que soit son état. Pour une saloperie d'pansement je veux bien qu'on demande l'entrée, quoiqu'encore c'est foutrement exagéré, mais tu refuses pas l'accès aux soins à un type qui vient d'se faire trucider la gueule par un connard d'Oppse ou je n'sais quoi sous prétexte qu'il a pas les clefs de l'infirmerie, c'est ridicule. Dans c'cas autant les ach'ver directement, c'plus simple et moins contraignant. Y'a pas d'logique, ici. Vraiment aucune logique.
Et chez toi Blondie, c'est comment? Toi qui vis là-bas, qui en connais un rayon. J'serais curieux de voir à quoi ressemble la Cité de Petite Madame vue de l'intérieur. La seule fois où j'ai eu l'occasion de rentrer dedans, c'était pour une mission qu'on a chié, moi et la bande affiliée. J'ai vu les souterrains, les souterrains, et un bout de jardin, j'sais pas c'que c'était. Voilà voilà. Fascinant. Mais j'suis sûr qu'il doit y avoir une farandole de trucs géniaux là-dedans. Qui plus est la Serre. On m'en a parlé, j'l'ai jamais vu. Apparemment, c'est comme un grand laboratoire où on peut confectionner tout ce qu'on veut: médoc's, poisons, remèdes et autres conneries du genre. C'est aussi l'équivalent de l'infirmerie, mais avec de quoi créer soi-même ce dont on a besoin. Non seulement c'est extra pour les gens qui veulent savoir ce qu'ils boivent quand ils se soignent, mais c'est aussi excellent parce que pour la peine tout le monde peut avoir des petites notions de soins et anti-empoisonnement, et surtout ça fait économiser une saloperie de matérialisation déjà pas assez suffisante comme ça. J'dis pas que l'infirmerie de la Forteresse est à chier, c'pas ça, mais s'il y a tout ce dont on a besoin pour les premiers secours ça manque cruellement de ressources concernant l'environnement d'Alea Jacta Est, de contenu directement fabriqué et donc pas matérialisé et autres nécessités du genre. On a un accès au savoir botanique, zoologique et médical carrément atrophié comparé à celui des Oppsédés c'est démentiel, la preuve en est que sur le champs de bataille tous les hybrides, mi-hommes mi-bêtes, sont dans le camp adverse. Même dans leur effectif il y a des spécimens à étudier, ça m'désole putain. Pourquoi on n'a pas tout ça, chez Layca, hein? C'est complètement con, vraiment. Sauf que si c'est moi qui l'ouvre, ça va pas passer. Et ouais, tu sais, Maena, public ennemy number one, le salaud, l'Elu limite démoniaque, tout ça. Le fouteur de merde invétéré, ouais. Donc non, pas possible. Oh puis merde, un jour ils s'en mordront les doigts, de toutes ces carences intellectuelles à contrer. Et ce sera pas faute d'avoir tenté de les résorber auparavant.

Au fait, c'est quoi cet endroit ? Sérieux, c'est énorme, c'est l'pôle nord partout autour mais ici c'est tout vert !

Quoiqu'en y réfléchissant bien, ils doivent pas savoir quoi en faire de leur Serre, les chiens de la grognasse. Pour pas se rendre compte que ce machin est une femme, pardon j'voulais dire une gamine, faut vraiment être miro, pas besoin de scientifiques pour le coup. J'avoue, c'est rusé et franchement pas mal fait. M'enfin on voit que c'est une gonzesse, j'suis désolé. Même, j'en suis sûr. Putain ça m'démange s'tu savais, j'vais devoir lui dire que je sais, aucun doute là-dessus. Rah, tiens l'coup encore deux minutes toi, t'inquiète, tu vas pouvoir te faire plaisir après. Ca pourra même faire l'objet d'un chantage après, ouaiiiis. T'es l'meilleur Maena, t'es fantastique.
J'vois qu'elle est pas plus au courant que nous sur les détails de cet endroit. Elle a dû arriver ici par hasard, c'était pas une mission. Ca veut soit dire que les Oppsédés ont déjà un train d'avance sur nous concernant l'enclave, qu'ils ont déjà fait des missions d'exploration tout ça ici mais qu'elle n'est pas au courant, c'qui semble assez absurde comme délire vu qu'elle est quand même la bizu d'l'Elu Primordial, soit qu'ils ignorent encore tout du lieu et que c'est nous qui avons un train d'avance sur eux. Mmh. Quoique d'l'avance c'est vite dit, nous non plus on sait rien de c'bordel paumé en pleine montagne. Que l'autre couillon, là, avant que j'le bute, il me disait qu'on pouvait y voir Belzy, c'est ça? Bwarf, j'vois pas c'que foutrait c'guignol dans l'coin, surtout pour deux pions paumés par hasard sur l'mont Phryçon en quête d'asile pour la nuit. M'enfin si ça s'trouve c'est vrai remarque, et alors là j'me fendrais la poire pour de bon, vieux. Rencontrer Belzeneff, ouaiiis, n'est-ce pas génial. On s'en branle, j'crois, mais violent. Sauf s'il nous demande de faire un voeu, tiens, ce s'rait marrant à voir de la part de ce clown de première. Ma foi, on arrrête pas l'progrès.
J'regarde Blondie. J'fais qu'à depuis tout à l'heure. Et elle me dit qu'elle ne repartira pas avant demain. Normal. J'relève pas. J'attends, en fait. Je sais pas quoi, mais j'attends. Et j'ouvre la bouche. J'remets une mèche derrière l'oreille découverte, et j'parle. Incoyable.

- Tu prends le temps que tu veux pour te reposer. Et concernant l'enclave, on était ici pour récupérer quelques éléments à son sujet, histoire de compléter les informations qu'on a déjà dessus. Pour le moment, on pense que c'est comme... tu sais, les oasis dans les déserts. J'ai l'impression que c'est à peu près la même chose, mais version hiver. Et n'me demande pas d'où ça vient, je s'rai bien incapable de te dire quoi qu'ce soit là-dessus. Un des mystères d'Alea Jacta Est, sans doute.

Parais moins, et sois plus. C'est tout un art, en fait. Putain, c'est plus compliqué qu'il n'y parait, m'enfin c'est amusant. J'sais pas qui a inventé cette connerie, mais c'était un génie en fait. Ouais, un vrai génie. J'souris sous le masque. Blondie peut rien voir, mais je souris et c'est déjà bien. Je le sais, c'est pas commun de sourire comme ça dans ce genre de situation. Puis même, j'suis pas du genre à sourire pour rien. Et là, sérieux, je souris vraiment pour rien. J'voulais lui demander quoi déjà? Ah ouais, son nom et quel pouvoir elle avait. C'est p't'être brutal pour le coup, de demander cash le pouvoir, comme ça, sans contexte. Non, laisse tomber pour le moment, elle se trahira bien toute seule. Elle a l'air adepte de ce genre de délire, faisons-lui confiance voyons.

- Qu'est-ce que j'voulais dire, déjà... Ah, ouais. J'ai une mémoire de merde, vraiment, alors si tu pouvais me redire ton prénom ce serait sympa, haha.

J'peux pas enlever le masque. Pourtant j'mangerai bien un truc t'sais quoi. Elles m'ont jamais eu l'air dégueulasse, mes crêpes, et vu comme on les dévore, elles doivent pas vraiment l'être. Mais j'les ai jamais goûté, et là j'en ai envie. Sauf que bon, pas comme si j'avais une muselière autour du museau m'enfin bon. Puis Blondie l'a très bien remarqué, avec son surnom à la con qu'elle m'a donné, fruit d'mer. J'l'emmerde, t'sais quoi. Moi j'm'occupe d'elle et tout, et l'autre là elle trouve rien d'mieux à faire que m'app'ler l'fruit d'mer. Genre, salope. Qu'elle devrait se mettre à genoux limite, c'te gueuse. J'suis trop bon, vraiment.

- Et aussi, j'voulais te dire. J'aimerai bien capturer un ou deux croconeiges, quand tu seras en forme. Sans oublier un autre service, que tu me parles un peu de la Cité d'Oppse. Je suis vraiment curieux de savoir à quoi elle ressemble de l'intérieur, j'y ai encore jamais mis les pieds, c'est navrant. Ce sera mon prix pour t'avoir nourri. J'espère que ça te convient.

... Oh, Maena, j'crois que tu peux te faire plaisir, là, c'est même plutôt bien parti. Aller vieux, assassine-la pour de bon, cette mignonnette. Vil que tu es.

- ... Ah oui, et aussi, plus la peine de te cacher hein, je sais que t'es une fille.
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Levi
Boys don't cry Behemoth

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MessageSujet: Re: Vive le vent, vive le vent, vive le vent d'hiver ♪ [Piège à Maena activé]   Mar 15 Mai - 19:46

Ils appellent ça l'enclave, hu ? Fin' bon, le coup de l'oasis version hiver, j'avais déjà deviné tout seul, hein. Ça ne m'apprend vraiment rien de nouveau. J'imagine que j'peux en conclure qu'ils n'en savent pas plus que moi. Un des mystères de l'échiquier, comme il dit. Quoi qu'il en soit, ce sujet de conversation aura été bien vite enterré au profit d'une question qui, j'dois l'avouer, m'énerve un peu. Genre, j'm'appelle Levi. C'est si compliqué que ça à retenir ? Ou bien c'est juste qu'il ne m'écoute pas quand je lui cause ? Levi. LE... VI ! Avec Le à prononcer Lé, t'vois ? Lévi mais sans l'accent, quoi ! Avec la même prononciation et tout. Mémoire de merde, hein ? Sérieux, si t'arrives vraiment pas à retenir ça, t'as un fameux problème mon grand. Bref. J'vais pas trop le contrarier non plus, hein. Faudrait pas qu'il le prenne mal et qu'il décide de m'abandonner ici, le fruit d'mer ! J'ai encore besoin de lui, mine de rien.

Levi. J'm'appelle Levi.

J'continue de manger, il continue de parler. C'est qu'il a beaucoup de choses à me demander, mon sauveur, là, finalement. J'savais bien qu'il ne m'aiderait pas sans une compensation en retour. Bah. S'il veut juste que je lui attrape une ou deux bestioles et que je lui raconte comment est la cité, c'est pas bien cher payé. Avec ma force, assommer un crocodile ou deux ne sera pas bien compliqué. La cité... bon, c'est plus délicat. J'sais pas s'il cherche à recueillir des informations utiles ou s'il cherche juste à satisfaire sa curiosité comme il veut me le faire croire. L'un dans l'autre, j'm'en fiche un peu. C'est pas comme si je détenais des informations capitales sur la cité, j'vais me contenter de lui parler vite fait des coins que je connais bien et ça devrait faire l'affaire ! T'façon, même si j'le voulais, je ne pourrais pas lui faire un descriptif complet de tout c'qu'on peut y... argh... ark ! Merde ! J'ai faillis m'étouffer avec une crêpe ! J'en ai les larmes les yeux. Sérieux, je ne m'y attendais vraiment pas, à ça ! Pas la peine de t'cacher, j'sais que t'es une fille. Ben mon vieux, mon secret aura pas tenu longtemps avec ce mec. C'est bien le premier à comprendre que j'suis une nana. Ça ne me dérange pas. Ça m'a juste surpris et... bon, j'vais pas le cacher, j'suis tout de même un peu déçu. Au fond, j'sais bien qu'il est impossible de berner tout le monde. J'veux dire, j'ai beau m'habiller au masculin et être garçon manqué comme pas deux, j'ai une gueule de nana. C'est comme ça. J'suis toute petite, aussi, comparé aux mecs. Grâce à mon caractère, la plupart des gens s'imaginent simplement que je suis androgyne ou que j'ai des problèmes de croissance, quelque chose comme ça. Seulement voilà, certaines personnes ne se laissent pas avoir. Ça m'énerve mais c'est comme ça. Je ne pourrai jamais prétendre tromper l'entièreté de la population AJEenne. Reste à voir comment je vais réagir, maintenant. Je pourrais très bien nier, tiens, mais ça m'apporterait quoi au fond ? Je doute que ce mec aille dévoiler mon petit secret à tous ceux qu'il rencontre. J'suis même pas sûr qu'il se souviendra de cette histoire dans deux heures. Mémoire de merde, comme il dit. Finalement, je hausse les épaules.

Ben mon vieux, t'es bien l'premier à t'en rendre compte !

Même Astacrotte, qui passe pourtant son temps à me mettre au sol, n'a rien deviné. Mes voisins ne se sont jamais rendus compte de rien non plus. Non, sérieux, sans me vanter, je suis assez doué pour me travestir, je pense. Ce Maena a vraiment l’œil. Quoi qu'il en soit, ça ne m'empêche pas d'enfourner une dernière crêpe. Fiou. J'ai le bide qui va exploser. J'ai vraiment fait le morfal sur ce coup ! Bref. J'm'essuie la bouche d'un revers de la manche et regarde le Laycaïste. Faux. Faux, faux. J'raconte n'importe quoi.

Si tu pouvais juste éviter d'le crier sur tous les toits, ça m'arrangerait, tu vois ?

J'ai beau me répéter que voir mon secret découvert ne me dérange pas, au fond, ça m'emmerde vraiment. Je... J'ai toujours vu ça comme un jeu, j'ai toujours voulu croire que ce n'était qu'un jeu mais à force de retrouver certains souvenirs, j'ai fini par réaliser que c'est faux. Ici, c'est un jeu. Ici, c'est juste une habitude dont je ne veux pas me séparer. Avant, c'était différent. Avant, c'était un moyen de me faire accepter. Ces flashs ennuyeux venus d'une vie antérieure m'ont fait réaliser qu'à cette époque, si ma féminité avait été exposée, j'aurais certainement perdu les seules personnes qui acceptaient encore ma compagnie. Qui ils étaient ? Pourquoi ? Aucune idée. Saleté d'amnésie. Bref. T'façon, c'est fini maintenant. C'est... fille ou mec, ça change quoi, dans ce monde, hein ? Même si... même si j'ai l'impression qu'Astacrotte ne m'aurait jamais pris sous son aile s'il avait su la vérité. J'me demande même s'il ne me renierait pas en l'apprenant, cette vérité, en fin de compte. Au fond... rien n'a changé, hein ? Rha, Levi, crétine, arrête de tirer cette tronche d'enterrement et remue-toi. Ça sert à rien de te prendre la tête avec ça maintenant.

Pour tes croconeiges, t'inquiètes, ce s'ra vite fait ! J'n'aurai qu'à leur mettre deux, trois beignes dans les dents ! Bam, bam, bam ! Ils s'en relèveront pas !

J'donne quelques coups de poing dans le vide pour illustrer mes propos, sourire aux lèvres. J'ai retrouvé mon assurance, pour le coup. J'dois avouer que c'est pas plus mal, parce que j'commence à avoir d'la fièvre, j'le sens, et j'ai pas envie de me prendre la tête avec mes problèmes dans cet état. J'me laisse tomber sur le dos et réfléchit vite fait, tout en observant le ciel. La cité, maintenant. Qu'est-ce que j'vais bien pouvoir lui raconter, moi, sérieux. Lui parler des gens ? Des lieux ? Quels lieux ? L'endroit où j'vis, les endroits où je glande ? Bon, bon, bon... assez réfléchit, j'me lance. Ça sortira bien tout seul. Improviser, c'est c'que je fais de mieux, de toute façon. J'suis pas fait pour réfléchir.

Sinon, la cité... ben écoute, j'sais pas, moi ! On a, genre... ha, v'là ! L'agora. C'est mon endroit préféré. Y'a des arbres, une putain de fontaine et tout ! Après, aux heures de pointe, c'est toujours la merde. C'est là bas qu'on reçoit nos provisions, nos ordres de mission et tout l'bordel, t'vois, alors si veux pas t'faire emmerder, faut savoir éviter la foule. Suffit de s'y rendre à des heures bien précises pour pouvoir en profiter. On est pas des masses dans la cité à connaître les bons horaires et c'est tant mieux.

Évidemment, ce fameux horaire, j'le garde pour moi. T'façon, c'est pas comme si un mec de chez Layca aurait le loisir de profiter de cet endroit un jour, hein. J'le vois mal réussir à infiltrer la cité, surtout dans le seul but de venir se la couler douce près d'la fontaine.

Après, hum... t'sais, y'a des endroits dont j'peux pas trop te parler. Genre, l'église ou la tour. Les pions dans notre genre, ça n'a pas vraiment l'droit de s'y balader, t'vois ? C'est réservé aux élus et tout. J'sais pas comment c'est à l'intérieur. Genre les thermes, aussi. T'sais, c'des bains publics, quoi. J'préfère prendre les miens en solitaire, de bains, s'tu vois ce que j'veux dire.

Bon, encore une fois, on en revient à ma... passion... pour le travestissement. J'vais pas m'étendre sur le sujet. Quant à l'église et la tour, bon, j'vais pas non plus les décrire. J'ai jamais été très doué avec les styles d'architecture et ce genre de conneries. C't'une église, bien que jolie j'dois l'avouer, et une tour, quoi. J'vais pas lui faire de dessin non plus.

On a une serre, aussi. J'ai déjà visité un peu. Astacrotte a l'air d'aimer l'endroit, alors il m'a déjà fait visiter. C'est bourré de plantes. Logique, tu m'diras, mais y'a aussi des bestioles bizarres. Ça fait comme un zoo, t'vois ? C'est énorme comme endroit. Faut pas leur lancer d'cacahuètes, aux bestiaux, par contre. Ça les énerve et le boss te fout des claques.

Animaux, animaux... ça me fait penser à quelque chose, mais à quoi ? Voyons voir, où est-ce qu'on trouve des animaux dans cette cité, encore ? HA ! Mais ouais ! La maison d'verre ! J'avais faillis oublier, tain. Il me file la chair de poule, c't'endroit ! Les mecs, ils font des expériences sur des bestioles et utilisent les plantes pour faire toutes sortes de médocs. J'sais pas ce qu'ils leur font à ces pauvres bêtes, mais ça m'fait un peu penser à un nid de savants fous. Un jour ils vont nous sortir un putain de mutant hybride à lâcher sur les Laycaïstes ou un truc du genre. Ça sert aussi d’hôpital. J'aime pas les hôpitaux. Ça doit aussi venir de ma vie d'avant, cette connerie. C'est lassant. J'te parie même que ces dingues seraient capable de se servir des blessés et des malades comme cobayes. Sérieux, jamais j'remet les pieds là bas, moi.

Bref, t'as aussi la maison d'verre. C'comme un laboratoire, s'tu veux, et ça sert aussi d'hopital. Mais j'aime pas trop c't'endroit, j'préfère... heu... genre le havre tiens. C't'un port, mais qui donne sur le marécage. Faut pas croire, c'est joli comme endroit, sérieux. L'jour où j'aurai une p'tite copine, mon vieux, c'est là bas que je l'emmène ! Là bas et à l'arbre à lucioles. Surtout l'arbre à lucioles. C'est super romantique, j'trouve. La nuit, c'est blindé de lumières et tout, faut l'voir pour le croire, c'est... c'est... genre, magique, t'vois ? Juste magnifique, j'te l'dis.

J'vais éviter de lui dire que c'est là qu'on revient à la vie. S'il le sait déjà, c'est tant mieux, sinon, il n'a pas vraiment besoin d'le savoir. J'évite ainsi le sujet des morts. C'est mieux s'il ne sait pas que j'me suis encore jamais fait tuer dans ce monde. Ça ne lui donnera pas l'idée de me montrer ce que ça fait. Sinon... genre... l'jour où j'aurai une p'tite copine. Qu'est-ce qui m'a prit de lui sortir ça, putain ? Genre, il sait que j'suis une nana, merde. Reste à espérer que ça ne lui mettra pas la puce à l'oreille et que ça passera inaperçu. J'ai pas envie qu'il fasse de commentaires à ce sujet. J'suis de ce bord là, voilà, c'est tout et... et merde, j'assume, rien à foutre. J'assume mais j'enchaine rapidement malgré tout.

J'sais pas c'que tu veux que j'te dise de plus, mec. C't'une cité, après, quoi. T'as des maisons partout, y'a des mecs qui vivent empaquetés dans des chambres minuscules, t'en a d'autres qui se la coulent douce dans des putains de palaces. C'comme ça, c'est la vie. Moi, j'vis seul dans une p'tite chambre pas dégueux. C'était occupé par des cons avant, mais j'leur ai botté l'cul et ils sont partis sans demander leur reste. Au fond, c't'un peu la loi d'la jungle dans certains quartiers. T'as intérêt à savoir défendre ton territoire, quoi.

Me voilà en train de faire l'étoile de mer sur le dos. La fièvre monte mais j'dirai rien. Ça passera bien tout seul. Je viens de lui déblatérer beaucoup de choses sur ma cité, même si ça n'a pas du l'aider beaucoup, mais dans l'fond, j'connais rien du tout de leur mode de vie, aux Laycaïste. J'sais qu'ils vivent dans une forteresse dans les montagnes, mais c'est tout. Ils doivent pas avoir de quartiers, de maisons, de palaces et ce genre de trucs. J'me dis qu'elle doit vraiment être immense, leur forteresse, s'ils sont autant que nous à vivre dedans. J'ai bien envie de savoir comment ça se passe chez eux, quoi. J'sais pas si ça le ferait de lui demander, au Maena, là. Hum. Bon, rien à foutre, j'vais lui faire une allusion discrète et on verra bien s'il m'explique de lui-même ou si j'dois lui tirer les vers du nez. J'tourne la tête dans sa direction, du coup, et le regarde quelques secondes avec un air curieux avant de lancer :

C'est vrai que vous n'devez pas avoir tout ça chez vous. J'me demande bien comment c'est d'vivre dans un château comme ça.

Finalement, c'est pas très discret comme allusion. J'ai clairement envie de savoir comment ils font. Allez l'fruit d'mer, raconte moi tout. Ça fera passer l'temps. C't'un sujet de conversation comme un autre, au pire, t'sais. J'suis fatigué et j'risque de m'endormir rapidement, mais d'ici là, j'aimerais bien ne pas subir de tête à tête avec mes pensées.
Qu'il me parle un peu de sa vie.
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MessageSujet: Re: Vive le vent, vive le vent, vive le vent d'hiver ♪ [Piège à Maena activé]   Lun 23 Juil - 17:29


Talons hauts.


Non mais ça va, t'étouffes pas non plus.
Genre personne n'avait deviné avant, sont tous bygles chez Oppse? Faut pas avoir fait Harvard, la Sorbonne ou Todaï pour savoir reconnaitre un mec d'une gonzesse. Regarde, j'ai bien les traits efféminés, m'enfin d'la à m'traîter d'gonzesse c'est abusé. Meuh non, quand même, y'a des signes qui trompent pas. Ouais, bon, j'suis musclé, puis bon quand on m'entend parler y'a plus vraiment de doutes possibles, m'enfin c'est arrivé plusieurs fois que de dos on m'confonde avec une grognasse. Puis Machine, là, Levi c'est ça... Ma foi, ouais, elle est pas très très féminine, cash. M'enfin rien qu'au niveau du visage, les joues, tout ça on voit qu'c'est pas un viril quoi. Même, r'gardes-moi l'gabarit, elle ressemble à rien avec son mètre vingt les bras l'vés et ses sapes trop larges. Bwarf, elle ressemble bien à c'qu'elle veut, m'en fout moi. M'enfin c'est pour ses collègues que j'dis ça hein, franchement, fallait être miro pour pas s'en aperçevoir. Sont plus cons que j'le pensais.

Si tu pouvais juste éviter d'le crier sur tous les toits, ça m'arrangerait, tu vois ?

Et à quoi ça m'servirait, tu peux m'le dire? Non mais ça va, je sais que j'suis un salaud m'enfin de là à l'être gratuitement, j'suis pas si vil, quoi. Non, vraiment, je suis une tombe. J'dis rien, tu peux m'faire confiance sur le coup. J'lui fais comprendre en posant un doigt sur mes lèvres. 'Fin, sur l'endroit où se trouvent mes lèvres sous le masque. Comme ça, sûr que j'me laisserai pas berner par le feu qui brûle la langue de certains blaireaux d'ici.
J'ai... comme un instant d'blanc. Un vide intersidéral, là, juste maintenant. J'te jure. Comme ça, paf, sur moi. Je... J'sais pas c'qui s'est passé. Putain. J'pensais qu'ça arrivait qu'aux autres. Merde alors. C'est ça, le vide. L'absence. Comme si j'avais qu'ça à foutre en fait, mais ça doit venir d'un for intérieur j'sais pas quoi, une de ces conneries de psychologues qui sort ça et qui en fait une généralité. Comme l'instinct maternel, c'te blague. T'as juste le devoir d'aimer et d'choyer les autres, c'est tout, et ça s'appelle la bonne conscience. Crois-moi qu'il t'en faut pour aller dans l'paradis et pas sur cet échiquier d'merde. J'me d'mande si elle en a, Machine, de l'envie de s'occuper des gniars. Des gens en général. J'crois pas. Maternel, on est d'accord. Surtout dans son cas, ouais. Ouais. S'travestir, j'sais pas si c'est un jeu pour elle, mais ça soulève qu'elle veut pas être féminine, donc s'éloigner de tout ce qui est féminin. J'la vois mal parler mecs ou maquillage avec les autres putes de son clan. J'connaissais des gonzesses de chez Layca qui aimaient bien ressembler à des mecs, aussi. J'les ai pas vu d'puis un moment, p't'être qu'elles sont mortes pour de bon. T'être. Quoiqu'il en soit, l'instinct maternel, doit pas y'en avoir des masses dans ce petit bout de rien du tout devant moi. Et si se travestir pour elle c'est un jeu, ben c'est pas amusant. Franch'ment pas.
Le plein. Quand on dit que c'est plein, en général, c'est parce qu'on ne peut plus rien mettre à l'intérieur de quelque chose, d'un cont'nant. C'est un synonyme de saturé, saturation, tout ça. Moi j'dis qu'le plein, c'est un plein de vide. C'est c'que j'ressens là, maintenant. J'fais le vide, parce que ça doit être trop plein. C'qui est marrant, c'est que comme ça, t'as l'impression d'être vide. J'te dis, tu penses à rien, en fait. Mais en fait non. Tu penses à plein d'trucs. Tu t'dis qu'tu vas exploser, et c'est c'que tu fais. Tu exploses. Et d'un coup tu te dégonfles, comme un gros ballon. T'as tout l'air qui s'en va. Plus rien, quoi. Et t'es là. T'es toujours là, t'as l'impression d'être mort limite, mais t'es juste vide. Pas soulagé. T'es juste vidé. Ca ressemble à de l'extrême fatigue, comme ça. Mais c'est toujours pas ça, nan. T'es pas soulagé, t'es pas sorti d'affaire, t'as rien réglé du tout et au contraire, quand ça t'arrive, t'parviens quand même à penser que t'es vide. C'est con, c'délire, j'te jure. Con qu'ça en peut plus. Mais t'es heureux d'penser que tu penses à un truc un peu philosophique ou quoi, t'sais. C'est étrange comme sensation. L'univers s'écroule autour de toi, et il n'y a plus que ton toi intérieur. Tu n'écoutes que ta voix à toi. T'es à toi, l'espace d'un instant. T'es là, ouais, mais ni dans un état second ni présent parmi les vivants. J'crois que... C'pas une transe, non. Mais... Tu dois t'retrouver, parfois. Te dire que, ben que t'es un être à part entière. Indépendant. Pensant. Et de trop penser, tu ne penses qu'à l'extérieur. Qu'aux autres. C'est pas de l'instinct maternel, j'sais pas c'que c'est l'instint maternel, mais c'est pas ça. C'est un instinct d'sauvegarde. C'est... C'est l'instinct maternel de soi, p't'être. Y'a pas d'mot pour décrire l'appartenance de soi à soi. J'sais pas. Non chais pas. P't'être l'égoïsme. C'est p't'être ça l'égoïsme en fait.
Can I take it care?
Someone else will...?
On me tuera. J'crèverai pas de vieillesse, non. J'serai jamais vieux. J'veux pas l'être. C'est pas mon genre. J'veux être beau, tout l'temps. J'veux rester moi. Jusqu'au bout. Je sais plus qui j'suis. On m'achèvera en me retirant de moi. Le jour où j'arrêterai de tenir bon, alors là, on m'aura tué. J'comprends pas c'qu'il se passe quand j'suis vide comme ça. Si je fais le point. Si je le fais pour fuir une situation, si j'le fais pour rien, si j'le fais instinctivement. Si j'me retrouve, comme ça. Si j'oublis. Si je pense une fois de plus. Si je crains d'être trouvé. Si j'veux plus sortir. Si j'sais plus quoi rétorquer, et que j'me planque. Parce que je sais plus quoi faire, parce que je sais plus qui être. J'me planque. J'fuis, comme un lâche. Non, j'suis pas lâche. Ou alors si. Mais j'le sais pas, et l'inconscient m'le rappelle. En ce cas c'est ça, ce vide. C'est les retrouvailles de nous. C'est la fusion de Soma qui mute en Sema. C'est moi qui d'vient fou. Chez moi, c'est ça, la folie. J'ai plus d'chez moi. J'sais pas c'qu'on en pense, de ça, chez moi. C'est juste que... J'perdrai mes repères. Un à un. Et crèverai là, comme un chien. J'disparaitrais pas, j'disparais pas moi. J'resterai gravé un peu partout. Dans l'crâne des gens qui m'ont connu. Parce qu'on m'oublie pas, moi. On m'oublie pas. J'suis là, une grosse plaie, une cicatrice qui marque, qui a fait mal, qui f'ra toujours mal. Une putain d'vieille cicatrice à la con quand d'autres sont des putains de kystes enflés, des cancers en phase terminale. Des boules de graisses logées sous l'épiderme quand j'm'incruse soit dans l'cerveau soit sur la face visible de la peau. Et on sait tous que j'le fais ça. M'incruster. Comme un parasite. Vivre au crochet d'un hôte. Pleurer, et abandonner. Lâche que je suis. Egoïste que j'ai toujours été. Tout ça fait qu'on ne m'aimera pas. Pas toujours. Et certains se vengeront. Et certains me ruineront. Certains mettront tout en branle. J'serai spectateur à ce moment-là, toujours amputé d'la voix. Et j'crèverai de pas savoir quoi faire. J'crèverai du vide qui m'habite. Qui fait, sans doute, de moi moi. Ce que je suis, finalement.
Un trop plein de vide. Un instant de blanc. Comme celui-là. Comme tous ceux qui l'ont précédé et qui le suivront. Un instinct vierge, en fait. Wow, c'puissant, tout ça.

Elle donne des coups d'poings dans l'vide. Soit j'ai changé d'stratosphère en passant dans mon blanc nerveux, soit elle est conne. Elle doit être conne j'pense. Ca doit être ça.

Sinon, la cité... ben écoute, j'sais pas, moi ! On a, genre... ha, v'là ! L'agora. C'est mon endroit préféré. Y'a des arbres, une putain de fontaine et tout ! Après, aux heures de pointe, c'est toujours la merde. C'est là bas qu'on reçoit nos provisions, nos ordres de mission et tout l'bordel, t'vois, alors si veux pas t'faire emmerder, faut savoir éviter la foule. Suffit de s'y rendre à des heures bien précises pour pouvoir en profiter. On est pas des masses dans la cité à connaître les bons horaires et c'est tant mieux.

Elle me raconte quoi, là? La cité? J'lui ai d'mandé ça? Putain j'ai aucun savoir-vivre, c'est affreux j'te jure. Surtout que si j'suis bien le connard que j'suis j'pourrais m'servir de son discours pour lui empoisonner la vie, qui plus est si elle me balance des infos confidentielles ou quoi, genre c'est une bonne poire. Mais sans rire elle est con, tu balances pas comme ça des infos sur ton clan, genre voilà sers-toi, c'est débile. J'te jure ça m'atriste, les jeunes, sont inconscients d'nos jours. Oh puis non, j'dis que d'la merde. Ecoute-la, c'est bon. Ca passera.
Y'a comme une haine indicible qui me retourne l'estomac. Un espèce de truc qui me comprime le cerveau en même temps qu'le bide. Ca fait mal, mais pas au sens où on l'entend d'habitude. T'sais c'est comme si on te tortillait les boyaux, mais c'est tout. Et à côté t'as l'cerveau en bouillie. C'est les restes de mon voyage spacio-temporel ça, y'a pas à chier, ça fait du dégât. C'que j'comprends pas c'est pourquoi maintenant. 'Fin j'veux dire, y'aurait eu quarante six occasions de m'faire faire ce genre de transe, alors pourquoi ici et maintenant? Levi a pas l'air d'un gourou ou d'une adepte sectaire. À part si sa secte c'est la secte de Béhémoth m'enfin ça m'étonnerait quoi. Elle a pas l'air bien concernée par les groupes. La communauté, tout ça, j'pense pas qu'ça soit son trip. La preuve en est qu'elle est là, c'te truie. Elle se s'rait jamais aventurée toute seule si elle avait été d'une secte. Et pourquoi j'dis ça, moi? Merde, j'sais plus. Mais ça règle pas mon problème d'estomac.

Après, hum... t'sais, y'a des endroits dont j'peux pas trop te parler. Genre, l'église ou la tour. Les pions dans notre genre, ça n'a pas vraiment l'droit de s'y balader, t'vois ? C'est réservé aux élus et tout. J'sais pas comment c'est à l'intérieur. Genre les thermes, aussi. T'sais, c'des bains publics, quoi. J'préfère prendre les miens en solitaire, de bains, s'tu vois ce que j'veux dire.

Les endroits des puissants, hein. T'en fais pas va, on a les mêmes à la maison. Puis les bains, j'vais pas m'étendre sur l'sujet, ma foi. Mauvais souv'nirs.

On a une serre, aussi. J'ai déjà visité un peu. Astacrotte a l'air d'aimer l'endroit, alors il m'a déjà fait visiter. C'est bourré de plantes. Logique, tu m'diras, mais y'a aussi des bestioles bizarres. Ça fait comme un zoo, t'vois ? C'est énorme comme endroit. Faut pas leur lancer d'cacahuètes, aux bestiaux, par contre. Ça les énerve et le boss te fout des claques.

Ca j'le savais. C'est le seul truc que j'envie vraiment chez Oppse. Comme quoi Layca il est cool, mais niveau équipement c'est vraiment n'importe quoi. Pendant qu'les Oppsédés sniffent leur putain d'herbe synthétisée, nous on s'cure tous les orifices avec du papier d'verre. Merde quoi. C'pas qu'j'aime pas Layca, hein, j'blasphème pas, pas taper. M'enfin fait chier, j'veux pas déserter non plus, mais quand j'vois ça j'me dis qu'on a vraiment aucun moyen. La seule puissance de Layca, c'est quoi? D'avoir des blaireaux qui disent rien sous son aile et qui peuvent même pas s'enfuir de temps en temps avec un p'tit coup dans les narines pour s'aider? Bah putain j'comprends bien qu'on la gagne pas la guerre. Puis vu le r'tard technique qu'on a face aux Oppsédés, faut vraiment qu'il n'y ait aucun combat pour pas qu'on soit déjà le cul par terre.

Bref, t'as aussi la maison d'verre. C'comme un laboratoire, s'tu veux, et ça sert aussi d'hopital. Mais j'aime pas trop c't'endroit, j'préfère... heu... genre le havre tiens. C't'un port, mais qui donne sur le marécage. Faut pas croire, c'est joli comme endroit, sérieux. L'jour où j'aurai une p'tite copine, mon vieux, c'est là bas que je l'emmène ! Là bas et à l'arbre à lucioles. Surtout l'arbre à lucioles. C'est super romantique, j'trouve. La nuit, c'est blindé de lumières et tout, faut l'voir pour le croire, c'est... c'est... genre, magique, t'vois ? Juste magnifique, j'te l'dis.

Oh-oh, on rentre côté coeur à c'que j'vois. J'crois que j'vais rougir, dis. Déjà qu'j'ai l'sourire jusqu'aux oreilles, heureusement qu'lle voit rien avec le masque sinon j'te raconte pas l'méchoui qu'elle s'ferait avec ma gueule. J'pense pas qu'elle soit du genre à balancer ça à tout l'monde. Ou sinon c'est juste que je sais qui elle est. Aussi, ouais. Boh, ma foi, j'ai pas mon mot à dire. D'une j'm'en cogne profond, de deux j'suis pas l'mieux placé pour lui faire une réflexion. Franchement j'suis d'accord avec elle, les gonzesses c'est trop bon. Les seins, les nibards putain j'te raconte pas comme c'est génial quand tu veux pioncer et que t'as pas d'oreiller. Sauf qu'en général t'as des effets secondaires indésirables, comme le rang de "petit-ami". Tu parles d'une tarre génétique toi. Alors qu'un mec, tu peux le larguer comme tu veux, si c'est pas une pédale, il s'en remettra. Ah ouais non parce que si c'est pour prendre un mec qui a autant d'couilles que le hongre du pré d'à côté merci bien. Y'a des soumis qui sont très virils. D'autres moins. Mais s'ils ont du répondant, c'est l'pied. 'Fin resultat j'm'en fous. Du moment qu'ça a un trou.

J'sais pas c'que tu veux que j'te dise de plus, mec. C't'une cité, après, quoi. T'as des maisons partout, y'a des mecs qui vivent empaquetés dans des chambres minuscules, t'en a d'autres qui se la coulent douce dans des putains de palaces. C'comme ça, c'est la vie. Moi, j'vis seul dans une p'tite chambre pas dégueux. C'était occupé par des cons avant, mais j'leur ai botté l'cul et ils sont partis sans demander leur reste. Au fond, c't'un peu la loi d'la jungle dans certains quartiers. T'as intérêt à savoir défendre ton territoire, quoi.

Puis merde, nous on dort dans un dortoir tous ensemble comme la grande confrérie de bisounours qu'on est. Dis-toi qu'on a pas besoin de fête du slip pour s'faire des bisous tout partout la nuit pendant qu'les plus ingénus roupillent. Quoi, merde à la fin. J'suis pas défenseur des droits des embryons mais y'a quand même des gosses dans c'dortoir. Bah quoi, à ton avis pourquoi j'ai foutu l'camp, moi? D'accord j'baise tout l'temps, et encore ça c'est que pendant les périodes de rut, tout l'monde en a, j'sais aussi m'maîtriser, m'enfin moi quand j'nique quelqu'un, homme ou femme, j'fais ça en privé et pas à côté du lit des gniards. Ca s'appelle le respect. Nympho s'tu veux, mais pas exhib'.

C'est vrai que vous n'devez pas avoir tout ça chez vous. J'me demande bien comment c'est d'vivre dans un château comme ça.

Bah ça j'm'en doute que tu veux savoir c'qu'il en découle chez nous, t'crois que j'te vois pas v'nir cocotte? Non mais ça va, tonton Maena est pas con quand même. Bon, j'commence par où?

- Bah... Y'a des couloirs. Ouais, au taqué d'couloirs, tu t'y perds si t'as pas l'habitude. Et à part des couloirs, y'a un dortoir. Un seul, et on est censé tous y dormir dedans. J'te raconte pas le four que c'est, puis question intimité bonjour. C'est pour ça que moi, j'dors dans l'couloir. J'ai déplacé mon lit, et j'fais chier tout l'monde avec.

Ouais ben tu m'excuses hein, m'enfin moi, les descriptions, c'pas mon truc. Alors s'il est pas content le résidu d'aryen, il peut aller s'faire mettre.

- Après t'as bien une infirmerie, m'enfin y'a rien dedans. Tu peux bien crever de toutes façons, si tu t'y connais pas au minimum y'a personne pour t'soigner et c'est à peine si les deux trois blaireaux qui en ont la garde et encore c'est un bien grand mot savent de quoi ils parlent quand ils sortent le mot ictère, transaminase ou androcur. Tu parles, ils sont perdus d'vant une anémie, c'est navrant. Puis bon, j'te dis, gardée, j'ai quand même réussi à y foutre le feu sans problèmes, à l'infirmerie.

Héhé, j'suis sûr que Nedict s'en souvient de c'coup là. C'était énorme. Faudrait qu'on s'la refasse une prochaine fois.

- Bon après qu'est-ce qu'il y a... J'sais pas, moi. Ah, la fontaine. Y'a plein de lucioles de merde qui tournent autour, et j'te raconte pas la galère pour te les choper. De vraies putes celles-là. D'autant plus qu'à c'qui paraît elles pourraient te réssuciter en dehors de la Forteresse, mais crois-moi que c'est que de l'entub' pour que tu puisses te casser le cul à en capturer une. Au moins ça t'occupe et pendant ce temps tu fais pas chier les supérieurs ou leur clique.

J'en ai déjà capturé une. Ca m'a prit un temps et une patience de fou, mais j'y suis arrivé. J'ai disséqué c'machin. Et pour c'qu'il y avait à disséquer, j'te jure que je referai plus jamais. Y'a que des nexus de merde entre différentes parties transparentes de son complexe interne, à c'te foutue luciole. Elle envoit des décharge à tout va, et même morte elle continue à t'envoyer l'jus. C'est une ampoule, en gros. Rien qu'une ampoule de poche. Ma foi avec ça pas besoin d'électricité, on pourrait s'faire un générateur personnel. Mais non ma couille, mais non.

- Après sérieux y'a rien de fascinant. On a accès aux toits, très utile si tu veux te suicider ou te manger la pluie un bon coup. La corniche, aucun intérêt, vraiment. C'est une terrasse pour ces messieurs qui passent leur vie à remplir des papiers pendant que nous on risque nos culs dehors, ayez une pensée émue pour eux. La cascade, magnifique, c'est de l'eau entourée par de l'herbe, les bassins la salle de bain, et la salle d'arme un dojo. Digne des agences Andrius.

Y'a rien à dire. J'ai oublié la Chapelle, que si tu veux prier faut attendre que les pieux en sorte et sortir le lot de courbettes devant Layca pour qu'il exauce pas ta prière. Trop beau j'te jure, très peu pour moi. La religion c'pas mon truc. Le clan j'respecte. La guerre j'respecte. Pas les dieux. Pas eux.

- Tu peux bien composer un truc avec le donjon, c'est rigolo, mais il y fait une cagne pas possible que tu crois que tu vas crever sur place tellement t'as chaud et, pour faire simple, c'est une prison toujours vide vu que le boss, ce merdeux, c'est le roi des bisounours. Aucun intérêt là non plus, en somme.

Puis voilà. J'crois qu'c'est tout. La Chapelle l'intéressera pas, j'ai plus qu'à conclure j'sais pas comment.


- En gros voilà, j'ai fait l'tour. Eh non, pas de laboratoire chez nous, c'pour ça que j'm'intéresse à votre environnement. Depuis que je sais que vous avez une Serre et des endroits pour y faire des expériences j'me sens plus. Déserter c'est pas mon truc. J'suis pas une pute, quoi qu'on en dise. Mais merde, quand j'pense à toute cette richesse que vous pouvez avoir entre vos mains ça m'rend dingue. Si j'avais qu'une seule parole à donner, ce serait réclamer un labo aux blaireaux de chez Layca. M'enfin d'un autre côté, j'me dis que la recherche scientifique chez vous doit pas avoir ses millions d'adeptes. Déjà vous nous auriez meulé la gueule sérieux si ça avait été l'cas vu notre retard matériel face aux Oppsédés, et en plus tout l'monde s'en fout de ce monde et de ses ressources. Surtout qu'on peut matérialiser les trucs et tout, c'pas comme si on était complètement coupés du monde, j'sais pas. 'Fin à part cette guerre la situation ne rime à rien, et c'est pas...

Voilà plus de vingt minutes qu'elle s'asperge avec l'eau qui s'écoule du robinet. La blonde sulfureuse est bien misérable. Le noir qui cerne ses prunelles roulent en cascade sur ses joues humides. Son front et ses sourcils sont plissés. Elle soupire, tousse. S'enduit d'un savon qu'elle ne connait pas, s'amuse à l'avaler. Il lui brûle la gorge, à tel point qu'il la fait régurgiter. Elle s’effondre au-dessus du lavabo. Ses yeux la démangent. La salle de bain est noire de crasse. Traditionnellement, elle est blanche. Ses paumes essuient ce qu'elles peuvent vagabondes. Elle se regarde. Son état est lamentable. Et tout cela, c'est à cause de lui. Rage forcenée, elle serre le poing et l'envoie contre le miroir. Fracture incroyable. Elle recule, s'accroupit, s’assoit à même le carrelage. Elle se recroqueville sur elle-même, prend son visage entre ses doigts, et se met à pleurer.

S'il te plait, s'il te plait, pardonne moi, mais je ne rentrerai plus à la maison. Peut-être un jour, tu te réveilleras, et à peine conscient tu ne le diras pas, mais ne manques-t-il pas quelque chose...? Tu ne pleureras pas mon absence, je le sais, il y a longtemps que tu m'as oublié. Suis-je sans importance? Suis-je si insignifiante? Ne manque-il pas quelque chose? N'y a-t-il personne à qui je manque? Et même si j'étais sacrifiée, tu n'essaierais pas pour moi, pas maintenant, de me trouver... Bien que je puisse mourir de savoir que tu m'aimes, je suis toute seule... Je ne manque donc à personne...? Et si je saigne, je saignerai, sachant que cela t'est égal. Et si je dors juste pour rêver de toi, et que tu ne sois pas là au réveil... Ne manque-il pas quelque chose? N'y a-t-il... Et même si j'étais sacrifiée! Tu ne ferais rien pour moi, plus maintenant... Bien que je puisse mourir pour savoir que tu m'aimes, je suis toute seule. Il ne manque sans doute rien. Je ne manque sans doute à personne.
Un dernier coup de pied dans le mur. L'élastique dans ses cheveux venait de céder. Les pantins de son colocataire étaient démembrés, ses sculptures n'avaient pas résisté à son déluge. Elle était devenue folle. Folle de le voir absolument dans tout ce qui composait sa vie. Elle s'assit sur son lit, s'allongea, se prit la tête dans les mains. Il les lui avait cousu. Encore lui. Elle mordit sa lèvre à l'en faire saigner. Il prenait une place immense. Trop immense.

Les deux battants de la porte étaient déjà grands ouverts. Étrange. La belle risqua sa jambe, sans danger. Démarche assurée vers la première chaise disponible, sans prêter d'attention particulière au décor. Des rideaux devant les fenêtres closes, éviter le zéphyr glacé. Sombre, c'était parfait. Assise. Soupir. Costume trop encombrant. Elle le savait, pourtant. Et elle l'avait pris. Tant pis pour elle. La robe longue, bustier, blanche, le bord de la traîne bleu marine. Les talons hauts, transparents bien que quelque peu rayés par endroits. Le voile orné de spirales en tout genre. Une princesse. Une vierge de granit. Une mariée. Future mariée. À la soie déchiquetée, au noir oculaire larmoyant. Difforme. Au voilures diverses en lambeaux, à la pâleur cadavérique. Aux os saillants, à la fragilité de porcelaine. L'horreur personnifiée, l'atrocité de ce visage précieux et si doux réduit à l'état de charpie. Effet cadavre debout. Mort-vivant. Revenante du froid, décharnée du royaume souterrain. Chacun le prendrait comme bon lui semblerait. Phalanges squelettiques, joues creuses, mâchoire apparente. Et un oeil bleu. Et un oeil blanc. Décrypté, différentiels. Personnalité doublée. Double sens. Plusieurs versions du même terme.
En avance. Trop en avance. Pour une fois.
Chair en putréfaction écroulée sur le dossier inconfortable de son siège, Reine des macchabées. Future mariée attendant son prince charmant.

Pupilles cernées de noir jetées vers le chandelier de la table. Le feu nous aime. Décroche avec poigne de fer l'une des flammes, la porte face à son visage puéril.

Le feu porté sur les tissus en guise de tenue. Feu.
Calmement, replace la chandelle sur son socle. Patiente, une, deux trois secondes. Puis se penche, Attrape ses jambes entre ses bras, les petits rats de l'opéra contre ses seins. Chaud. Ne plus connaître cette chaleur. Il fait froid, froid, froid. Concentration, fait se mouvoir les particules grâce aux ondes. Triangle du feu. Zone sous vide. Oxygène se faisait rare, pénurie. Le froid le plus total. La Sibérie, le Groenland. L'immensité des plaines enneigées. La fin de la guerre du feu. Elle se détend, récupère sa position négligée. Les bords de sa robe de mariée calcinés. Le prince n'avait qu'à être là à l'heure.
Eveil sous perfusion d'adrénaline. Se dresse sur ses jambes, récupère ses pantoufles quinze centimètres au-dessus du sol. En les enfilant, se dirige vers les pièces de tissus cachant l'extérieur. Les tire un grand coup. Dévoile la nouvelle Lune, sa pâleur égale à celle de son épiderme hivernal. Rondeur polaire piégée avec comme compagnon ces textes de charbon. Le Feu et la Glace.
Des bruits de pas. Ils commencent à arriver. Peu importe qui ils sont. Ils ne verront jamais la beauté de cette soirée comme elle se devait d'être observé. Isolé, entre deux mondes. Ailleurs. À en perdre l'esprit. Retomber en fines particules dans sa gorge, cendre. Ephémérité traître. La mariée choisit de poser sa paume glacée contre le verre tempéré. Plonger dans la contemplation. Libre. Avant de mourir plus vite que prévu. Profiter de l'élévation, de la fausse émotivité.

Le bruit des talons sur le sol de cristal. La gomme des plateformes désenchantées, mordues de douleur, le flegme, le calme, la décence, le charme, la prévenance des aiguilles, quatorze centimètres, qui foulent le parquet cirés. Dans la boue et les marais, les échasses. Sous le soleil ou dans la nuit noire, les escarpins. Les chaussures. Pas n'importe quelles chaussures. Les talons hauts. Les escarpins. Les bottes. Les talons hauts. Aiguilles. Mais haut. Rouges. Vernis rouge. Ou noirs. À semelles rouges. Si élégants. Si distingués. Les talons révelaient l'allure, le maintien, sublimaient le mollet, la silhouette, donnaient un cachet inexploité au pied. La sensualité. Pour que tu m'aimes. Y passer tout le temps qu'il faut. Ne les porter plus qu'avec des bas noirs. Velours. Dentelles. Robes, bustiers. Féminité.
Talons hauts. La fixation. Ne plus demander, lorsqu'il rentre tard. Ni l'heure, ni le lieu. Le laisser, autant qu'il te laisse rester femme. Ne plus donner de discours de héros, qui appartiennent au passé. Pulp Fiction. Uma est bien la plus sexy. Adepte des japonais. Vous n'avez pas idée. Et toi tu la regardes passer. Tu la sublimes. Tu la soulignes. Tu l'adules. Elle et ses japonais. Elle aurait pu aborder les carrés, mais non, elle a choisit des japonais. Tu n'as pas idée d'à quel point c'est glamour, les japonais. C'est pas comme les japonaises. Elles, elles ne savent pas porter les japonais. Ni rien d'autre. Elles ne portent rien. Mais toi, tu sais les porter. Tout porter, toi, tu sais faire. Tu n'as rien à envier à Uma. Tu peux en porter, des talons. Même, c'est joli. Alors tu en portes.
Tu es belle et tu fais du bruit. Pas parce que tu as une grande gueule ou qu'on parle de toi. Mais tu écrases tes pieds fort contre le carrelage. L'autre te regarde avec des éclairs dans les yeux. Tu parles, elle et ses compensés n'iront pas à la rencontre du roi. Tu sais que ça ne pardonne pas. Alors tu ris fort, tu parles fort, mais quand tu te tais ce sont tes japonais qui prennent le dessus. Et tu bouges, tout l temps, tu n't'arrêtes jamais. T'es une vraie ballerine, comme celle de la boîte à musique de ta chambre. Tu sais, celle que ton père mettait en route avant de te violer.


- J'étais une fille.

Il m'a fallu ce temps là pour comprendre. Il m'a fallu y penser, c'est vrai. Réagir de la sorte, c'est stupide. J'devais m'en douter, non? Même pas un peu, non, même pas. J'm'y attendais pas. Il se faisait tard, et on rentrait de j'sais pas où, nuit noire, noire, il se passait rien. Quelques bruits pas inquiétants, on se foutait d'tout. J'me foutais d'tout. Et puis j'ai senti la déchirure et l'entrée, la découverte du nouveau monde. Les yeux dans les yeux avec ce quartier de viande blond aux yeux bleus. Elle aurait pu être aryenne, cette pute, elle aurait pu. Mais non. Pas plus aryenne que moi. Cheveux ébènes et pupilles neige. Je sais pas c'qui m'a prit de penser à autre chose, j'pars complètement en couille, là. Mais c'est vrai putain, pourquoi maintenant? Pourquoi ici? Il a fallu tout c'temps pour qu'on... Pour que j... je... me rende compte d'à quel po, d'à quel point j'me gourrais sur toute la ligne? Mais j'comprends plus rien, putain, j'comprends plus rien... Ila bien fallu que j'vois la lumière, un jour, et puis... Et puis... Rien. Rien du tout. Je... Je sais pas. Plus rien. Pourquoi... Pourquoi j'me perds comme ça? Pourquoi j'arrive pas à m'rapeller de cette foutue connerie de détail?! Je veux savoir! Je veux me souvenir! Je veux avoir des réponses, je veux savoir qui j'ai été, qui je suis, ce que je suis, aujourd'hui, ailleurs qu'ici... Pourquoi ne m'a-t-on rien dit? Pourquoi Layca ne veut-il pas me laisser voir ce que je veux voir, ce que je demande à voir? Pour mieux m'asservir? Mais quel con! Quel con je suis, quel con il est! C'est pas vrai... Mais c'est pas vrai... Je veux savoir, pas être victime de ce conflit, nous faire souffrir tous, c'est injuste, injuste... La parité, l'égalité, salop'rie qu'est-c'que c'est que cette notion? J'ai rien à devoir à personne, je suis pas encore un jouet. Nous rendre fous ne fera que nous rebeller encore plus, céder à nos attentes... Céder, nous offrir ce que l'on veut, là, ça s'appelle graisser la pate, et là, là l'asservissement ça marche. Pas avec la privation. Ils ne comprennent rien, rien du tout, comment ont-ils pu penser que... Qu'être vide nous... Mais bien sûr que si l'on savait, de façon sûre, que nous pouvons éventuellement quitter cet Enfer nous nous tuerions à la tâche, on exterminerait l'autre clan au plus vite pour pouvoir trouver le moyen de rentrer chez nous... Mais comment peuvent-ils imaginer nous contrôler encore longtemps comme ça...
On n'sait plus qui l'on est, on n'sait plus rien, on n'connait rien, on est vides, vides, vides et tristes, quoi qu'on en dise, peu importe nos responsabilités. On pourrait bien être le dernier des esclaves de ce monde de dégénérés qu'on souffrirait aussi, y'a pas d'différence, mais ça ils comprennent pas, personne comprend. Personne.
Et des fois on s'rend compte de certaines choses. Des choses qui nous sauvent ou qui nous coule dans les limbes. Des choses dont on n'se doute plus, dont on n'se doutait pas.
Les talons japonais sont magnifiques. Ils font un mollet splendide, fin, grâcile, très élégant. J'étais une fille qui en portait souvent. Ou j'avais une soeur.

Peut-être que j'avais une soeur. Gémelliparité.
Une soeur.

J'ravale mon sanglot. J'ai pas à pleurer d'vant Levi. Blonde aux yeux bleus. Il ne manque plus que les talons hauts.
Je suis si vide, si... Insignifiant. Tellement perdu. Je sais plus quoi faire. Il n'y a plus rien qui... Qui, comment faire... Mais j'en sais rien moi, j'en sais foutrement rien et personne n'aide personne, y'a pas d'entraide, l'esprit d'équipe mon cul... Non non, puis faut pas oublier, c'est Maena, le monstre, la Sirène, l'ordure de chez Layca faut pas oublier, c'est un fou, un putain d'taré, comment tu veux lui faire confiance, l'aider, le...
Je craque. Un peu. Un sanglot, rien de plus. J'm'arrête. Le regarde. Baisse les yeux. Soupire, détourne le regard vers les bussions. Revient vers lui, elle, j'sais pas, Levi. Levi. Faudrait inventer un nouveau pronom pour ceux qui n'ont pas de genre. Pas un nom. C'est beau, transexuel. C'est bien, c'est merveilleux. Un mot, terme général qui englobe tous les cas référenciés, ma foi, ouais, c'est beau. Y'a certaines langues dans lesquelles ce mot n'est pas traduit. Deux genres. Seulement deux genres. Deux, moindres, genres. Voilà. Homme et femme. L'homme aux talons hauts n'existe que dans les rêves, et encore. La femme anbivalente n'a pas d'existance propre. Ouais si on veut, j'conçois, j'conçois. Levi, toi et moi on existe pas. On peut pas parler de nous. On peut pas.
On peut pas, t'as compris? C'est pas possible. Pas possible.
Comment le toucher, comment le nourrir, comment le saisir.

- Mais comment tu fais?! Comment tu fais? Tu n'vois pas qu'on se paye ta gueule, nos gueules? On est asservis, on est dressés putain, comme des chiens, comme des chiens dressés à l'attaque, et on peut rien faire pour s'en sortir! On est déjà plus rien Levi, plus rien, rien du tout, on n'a plus de voix, on n'a plus rien, rien, aucun pouvoir ici, ils drainent tout, ils ont tous les pouvoirs, rien n'peut les arrêter! Bordel Levi, tu n'comprends pas?! Tu n'as pas saisi, encore?! Il ne nous reste que nous putains d'yeux pour pleurer Levi! Parfois même pas! On est privés, on est là, on décore, on sert qu'à crever pour eux, pour toute cette putain de mascarade, ces clans, ces Elus de merde auxquels on doit obéir! On est des clebards Levi, des chiens, plus que du bétail... On est plus rien, on n'a plus rien pour nous... Ils nous ont tout enlevé Levi... Notre identité, notre savoir, nos familles, nos souvenirs, nous... On est démunis, faibles, fragiles, et on croit que c'est en suivant les directives de cette bande de rapaces qu'on va s'en sortir, qu'on trouvera nos réponses, mais c'est faux Levi, pardonne-moi, c'est faux.

Parle sans réfléchir. Parle. Parle!

- Comment tu fais, putain, comment tu fais... Comment tu fais pour mentir, alors que ce petit bout de chair qu'il nous reste, c'est notre seule propriété? Comment peux-tu encore mentir sur la seule chose que tu possèdes encore un peu? Tu n'te rends pas compte d'à quel point c'est précieux, un corps, ici? Tu ne sais pas ce que ça représente? C'est peut-être la seule chose qui fait que tu as une identité dans ce monde de tarés, et toi, tu joues avec? Tu OSES jouer avec?!

Le poing part tout seul, sa tête vole sur le côté sans ménagements. La main agrippé à son col, le lâche. Les yeux perdus dans le vide, cherchant désespérément à fuir l'inquisiteur près à le foudroyer. Distant, lointain, ailleurs. Libre, évadé.

- On est prisonniers, et tu n't'en rends pas compte, tu te permets encore de mentir sur toi, alors que tu n'es même pas sûre de ce que tu es, Levi, c'est injuste, infâme...

Agrippe son épaule. Le tissu. Le déchire. Murmure quelque chose, sans plus. Se retire, relève, ailleurs, lointain. Démesure grandiloquente. S'enfuit en masquant son demi faciès d'un demi-tour aiguisé et précis.

- On est des pions, plus que des armes condamnées à tuer ou être tuées, on est juste des sacrifices, et tu sais, les sacrifices, on s'en fout des sacrifices, on s'en fout, ils sont là à un moment donné, on les perd mais on les pleure pas, parce qu'ils ne servaient qu'à ça. À être sacrifié. À disparaître. Comme ça faut que j'lui casse la gueule.

Un temps. Comme fou.

- J'DOIS LUI CASSER LA GUEULE!!

Erre vers la neige au-dehors. Sort, doucement, calmement, chancelant. Embrasse la tempête de tout ce qui lui appartient. Sôma. Il eut une pensée émue pour Dimitri. Il se souvient de qui il est. Dimitri. Aucun des deux n'oublie l'autre. C'est une forme de partage. Soupire, lâche un rire nerveux, s'effondre dans le blanc du sol et se laisse recouvrir par les flocons sans bouger.
Le regard perdu dans le ciel. Un sourire vite effacé, comme égaré dans les dimensions sans fin d'un monde, ou d'un autre. Ailleurs.

Ca fait sept ans, mais c'est tellement rapide qu'on jurerait que cela ne fait qu'un an. Peut-être que ça ne fait qu'un an, en fait. Peut-être un peu plus. Un an et trois jours. C'est un cap. C'est devenu dur. Très dur.
J'ai perdu la tête je l'ai cassée sous mes pieds aujourd'hui. J'ai perdu mes mains je les ai coupées pour ne plus souffrir de trop te toucher pour trop t'aimer si je te perds après.
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