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 A ce train là, l'éternité, ça va être long.

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MessageSujet: A ce train là, l'éternité, ça va être long.   Sam 4 Fév - 18:04



Toute sa présumée vie était devant ses yeux, et ça faisait vraiment pas lourd.
Il avait vidé les poches de son jean sur le sable et contemplait à présent les pauvres fragments de son existence passée avec suspicion. Un bout de feuille grands carreaux tellement trempé qu'il ne restait qu'une coulée d'encre de ce qui y avait été écrit, un paquet de bonbons aux fruits quasiment vide, les trois malheureux bonbons qui y restait, un vert, un jaune et un rouge, un morceau de ruban rose, une barrette rouge ornée d'une fraise pailletée et un briquet en plastique bleu. Ouais, c'était vraiment pas grand chose. Il les avait sentis, touchés, mais rien ne lui était revenu. Il s'était même presque enfoncé le ruban dans le nez en espérant que son odeur lui évoquerait quelque chose, mais il n'avait rien réussi à faire, à part découvrir les rudiments du mouchage. Ce qui n'était pas une expérience négligeable, on parle d'Octave quand même. Mais pour ce qui était de régénérer ses barrettes de mémoires... De deux choses l'une: soit il lui été arrivé un truc franchement pas clair et il se retrouvait dans un endroit peu recommandable de son nom jusqu'aux moindre grains de sable de cette foutue plage, soit il était défoncé et dans un coma profond. Le bon sens aurait voulu qu'il écarte d'office la deuxième supposition, mais il redoutait beaucoup trop les conséquences que pourrait entraîner la première pour s'y résoudre aussi facilement. A quatre pattes au dessus de ses trésors, il mordilla nerveusement sa lèvre inférieure avant de les remettre dans la poche de jean, encore humide et poisseux de l'eau de mer avec quoi il l'avait lavé. La barrette trouva sa place dans ses cheveux et un des trois bonbons entre ses lèvres. Il irait pas loin avec trois doses de sucre quand même, peut-être aurait-il mieux fait des les économiser. Avec un haussement d'épaules devant le fait qu'une idée aussi conne ait pu germer dans son brillant esprit, il entreprit de le suçoter joyeusement, se balançant d'avant en arrière sur ses pieds, les mains dans le dos et les yeux dans le vague. L'horizon semblait plus proche ici. Plus proche par rapport à où d'ailleurs ? Peut-être se trouvait-il sur une planète plus petite ? Ou alors il y voyait mal...Octave secoua la tête avec un reniflement agacé. Si il s'amusait à relever tout ce qui lui semblait bizarre ici, sa mémoire arriverait très vite à saturation, mieux valait donc faire comme si il avait toujours vécu ici. Cette théorie n'était peut-être pas erronée en fin de compte, il venait seulement d'envisager cette possibilité. Oui mais alors, pourquoi tant de choses lui semblaient-elles anormales ? Rho ! Il se donnait mal à la tête tout seul.
Il avait pris le vert, de bonbon, et il était au tin. Ça lui rappelait des infusions le soir, tranquille,...pas du tout adapté à sa situation. Avec une grimace dégoûtée, il le cracha dans le sable. Cadeau à celui qui le récupèrerait sous sa godasse.

Il était Robinson Crusoé, seul sur sa plage. Vide. Seul. Bouhouhou ! C'était déprimant quand même ! Aaaah, mais quand donc se pointerait cet enfoiré de Vendredi...? En même temps, rien qu'envisager le nombre de kilomètres qu'il devrait se taper avant de croiser âme qui vive le fatiguait. Et Octave n'aimait pas se fatiguer. Après plusieurs heures à errer sans but le long de la côte, les main enfoncées dans les poches, il dû bien admettre que ce n'était pas une activité très productive et que, si il ne cherchait pas de lui même à se tirer/s'informer d'ici, personne ne viendrait le voir pour lui indiquer aimablement quel était cet endroit et comment on retournait à l'étape précédente de sa vie. En lui offrant une restauration rapide et gratuite de sa mémoire comme cadeau de bienvenue et de bon retour. Ça allait de soi. Ouais mais...où aller ? Y'avait des montagnes par là où il allait, il les avaient vues en sortant des marais, mais maintenant qu'il était sur la plage, son champ de vision était limité par les falaise sur sa droite, et la mer sur sa gauche. En gros, il voyait que dalle et ça commençait à faire un peu trop longtemps qu'il avançait sans que rien ne vienne rompre la monotonie de sa marche pour qu'il ait envie de continuer. Ça faisait chier ! Soit il restait là, soit il avançait sans savoir vers où ni combien de temps ni..RHAAAAAAAA ! Ouais ! Chier ! Il envoya rageusement son pied apprendre la vie à un petit caillou avant de découvrir douloureusement qu'il s'agissait d'un gros caillou vicieusement caché sous le sable.


_OUAAAAAAAAAAAAARGEUH ! SALOPERIIIIIIIIIE !

Cet élégant vagissement résonna bien sur les falaises. Si quelqu'un se trouvait dans les parages, il ne pouvait pas ne pas l'avoir entendu. Ça c'était le bon point. Le mauvais point, comme on peut le deviner, c'est que -quand on marche pieds nus c'est encore plus savoureux- il s'était cassé au moins deux orteils et saignait abondamment, les ongles des dits orteils brisés ou enfoncés dans la peau. Au moins, ça avait le mérite de détourner son attention de son nombril pour la porter un peu plus bas. Ouille quand même. Et puis c'était quoi ce mal de crâne qui l'assaillait tout d'un coup ? Se prenant la tête entre les mains, il se laissa tomber sur son derrière, provoquant la débandade chez les grains de sable qui, taquins, vinrent lui chatouiller les yeux. Bon, bon, bon...Là, pour un peu, il aurait pleuré. Pas parce qu'il était un gros bébé pleurnichard, non, non...mais parce que là, il était la victime d'un complot tragique visant à attenter à sa sublime personne. Les forces de la nature se liguaient contre lui pour lui faire subir les pires tourments. Il SOUFFRAIT bordel ! Ses malheureux orteils le clamaient haut et fort et lui...et lui....C'était trop injuste ! Les jambes repliées contre sa poitrine, il se balançait d'avant en arrière en reniflant à une fréquence qui présageait la grosse crise de larmes. En toute franchise, ça lui aurait fait drôlement du bien de lâcher un peu de flotte oculaire mais pour ça, il aurait fallu qu'il soit seul -on a sa fierté ou on l'a pas- et ce n'était pas le cas. Il ne savait pas trop si il devait s'en réjouir ou s'en inquiéter. En tous cas, voilà qui annonçait un possible déblocage dans sa situation et rien que pour ça, ça valait le coup de se montrer aimable. Se levant aussi naturellement que possible malgré un visage crispé et un sourire constipé, il tourna la tête vers ce gens inconnu qui aurait, avec un peu de pot -mais vu sa veine aujourd'hui, c'était mal barré- un bout de sparadrap pour son pauvre pied meurtri.

_Eh ! Toi là bas ! Salut, hein ! Tu veux un bonbon ?
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Kamui
Administrateur innocent ۩ Guide des âmes perdues

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MessageSujet: Re: A ce train là, l'éternité, ça va être long.   Dim 22 Avr - 17:34

Incompréhension, incohérence. Il est des choses au monde auxquelles on ne peut donner d'explications. Des événements, des phénomènes, des vérités dont la solution et la raison échappent à la conscience humaine. Comme une fable dont la spéculation de la simple existence ne tiendrait qu'à la folie d'un génie ou d'un poète illuminé. Un être saoulé de sa propre réalité, une misérable explication à l'infini, au néant, au vide. Un voile d'un noir opaque qu'on pense pouvoir soulever du bout des doigts, découvrir ses secrets d'un coup d’œil furtif. Faire comme si de rien n'était. Mais dans ce silence étoilé, l'étoffe se veut étouffante, pesante, inextricable. La spirale infernale se referme sur l'esprit de celui qui pensait savoir sans jamais avoir vu. Une sainteté incarnée qui de sa clairvoyance a cru deviner, comprendre. A quoi bon chercher ? N'est-il pas des choses que ni la science ou les croyances ont su éclaircir ? Ces éléments ponctuels qui, rendus diffus par l'univers semblent s'être glissés naturellement dans notre quotidien. Une raison sans aucun sens. Un fonctionnement discordant dont la seule réalité demeurerait dans le simple fait se son existence ? Tout ne semble être que mirage, rêverie miroitant de façon ineffable devant notre regard médusé, fasciné, admiratif. Quelle est donc cette chose ? Cette sensation. Ce sentiment ? Pourquoi ? Les interrogations se suivent en une file infinie, les mots se succèdent sans jamais pouvoir pointer du doigt celui qui qualifiera concrètement l'abstraction de cette matière. Les disciplines et les contextes divergent, les langues et les notions s'entremêlent sans jamais se recouper. Où en est-on rendu ? La mélasse informe du savoir se répand, vicaires écumeux raccommodés d'un geste incertain, placé précipitamment dans le bocal du vivant. La consistance se veut inexplicable, autant que l'étendu des connaissances dont la matière recèle. Les yeux vitreux s'ouvrent sur l'inconnu. Le monde et ses mystères s'ouvrent à la volonté de qui veut. Alors pourquoi sembler si réticent ? Pourquoi reculer face à ce dont on ne sait rien. La peur ? Pourquoi s'effrayer de ces choses qui restent au-delà de la portée de toute conscience ? L'air existe bel et bien, il est le fluide de notre vie. Pourtant qu'en sait-on ? Sa composante ? Sa raison ? Pourquoi ? Y a-t-il seulement une réponse à l'écho du savant fou changeant le plomb en or ? Une alchimie incertaine, volatile, destructrice. Une porte qui cacherait en son sein toute la connaissance. Aussi certain que le vivant s'alimente de son monde, sait-il seulement ce qu'il est ? A-t-il seulement conscience qu'il n'est qu'un grain de sable au beau milieu de cet océan infini ? Peut-on seulement réaliser combien nous sommes insignifiant ? Ou peut-être sommes-nous trop vaniteux pour daigner voir la réalité en face. Ne serait-il pas plus juste de penser que l'Homme depuis sa naissance sait, mais ne fait que se voiler la face ? S'offrir le luxe d'une cécité d'un univers inquiétant qui d'un simple souffle peut nous balayer, nous éradiquer... Nous faire disparaître ? Dans ce cas, à quoi bon ?

Tant de questions qui demeureront sans réponse.

J'avais depuis longtemps abandonné les souliers et étoffes couvrant mes pieds. Fouler d'un pas incertain cette Terre qui ne l'était pas. Parcourir ce monde et ne faire qu'un avec cette atmosphère, cet environnement, cette nature sujette à une perpétuelle métamorphose. Un décor créé de toute pièce pour satisfaire le malin. Donner raison à une seule entité. Dominer une bataille éternelle qui chaque jour drainait d'innocentes âmes en son champ. Pouvais-je encore être ému de l'arrivée de ces brebis égarées malgré les innombrables lunes qui s'étaient inlassablement succédées ? Avais-je encore la force de donner un peu de courage à ceux qui un jour ou l'autre risquaient de finir comme Garnet et tant d'autres... ?

Un soupir dénué d'émotions m'échappa. Inspirant à nouveau le brise iodée vers laquelle mes pas m'avaient mené. Le ressac de cette plate étendue éveillait une sensation de plénitude et de calme au fond de mon esprit. Comme libéré du poids des responsabilités. Perdu et isolé au beau milieu de cette plage scintillant sous le soleil de plomb de cette journée sans fin. Attiré par le reflet miroitant de cette surface houleuse. Réveillé par le frisson marin. Tiré d'une réalité marginale par le retour aux choses simples. Combien d'heures aurai-je pu fixer ce point au firmament marquant la ligne indécise séparant l'horizon du bout de cet échiquier ? Si l'on nageait jusqu'au bout de cette étendue, trouverions-nous une sortie... ? Mais quand bien même l'issue se tenait droit devant moi. Aurai-je le courage et la témérité de tout quitter pour retourner au néant centenaire qui est le mien ?

Le sable se soulève au gré des mouvements de l'air, entraînant l'or de quelques mèches sur son chemin. Les doigts d'opale repoussent les fils précieux voilant l'azur, s'immiscent dans la toison à la recherche d'un ruban noir finement noué. D'un coup de poignet souple, le nœud rend les armes, libérant la chevelure blonde s'emballant en une danse silencieuse, hommage à la bise aqueuse. La main se faufile dans la poche d'un pantalon d'étoffe noire, y abandonner le fin tissage et profiter quelques instants de la quiétude de ce lieu. Solitaire. S'offrir le luxe de ne pas penser à Eux. À Lui.

La plante du pied s'échauffe au contact de la surface brûlante de l'étendu de sable. Les grains glissent, s'échappent, s'enfoncent et recouvrent. La peau se réchauffe inexorablement, le bas du pantalon remonté laissant se frayer un chemin à l'air frais. Le contraste tangible est apaisant. Redécouvrir sa nature de vivant au contact des réalités du monde. Sensations primaires et primitives. Retrouver ses sens et s'ouvrir à l'univers. La ligne d'un sourire se profile sur mes lèvres pâles, l'apaisement inonde l'esprit meurtrit, baigne le cœur blessé d'une rassurante aura.

Le vent apporte le bruit des oiseaux, des vagues percutant les flancs rocheux. La nature appelle ses chérubins, à l'instar du rugissement guttural d'un animal enragé dépeçant sa proie.

Mes sourcils se froncent imperceptiblement, l'azur s'affole, se posant dans la direction d'où provenait ce hurlement inhumain. Quelle bête avait donc pu s'échouer sur le rivage ? L'idée qu'un baleinorc ai pu se perdre si près de la plage m'effleure l'esprit, bien que l'idée fut insensée. Devrai-je aller m'en assurer ? Un léger soupire m'échappe.

- Pour avoir la conscience tranquille...

L'écho ne semblait pas si éloigné. Peut-être qu'en accélérant le pas, je pourrai me rendre rapidement sur place ? Entamant une foulée rapide, ce ne fut qu'après quelques courtes minutes que je découvrais l'auteur de ce bruit difforme. Une aura bien reconnaissable se dégageait de la créature. Encore éloigné, je pouvais nettement distinguer qu'il s'agissait d'un être appartenant aux rangs de mon Père... Mais la question de savoir quelle était cette chose demeura un court instant sans réponse.

Ralentissant le pas lorsque cette boule de chair et d'ébène se mouvant en un geste régulier, ma première idée fut celle d'un ours... Ou quelque chose s'en rapprochant. Une longue toison aux couleurs de l'encre de chine s'étalait dans ce que je supposais être son dos. Recroquevillée ou accroupie, la créature semblait ténue et chétive... Peut-être était-ce finalement un ourson ayant perdu la trace de sa génitrice... ?

En quelques enjambées, je m'arrêtais à distance respectable, peut-être une petite dizaine de mètres de ce qui sembla détecter ma présence. Un son s'apparentant à un reniflement me parvint. Les perles d'azur scrutèrent cet étrange animal... Qui en un élan inattendu se déplia. Un mouvement de recul me pris lorsque ce que j'avais pensé être un petit animal se releva, sa stature imposante me surplombant nettement. Mes lèvres s'ouvrirent d'un choc mal dissimulé, mes yeux suivant la progression en altitude de ce que je ne pouvais qualifier que d'un géant. Cette chose était donc humaine... ? Laissant mon regard glisser sur ce corps au même rythme que son ascension, je veillais à ne pas m'attarder sur ce torse puissamment musclé, évitant la question de ces longues mèches collées à cette peau. Ce fut le visage pour le moins suspect de l'individu qui me laissa toutefois pantois.

Une grimace indescriptible peignait ce faciès atypique. Les lignes et les rides se chevauchaient sur ce visage grimaçant aux sourcils fermement froncés. Son sourire s'étirait en une ligne douloureusement pincée. Et ces yeux. Deux iris d'une couleur ambrée reptilienne...

Ce fut une voix éraillée et profonde qui me tira de ma contemplation. Un autre pas en arrière fut notable pour ma part... Quel était donc le discours que cet homme me tenait... ? N'était-ce pas typiquement le discours des êtres qui sur Terre sont qualifiés de « pédophile »... ? M'avait-il pris pour un jeune enfant.. ?

Pourtant... Nous ne sommes clairement pas sur Terre... Alors pourquoi n'est-il pas surpris... ? Quel est ce comportement ?

Fronçant les sourcils, une mine incertaine s'inscrivant sur mon visage, je soufflais d'une voix mal assurée.

- Un bonbon... ? Seriez-vous victime d'une... insolation ?

Mon regard se fit plus sérieux lorsque je détaillais le corps de l'inconnu. Rien ne semblait pourtant montrer chez lui un dysfonctionnement dû au soleil. Tentant ma chance, je m'approchais d'un pas peu rassuré de l'homme et lui demandais toujours sur le même ton, une pointe d'inquiétude s'ajoutant à mon timbre.

- Vous êtes sûr que vous allez bien ?

Peu importe qui il était, il semblait être une âme ayant rejoint mon camp... Alors je me devais bien de faire en sorte de comprendre... ?

Mais aux vues de son regard ingénue, j'eus peur que ni lui ni moi ne soyons en possession des réponses à l'ensemble de nos questions.

Car en ce monde, peu importe combien de lunes nous sépare de notre arrivée sur cet plateau de jeu. Une constante reste applicable à chacun. Le savoir ne sera jamais nôtre.

HRP:
 

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