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 Impact. [Octave.]

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MessageSujet: Impact. [Octave.]   Mer 8 Fév - 11:40


Triomphe.


Hahaha! Et voilà... Tu parles d'une mission con, toi, y'a rien eu de tout l'trajet! Du danger mes couilles, tu veux rire, y'a personne. Aller, je m'embarque dans leur truc, je récupère l'info, et je rentre à la Forter... Attends, c'est quoi, ça?...
Putain planque toi!
Merde! J'avais pas vu v'nir ça du tout...! Putain, combien y'en a... J'vois rien, fait chier. Tronc d'arbre de mes deux, il couvre que dalle c'est limite si me foutre en plein milieu du truc en agitant les bras d'vant eux c'pareil. Bon. Ok. Je sais qu'j'ai un miroir sur moi... voilà. Putain j'fais un boucan monstre avec mon sac. Alors voyons voir... Un, deux, trois. Trois. Quatre, quatre, j'dis des conneries... Oh putain sept?! Non, six. Merde. Bon. Ben on peut pas tenter l'rapport de force, hein. Les salauds, ils se sont bien foutus d'nos gueules. Ca prend pas avec moi, les gars. Genre ils vont croire qu'on connait pas la faune du coin, t'sais quoi. Merde. C'est sourd, ces bordels, jure. J'me souviens, y'en a aussi du côté d'la forêt, j'suis parti chasser un jour et j'suis tombé sur eux. T'sais, c'est pareil qu'un lion en fait, sauf que c'est six fois plus gros et que ça s'tape des pointes à genre cent trente kilomètres heures, quoi. Normal. Doit y avoir les gosses, aussi. Ils sont ailés, les marmots, j'te jure que j'suis pas dans la merde si jam!
PUTAIN! Reflet à la con j'te jure bordel! Décampe Maena, décampe direct!
Va-y, cours cours cours cours. Merde, merde. Faut que j'me planque. Merde. Pas aveugles les machins. Saute. Doit bien y avoir un moyen d'les s'mer j'sais pas. Où j'pourrais aller, bordel... Te retournes pas, cours. Cours j'te jure cours, dégage de là. J'les entends cavaler derrière, laisse tomber faut qu'j'trouve un moyen d'les paum... Merde attends! Le buisson, là! ... Aïe! Aïe... Pfff... Uh... Mmh... Mh. Okay. Okay on reprend. Doucement... Doucement. Putain non. Ils sont toujours derrière, enculés... Il sont un peu cons, l'avantage. Mais ça a très bonne vue ces saloperies. C'est sourd, mais ça a des yeux, et cash que ça en a. Putain, j'ai lâché le miroir, trop con. Bon. Le don est strictement inefficace sur eux. J'ai déjà essayé et ça marche pas. Puis trop nombreux, là, j'peux pas m'taper des virages avec six ou sept monstrasses comme ça collées au cul, pas moyen. Enfoiré de toi, comment j'vais m'sortir de là... Mmh... Ca grimpe aux arbres, ces conneries? Ouais, j'imagine. Quoiqu'avec leur poids, ça carbure au sans plomb sur terre mais ça doit pas être des flèches en dehors des lois d'la gravité. Si j'me démerde bien, j'pourrai matérialiser une arme en grimpant dans un arbre, et les sniper. J'peux pas faire ça planqué là à leur merci, ils vont voir les flammes de mon invocation et ils vont m'sauter à la gueule, connerie d'matérialisation, ç'pouvait pas être plus discret t'sais. Non mais, si je chope genre cet arbre là, je grimpe, j'commence à invoquer l'bordel en l'air, j'arrive sur une branche et c'est bon. Ca devrait l'faire. Bon par contre après faut trouver un arbre pas trop difficile à escalader quoi, j'suis pas acrobate. Pas lui, déjà, pas lui, pas lui, pas lui pas lui... Putain, y'a pas d'autres arbres ici? On est dans une forêt mec j'explique. Ah, pourquoi pas lui, là-bas. Uh, toutes façons c'est ça ou rien, après le reste c'est trop loin et ils me choperont quoi qu'il arrive. Bon. Sont où ces merd... Putain! Des traqueurs! Fait chier! Les salauds, Oppsédés de merde! Ah j't'en foutrais moi d'la mission à la con, j'veux bien être sympa, m'enfin pour m'envoyer à la morgue ça ira! Bon! Okay, on y va sans le masque. J'vais le foutre dans l'sac on en parle plus, et un, deux, troiiiiiiis!

Ah ta race, j'en peux plus! Ah... Uh... J'me suis niqué les doigts! Chien! Bon! J'leur ai baisé leur troupe, à ces connards, hein?! Tseuh, tu croyais quoi, c'est bon, c'pas des Elus non plus j'peux gérer. Quoiqu'j'ai pas fait attention à c'que c'était moi j'gueule, j'les bute ça suffit. Bon. D'accord. J'peux me reposer deux s'condes. J'suis à l'abri sur c'te branche, elle est solide, elle est cool, non c'est bien sérieux. Et eux ils ont du mal à grimper. Bon par contre ils sont six, et ils ont faim. J'ai eu beau leur offrir les corps des deux Oppsédés, c'est de la Sirène qu'ils veulent bouffer. Ben t'sais quoi? Tu mang'ras pas ce soir, gars. Con regarde le le clebs comme il veut monter t'sais quoi, le fou. Quoique ça a des putains de dents ce bordel, sérieux. J'veux paaaaas descendre. J'ai pas envie d'me faire chier, t'as vu. Non mais attends, y'a personne qui va v'nir m'aider t'sais quoi. Chié. Je te jure que c'est la dernière mission d'ma vie. Alors là, j'te jure qu'ils pourront tous aller s'faire foutre avant que j'retombe dans leur piège. Non puis merde à la fin, c'quoi ces missions? C'est censé être dicté par Layca j'sais pas quoi mais ça vire au sadisme à c'rythme là! S'te plait, seul sur un coup pareil, Kamui sait vraiment pas gérer son délire! Ca fait trop genre Layca c'quoi un père indigne, ta gueule et continue d'sucer, t'sais. Dégueulasse.
Ah bordel, il m'a vraiment arraché les doigts, lui... Enfin tout l'poignet en fait. Le bras. Il m'a lacéré l'bras cet enfoiré. Sérieux... J'en ai marre de pisser l'sang sans déconner, j'en peux plus. Non puis ça coûte une fortune en bandes, là. Pff, et voilà, encore une de niquée, génial. Oh putain, et si j'balançai la bande plus loin pour faire diversion?! Hé, les loulous! Helloooooo! Regarde moi ça toi, oh oui ça t'plait, oh oui t'as envie d'jouer avec hein, regarde moi ça, regarde moi çaaaaaa! Aller va chercher! Mimi, va chercher! Va che... Va chercher, salope! Non mais tu vas y aller oui?! Uh, ça marche paaaaaas... J'te déteste. J'te déteste, j't'assure. Ca fait toujours super mal, ça a rien changé. Et si j'les prends et que j'tiOUAÏE! Bon d'accord c'est cassé, c'est cassé j'touche plus. Ah chié, j'ai les doigts en moins. Faut que j'trouve d'quoi faire une attèle. Bah une petite branche, voilà. Ca va vraiment faire pitié mais c'est ça ou rien, alors bon. J'ai deux bandes dans mon sac, j'm'en souviens, un noeud et ça repard c'est bon. Uh, et faut que j'trouve un moyen de détourner leur attention aussi, non parce que bon j'vais pas camper lààà! Hé, tout doux Machin, j'me soigne, là, j't'explique. Et... Et voilà, c'est fait. Ca fait pitié mais ça les maintient, c'est bon. J'ai plus qu'trois doigts sur la main droite, et chance de malade il me reste le pouce et l'index, les plus importants. C'est déjà ça, tu m'diras.
Bon. Alors la bande ça marche pas. Tout à l'heure les branches ça marche pas non plus. Mais j'ai pas envie de niquer mes munitions pour ça, moi. Tu parles, déjà que comme un con j'ai pas pu penser à autre chose qu'à d'la peinture, j'me r'trouve avec un fusil d'assaut de paintball. Je suis maudit. Quoique ça fait mal, aussi, les billes de peinture. 'Fin j'sais pas mais j'imagine qu'avec la propulsion des ressors du flingue ça doit envoyer comme il faut aussi. M'enfin avec l'épaisseur des bestiasses va en falloir du rose et du bleu pour les crever. Tu parles, saloperie. Mmf. J'vais devoir y aller à la barbare j'suppose. Hors de question que j'sacrifie mes affaires à ces trucs, ça va pas. En plus j'ai presque rien dans mon sac, ça m'ferait chier de le perdre alors qu'il est vide. Mon sac, quoi. J'sais pas quel âge il a, mais bordel j'ai l'impression d'être né avec lui. Mon sac à dos rouge qui r'ssemble plus à rien. Y manque une lanière et tout t'sais quoi. Ouais m'enfin à ronger les fibres du truc les souris à la gonzesse, là, la souris justement, ben elles ont pas mal aidé à sa destruction aussi. Et j'râle si j'veux. N'empêche question camouflage c'est n'importe quoi, moi et mon sac, mon sweat, tout ça. Laisse tomber. M'en fous, j'vais pas changer pour leurs beaux yeux. Donc. Saut de l'ange? De toutes façons j'ai plus trop l'choix, là. J'vais viser les yeux. Ouais. J'vais viser les yeux et j'vais leur bouffer leur seul atout. Bien, comme plan, ça. Uh. Position prêt à sauter, sac sur l'épaule et compagnie. Et vise... OH ATTENDS! Putain j'y crois pas le con! Je sais c'que j'vais faire, je sais! Connerie de lui, j'y crois pas! J'ai une chance de salope, putain, une chance de salope!
Vise sa main, à ce paumé d'la vie... Ramasser le miroir, quel con!

Une balle suffit à faire voler la glace. Reflet. Les créatures, attirées par la lumière, le lâchent du regard. Second tir, dans le crâne. Choc. Saute. Tombe, roule au sol, se redresse, et court. Tire. Court. Tire. Saute. Se cache, tire. Traque, chasse. Le gibier à portée de main. Difficultés à viser en bougeant, les arbres lui servent de point de repère. La forêt déjà polychrome se pare de ses plus beaux joyaux. Billes aveuglantes. Se terre, appuie sur la gâchette. Cran de sécurité brisé. Personne ne lui renvoit ses tirs. Disparaît. Fumée. Insaisissable. Ombre tapie dans les feuilles. Couleurs. Mais ils ne crèvent pas plus que lui. S'épuise à s'amuser durant cette partie sans répit possible. Un tir ne suffit pas pour mettre hors jeu. Le soleil est au rendez-vous. Chaleur. Nausée. Tire. Court. Fuit, se cache, n'avoir de cesse de guetter la proie. C'est une battue aux monstres. C'est une poursuite sans pitié, sans vergogne, qui conduira inexorablement à la mise à mort de tous les participants sauf un. Le vainqueur. Le chaseur. Et il est le chasseur.
J'en... peux plus... Ah putain... Va-y enlève le sweat, j'suis mort... J'sais pas par quel miracle j'm'en tire, là, ça arrive de tous les côtés... Ah, buisson, s'te plait cache moi le plus possible, là, j'suis crevé... J'ai même pas l'masque sur moi, j'suis essoufflé qu'ça en peut plus... Ah, bordel... Faut qu'je puisse y voir quelque chose, s'ils arrivent ou quoi... Bon, ils sont tous aveugles normalement... 'Fin j'ai essayé de viser les yeux tout le long, normalement ils devraient au moins être chiés par la peinture quoi... Ah bordel ouais, j'espère que ça a pas servi à rien sinon j'me tue... J'ai faim putain, j'crève la dalle... Et... oulà, j'ai une de ces baisses de tension, là, j'y vois plus rien... plein de points noirs et blancs qui clignotent t'sais... Oulà... Okay, y'a quoi dans l'sac... J'vais y foutre mon sweat dedans... J'ai pas vu d'autres Oppsédés non plus, c'est bien ça... Ben j'm'éloigne de la Cité, alors j'pense que ça doit y jouer pas mal aussi quoi... ah! AH PUTAIN LAYCA MERCI. Un gâteau. UN malheureux gâteau à la con, putain j'suis verni, verni. Une vraie pute de luxe, Maena, une pouffiasse de compét'. Je m'aime. Je m'aime, y'a pas d'autre mot. Ah putain c'est bon. Ca fait du bien d'bouffer. Bon mait'nant faut juste qu'on m'foute la paix deux secondes, quoi. Caché derrière mon buisson j'sais pas si j'ferai long feu m'enfin bon. Il m'reste combien d'munitions, là...? Oh, merde, j'sais pas, il m'en reste ça suffit. Fait trop chaud, j'ai plus d'doigts, j'en peux plus.
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MessageSujet: Re: Impact. [Octave.]   Ven 10 Fév - 18:01



Dans un pays lointain, au coeur d'une forêt enchantée, un jeune homme, innocemment, se promenait. Il allait de surprise en émerveillement dans ce lieu où la vie pullulait, ce lieu touché par la grâce de mère Nature qui y prodiguait généreusement ses bienfaits. Ô joie ineffable que de fouler ainsi la mousse duveteuse ! Ô doux sursaut lorsque s'envole un substitut étrange d'oiseau bariolé ! Ô bonheur ! Car c'était bien cela dont il s'agissait...Oui, Octave était joyeux. C'est d'un pas sautillant qu'il traversait les sous-bois, s'arrêtant parfois pour contempler les merveilles florales qui s'étalaient devant lui, à ces yeux offertes, et dont il se délectait à l'envi. Tout était pour le mieux. Enfin, cette balade n'était pas gratuite bien sûr, il avait bien un objectif, mais le spectacle ne gâchait rien. Octave, de sa tenue -physique, pas vestimentaire, ne vous y leurrez pas- digne d'une héroïne de shojo de compétition, se rendait au QG des grands méchants pour y quérir l'aide que les grands gentils n'avaient pas daigné lui accorder. L'autre blondinet ne s'était pas montré très coopératif quand il lui avait demandé comment fuir cet endroit maléfico-bizaroïdo-grand n'importe quoi tout farci de vilains très vilains partout-partout. Et, comme dit le proverbe "Ceux qui hachent les couilles de ceux qui te cassent les tiennes sont tes potes mec !". Voilà, c'est sur cette affirmation pondue par un esprit élevé, n'en doutons point, qu'il en avait déduit que la solution à son problème de voyage spatio-temporel se trouvait...dans une forêt. La localisation exacte du truc lui était totalement inconnue.
Il marchait donc à l'aveuglette au milieu de tout ces éblouissants végétaux, pas un vilain très vilain à l'horizon et l'humeur légère, ragaillardie par sa brillante entreprise et dans les meilleures dispositions du monde à l'égard de tout un chacun. Pour un peu, il en aurait presque oublié qui il était, là, sous le frais ombrage des arbres centenaires, guidé par le ramage des oiseaux, gambadant comme...non, là ça allait. Ça allait commencer à dégouliner. Un petit sourire naïf étira ses lèvres et il leva le nez vers la lumière qui coulait d'entre les feuilles mouvantes. Quel enivrant sentiment de liberté ! Ô, pour un peu il se mettrait en danser ! Le vent souffla dans les branches, faisant bruisser les amples ramures et les fougères qu'il écrasait joyeusement. la paix, la bonne humeur...Octave souriait à la vie, disait merci à la vie, pour le coup il s'en serait contenté de cette vie. Il aurait renoncé à aller voir encore d'autres gens désagréables qui l'enverraient sûrement bouler et resterait là, ici là, dans cette forêt, ce jardin d'Eden, où il n'avait qu'à tendre la main pour cueillir fleurs et fruits qui croissaient là en toute quiétude...Mais la réalité de sa situation choisit de se rappeler à lui et, pour se faire, elle lui donna une petite tape sur la tempe. Une petite tape qui faillit l’assommer -fragile, le garçon- et l'envoya les goûter, ses belles fougères. C'est qu'il avait négligé ce sens là, il fallait rattraper le temps perdu. Aller, mange les bonnes foufou-fougères ! Il aurait presque pu y croire, quand un détail brisa son idylle fleuri. Car, NON, le Destin est un peu plus subtil que ça et n'envoie pas de messages aux mortels à coup de bandes médicales.

Snif.
Il y avait cru pourtant.
Il se baissa pour ramasser le petit rouleau et grimaça en entendant craquer ses genoux. Le sang coagulé sous les ongles de son pied droit lui firent coucou quand il se pencha en avant et il rangea le machin dans sa poche en se félicitant pour ce coup de chance. Sûr que ça lui serait utile ce genre de trucs. Il décolla son pied, bien décidé à poursuivre son errance verdoyante quand une pensée germa dans le terreau fertile de sa conscience. Et une question. Comment cette...bande ? était-elle arrivée dans sa gueule ? Devait-il aller voir ? Il se balança d'un pied sur l'autre quelques instants, pesant le pour et le contre comme si il s'étaient trouvés sur le bout de ses orteils. Il faisait la balance. Gauche, droite, gauche, droite, gauche, gauche...Gauche, gauche ?! Dégustation de fougères, deuxième édition. Il s'en serait plein si il n'avait pas vu un nouveau projectile filer au dessus de sa tête. L'ovni alla s'écraser contre un tronc derrière lui et Octave cligna stupidement des yeux en voyant une large tâche d'aspect gluant couler le long du tronc. Allongé sur le sol, il attendit, le coeur battant, au cas où un nouveau projectile inopiné surgirait de nouveau sur sa droite. Rien...Rien ? Rien ! Il se releva péniblement en massant ses pauvres côtes et s'approcha de la coulée qu'il toucha prudemment du bout du doigt. C'était visqueux, ça puait...ça c'était de la peinture ouais. Dudiou ! Ça lui rappelait quelque chose ça ! Il connaissait cette odeur...Il approcha son nez encore un peu, proche jusqu'à se repeindre les cavités nasales en bleu vif. Ça lui titillait l’hippocampe. Quelle frustration ! Il avait beau essayer encore et encore de faire affluer ses souvenirs, il avait l'impression de se heurter à un rideau opaque et dont il était tout bonnement incapable de dépêtrer. Il renonça pour le moment avec un soupir résigné et laissa son front aller taper l'écorce rugueuse de l'arbre. Un sensation désagréablement froide et gluante sur le bout du nez le lui fit décoller dans l'instant. "Merde", aurait-il dit si il ne possédait pas toute la mesure et la politesse qu'on lui connait. C'est donc avec un nez peinturluré de bleu qu'il essayait tant bien que mal, et plutôt mal que bien, d'essuyer sur son tee-shirt qu'il se décida enfin à aller voir ce qui se tramait dans ce coin de forestier particulièrement animé. Foi de lui, on ne lui repeignait pas le pif impunément !
La vision qui s'offrit à ses yeux n'avait plus rien du paradis végétal qu'il traversait encore il y a peu, c'était même un véritable carnage esthétique. Au milieu de ce qui pourrait s’apparenter à une clairière, une demie douzaine de...de...de trucs (?) arboraient des peinturas faciales criardes et tournaient en rond en cherchant on ne savait trop quoi, l'air de fort mauvaise humeur. C'était, gros poilu, avec de grandes dents...pas besoin d'être un géni -loin s'en fallait, heureusement pour Octave- pour comprendre que ces grosses bestioles n'étaient pas gentilles. Ô revers douloureux ! La Nature dévoilait son double visage à ses yeux désabusés ! Et une gueule bariolée donc il se serait bien passé. Gloups. Pas copine la bébête...en plus, à en juger par le joli vermillon qui ruisselait d'entre ses...petites..dents, elle en était au casse-dalle. Elle l'avait vu...ou pas ? Octave n'avait pas bougé et la peluche semblait occupée à se débarbouiller plus qu'à jauger le potentiel repas qu'il représentait. Logiquement elle aurait dû se jeter sur lui non ? Ouais, donc c'est bon, elle n'avait rien vu. Et les cinq autres ? Le frisson qui lui couru entre les omoplates n'avait rien à voir avec le froid, parce qu'il ne faisait pas froid, ni avec un quelconque désir, sinon celui d'être loin, très loin d'ici. Non, ça avait juste à voir avec le fait qu'Octave était à deux doigts de se pisser dessus. Y'a avait dix paires d'yeux en train de le reluquer comme s'il était une gaufre nutella-chantilly là ! Enfin non, dix yeux. Cinq paires. Pas dix paires. Pas...Bref ! Et là, pas de doute, ils l'avaient bien vu les autres.

Voilà, c'était donc à ça qu'il en était réduit: courir. Si Octave n'était pas courageux, on pouvait au moins se réconforter au niveau de ses capacités: les lâches courent, et il était très doué pour ça. Certes, les tigres à dent de peintre couraient vite, mais la fuite était dans ses gênes et il cavalait comme un lapin entre les troncs et les racines. Ah ! Quelle comparaison adaptée ! Les petits couinements affolés qu'il commença à pousser quand il se retourna pour constater que les grosses bêtes gagnaient un terrain considérable sur lui ne firent qu'accentuer cette image pitoyable. D'autant plus lorsqu'il se rendit compte qu'il ne faisait que tourner en rond sans avoir progressé d'un chouilla vers sa destination première. En plus à force de tourner, il avait perdu son ouest. Quelle chiotte ! Un craquement à conséquences potentiellement vomitives se fit entendre. Naïvement, il cru qu'une des vilaines bébêtes s'étaient cassée la patte, mais il fit vite le rapport entre son pied gluant qui avait cassé quelque chose et...un type à moitié bouffé sur lequel il venait de marcher. Euh...à moitié bouffé ? Mais pourquoi ils finissaient pas leur assiette avant de redemander à manger ?! Il shoota dans le cadavre et l'envoya plus ou moins adroitement dans le museau du félin qui lui collait le plus au derrière. Ouateuh ? C'était un miracle ! Le doudou avait compris qu'il y avait encore à bouffer là dessus. Et finalement, un gros minou coloré inconnu, ça reste aussi con qu'un humain et quand l'un a quelque chose, les autres le veulent, évidemment. En gros, ça voulait dire quelques secondes de répit avant qu'ils ne s'intéressent de nouveau à lui. Son brillant esprit analysa rapidement sa situation et une idée lumineuse en jaillit: il allait se cacher. Pas de caillou, de grotte, ou quoi que ce soit pour se planquer efficacement, ne restait que les plantes elles mêmes en fait. Un gros buisson particulièrement touffu attira son attention et il se rua vers lui. Un nouvel écrasement de chair lui donna la nausée. Y'avait des cadavres partout ! Ils s'étaient régal...Un cadavre qui bouge ? Un regard vers le truc qu'il avait écrasé démenti son impression première: le type n'était pas mort. C'est donc que son idée n'était pas originale que ça en fin de compte. C'était rageant. Il lui fallu plusieurs secondes avant de comprendre qu'il serait préférable d'ôter son pied -et tout le poids qu'il mettait dessus- de la jambe du type. Par politesse.

_Mais qu'est-ce que tu fous dans un buisson toi ? Tu t'es pris pour un lapin ?

Zut, il avait l'air d'être dans le même camp que lui celui là. Pi en mauvais état aussi. Merde ! Mais qui allait le sauver alors ?


Dernière édition par Octave le Dim 18 Mar - 16:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Impact. [Octave.]   Ven 24 Fév - 14:59


Quel buon pastor son io.


J'te jure, j'en ai marre de crécher n'importe où n'importe comment. Là c'est derrière un buisson. Une saloperie de buisson putain. Et j'ai faim, c'est trop la merde. J't'assure j'en peux plus. J'ai faim bordel et j'vois pas, j'comprends pas pourquoi j'ai autant faim alors que ça fait des siècles que j'ai rien bouffé. T'sais que j'ai vite compris qu'ici t'avais ni besoin de boire ni besoin de bouffer, et t'inquiète que je l'oublierais pas ce détail. Depuis j'bois plus. Du tout. Attends, déjà j'crains ça comme c'est pas permis mais en plus devoir dépendre d'une saloperie pareille ça m'fait mal au cul. Quand j'pense que sur Terre t'es obligé de t'enfiler au moins un litre d'eau par jour pour survivre ça m'rend malade. Alors bon voilà quoi. Par contre, manger ça m'fait rien. Je bouffe un peu, pas souvent mais un peu. J'mincis pas, j'garde mon muscle, moi ça m'va très bien. Bon après ouais j'aime bouffer des conneries, genre des crêpes, du chololat noir, des gâteaux, m'enfin c'est surtout la nuit et c'est relativement rare. Disons qu'en fait c'est mieux de continuer à manger un peu. Autant l'eau rien à foutre, tu peux boire quand tu veux machin sans qu'il y ait de répercutions vraiment importantes, autant la cuisine c'est pas réellement pareil. Quand tu manges peu ou pas, ton estomac rétrécit, t'es d'accord. Ben après, si d'un coup tu manges, j'sais pas moi si t'as besoin de sucre à un moment donné ou même de médicaments, juste ça, ton estomac est tellement petit qu'il le rejette et te voilà à dégobiller ton maigre goûter dans l'heure qui suit. Appétissant, hein? Ma foi, avec un peu d'chance, p't'être que j'dégueulerai dans un coin vite fait. AU moins j'prendrai pas un gramme. Côté positif, Maena. Positif.
Le côté positif de la connerie, je t'explique, j'me fait courser par genre sept bestiasses énormes qui cherchent à tout prix à m'bouffer. Ah ça, leur estomac, il doit pas être petit, hein. Non parce qu'auquel cas ils s'raient déjà à l'agonie dans l'herbe sous un arbre en ayant l'impression de mettre bas à une portée de seize mammouths. Mais non c'est pas du vécu. Bref. J'savoure mon gâteau, moi. 'Fin mon biscuit c'pareil. Attends deux minutes de repos j'crache pas d'ssus, c'est tendu comme situation là. N'empêche. Moi ça m'fait flipper un peu quand même. Non pas qu'on m'ait envoyé à l'abattoir sans possibilité de contacter un seul être potentiellement amical de ce foutoir gastronomique, du tout. M'enfin les croisades humanitaires dans l'coin ça existe pas des masses. Puis j'vois pas pourquoi j'râle, de toutes façons les mecs censés m'aider préfèrent me laisser crever sans se pointer de peur que j'les bute après. Tu m'diras, ils ont raison. Mais c'est pas une raison, t'es dans la merde, t'es un Elu, j'sais pas, ça doit bien faire sur le rapport de mission ou j'sais pas quel autre merdier d'papier "a sauvé Maena d'une mort certaine", non? Ben non, ils en veulent même pas d'ce titre. Z'ont aucune envie d'progresser dans la hiérarchie c'est fabuleux puis attends, il est où cet enfoiré qui m'sert de Bras Droit? Xellos? Xellloooos? A plus Xellos. Disparu, hein, ça pour mener des révoltes Il est genre toujours le premier au bataillon, par contre lorsqu'il s'agit d'filer un coup d'main à son supérieur y'a plus personne. Bande d'égoïstes, va, j'te jure. Alors quoi, Maena se démerde tout seul? Ben écoute, oui, hein, de toutes façons qu'est-ce qu'il peut bien faire d'autre, hein, s'laisser crever? Nan! J'suis là pour accomplir une mission, j'crève pas pour la première connerie d'obstacle qu'on peut m'envoyer. Non, j'vais trouver un moyen d'm'en sortir, mais j'peux plus rien matérialiser là. Quoi, un truc vraiment tout petit, aller. Un flingue, genre. Attends, même une chouette boule de Magnum ça fait rien contre un bestiau pareil. Franchement. J'suis pas encore suicidaire, hein. Non, faut que j'trouve un moyen d'm'en sortir sans arme, avec mon don. Ouais, bon. Youpi. Quand t'as pas d'oreilles, c'est la merde. Alors quoi, faut que j'm'approche de leurs narines pour beugler d'dans et voir s'ils crèvent?! Oh oui, fabuleuse idée que voilà! on mais ramas de conneries sérieux j'y crois pas, et puis même, même! Attends, vu la taille du truc ça doit avoir un cerveau commac', genre énorme le truc. C'pas forcément en lui hurlant dans les nasaux qu'ça f'ra quelque chose, hein. Bon. Rah putain, fait chier. J'vois plus qu'la gueule, perso. Attendre qu'ils débarquent, qu'ils l'ouvrent pour me gober, et là PAF. Je les nique. Bon aller c'parti j'fais comme ça. J'finis mon biscuit et j'vais les faire sauter ces conneries t'vas vo...

Y'a un pied sur mon futal.
Un pied nu. Et noir. Et sale. Avec les ongles longs et des herbes de partout. Et de la terre et tout. Et, oh putain non des poils. Ah sa mère des poils. Non putain non, j'refuse. Ca existe encore les gens poil... Un... Ouais, un type, qui vient de me marcher dessus avec son pied pourri, je... Lève les yeux ou pas?
...

BWEEEEEEEEEEEEEEEEEEERK! Ah Layca c'est dégueulaaaaaaaaaaasse! Il est moche, putain, moche! Ah regarde moi ça, c'est répugnant! Ah putain! C'pas des ch'veux, c'est d'la graisse de phoque! Le choc! Ah non mais enlève moi ça d'là, hors de ma vue, j'refuse! Puis il est couvert de poils! Des poils, genre, partout! Regarde ses pieds, quelle horreur ses pieds! Et il en a partout, bordel, partout! Son torse, mais c'est infect, répugnant, dégage de là! Ah nan j'y crois pas, c'est pas possible...! Mais non! Qu'est-c'que c'est qu'cet ours?! Il est laid à en crever putain, horrible. Et attends... attends c'est lui qui sent comme ça? C'est lui le nid à puanteur comme ça?! MAIS ABATTEZ LE, PUTAIN! Ah saloperie mais ça renifle, en plus! C'est pas humain, c'pas possible, non! Non, je refuse! Eeeeeeerk, noooooon... Pourquoi ça doit tomber sur moiiiii... Des poils, non mais des poils quoi. Ca devrait être blasphématoire ces conneries je te jure, interdit, prohibé de partout. Des poils de partout, il est fou. Ah mais non mais c'pas possible dégaaaaaaaaaaaaaage de moi! Secoue la jambe, secoue la, fais-le partir de lààààà! M'en fous je couine, oui je couine, t'as vu ce monstre?! J'préfère aller m'faire bouffer par les autres bestioles que d'rester avec ce... ce... machin tout poilu, que même quand il parle ça pue le moisi. Les poils, mes mortels ennemis. Non mais rien à foutre de lui, j'l'ai pas tué et j'sais pas comment c'miracle est arrivé. N'empêche que bon pour le coup sans arme ni rien il doit soit avoir un pouvoir de fou, soit une chance de cocu. Et vu son air niais de... ben de poilu et de tout c'que tu veux de dégueulasse comme ça, ça peut être qu'un sacré veinard, ça. M'enfin quoiqu'il arrive il a pas la veine ni d'être beau, ni d'être séduisant, là, ça, c'est sûr. Après... Après p't'être c'est un génie mais franchement j'en ai rien à foutre, il est pas assez intelligent pour faire disparaître les poils et ça, c'est une faute grave et impardonnable, c'tout. J'en r'viens pas. C'est juste i-gnoble. Bwark. Berk berk berk. J'm'en remets pas sérieux.

_Mais qu'est-ce que tu fous dans un buisson toi ? Tu t'es pris pour un lapin ?

Ah, toi ta gueule, hein. D'où t'oses ma parler, hein? HEIN?! D'où?! T'es qu'un cloporte, un vulgaire nounours abandonné dans ce monde de merde où tu tiendras pas dix s'condes vu l'allure et la force misérables que tu traînes derrière toi, t'es qu'un chien, un chien qui saura jamais s'défendre correctement tant et si bien un clan t'acceptes parmi ses rangs. T'es voué à être une sous-merde, toi. Et l'pire c'est qu'on a une aura qui s'ressemble. T'es d'chez Layca. T'es d'chez moi. J'y crois pas, t'es un allié. Bordel tu sais pas la chance que tu as. Tu sais pas à quel point tu es redevable à Layca, saloperie poilue. Ah mais j'y crois pas, il s'rait chez Oppse il s'rait déjà crevé. Sa tête éclatée, sa cervelle éparpillée et sa pourriture de cadavre à la merci des charognards. Pas grave, trouver c'est gagner, il est à moi. Mon homme chien, mon homme ours. Un... Chiours. Ma foi, j'serai son gardien, et je le rase direct en rentrant. J'me suis pris pour un lapin, c'est ça? Pauvre imbécile. Le gibier ici c'est toi. T'es qu'une brebis au milieu des loups. Layca seul sait par quel miracle tu parviens à rester en vie. Le savoir vivre, la ruse, va savoir. Tseuh. Tu sais vraiment pas à quel point tu es chanceux. Tu n'te doutes pas un instant, un seul misérable instant de ce que...
Oh non toi ma belle salope, tu touches pas à un d'mes moutons. Cherche pas.
J'lui chope le bras, le tire vers moi, le fais tomber. Quoi, il verrait les crocs et la gueule grande ouverte juste derrière lui il râlerait pas. Puis bon, c'est une sacrée ombre qu'il y a là, étonnant qu'il ait rien senti. Quoique j'dis ça, c'est un bleu. Il est nouveau, il a pas encore dû assimiler tout le délire genre danger, guerre, monde hostile, les conneries du style. J'me sers de la force de traction pour me relever, le fusil en main, le canon dans sa gueule. J'tire, j'suis pas confiant. J'enfourne mon crâne dans son gosier gigantesque. Adieu, chaton.

- Crève.

Ca t'apprendra à toucher à mes agneaux.
D'ailleurs, l'agneau en question doit avoir un sacré mal de crâne. S'il est pas déjà mort. Eh béh non, miracle. Par contre il se relève pas. Et je le toucherai jamais plus de ma vie. Il glissait, son bras, il est enduit de crasse, tellement qu'il glisse c'est immonde. J'le toucherai plus jamais de toute ma vie. Bien. Ca m'rappelle quelque chose. Le cadavre. 'Fin... la scène, quoi. Mmh. Il a plus de crâne du tout, le minou. Ma foi, l'avait pas qu'à s'ramener. Non, ça m'parle, franchement. Ca viendra peut-être plus tard. Pour l'moment, j'dois nous sauver tous les deux. Moi et le Chiours. J'vais remettre le masque, aussi, ce sera mieux pour lui parler. J'espère qu'il a pas trop mal, non parce que j'y suis pas allé de main morte non plus. C'était pas pleine puissance mais c'était déjà pas mal, quoi. Alors bon si j'l'ai déjà crevé... Non, puis il a du déjà prendre connaissance des lieux, tout ça, s'il est allé à la Forteresse. Kamui a dû l'aider j'pense. Oh mais j'en sais rien, demande, on verra bien d'toutes façons.

- Hé, le Chiours, c'est toi l'aide qu'on devait m'envoyer? Ben on est pas dans la merde.

J'ai l'masque, donc normalement pas de problèmes de ce côté là. C'qu'il peut être lourd des fois ce bordel, sérieux. Genre encombrant y'a pas mieux. M'enfin. Au final, j'le regarde. S'il veut bouger qu'il bouge, moi j'le touche plus ça va pas. En attendant, son aura est pas du tout puissante. C'est un bleu putain. On m'envoit une connerie de nouveau. J'vais aller gueuler en rentrant, j'suis pas une bergère. Putain. Y'a pas assez d'merdeux avec Kamui, Jay, et la bande à neuneu comme ça, faut qu'on m'foute ceux qui valent rien dans les pattes. J'en ai plein le cul d'être la déchetterie, j'te jure. Puis j'vais dire, avec lui, on a atteint le fond des abysses question hygiène. SU-PER.
Sérieux. J'suis paumé, là. J'suis sûr d'avoir déjà vu ça quelque part.
... J'frissonne. ... C'était quoi, comme sensation...? J'aime pas ça. J'aime... franchement pas ça.

- Faut qu'on s'tire d'ici mec. Fisa.

Y'a un truc qui va pas. Pas un bruit pourtant. Les bestioles seront attirées par la charogne de leur semblable, on a la paix pour l'instant. Alors pourquoi... Pourquoi j'me sens si mal...?
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MessageSujet: Re: Impact. [Octave.]   Dim 26 Fév - 0:06



Malédiction ! Sorcellerie !
Les fougères lui en voulaient ! Aaaaarh ! Fougère qui voulait toujours lui mettre sa feuille dans la bouche ! Fougère mâle ? Un hoquet dégoûté répondit à cette pensée pour le moins déplacée. Récapitulons la situation: il était allongé par terre, sur le ventre, comme un vulgaire paillasson, agressé par un bataillon de fougères en manque de...non, il préférait ne pas y songer, tout ça parce qu'un pseudo cadavre l'y avait jeté pour il ne savait quelle obscure raison. Ducon va ! Et puis les bruits qui parvenaient jusqu'à ses oreilles allumaient de jolies diodes rouges clignotantes dans son cerveau, lui faisant savoir que les vilaines bébêtes les avaient trouvés. 'fin, l'autre il s'en branlait mignon. Dans l'état dans lequel il était, ce loqueteux, ça aurait été plutôt charitable de la part des monstres de le manger, mais LUI quoi ! Beuheuheu ! C'était bien son jour tiens ! Il demandait juste à marcher tranquillement jusqu'à trouver le palais de l'autre là, Oppse, mais faut croire que juste ça, c'était trop. Voilà, comme le petit chaperon rouge sans chaperon et sans rouge, il allait se faire manger. Oh oui, c'était adapté, le petit chaperon rouge. A se balader seul dans les bois, on finit toujours par croiser le grand méchant loup. Un doute s'insinua dans le cours de ses pensées et il se redressa sur ses coudes, tournant la tête vers le bizarre qui...qui mettait carrément sa pauvre gueule dans la bouche d'une truc qu'il avait même pas vu ? Gné ? Ses parents ont éteint le feu dans son berceau à coups de pelle à celui là. Bien fait pour lui hein, t'as envie de crever? Très bien, moi non plus je vois pas comment on va se tirer de là, mais de là à foutre carrément ta tête entre les dents du machin, t'as vraiment aucune fierté. En plus devant témoin. T'as honte de rien, hein ? Aah, t'ouvres la bouche ? Tu crois que sortir un truc classe ça va sauver ta dignité ?...Hein ? Hein ! HEIN ?! OUAAAAAAAARGUEUH !
Si Octave n'avait pas déjà été au tapis, il serait tombé. Heureusement pour lui, de là où il était, il ne pouvait pas tomber plus bas. Du moins c'est ce qu'il pensait, et il se trompait lourdement puisque les mains sur lesquelles il s'appuyait se retrouvèrent plaquées sur ses tempes et lui la gueule dans l'humus verreux d'où pointaient...de jeunes pousses de fougères ! C'était un complot ! Le destin avait orchestré sa chute ! Mais il n'eut pas vraiment le courage d'épiloguer là dessus, ni les capacités cognitives d'ailleurs. Le sang martelait contre ses tempes avec beaucoup trop d'entrain pour qu'il puisse se concentrer sur autre chose, faisant paniquer tous ses neurones et des zones de son cerveau dont il ignorait l'existence même. Et c'était venu d'un coup comme ça...sa fierté lui interdisant formellement de se tortiller sur le sol comme les lombrics qui lui tenaient compagnie -parce que oui, il était déjà par terre, pas la peine de faire encore plus pitoyable-, il se rabattit sur l'une de ses options favorites: tortiller ses orteils. Entre eux si possible. Et ça le soulageait que dalle, comme on peut s'en douter. Mais c'était horrible, c'était dégueux ! Il avait l'impression d'avoir un gros coeur palpitant à la place du cerveau. Un gros coeur écorché qui s'affolait comme un oiseau blessé, un gros organe à vif, une grosse pompe à flotte qui faisait des bruits de succion infernaux du mauvais côté de ses oreilles. C'était carrément gerbant en fait. Sûrement que si il avait pu, il se le serait arraché, cet immonde appendice cérébral, mais il était bien caché sous son crâne, ce truc. Pas moyen de l'en sortir. Et bordel qu'il en avait envie ! Aaah ! Mais comment un vieux cervelet tout flasque peut-il être aussi costaud quand il s'agit de se faire mal tout seul ? C'est complètement débile. Oui, débile. On devrait pas avoir de cerveau, ça sert à rien !
Oui, bravo Octave. Effectivement, cela ne te sert à rien. Saleté de conscience ! T'es pas dans le cerveau toi ? Je t'ai pas sonnée.

- Hé, le Chiours, c'est toi l'aide qu'on devait m'envoyer? Ben on est pas dans la merde.

Urf ! Et l'autre qui me cause comme si de rien n'était. Rien à foutre. Tranquille le gars. Tiens mais...Il est encore là d'ailleurs ? Ohohoho ! Ça veut dire que...Gloups. Ouais, il gloupsait souvent. Mais un petit coup d'oeil à la grosse bébête, encore toute vilaine et toute vivante il y a peu, ça avait calmé sa mauvaise humeur. Ah oui. Quand même. Son mal de tête s'estompait doucement alors qu'il se massait inutilement le crâne pour le faire disparaître plus vite. Finalement, il avait une raison de se réjouir que le gars soit du même côté que lui, parce que si ça c'était quand il était gentil, il ne voulait même pas savoir ce que ça pouvait faire quand il était méchant. Quoiqu'il en ait la preuve sous les yeux. Regloups. A bien y réfléchir, il n'était plus très sûr de l'identité du grand méchant loup dans cette histoire. Et il ne se sentait pas tout à fait à son aise là, par terre.

- Faut qu'on s'tire d'ici mec. Fisa.

Ouais, t'as raison. Pris d'un élan de bonne volonté et de grande stupidité, il tenta de se relever. Il ne pouvait décemment pas laisser sa dignité à quarante centimètres du sol, elle se situait plus haut que cela, voyons. Ô la folle entreprise ! Entre les vertiges causés par la conserve en boîte crânienne qui lui tenait lui de cervelle et ses côtes qu'il découvrait -ou imaginait plutôt, il refusait de reconnaître sa douilletterie- en tout aussi piteux état, il était bon pour rester par terre à tenir compagnie à ces putains de fougères encore un moment. Bon. D'accord. Ok. Pas bougé. Essayons de prendre une posture une peu détendue, genre tout va bien. Humrf. Moyen comme idée. Au moins il était passé du vautrement le moins glorieux à une station assisse un peu plus digne. C'était déjà ça de gagné. Et maintenant ? Certes, le monsieur-le-loup avait fait passer un des gros chats de vie à trépas en moins de trente secondes, mais il en restait encore une tripotée pas loin. Et lui qui pouvait pas bouger. Rorlf ! La merde ! Y'a pas que toi que ça fait chier mon grand. 'fin mon p'tit plutôt, j'te parie ma couille droite que je suis plus grand que toi. Et mais...Une minute ! Comment il l'avait appelé ?! Le Octave n'est pas très vif, c'est là le moindre de ses défauts.

_Eh non mais ça va ! Tu te prends pour quoi salopard ?! Ça y est, t'éclates un chat et t'es le chef ? Et j'sais pas de quoi tu causes, mais je le seul truc à envoyer ici, c'est mon poing dans ta gueule alors tu te calmes direct, ok ?!

On est d'accord que c'est archi-cliché comme phrase, mais on est d'accord aussi que ce genre de situation de prête pas à la plus vive des inspirations en matière de répartie cinglante. Et qu'Octave n'est pas très doué non plus. Il prit conscience après coup que machin ne risquait pas d'être impressionné par sa pseudo menace alors qu'il venait de lui prouver qu'il était momentanément incapable de se lever. Bon, il allait pas tarder à se relever, c'était qu'un riquiqui bobo et c'est parce qu'il était un peu chochotte sur les bords mais bon, n'empêche qu'il était le cul par terre. Avec un soupir résigné, il se gratta la tête, cherchant vaguement il ne savait trop quoi. Comment se tirer de là ? Comment se lever ? Comment se débarrasser des autres machins ? Qui était le type bizarre qui se la jouait Dark-Vador punk ? Qui...Eh ! Dark-Vador ? Plissant les yeux, l'air con(centré), Octave eu une vraie raison de réfléchir. Ouais parce que les autres raisons étaient fausses, elles étaient en plastoc', c'était des jouets chinois, il s'en curait et récurait les orifices naturels, mais Dark Vador ! Avec un nom pareil, si il avait quelque chose à voir avec le type, ça devait 1) Un sacré connard 2) Un super emo-punk-gothique 3) Un kisslapète 4) Un mec qui le faisait chier. Ou tout ensemble, comme l'autre bouffon là. Dark Vador. D'accord, ça fait crétin mais ça en jette quand même. Dark Vador. C'est sympa à prononcer. En traînant un peu le "dark".

_Daaaark Vador.

Ouais. Stylé. Heu, attends. J'viens de percuter un truc. C'est moi "mec" ? On ? Oùlà, son mal de crâne était peut-être passé, mais ses fonctions cérébrales avaient l'air encore légèrement engourdies. Déjà il avait fallu que le jour se fasse dans sa tête et qu'il comprenne que c'était bien à lui qu'on s'adressait, mais en plus, il lui avait fallu une bonne minute pour déchiffrer ce qu'on lui avait dit. Les yeux grands ouverts et la bouche tout autant dans une parfaite mimique poissonnière, Octave voyait revenir sa gaieté au petit trot. "On" doit se tirer ? Excellent plan qu'il avait, ce mec. Oh oui, ça lui allait parfaitement. Tu m'en veux pas pour ce que j'ai dit, hein ? Nickeeeeel ! Allez ! Aide moi à me relever, tu seras un chouet type. Il tendit la main, tout sourire, ne doutant pas un instant de l'âme charitable qui habitait le corps de l'éclopé de carnaval.

_Et puisqu'on en est là, que t'es gentil et tout et tout, on va pouvoir taper la causette. Parce que mine de rien, c'est chiant de parler tout seul. Pas que ce soit pas intéressant ce que je me raconte, mais parfois je m'ennuis à force de me parler. Et désolé, j'ai plus de bonbons.

Ouais désolé. Quoi que tu dois rien en avoir à foutre hein, avec ton truc devant la gueule que ça a l'air d'être ton accessoire préféré, ça doit pas être fastoche pour bouffer. Pi p'têtre que t'aimes pas les bonbons.

_Dis, puisque t'as l'air décidé à m'aider, tu veux pas me dire où c'est le château d'Oppse ?

Et qu'est ce qu'on dit ? Et avec un grand sourire niais je te prie.

_S'il te plaiiiiiiiiiiiiiiiit ?
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MessageSujet: Re: Impact. [Octave.]   Dim 18 Mar - 16:18


Charte.


Y'a quelque chose de bizarre dans l'coin. Ou alors c'est moi. Je sais pas. J'sais pas pourquoi j'me pose encore la question d'ailleurs je sais jamais rien. Et là quoi? Mis à part les gros chats qui en veulent à ma vie, y'a pas des masses de dangers en soi. Puis même, au pire quoi, j'en finis maint'nant et j'atteris dans la fontaine, ça va. Quoiqu'il arrive, y'a rien de spécial'ment critique. Alors c'est quoi? C'est quoi c'te sensation trop dérangeante, là? ... Je sais pas. Franch'ment. J'suis sûr d'avoir déjà ressenti ça en plus. C'comme si... Ouais, un air de déjà-vu, comme si j'avais déjà vécu c'moment alors qu'en fait, ben non. J'ai rien vu de tout ça encore. 'Fin j'crois pas. Ou alors ça vient d'Maena dans l'monde du passé. Oh putain. Ouais... Ca doit être ça. Ca doit être un souv'nir. 'Fin j'vois qu'ça, mais pourquoi maint'nant? Jusqu'à preuve du contraire y'a pas ces bestioles sur Terre, si? Non, non. Ou alors c'est ce mec. Quoi?! Nan, c'pas possible. J'suis sûr d'avoir jamais rien vu d'aussi moche. Et à part les ours, y'a pas grand-chose d'aussi poilu non plus. Ah mais j'suis choqué sérieux. J'ai jamais vu une aussi grosse concentration de poils au même endroit de toute ma vie. D'ailleurs j'm'en s'rai bien passé m'enfin bon, on choisit pas son destin sinon ça s'saurait.
N'empêche que j'me sens toujours mal. T'sais c'comme si... j'étais paralysé, ouais. J'ai du mal à bouger, puis même ça va faire j'sais pas combien d'temps que j'ai l'regard perdu sur rien du tout, en plus. C'est à côté du Chiours, vers le sol. Quoi, de l'herbe? Ma foi j'ai vraiment rien d'plus fascinant à faire, c'rassurant. Des fougères, c'est ça, j'en suis sûr. C'est fourbe une fougère. C'est vil, mesquin, dégueulasse. C'est la nature, c'est ça? Ben la nature est une salope de bas étage. La première pouffiasse du monde. Ne s'rait-ce que pour refiler aux êtres humains des poils, fallait vraiment être sans coeur. C'est fait, qu'est-ce tu veux que j'te dise? Et puis merde, preuve de ma supériorité sur tout, j'ai jamais eu un seul poil de ma vie. À tout casser j'en ai eu deux pitits perdus sur les cuisses. Vite arrachés, puis disparus. Je suis même au-dessus des lois d'la nature. Je suis vraiment génial en fait. Pas comme l'autre, là. La déchéance à l'état pur, j'crois. Sérieux, t'as déjà vu plus minable que lui? Mais r'garde-moi ça, il est pitoyable. La gueule à terre, étendu de tout son long comme une grosse larve bien grasse, mmmh c'que c'est appétissant... 'Fin le genre de truc bien ragoûtant, ça va d'soi. Il me file la gerbe sans déconner. Puis même, c'est bon, il peut s'rel'ver maint'nant, le ciel va pas lui tomber d'ssus. Ah, bah tiens. Ha, ha, haaaaaaa... Eh béh non, héhé. Il y arrivera pas, à s'rel'ver. Oulà ouais, on sent qu'c'est complexe pour le coup. Aller petit, t'peux l'faire. quoique j'dis p'tit, il doit faire deux mètres dix le mec. Sans rire, c'est un géant. Bon bah plus c'est grand plus c'est con, hein, on va mettre le proverbe en application. Puis c'pas comme si ça correspondait à la situation m'enfin presque. Et voilà, il est assis. Ce fut laborieux, n'est-c'pas? Bienv'nue sur Alea, j'me présente moi c'est Maena, et t'es pas dans la merde. Voilà voilà.

_Eh non mais ça va ! Tu te prends pour quoi salopard ?! Ça y est, t'éclates un chat et t'es le chef ? Et j'sais pas de quoi tu causes, mais je le seul truc à envoyer ici, c'est mon poing dans ta gueule alors tu te calmes direct, ok ?!

... Urg. Ouais alors lui j'sens qu'vais regretter d'l'avoir laissé en vie j'crois.
R'tiens-toi d'y casse la gueule vieux, c'pas l'moment. T'as autre chose à faire sérieux calme toi, c'pas ta priorité. Zen. Sérénité du Bouddha Maena, sérénité du Bouddha. Tout va bien, zeeeeeen. Aller. Respire un bon coup. Ca va. Tu f'ras c'que tu veux d'lui après mais pas maint'nant. Priorité à ta survie, d'accord? Aller Maena. Ca va aller. Zen j'te dis, zen. Putain. Je vais lui enfoncer mon poing dans sa gueule à c'morpion, ça va pas faire long feu. Non mais attends y s'prend pour qui c'fils de pute? J'lui en foutrais moi du salop... Non, on a dit zen. Calme toi. Pas maint'nant, pas...

Pas tout d'suite. Attends un tout, tout p'tit peu, Maena. Calme toi. J't'assure. Laisse-la savourer. Laisse-la croire qu'elle a l'contrôle. Je vais la niquer. Je vais la tuer. Là, tout d'suite. Non pas tout d'suite. Attends encore, une toute petite minute. Ca s'ra vite là. Putain. Putain... Pfff. Le pire, c'est qu'cette connasse y aura cru jusqu'au bout. Elle pensait sérieusement m'enfiler. Non, c'est impossible. Comment... Non, elle n'aurait pas demandé à tous ses sbires de m'choper dans la rue comme ça. Qu'est-c'qu'elle cherchait, en f'sant ça? Elle doit bien avoir un but, une raison à c'la. Vu tout c'qu'elle a réussi à organiser, elle et sa soeur aussi remarque, vu tout c'qu'elles ont fait, elles ne peuvent pas débuter dans l'domaine. Alors quoi, qu'est-ce qu'elles che, oh et puis merde, à la fin. J'm'en fous. J'vais la baiser un dernier coup. Regarde-là, cette pute. En train d'attendre quoi, que j'l'embrasse? J'viens d'flinguer son nouveau copain ou j'sais pas qui d'ailleurs, l'un d'ses clebs, et elle à quoi elle pense? À moi. J'dois être important. J'dois... Et si tout ça c'était qu'une comédie? 'Fin, si mon agression n'avait pas été dictée par elle? Ce s'rait plus crédible déjà. Elle ne ment pas, là. Enfin si, elle ment. Mais on voit qu'elle croit toujours que j'l'ai à la bonne. D'moins que j'suis plus ou moins d'son côté, que j'suis pas dangereux. Non, ce s'rait carrément plus logique que ce soit quelqu'un d'autre qui ait cmmandité l'délire, pour que justement j'me rende compte de son manège. Qui, sa soeur? Pourquoi pas après tout, j'y comprends plus rien. Et à la limite j'en ai rien à carrer. Elle a buté Merc'. Elle a tué un pote. Elle s'est attaqué aux mecs, Dy', Léandre, Enée, les autres. Elle a osé y toucher. Elle s'est foutue de notre gueule sévère, et maint'nant quoi? Faudrait que j'la laisse me toucher? Faudrait que j'lui offre mon corps dans les chiottes, que j'la prenne? Que j'touche à ses lèvres? Ca m'donne envie d'rire et d'pleurer en même temps. Je la hais. Je l'exècre. J'la laiss'rai pas faire la conne une seconde de plus. C'est terminé. T'as voulu toucher à mon monde? T'as voulu me faire porter l'étiquette de meurtrier? Mais je suis pas un meurtrier, Jez'. Je suis pas un meurtrier, pas l'moins du monde. C'est dans les règles du club, sale petite pute. On ne tue pas. On ne tue pas. Et toi. Toi, t'as osé tuer Mercure. T'as flingué Merc', et tu m'as fait culpabiliser. C'est terminé, Jez', fini pour toi. Suce la queue d'n'importe qui mais pas la mienne. Sors de ma vie. Casse-toi, dégage, fous l'camp d'notre univers. Brûle en Enfer, Jez', crève, crève,

- Crève.


_Daaaark Vador.

De quoi?
Qu'est s'il s'est passé j'ai rien compris! J'étais là et... Et? Uh. Il est toujours là, lui? Oulà, j'suis parti où, moi? Souvenir? Merde, mon sac est à côté d'lui. J'ai pas mes post-it sur moi, fais chier. Merde... J'retiens que dalle, c'est foutu... Putain! Et dire que... J'me souviens déjà de rien, c'est quoi c'délire...? Ca parlait d'quoi, déjà? Et puis qu'est c'qu'il raconte, l'autre, il en a pas eu assez? Mais rien à foutre putain, puis c'est qui ce type? Non mais l'autre là, celui dont il parle! Et puis qu'est c'qu'il dit, j'capte que dalle! C'est quoi, Dar Vadar? C'est quoi, c'est un mec? Oh puis fait chier, j'pige rien du tout ça m'gave! C'était quoi, c'souv'nir de fou?! J'ai un mal de crâne ma couille j'vais exploser... Salop'rie, putain!
Bon, calme-toi. Alleeeeeeeeeer... J'y arriv'rai jamais. Surtout si l'autre r'commence à y foutre son grain d'sel. Là tu cherches pas, j'le flingue direct. Pas d'quartier, ici et maint'nant c'est chacun pour ses couilles t'sais quoi. Puis bon, c'pas comme s'il venait d'me rembarrer dans un de mes si fabuleux et rares instants de bonté et de générosité à n'en plus douter gratuites, mais c'est c'qu'il vient d'faire en fait. C'con pour lui sérieux. Vraiment très con. Bwarf, s'il veut rester tout seul entouré des autres bestiaux c'est son problème. De toutes façons s'il crève il reviendra automatiqu'ment à la Forteresse. Ca équivaut pour tout l'monde pareil. C'parfois d'ailleurs bien dommage, m'enfin bon j'pas mon mot à dire là-d'ssus alors. Bon. Pas qu'ça m'énerve d'rester avec c't'enflure, mais soit il dégage illico soit c'est moi qui l'envoie bouffer les fougères par le haut une nouvelle fois. Et on sait tous très bien qu'j'irai pas d'main morte, du tout. Bdu, mais kesilfou? T'es sér... Non, j'y crois p, non. Y m'tend la main, maint'nant?

- Pardon?

J'ai pas meuglé, en fait c'était tell'ment étouffé qu'il a sans doute rien capté. N'empêche que ce con il sourit, en plus. Non mais il s'attend vraiment à c'que j'l'aide à s'rel'ver? T'es sérieux, là? Eh béh putain il est pas revanchard lui. J'suis dans la merde, alors même si t'es un connard sois un connard gentil pour mes beaux yeux. Ses dents elles sont jaunes. Et pas jaunes tabac, hein. Jaunes de crasse. J'vais m'évanouir, je crois.

_Et puisqu'on en est là, que t'es gentil et tout et tout, on va pouvoir taper la causette. Parce que mine de rien, c'est chiant de parler tout seul. Pas que ce soit pas intéressant ce que je me raconte, mais parfois je m'ennuis à force de me parler. Et désolé, j'ai plus de bonbons.

Non, non, oublis tout c'que tu viens d'entendre. Tout. N'y fais pas attention, Maena, rien de c'qu'il dit ne te concerne. Aller, souris, souris, souriiiiiiiiis, positive, s'il te plait, j't'en prie, garde ton sang froid hein, s'teu plait. Hein? Ouais que j'vais y arriver. Ouais, on y croit à mort. À mort j'te dis. Je vais te le défigurer à coups d'enclume dans la gueule, j'te jure j'vais pas m'ret'nir.

_Dis, puisque t'as l'air décidé à m'aider, tu veux pas me dire où c'est le château d'Oppse ?

Non mais en fait c'était vraiment lui mon aide pour la mission. Nan parce qu'à chaque fois qu'il y a plusieurs choses à faire au même endroit on s'arrange pour grouper les missions et y aller à plusieurs. C'plus rigolo comme ça apparemment. Donc s'il cherche la Cité, c'est bien qu'il devait y foutre un truc. Bon ben tiens, je l'y ammène, il s'occupe de faire diversion auprès de nos amies à n'en plus douter les bêtes, et moi j'continue mon p'tit bonhomme de ch'min. Ma foi voilà un plan merveilleux! Aller c'parti! Plus vite on y s'ra, plus vite il pourra y crever à ma place! Fantastique!

_S'il te plaiiiiiiiiiiiiiiiit ?

Owiiiiiiiiiii mon cochon, owiiiiiiii! Allons gambader tous les deux en tête-à-tête au milieu des tyrannosaures et des lions aux canines ultra dév'loppées! Allons cueillir toutes les fougères de la forêt pour en faire une salade de saison et les mélanger avec des champignons sans doute plus toxiques les uns qu'les autres! Allons récupérer les documents chez Oppse en esquivant les pièges ennemis! Owiiiiii! Non mais il a shimé lui il est sérieux, là! Attends, j'ai une tronche à accepter c'genre de truc? Non mais ça va pas bien lui, il a pas compris c'qu'on foutait là c'est ça? Ouais c'est une blague en fait c'est ça, c'est une grosse farce. C'est bon j'ai compris ouais. C'bon t'inquiète. C'est bon. Je ne dis plus rien, d'accord d'accord. Aller, on va pas rester sur ce fou rire sans répliquer.
J'souris au max, sauf qu'avec le masque on peut que l'deviner. Par contre mon rire, ça on peut l'entendre, aucun problème. J'm'accroupis face à lui, le regarde toujours souriant, j'rigole, machin. Tout va bien. ET BAM! Mange-toi ça, 'spèce de crétin. Ca fait mal? Navré chéri, j'voulais viser l'nez mais j't'ai explosé tout l'crâne à la place. Le masque? Quoi le masque, il a quoi? Ben ouais ça fait mal un coup d'boule ducon, tu croyais qu'quoi, qu'j'allais t'attraper par la main et t'guider jusqu'à la Cité d'Oppse en chantant Hakuna Matata? Non mais ce mec se drogue, j'vois pas d'autre explication possible, là.

- Bon alors de UNE! L'index levé devant lui, sur cinq. Ici, c'est moi qu'instaure les règles. De deux. Le majeur levé, et une voix qui commence légèrement à dérouiller sous la pression de la colère, déjà. L'aide que tu m'demandes, tu peux sans aucun problème envisageable te la carrer dans l'colon. De trois. L'annulaire levé, on en est à la moitié, ouaiiiis. On est pas dans un épisode des anoitos en vacances, hein, ça existe pas là, alors revois tes salop'ries d'priorités avant d'dire des conn'ries. De quatre. L'auriculaire levé, j'crois qu'il a pigé l'délire. Moi en attendant j'en peux plus, là. C'qui Dark j'sais pas quoi, là? Oh puis j'm'en fous, mouche toi! Meuh non j'suis pas en train d'péter les plombs, c'est faux. Complèt'ment. Et de cinq...

Tous les doigts d'la main sont tendus. J'attrape ce petit détail que tout l'monde a oublié, qui n'avait rien demandé à personne et qui a fini écrasé par terre par cette espèce de gros lombric qui tortille du cul pour rien, et j'lui fous sous l'nez.

- T'AS BUTÉ MON BISCUIT, SALAUD!

Oh putain j'vais l'flinguer, l'flinguer, l'flinguer j'te jure, j'te jure ça va partir tout seul attends une gifle, un poing, une gifle? Un poing? Une gifle? Un poing? Oh puis merde! RAAAAAAAAAAAAAAAH!
J'reprends mon souffle. C'était l'poing. Putain ça fait du bien. J'secoue ma main, elle est toute grasse du coup. Bon final'ment j'vais l'essuyer sur mon futal, c'pareil. Dégueulasse. Aller, debout.

- T'es un fou, toi. Démerde-toi, fais c'que tu veux.

J'attrape mon sac, demi-tour, j'me casse, j'reste pas une minute de plus avec ce couillon. C'pas possible, sinon j'vais vraiment l'tuer là, mais sérieus'ment. Il est complèt'ment collé ce type, va chez Oppse tout seul gars s'il faut, si c'est c'que tu veux, moi j'm'arrache et pu/hé! Qu'est-ce qu... Quoi?! Oh putain si c'est lui qui cherche à m'ret'nir par la ch'ville j'vais...
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MessageSujet: Re: Impact. [Octave.]   Mer 21 Mar - 19:50



Il l'avait presque trouvé mignon quand il s'était accroupi devant lui.
Enfin, avec son masque devant la figure, la mignonnerie était toute relative, mais c'était joli comme posture, ça lui allait mieux que son espèce d'attitude de je-ressemble-à-un-beau-gosse-mal-dans-sa-peau-mais-je-ressemble-aussi-à-une-gonzesse-à-grosses-godasses-qui-gambade-dans-la-bouillasse-et-auusi-à-un-je-m-en-foutiste-en-vieux-sweat-de-pyjama-et-à-un-espèce-d'attardé-de-carnaval-et-au-final-je-ressemble-un-peu-rien. Là il ressemblait pas à grand chose non, mais il était un pas grand chose mignon. Qu'est ce que tu vas me faire mignon ? Un bisou ? Pourquoi pas, pas que j'aime particulièrement les mecs mais pourquoi pas...Faut bien ça pour me consoler puisque tu ne sembles pas décidé à m'aider à me relever. C'est pas un plaisir de rester le derrière dans la poussière, en plus y'a ces putain de fougères qui me gratouillent juste là..ouais, y'a mon futal qui tombe un peu, on a comprit. Il gigota un peu pour pouvoir l'attraper par un des passants de ceinture et le remonter un peu pour mettre fin à tout contact avec les vicieuses. Oh, en plus il a un joli rire ! On dirait un peu une fille quand même, dommage qu'il est un petit détail en trop, je crois qu'il m'aurait bien plu sinon mais bon, on peut pas tout avoir, hein...Tu vas m'aider à la fin ou merde ?
D'accord, c'était merde. Il avait rien vu venir en plus. Roh, le salaud ! Lui l'était rancunier bordel, et douloureux. Il s'en souviendrait de sa promenade aux bois. En plus avec son espèce d'armure de gueule, c'était presque agréable quoi. Un peu sonné, il porta la main à son visage meurtri pour constater avec soulagement qu'il ne saignait pas, au moins il avait l'air un minimum costaud à défaut de l'être réellement. Non mais quand même, c'était quoi cette agression gratuite ? C'était un miracle si son nez était resté accroché à son visage, déjà qu'il menaçait de le perdre à chaque fois qu'il éternuait, il le lui avait pas arrangé le saligaud ! Ah bah tiens, il avait une grosse marque bleue sur la main à force de s'être frotté le nez. Et mais alors, attends ! Relevant son pauvre nez vers le gus d'en face, il lui décocha un grand sourire goguenard. Ah ! T'es joli avec ta grosse tache sur le front ! Bwarf warf warf warf ! Je rigolerais bien, je te jure, mais mes zygomatiques sont légèrement occupés à grimacer pour le moment, tu m'excuses, hein ?

- Bon alors de UNE! Ici, c'est moi qu'instaure les règles.

Geôôôôôôôôôre ! Tu t'es vraiment pris pour le chef en fait...Quoique, pourquoi pas ? Le truc des élus et tout, j'y crois que dalle, le dieu machin qui se choisit des saints, très peu pour moi. Par contre je crois à la loi du plus fort parce qu'elle au moins, elle loupe jamais. Alors ouais, pourquoi pas ? T'as l'air plus sérieux là dessus que pour le bisou. Vas pour le Petit Roi mon lapin.

-De deux. L'aide que tu m'demandes, tu peux sans aucun problème envisageable te la carrer dans l'colon.

Moi qui te prenais pour un gentil garçon, quelle cruelle désillusion ! Non mais d't'façons, sur ce point là, j't'ai pas demandé ton avis d'abord. Parce que tu vois, j'ai pas envie de rester là. La forêt est très jolie elle aussi, presque autant que ton langage, et ses bestioles sont aussi sympathique de le coup que je me suis reçu, pas de soucis, mais j'ai pas envie. Voilà. Et comme t'as l'air de pas mal te débrouiller dans la forêt mister Rambo junior, je vais te laisser filer comme ça alors que t'es ma seule chance de m'en tirer sans trop de dommages. En excluant ceux que tu occasionneras toi même bien sûr, mais deux trois bobos, ça me paraît honnête, c'est de sauver ma peau dont on parle après tout...

-De trois. On est pas dans un épisode des anoitos en vacances, hein, ça existe pas là, alors revois tes salop'ries d'priorités avant d'dire des conn'ries.

Ch'ais pas ce que sont des anoitos. Peut-être que tu pourras m'expliquer en marchant...?

-De quatre. C'qui Dark j'sais pas quoi, là? Oh puis j'm'en fous, mouche toi!

Alors, je suis désolé, mais je ne sais pas non plus qui est Dark Vador, sûrement un de tes parents proches. Il ne me semble pas que c'était quelqu'un d'aimable non plus. Et mon nez n'aura pas besoin d'être mouché si tu ne m'avais pas défoncé l'arrête nasale. Et j'ajouterais même qu'à moins que tu ne me prête, toujours aussi aimablement que Dark Vador, un mouchoir, je ne vois pas comme je pourrais me moucher. Et ça tombe bien parce que je ne sais pas le faire. Mais je vais pas te le dire, parce que si il se met vraiment à couler, parce que tu m'auras sûrement envoyer une autre partie de ton anatomie dans la gueule, je ne précise pas laquelle parce que ça m'excite le suspense, ça va réllement devenir et je crois que ton petit coeur ne va pas le supporter.

-Et de cinq...

T'as pas l'air content ? Kessejéfé ? J'ai tout cassé ton doudou ? C'est quand tu te penches en avant que je regrette vraiment que tu sois pas une gonzesse.
Petit Roi ramasse un truc par terre, presque sous mes fesses. Je comprends qu'il en veuille plus pour le coup. Ah non, mets moi pas ça sous l'nez assassin, tu veux m'tuer ou quoi ? J'la connais l'odeur, merci !

- T'AS BUTÉ MON BISCUIT, SALAUD!

Un biscuit valait-il vraiment un coup de ce calibre ? Visiblement oui. Son visage passa donc de l'état de viande hachée pour steak artisanal à un contenu de petit pot Bledina spécial période de la poussée des dents de Bébé. Une promotion, en quelques sortes. Au moins, les tigrounets-lion multicolores n'abîmeraient pas leurs petites quenottes, c'est tout le mal qu'on peut leur souhaiter. C'est à ce moment qu'il regretta vraiment de ne plus avoir de bonbons, il aura dû les économiser au lieu de les lancer à tout va, ça lui aurait peut-être été utile en compensation pour la perte de ce biscuit visiblement industriel et insipide. Qu'est ce qu'il pouvait lui refiler en échange...? Son briquet ? Il ne lui servait à rien, c'est vrai. Oui mais, il avait pensé exactement la même chose des bonbons et maintenant il s'en mordait les doigts. Non, ne rien lui donner, il ne lui devait strictement rien. C'est même cet idiot qui aurait dû le remercier d'avoir épargné à son corps l'ingestion de ce nid à gras insidieux au lieu de le pétrit comme...une pâte à gâteau ? Complexe pâtissien en vue ? Pas bon ça.
Rho ! Et l'autre qui s'essuie la main ! Faut pas charrier, j'ai pas la gale non plus. T'es vraiment une chochotte en fait, j'me demande ce que ça donnerait si c'est moi qui me mettais à te taper. Mais je suis un ange tu vois, un ange bien luné en plus, alors non. Ouais, tu peux trouver que je suis sale autant que tu veux, j'suis mieux éduqué qu'toi. T'as été éduqué seulement ?

- T'es un fou, toi. Démerde-toi, fais c'que tu veux.

Bah, de chiours, je passe à fou. Les promotions pleuvent à ce que je vois, ça doit être mon jour de chance. Remarque, j'me suis fait coursé par une meute de chats géants monstrueux et j'm'en tire avec un nez qui pisse le s...Ah ouais, merde, c'est maintenant que je l'ai dans la bouche que je m'en rends compte. Voilà, ça y est, il coule vraiment mon nez, t'es content ? C'est une main agrippée à son appendice nasal qu'il se releva en titubant, les yeux rouges, la figure saignante et l'humeur à point. Il était de bonnes humeur, certes, mais pas d'excellente, et une seule chose pouvait lui faire atteindre cet état. C'était pas très facile sur quelqu'un qui marchait, heureusement, Petit Roi se prit le pied dans une ronce et il ralenti un instant. Et un coup de pied au cul pour ce sale gosse. Tu m'en as foutu deux mais je t'ai dit, je suis un ange. Fait avéré désormais, n'est ce pas ? Je crois que tu t'en fous en fait. Tant pis pour toi. La claque suivit de près. C'était toujours marrant de mettre la main aux fesses de quelqu'un, surtout d'un quelqu'un aussi agréable et bien disposé à son égard.

_Bien. Maintenant que nous sommes quittes, autant te dire que je ne compte pas rester ici tout seul, sinon je vais m'ennuyer, je te l'ai déjà dit, et j'aime pas m'ennuyer. En plus, il me semble même que j'ai une dette envers toi, pour le vilain machin qui voulais me manger, tu te souviens ? Et j'aime pas laisser traîner les dettes parce que ça s'accumule vite si on s'en occupe pas tout de suite...

Il pencha la tête sur le côté comme un gamin curieux devant un animal particulièrement amusant derrière les barreaux du zoo. Sauf qu'ici, point n'était de barreaux pour retenir l'animal. Son sourire s'élargissant d'autant plus qu'il voyait se profiler un nouveau coup pied plus rude que les deux précédents réunis à l'horizon, il ouvrit grand les bras comme pour faire un gros-câlinou-de-l'amour-des-télétubies et...c'est ce qu'il fit. L'était peut-être douloureux au niveau de la frappe le type, mais l'était vraiment tout doux en doudou. Y'a juste que son sweat n'était pas d'une propreté exemplaire mais ce n'était pas de sa faute, pauvre amour, il avait voulu se rouler par terre alors évidemment. Mais il ne lui en voulait, lui aussi ça lui arrivait ce genre de petites envies. Ah oui ? Tiens, il savait ça...Ouais, il l'avait toujours su en fait, c'était pas comme si c'était une révélation non plus. Pi il avait une drôle d'odeur l'autre. N'empêche que c'était bien agréable de serrer quelqu'un dans ses bras, même si c'était un bourrin avec un masque très moche. Un bourrin qui, maintenant coincé entre ses grands bras, pourrait difficilement se servir de ses poings pour le frapper de nouveau. Par contre, mieux valait éviter de penser à ce qu'il pourrait faire avec son genou si il n'appréciait pas les marques tangibles d'affection. Gloups. Il resserra légèrement son étreinte pour se prémunir contre toute nouvelle attaque éventuelle, grognant de contentement dans l'oreille du bonhomme. Après ça, qu'on n'aille pas dire qu'il était un mauvais garçon.

_Diiiis, comment tu t'appelles Petit Roi ? Rhoooo, t'es pas obligé de me le dire tout de suite, d'accord...On aura tout le temps de discuter en marchant...

Il allait avoir une jolie marque de sang supplémentaire sur son sweat. Bah ouais, il avait rien d'autre pour s'essuyer le nez. Peut-être aurait-il mieux fait de prendre ses jambes à son cou, c'est ce qu'il ne cessait de se marteler dans le crâne sans arriver à se convaincre car quoi ? Ce qu'il faisait n'avait pas de prix. Non, vraiment, Octave ne connaissait rien de plus jouissif que de faire chier quelqu'un.

_On y va ?
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MessageSujet: Re: Impact. [Octave.]   Mar 10 Avr - 16:06


Prière exaucée.


Je veux mourir.

Maintenant, là. Foudroies moi, mec, j't'en prie. Layca, Oppse, j'sais pas quelqu'un. Me laisse pas comme ça vieux, j't'en supplie. Ah sa race. Je fonds. Je fonds à vue d'oeil j'te jure. R'garde-moi ça, mais j'ai rien f, non sans déconner pour une fois j'ai rien fait! Non mais attends! Il s'asseoit genre tranquille sur mon gâteau, t'croyais pas qu'j'allais l'serrer dans mes br... BWAAAAAAARK! Pense pas à ça, pense pas à ç, mais nom du ciel lâche-moi, salop'rie...! Ah mais nooooon. Layca, Layca mon frère. Pourquoi j'peux pas lui casser la gueule? Puis, non, j'veux bien qu'on soit dans l'même clan d'accord m'enfin pas besoin de s'faire de grosses embras... Niééééééééééééééééé... Non, non j'refuse. J'tais tranquillement là et... Non, en fait non ç'n'a rien à voir avec une connerie tranquilité j'sais pas quoi, m'enfin ça change rien au fait que j'voulais qu'on m'foute la p... Non, non même pas, j'voulais d'l'aide ouais, mais de l'aide quoi. Une vraie aide, pas... pas ça... Connasse, j'vais tout casser en rentrant, j'vais prendre une chaise, non, j'vais hurler mais comme jamais j'ai beuglé, j'vais tous les niquer, toutes les vitres et tout j'te jure. 'Vont m'entendre jusqu'à chez Oppse c'est certain. J'ai même pas compris c'qui s'passait en fait, jure. J'me r'tourne, et là t'as c'te connasse de branche, d'racine je sais pas, sur le sol. J'me suis pris la godasse d'dans t'sais, et l'autre enfoiré, là, il me fout un coup d'pied dans l'cul. Normal t'sais. J'te jure j'ai failli m'viander qu'ça en peut plus, mais la branche ou j'sais pas quoi s'pète et du coup j'arrive à faire contre poids au dernier moment avec l'autre jambe t'sais, j'ai vu mes ch'veux frôler l'sol m'enfin par miracle j'ai réussi à rester d'bout. Et là il m'fout la main au cul. Mais. Genre. Pas par accident quoi. La main au cul, pépère, tranquille. T'as l'sac que j'ai foutu sur l'épaule qui bascule en avant t'sais, avec le coup du j'me vautre limite sur l'sol t'sais, hein, et j'vais pour le remonter et l'mettre sur mon épaule et main au cul. Main au cul quoi. Main au c... j'en r'viens pas jure. Et là j'me r'lève, j'me r'tourne et j'le vois qui prend dans s... Ah putain l'frisson. J'peux pas. J'vais pas survivre là. Non mais sérieux, non quoi. Non. J'ai cet espèce de... de chose, poilue, touffue, velue à en crever qui m'serre contre lui t'sais quAH mais non serre pas, serre pas plus! J't'en prie, j't'en prie, Chiours, mon p'tit Chiours, s'teuplait j'te promets d'être cool hein j'te jure!... SORTEZ-MOI D'LAAAAAAAAAAAAA!

Ah... AH PUTAIN! Jamais... Jamais d'ma vie j'y aurais cru t'sais quoi, ja-mais... Ben là... Ah non, non non non non non non! Lâche-moi lâche-moi lâche-moi lâche-moiiii! Une dette envers moi qu'il a dit! Une dette envers moi! Genre! Genre une dette env, écoute vieux, j'te jure que si tu m'lâches t'es pardonné, plus d'dette, zou! Disparue la dette hein, envolée, oubliée, hein?! Puis, puis puis puis j'jamais dit qu't'avais une dette envers moi ducon, c'est plutôt moi qui en aurait une s'tu m'lâchais genre MAINTENANT! Tout d'suite t'sais, là, plus d'Maena dans les bras hein? HEIN?! Fais un effort Chiours, un tout p'tit, tout tout tout p'tit rikiki! Hein? HEIIIIN?! T'es gentil, j'suis sûr t'es sympa dans l'fond, trèèèèès loin dans l'fond mais c'est là, quelque part en toi, quelque part sous ta salop'rie d'graisse et sous tous tes putains d'poils qui volent au vent genre j'suis poilu et j'l'assume! HEIN?! HEIN QU'C'EST VRAI?! Fous-moi la paiiiiix! Dégage fous l'camp d'moiiiii! CHIOUUUUUUUUURS! J'f'rais tout c'que tu voudras Chiours, j't'en supplie, j'te jure, mais lâche... Lâche, lââââââcheuuuh...
J'vais t'en faire une syncope, j'te jure. J'veux mourir là, mais pour de vrai. Ne plus jamais revivre, réapparaître j'sais pas quoi. J'veux crever comme un clebs, loin de boule de gras, loin de ce phoque, appât à mouches, tout c'que tu veux mais loin de c'machin. La main au cul mais j'y crois pas t'sais. Il est gay, c'est sûr. C'est un phoque j'te dis, un phoque. C'est maléfique un phoque, vicieux, pervers, j'me d'mande si c'est quelqu'un d'bien qui a créé c'bordel de phoque. C'est l'oeuvre du Diaaaable. Bouh. Et... Et puis. J'sais pas, j'ai oublié. M'enfin faut qu'il m'lâche là, j'vais pas camper sur son foutoir de merde toute ma vie. Non mais sans rire j'pensais à un truc et j'ai oublié quoi, c'frustrant. Ah putain, si ça s'trouve c'était important et tout et j'ai oublié, blaireau. J'parlais d'gay, hein...? OUAIS! Non mais donc, main au cul tout ça, t'imagine si les hommes ça avait un vagin? Non mais t'es bon pour un viol sur place avec lui. Violé par un ours. Quoiqu't'as même pas b'soin d'vagin j'dis des conn'ries. Un gros ours tout poilu terrifiant et tout t'sais, ben paf, dans un buisson. Un Pédo-Chiours. L'évolution du Chiours, mi-chien mi-ours, en plus en mode pédo. Bwark.
Et j'dis ça, m'enfin l'est en train d'muter en Navi à c'rythme. Putain d'grand le mec, genre il fait ma taille et plus en étant tout courbé, voûté. Doit faire au moins un mètre quatre-vingt dix, large. C'est un géant en fait. Et il a l'pif bleu. Et rouge, mais ça c'est ma faute hein. Mais bleu, va savoir c'qu'il a foutu. Si ça s'trouve c'est son instinct d'Chiours qui lui a d'mandé d'aller sniffer la peinture des balles de paintball. Loose. M'enfin bon, j'm'avance plus sur rien, ce mec c'est juste un putain d'pervers, et c'est t... Il... Euh... Il fait quoi, là, exact'ment?... Non sérieux, ça lui va bien d'coller sa jambe, genre, là, mais... mais non en fait hein, non... Haha. Non mais la main sur le cul passe encore, c'est limite m'enfin j'veux bien. Surtout qu'ça devait être tentant, un joli p'tit cul comme le mien en pleine savane, j'comprends qu'on puisse vouloir sauter sur l'occassion. Admettons. M'enfin c'p't'être pas la peine non plus d's'attaquer à mes parties avec son genou, hein, ça ira. Putain mais j'suis vraiment dans la merde jusqu'au collet avec lui. Laissez-moi crever...

Dymas!
Oh put... Belphe, j'déco deux s'condes, déso'. J're t'inquiète. Qu'est-c'qui t'arrive?
Tu sais où il est l'frère?
Enée? Absolument pas, t'as besoin d'lui?
J'voulais lui dire un truc mais c'pas grave, j'vais essayer de l'trouver.
Il avait pas un truc à faire c'matin?
Aucune idée, il dit jamais rien alors...
Si j'le croise j'lui dirai qu'tu l'cherches. Qu'est-ce que tu voulais lui dire?
J'vais apprendre une nouvelle langue!
Oulà, va-y, fais-moi rêver.
La langue des Navi dans Avatar!
...
Bah quoi?
Et les runes, ça t'tenterait? Ou non, le gaulois. Le gaulois héluvien même. Ou non! L'ourdou!
Bah quoi, j'apprends bien c'que j'veux!
Non mais le polonais je veux bien, le slovaque, bwarf, s'tu veux, m'enfin le Navi...
Tu m'excuses, mais le CNED ça coûte une fortune, alors faut que j'me rabatte sur autre chose de plus accessible. Là les cours c'est direct sur Internet et tout et...
Non mais, d'accord, d'accord. Et tes exos d'maths, ils sont faits?
Oh, merde Dymas, merde!
QUoi, c'est vrai!... Non mais Léandre, reviens, j'te charriais, Léandre!


_Diiiis, comment tu t'appelles Petit Roi ? Rhoooo, t'es pas obligé de me le dire tout de suite, d'accord...On aura tout le temps de discuter en marchant...

... Petit roi? Petit roi?! Non mais c'quoi c'dél... T'es sérieux, là? Non mais y va pas bien, lui, kesilfou? Qu'est-c'qu'il fout ce gland mais LÂCHE-MOI TOUT D'SUITE! Lâche j'te dis lâche, t'as aucune chance. Autant y'en a qui peuvent prétendre essayer de tirer un coup avec moi, autant toi c'est foutu, t'es poilu. Ouais j'suis raciste des poilus, j'en ai rien à foutre. Qu'est j'en aurais à branler moi d'être raciste d'un truc au point où j'en suis hein, lâche tout d'suite. Et d'où il veut savoir mon prénom lui il est malade! Genre il sait pas qui j'suis, le con! Tout l'monde sait qui c'est, l'mec avec le masque, et tout l'monde sait plus que le mot qu'il fait pas parler avec le type au masque parce que le type au masque, c'est un putain d'dégénéré, psycho et tout! Non mais faut l'dire comment, ces bleus ils s'croient trop puissants et tout, ils valent que dalle c'est des vraies merdes en fait... Quoique lui a bien compris l'système. T'es un puissant, t'es dans mon camp, j'reste avec toi si j'veux pas crever. Il a quoi comme pouvoir, lui? J'l'ai jamais vu à la Forteresse. Ca doit être un nouveau nouveau, genre très nouveau, quoi. Nouveau nouveau, j'me comprends. Puis... Mais non, sinon il s'rait pas au courant des clans machin, à moins qu'on l'ai brieffé en vitesse en pleine nature. Ouais, moyen comme délire, de c'côté là y'a surtout des ennemis, ils l'auraient senti et l'Chiours serait plus d'ce monde depuis un moment. C'bizarre en fait, va falloir que j'me renseigne. Si ça s'trouve son pouvoir c'est d'changer son aura. Et du coup ce s'rait un Oppsédé et tout. Naaaan. Pourquoi il m'tiendrait comme... Ah mah kes... Béééééééééééééh! Il saigne du nez sur moiiiiii! Non mais il est calu c'con là ça va pas?! J'suis sûr il a la peste ou une conn'rie du genre! Il va m'contaminer! J'veux paaaaaas! Ah va chier, faut que j'trouve un moyen d'm'enfuir! Mais j'peux... Non mais j'peux pas il m'sert genre j'suis un gros nounours! Comment j'vais faire putain... Puis il s'imagine trop qu'il va rentrer avec moi t'sais quoi, l'est fou çui-là, taré j'te jure. J'vais faire comment... Réfléchis Maena, réfléchis vite.

_On y va ?

Non. Cherche pas j'vais nulle part avec toi sac à puces. Oh putain. Oh putain je sais. Je sais. Tremble Maena. Tremble, va-y. Un peu, pas des masses, ouais. Et... Et tu t'évanouis.

J'adore simuler. C'ma passion. Alors voilà. Je suis pas mort, mais je suis inconscient. Comme ça, il va me lâcher. C'est brillant Maena, brillant. Bon, tu vas sans doute passer pour une chouchouille, m'enfin entre ça et sentir ses longs poils graisseux sur moi et sentir aussi son odeur de... ben de marais, de marécage, y'a pas photo j'préfère tâcher un temps soit peu ma réputation. Puis bon, j'aurai tout l'temps de l'crever plus tard, hein.
J'ai penché la tête en arrière, de sorte à vraiment ne plus du tout pouvoir le voir. Comme si toutes les vertèbres de ma nuque faisaient grève. Et j'ai bien sûr les yeux fermés. Apparemment. En fait, j'ai la chance d'avoir l'masque. Et c'est comme les vitres teintées sur les caisses de luxe: personne peut voir c'qu'il y a à l'intérieur, mais toi tu vois tout. Ben là c'pareil. J'ai l'oeil qu'est caché sous la visière du masque qui est ouvert, eh ouais. Et du coup j'vois tout. J'sens l'sang affluer vers le sommet du crâne aussi m'enfin c'est ça ou l'autre me lâche pas. J'préfère souffrir, j'te dis. Bon. C'est vrai que question qualité d'vue on r'pass'ra. On y voit pas grand chose faut l'reconnaître, m'enfin c'est d'jà mieux que rien. Alors bon, j'observe en attendant. J'espère juste qu'il mettra pas vingt ans à s'décider quoi, ce s'rait cool. Putain c'trop space, j'y vois tout en rouge t'sais, carmin. Enorme!
Atta... Attends voir. C'quoi, ça? Une... Une famille de canards? J'hallucine ou quoi... Non, y'a bien des can, alors là j'aurai tout vu. Une mitéra canard avec ses petits, trois petits. Ah non, quatre, y'en a un à la bourre. Il est où l'patéras? Y'en a pas? J'sais pas si ça manque, chez les canards, m'enfin b... Hé! Hé, attenti... Il est tombé dans un trou l'pauvre canard! Non sans déconner, y'a un trou assez profond près du buisson, j'ai failli m'niquer la ch'ville avec tout à l'heure, et t'as mitéra canard qui s'est viandé d'dans! Faut l'aider la pauvre, elle va crever sinon et... Et... Et y'a plus rien qui m'tient au-d'ssus d'sol OH PUTAIN!


Dernière édition par Maena A. M. Raphaëlita le Ven 18 Mai - 10:10, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Impact. [Octave.]   Dim 29 Avr - 11:50



Octave n'avait rien d'un prince charmant.

Tout chez lui, de son nom jusqu'aux ongles crasseux de ses orteils, évoquait plutôt le sauvage à moitié domestiqué, l'animal à demi humanisé, le bourrin idiot à la solde du méchant, et ce dans quelque conte que ce soit. Pourtant, contre toute attente, la princesse se retrouvait entre ses bras. Bon, d'accord, il avait un peu forcé la chance sur ce coup là mais il était certain de ne pas l'avoir assommée, du moins pas sciemment, alors peut-être avait-il eu raison. Dans les contes, le prince porte souvent la princesse dans ses bras avant de lui faire enfourcher son fidèle destrier et de partir vers son château pour qu'ils se marient et aient beaucoup de mioches baveux. Bon, on en était à peu près à cette étape du processus, à ceci près qu'Octave douta très fortement qu'il puisse jamais avoir une ribambelle de gamins avec une princesse de cet acabit. Il est malheureusement un léger détail technique auquel n'ont visiblement jamais pensé tous les auteurs de contes de fées, c'est qu'une princesse, mine de rien et à moins qu'elle ne soit naine ou que le prince soit archi bodybuildé, ça pèse son poids. Octave avait surement ce seul point en commun avec les princes: il n'avait rien dans les bras, hormis son atypique demoiselle, et il ne fallut pas attendre bien longtemps avant que ce qui devait arriver ne se produise: il la laissa tomber.
Il faut dire qu'il y avait plus important à faire que de tenir une pseudo princesse assommée à ce moment très exact. D'abord, une princesse n'aime pas toujours être portée comme un sac de glands, surtout quand le ventre de son sauveur est pris d'une soudaine envie d'imiter les spasmes d'agonie d'une limace mutante. La deuxième raison c'est qu'Octave, en humain paternaliste, répond toujours à l'appel des plus démunis et justement, les plus démunis avaient bien plus besoin de son aide qu'un guignol se prenant pour la Belle au Bois Dormant. Il serait tout aussi à son aise par terre que dans ses bras. Sans plus porter d'attention à sa belle endormie, Octave se précipita vers la tripotée de canards qui avaient eu la malchance de croiser sa route. Ému aux larmes par les appels désespérés de son pauvre estomac, il se devait de lui donner de quoi se nourrir. C'était vraiment une aubaine que le plus dodu des canards soit tombé dans un trou, il se serait senti mal de leur courir après à travers la forêt, quitte à se perdre de nouveau. Et puis aussi bête et violent que soit la princesse, son prince charmant ne doit jamais l'abandonner, foi de lui !

Penché au dessus du trou, il regarda toute la petite famille essayer pitoyablement de sortir. Oui parce que maintenant que le gros était tombé, les quatre crétins derrière avaient suivi. Ce que c'est con un canard quand même, presque autant qu'un mouton. Mais ça servait bien ses intérêts, il fallait l'admettre, et puis comme ça il pourrait partager son casse-dale avec Princesse-Petit-Roi, histoire de se faire pardonner la perte du regretté biscuit. Comment les attraper par contre ? Ils avaient l'air franchement teigneux pour des canards, en plus ils faisaient un barouf monstre, sûr que les autres minous de tout à l'heure allaient les entendre et rappliquer et ce serait la grosse poilade. Oùh la la...mieux valait de pas traîner ici finalement, tant pis pour son ventre, au pire il mangerait le Petit Roi. Oui, quand on parle de le manger, on met de côté l'idée qu'il est une princesse séduisante pour un aspect plus pratique de son anatomie. Quoi qu'il y avait des morceaux qu'Octave ne voulait même pas voir...Mais on n'en était pas là, le dilemme actuel était grand: se tailler en vitesse et peut-être mourir de faim plus tard ou rester ici le temps de choper les canards au risque de se faire manger en voulant manger.
Dure loi de la jungle.
Oh et puis merde ! Pas la peine d'épiloguer pendant trois jours non plus ! Un peu d'action gros, t'es un homme ou pas ? N'empêche que de tuer un canard, c'était cruel quand même...C'était comme ça ? Choix: fait. Et le résultat de l'équation à double inconnue était: se tailler dare-dare. Et maintenant on se tirait avec Petit Roi ou juste lui tout seul ? Avec l'autre poids mort, ses chances de survie seraient sûrement divisées par dix mais il pourrait lui être utile. Oh putain, il faisait quoi ? Se balancer d'un pied sur l'autre en penchant la tête sur le côté comme une blondasse devant la table de 1 ne l'aidait pas particulièrement. Ô cruelles questions existentielles ! Que devait-il faire ? La lumière divine le toucherait-elle du doigt pour lui désigner l'issue la plus salutaire ? Merde quoi ! Il y tenait à sa petite pelisse...Visiblement non.
Les canards braillaient, les fourrés commençaient à gronder dangereusement, Cendrillon roupillait sûrement, ignorante du danger et lui il était le seul mec réveillé dans la maison quand elle se fait la cible des zombies et des dégénérés à tronçonneuses dans il ne savait plus quoi. Pi c'est pas facile de réfléchir quand il faut penser à tant de trucs à la fois. Autant mourir en venant en aide à son prochain, se fut sa dernière pensée lucide. Agenouillé près du trou, il sorti les canetons aussi vite qu'il le pouvait et les jeta loin. Oui, pour la délicatesse on repassera. Tout bascula quand il entreprit de tirer la grosse du trou. Elle se débattait, agitait ses pattes dans tous les sens et quand il l'eu enfin extraite de son piège, il ne reçut pour seule récompense à son acte altruiste qu'une morsure à la main. Depuis quand les canards ont-ils des dents ?!

_OUAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARG !

Il courait.
Du moins il essayait.
Avec une princesse sur le dos c'est pas facile-facile.
Quand il s'était jeté sur son roupilleur, il n'avait même pas vérifié l'état dans lequel il se trouvait. Éveillé, endormi, assommé, mort, tentative de redressement...il n'avait fait attention à rien, l'avait attrapé avec une grâce toute particulière aux ours sortant tout juste de l'hibernation et l'avait jeté péniblement hissé sur son épaule avant de partir aussi vite que le lui permettait son chargement à travers les filets de verdure qui le faisaient trébucher presque à chaque pas. Bordel de chiotte, il aurait mieux fait d'abandonner le type aux chats, au moins il lui aurait vraiment été utile, là il le ralentissait et lui broyait l'épaule en même temps. Très utile ouais. Du coup, Octave avait deux bonnes raisons pour beugler de toute la force de ses poumons mais quelques films lui avaient appris que crier quand on est poursuivi n'est pas la meilleure manière de semer ses poursuivants. Oh bordel, il pesait son poids l'animal ! Il avait vite compris que ce n'était pas une gonzesse. Obligé de ralentir l'allure après moins de d'une minute de pseudo-course de baudet chargé il dû bien se rendre à l'évidence, si les peluches avaient décidé de le suivre, elles aurait déjà été sur lui, il semblait donc sauf pour le moment. Alléluia ! Il pouvait reprendre une rythme de progression un peu plus raisonnable.
Et se parler aussi. L'autre n'avait pas décoché un mot depuis tout à l'heure, du moins il ne s'en souvenait pas, il avait été un peu occupé quand même. Il fallait parler, parler pour se tenir compagnie. Il allait péter les plombs tout seul dans ce monde de fous.

_Et bah putain...j'connaissais le canard col-vert...le canard farci...canard confit...le canard WC...Mais le canard denté bordel ! Jamais et il m'a pas loupé en plus. Saloperie.

Le poids mort allait rechuter si il continuer de se sucer et lécher la main qui était sensé le retenir sur son épaule. En plus avec la cavale qu'il venait de faire, l'autre ne devait plus avoir de bide à rebondir sur l'os de son bras, épaule, et tout ce sur quoi il tenait assez précairement. Manquerait plus qu'il lui gerbe dessus tiens, franchement, le tableau serait complet. Dans le genre mecs pathétiques, c'était difficile de faire mieux quand même. En plus il avait trimbalé le type dans l'optique qu'il pouvait lui être une utile mais dans l'état où se trouvait sa main, il risquait pas de lui servir à quoi que ce soit à part lui faire sauter la cervelle quand il daignerait lui accorder l'attention qu'il méritait. Bon, on faisait quoi maintenant ? L'autre guignol sûrement rien, et lui il n'allait pas pouvoir le porter encore longtemps. La solution vint d'elle même quand son fardeau glissa à terre dans un joli bruit qui n'augurait rien de bon pour le bras déjà en miettes du pauvre type. C'était embêtant de n'avoir pas de nom à lui donner. Petit Roi, ça ne lui allait plus vraiment maintenant, et pour la princesse, elle n'avait rien de véritablement charmant à part son visage, et encore elle le cachait sous un espèce de déguisement pour films post-apo...Alors il faisait quoi ? Il était paumé -pour changer- sans savoir où se trouver la cité de la déesse-nana ni le repaire de celui qui était sensé être son boss d'après ce qu'il savait. Cool. Et la seule personne qui pouvait le sortir de là c'était...

Ouais, autant ne plus le nommer. C'était un gars au moins ? Ca pouvait toujours être une gonzesse malgré sa voix un peu trop grave. Y'avait qu'à voir l'autre blondasse de la plage là, the bitch on the beach, aha ! C'était bien un mec pourtant, pourquoi celui là ça pouvait pas être une fille ? C'était peut-être pour ça qu'il ne voulait pas lui dire comme il s'appelait...

_Si ça se trouve elle a vraiment un nom de merde, genre Priscilla ou...
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MessageSujet: Re: Impact. [Octave.]   Dim 20 Mai - 10:57


Faiblesse passagère.


J'ai mal.
C'est simple, j'ai plus de dos. Fini, niet, zéro, je suis actuell'ment décédé. Oh, ça va, j'te vois v'nir toi et tes couchouilles. Ben c'pas toi qui s'est fait broyé l'ventre par c'con là, hein, voilà. Peuh. J'veux qu'ce soit un cauchermar. J'veux me réveiller dans mon pieu, tout seul, au chaud, nu comme un ver, tranquille. Ouais sérieux. Ca s'rait tell'ment bien pour le coup. Pas d'lézard, juste... Une couette. Oh ouais, une grosse couette bien lourde là, mmh, l'extase. Pourquoi j'en ai pas moi d'grosse couette, hein? Pourquoi? C'est du favoritisme, c'est ça? Ouais j'en suis sûr en fait, j'ai pas d'couette parce que j'dors pas dans l'dortoir. Alors j'suis sûr j'en aurais une, de couette, j'dormirai comme un loir tout l'temps. On m'reverrait plus de sitôt, j'te l'dis. 'T'être pour ça qu'j'en ai pas remarque, oh puis va chier rien à carrer d'leur connerie. J'me reposerai tout le temps. Je dormirai, fait rare depuis toujours. Je serais juste bien. J'aurais chaud parfois mais ce s'ra pas grave. J'aurai tout pour moi. Ma couette, une couette toute douce sous laquelle me cacher quand ça va plus. J'aurai plus à supporter les gérémiades de j'sais pas trop quel glandu d'la Forteresse ou d'ailleurs. Ce s'ra l'paradis, j'te jure. Non, j'veille plus à rien. J'ai plus la foi, là, plus la foi du tout. Ca va pas, j'me leurre pas. Non ça va pas. J'rêve d'une couette, ça va plus du tout, là. J'ai mal à la tête, comme d'hab'. J'ai mal au dos, j'ai mal aux reins, j'mal derrière la nuque, ça m'tiraille de partout et franchement j'en peux plus. J'suis éreinté d'leur connerie. J'dis pas que j'vaux plus, c'pas vrai. Mais y'a des choses qui s'font pas, même aux gens qu't'aimes pas, parce que t'es dans un cadre précis où tu peux pas t'permettre ce genre de trucs. Tout l'monde a droit à une couette, j'suis désolé. Même moi, aussi odieux, salaud, dégueulasse, connard, tout c'que tu veux que je suis. J'ai droit à une couette, j'demande pas la lune, j'veux juste une couette. C'est rien ça, en plus. J'vais pas y passer ma vie non plus, j'dis qu'j'vais faire que la squatter machin mais c'pas vrai, j'ai tell'ment d'trucs à faire partout que c'est impossible de rester sous la couette. Puis même y'aura toujours un ou deux connards pour me tirer du lit de force. Une couette quoi. C'est quoi, une couette? Réservé à l'élite? Mais j'suis pas sencé en faire partie, d'ton élite à la con? C'est quoi ce cercle, là? C'est quoi c'te confrérie, c'est quoi le code d'accès? Non mais sans rire, on sait très bien que y'a des favoris, m'enfin si parmi les favoris y'a des favoris c'est la merde...

Aïe, bordel, mon flanc... J'te jure il m'a détruit l'autre là... Attends, j'étais en train d'me rel'ver, tranquile, et le v'là qui m'fonce dessus, qui me balance sur son épaule et qui s'met à courir comme un taré t'sais quoi. Non mais ça va, j'suis pas un sac de patates... J'comprends pas la mentalité des gens, sans rire. Puis il aurait pu avoir la décence de me tenir le minimum quand même! Il s'est arrêté pas trente secondes après avoir courru, il a dû comprendre à ce moment-là qu'on courrait plus de danger. Je te dis, il sont sourds les machins, du moment que tu te planques t'es sauvé. Puis comment veux-tu que j'me débatte?! J'suis à au moins un mètre quatre-vingt dix du sol, j'veux pas crever encore plus! Puis j'aurai pu hurler ouais, si seulement Chiours là m'empêchait pas de l'ouvrir en me faisant rebondir sur son épaule toutes les demie s'condes. Bah ouais, c'est toujours plus facile comme ça hein. Non mais j'te jure... Et à côté d'ça, ma couette, j'peux la chier hein. Non mais aucune reconnaissance, c'est juste navrant.
Il se lèche la main. J'l'ai entendu gueuler comme un goret t'à l'heure, j'ai pas pigé pourquoi. En même temps j'étais en train d'me remettre de mes émotions attends, j'avais d'vant moi le dernier spécimen de vie primitive, ça fait un choc. Ca renforce mon idée de naissance divine sérieux. Non mais sans aucune prétention, j'ai jamais pu être comme ça. Mes ancêtres ne pouvaient pas être comme ça. Comme ce... truc. Non. C'est tout. N'empêche que. Ben qu'avec ça, en fait, j'suis sûr d'avoir mal quelque part. La chute c'est pour le dos, ça, c'est clair. Mais y'a aussi mon bras. Qui un peu plus aurait une très jolie fracture ouverte. Là tu vois, j'suis en train de m'ausculter moi-même vu que l'autre trou du cal est pas foutu d'me r'garder deux minutes sans faire son chimpanzé. J'lui en veux pas, c'est sa nature, m'enfin quand il s'agit de trucs importants, genre moi, c'est franchement pas pratique. Capitaine Caverne pleure sur sa putain d'main quand moi j'me dis que ça pourrait être pire. Y'a l'os qui pointe, j'te jure c'est vrai. C'te boule, là, au nivau du coude. C'est mon os en fait. Et ouais. Mon os. Voilà voilà. Ou comment être dans la merde, purement et simplement dans la merde. Alors quoi, qu'est-ce que je peux faire, tu me diras. Ben pas grand chose. J'suis au sol. Y'a rien sous moi, juste la terre, deux herbes paumées, et rien d'autre. J'me sens libre et apaisé. Ouais, j'me sens bien. Bon, sûr c'pas une couette, mais au moins c'est pas pire. Je peux ne plus bouger, maintenant. Je suis tranquille, là. Enfin.
Ouais. Enfin, tu peux l'dire.
L'autre me regarde mais j'ai même plus la force de répliquer. J'ai pas envie, là. Juste pas envie. J'sens plus mon bras en fait. J'te jure, je sens plus mon bras. Ca fait même plus mal. En fait, il aurait presque mieux vallu qu'elle y soit, la fracture ouverte. J'aurais pu la raccourcir comme ça. Ca aurait fait mal sur le coup, mais ça s'rait allé mieux après. Bon, clair que dans des conditions aussi hygièniques c'est un peu la merde, mais j'reste convaincu que ça peut être une super solution, si ce n'est la meilleure. Mais bon. J'ai que l'os de déplacé, pas plus. Dommage.
J'soupire. J'en ai marre, sérieux, ça tombe toujours sur moi. Déjà que j'me suis défoncé les doigts tout à l'heure, il a fallu que ce connard là me démette le bras. Non mais tranquille, j'te jure...

_Si ça se trouve elle a vraiment un nom de merde, genre Priscilla ou...
- Maena. C'est Maena... d'accord? Maint'nant ferme-la. Pitié.

Ah non, c'est bon hein. T'vas pas commencer. J'essaye d'avoir la paix, maintenant tu la boucles. J'veux rentrer. J'en ai marre bordel, marre, marre, marre. J'vais rentrer à la Forteresse, j'vais me pieuter, et j'vais dormir comme j'ai jamais roupillé d'ma vie. J'en ai vraiment plein l'cul. J'te jure. J'en ai la larme à l'oeil tiens, j'suis vraiment qu'une petite nature en fait. Mais va chier. Ca fait mal en fait. Y'a tout qui m'fait mal. Et j'ai même pas d'couette pour les essuyer, mes larmes.
C'est ça le plus cruel à mon goût. On prive pas quelqu'un comme ça. On fait pas de distinction. Si on est tous là, on a tous une couette. Sinon personne n'en a. Et si j'n'en ai pas, alors personne n'en aura. Désolé mec. C'est tombé sur toi.

- Hé, viens ici.

J'sais pas comment il s'appelle. M'en fout de toutes façons, j'suis pas là pour lui. J'suis là pour personne. Y'a que moi qui compte, et personne d'autre. J'veux me redresser, et à peine je commence à tenir mon dos droit que madame l'épaule me demande de m'allonger directement. Moue douloureuse à n'en plus douter. Ca fait mal bordel. Ouais. Ca fait mal. Il bouge pas, et j'vais pas pouvoir aller l'chercher de toutes manières. Bah ma foi il l'aura voulu. J'lui agrippe le bras avec le mien encore valide et tire un grand coup dessus. Il ploie direct, tombe à genoux à côté d'moi. C'trop cliché comme scène, c'est effrayant. M'en fout, j'ai b'soin d'aide là. Pas d'temps pour les sentiments à la mords-moi l'noeud. J'dois faire quelque chose. J'ai tell'ment mal que j'sens plus rien. C'est pas seulement dû à la fracture. Y'a quelque chose d'autre j'te dis. J'le savais qu'il y avait quelque chose d'autre, y'a toujours eu autre chose. Comment veux-tu que j'réponde à ça? Hein? Comment veux-tu?! J'peux rien rpondre, rien! On m'laisse pas l'choix, qu'est'tu veux que j'dise, enfoiré?! Saloperie de ta catin, va te faire foutre enculé! J'ai rien à répondre! Rien! J'peux rien dire de toutes façons! Bordel que ça fait mal...! J'ai mal, t'as compris?! J'ai mal à en crever! Je souffre ouais, j'ai mal, j'ai mal, et j'ai plus rien pour moi! J'ai rien, rien du tout! On l'a bien comprit ça, pas de soucis, aucune inquiétude à se faire à propos d'ça hein, pas d'problème! Et qu'est-c'qu'on fout là, hein?! Mais quoi putain?! J'sais même plus c'que j'dois faire... Peut-être rien, au final... Ouais... Ouais. Sans doute... rien. Rien... Ca fait bizarre de se rendre à l'évidence. Être impuissant. Sans défense. Ne rien pouvoir y faire. C'est ça, la fatalité? Se voir choir, se voir tomber, comme ça? Se sentir faible, voir la mort arriver?
Non. C'est pas ça.
La mort j'l'ai déjà vu. Je sais c'que c'est. Je sais ça, j'le sais plus que n'importe qui. On m'la f'ra pas. On me la f'ra plus, c'est terminé. J'ai été con d'mon vivant. J'le s'rais plus jamais maintenant.

- Ecoute bien. Tu vas prendre mon bras, et tu vas le tirer d'un coup sec vers toi. Tu le tires de toutes tes forces, t'hésites pas un seul instant sinon ça va foirer. Et si t'y arrives pas, tu me le tords. Tu le tords le plus possible.

Ca sera plus facile comme ça, c'est certain. Je sais pas vraiment comment j'aurai mal, alors mieux vaut ne pas enlever le masque maintenant. J'vais sans doute hurler. Peut-être pleurer. Ca s'ra normal. Ca fait mal, c'est normal après tout. C'est l'un des réflexes humains, de pleurer si on a mal. Au contraire, c'est ne pas pleurer qui est étrange. Comme si de rien n'était. Non. Je vais peut-être pleurer, mais il n'y a pas à avoir honte. D'accord Maena? C'est pas honteux d'chialer à cause de ça. C'est normal. Et tu es normal. Ca va bien s'passer. Rassure-toi Maena. D'accord, vieux? Je sais qu'c'est dur. J'ai du mal à m'faire à l'idée. J'vais pas mourir pourtant, c'est con c'que j'fais. 'Fin si ma vie en dépendait, je veux bien réagir comme ça, quoique maintenant tout est relatif. N'empêche que c'est pas terrible de s'dire qu'on va mourir, mais bon. Je sais pas ce qui fait qu'on réagit comme ça. C'est p't'être... Ouais, un réflexe. Ou pas. C'est la peur de la douleur, en fait. C'est quelque chose qui va me faire mal, alors j'ai pas envie de le subir. C'est débile pourtant. 'Fin... Je sais pas. Non. Je sais vraiment pas.
Non mais ça va, c'quoi c'te gueule de rouget? J'lui demande pas la tête de Belzy sur un piquet, c'est faisable!

- Après ça, tu m'enlèves le masque. Que j'puisse respirer, c'est tout. Ais confiance j'te tuerai pas, c'est juré. Mmh... D'accord?

J'lui fait confiance. Là n'est pas la question. Est-c'que lui serait prêt à relever le défi? Tu parles. Couard comme il est il y'a de fortes chances pour qu'il s'fasse la malle avant même que j'comprenne c'qu'il s'passe. J'suis une proie facile, j'sers à rien, ouais. J'ai plus aucun intérêt. J'ai bien servi, maintenant c'est fini. Tu sais c'qu'on fait quand un ch'val de course a la patte cassée. Bien sûr que tu l'sais. Alors quoi. Tu s'rais prêt, tu crois. Tu m'laiss'ras seul, comme les autres. Bien sûr que oui, que j's'rai seul. On va vérifier ça tout d'suite.
Pas d'raison que j'sois l'seul dans cette merde. Pas d'raison qu'il ne manque qu'une seule couette.
On ne m'la fait pas, à moi. Quand on s'fout d'ma gueule, j'renvois la pareille.

Un sourire goguenard gravé sur mes lèvres invisibles. Un rire simple, un peu faible. J'arrive à me redresser, un peu. Pas des masses en fait, et j'sais que j'resterai pas bien longtemps dans c'te position. Bon entraîn'ment pour les abdos, pas plus. J'ai mal putain. Mal.

- Greluche, va. Alors, t'es un mec ou pas?
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