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 Un, deux, trois, nous irons aux bois ! [Libre]

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MessageSujet: Un, deux, trois, nous irons aux bois ! [Libre]   Jeu 8 Mar - 19:45

PROMENONS-NOUS DANS LES BOIS, PENDANT QUE LE LOUP Y EST PAS...


« Aaaah ! Elle finit jamais cette forêt ? »

Cela faisait maintenant une vingtaine de minutes qu'elle marchait dans cette forêt étrange. La végétation était dense, et il faisait relativement sombre sous l'épais feuillage des arbres. Plus les minutes passaient, plus Raphaëlle trouvait cela oppressant. Elle trébuchait de temps à autres sur les épaisses racines qui déchiraient le sol, ou bien se griffait en se frayant un passage dans les fourrés. Buissons et arbustes semblaient s'unir pour emprisonner quiconque oserait profaner les lieux. Essouflée, l'adolescente regarda derrière elle : une piste frayée dans l'épaisse végétation témoignait de ses efforts. Elle progressait ; laborieusement, certes, mais c'était déjà cela.

Serrant les mâchoires, la jeune fille faisait tout son possible pour ignorer l'impressionnante population d'insectes qui habitait les bois. Elle n'était pas particulièrement phobique en ce qui concernait ces bestioles, mais leur nombre, leur diversité et leur taille avaient de quoi effrayer n'importe quel lycéen un tant soit peu normal. En fait, à ce stade, c'était carrément glauque. Elle se serait crue dans un mauvais film d'horreur, dont le scénario serait basé sur une invasion massive de la Terre par des insectes, comme dans Insect ou L'Empire des Fourmis Géantes. Ça faisait froid dans le dos.

Vertige. La jeune fille s'appuya sur un tronc d'arbre et posa sa main sur son front. Elle avait un terrible mal de tête, depuis qu'elle avait ouvert les yeux sur cet endroit. On pouvait avoir aussi mal que ça sans se réveiller, dans un rêve ? Elle attendit que le sang arrête de battre aussi fort à ses tempes, et que son sens de l'équilibre lui revienne, puis elle reprit sa marche. Elle avait beau être sportive, elle commençait à fatiguer. Raphaëlle retint sa casquette pour éviter que des branches ne la fassent tomber, protégea son visage avec son avant-bras, et força le passage à-travers des branchages particulièrement denses. Elle se retrouva alors dans une partie plus clairsemée de la forêt, et il lui sembla même en apercevoir l'orée. Ravie à l'idée de sortir enfin de cette sinistre forêt, elle s'élança imprudemment. Elle trébucha et tomba brusquement.


« Aïe... »

Mais un craquement de branche lui indiqua qu'elle n'était pas seule. Par réflexe, au vu des circonstances peu rassurantes, Raphaëlle se releva brusquement, titubant un instant avant de se camper fermement sur ses deux jambes. Les muscles tendus par l'appréhension, prête à en découdre, avec ses griffures, sa veste en jean, sa casquette au style un peu militaire et son regard farouche, elle ressemblait à un jeune garçon un peu sauvage, qui n'avait jamais connu que la survie et la lutte. La situation singulière dans laquelle elle se trouvait, loin des rues familières de sa ville, faisait ressortir une formidable réactivité et une capacité d'adaptation insoupçonnées.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, nous irons aux bois ! [Libre]   Sam 10 Mar - 14:22

Je ne savais pas encore quelle chose pourrait être la plus ridicule, ou la plus improbable. Je devais me trouver dans ce monde depuis seulement quelques heures, et pourtant, déjà, j'avais découvert deux choses totalement folles, totalement incroyable -mais le sens à prendre est celui de l'impossible à croire. Pas le sens agréable.
Les surprises c'est bien, mais là...

Les bras m'en tombent. J'avais pas voulu y croire, j'y étais pas habitué. Et heureusement, sinon je m'inquiéterai. Il devaity avoir une arnaque. Ce devait être un délire, quelque chose de médicalement explicable. Peut-être que me retrouver dans une forêt peut venir du fait que j'aimai le calme -tant qu'il ne dure pas trop- et que généralement dans une forêt, à part la nuit avec les loups, il devrait pas y avoir grand bruits ? Mais alors pourquoi faut-il une fichue forêt comme on pourrait en trouver qu'en Amazonie, dans le genre...

Ah, bon sang ! Nouvelle chute. Voila quel genre de forêt c'était. Et est toujours. Je les compte plus depuis que j'ai commencé à... marcher de façon approximative, ponctué par des retours au sol. Oui, cette endroit ressemble à un champ d'entrainement pour l'élite de l'armée. Des racines partout, des branches bases pour venir caresser le visage dans un souffle douloureux, et tiens, ajoutons de petites ronces. Des conifères qui cogne sans s'en faire, de petits insectes juste infectes... Allons-y en chanson, et voyons si ça détendra le truc ! Et boum, le retour d'un passage avec des buissons. Je savais pas pourquoi Mère nature avait décidé de mettre des obstacles de ce genre un peu partout, mais c'était surement pas pour m'arranger ! Et la deuxième blague de ma journée devait en plus m'empêcher de passer de façon fluide.
Un garçon avec une jupe, ça vous épate hein ? Bah vous avez pas encore vu en haut. Je pense pas qu'il y ait beaucoup de garçon avec des lèvres plutôt pulpeuses, des traits aussi inexistant pour ne laisser passer que de la lumière et, en plus... Le dernier élément qui fait que j'ai du mal à comprendre la blague. Peut-être est-ce juste le fait que le haut de mon corps semble plus avancé qu'à l'accoutumé, mais en tout cas, je peux juste dire une chose. Un petit bruit d'admiration. Chapeau l'artiste, il m'a donné de quoi me faire passer pour une fille avec style.
En soit, ça ne me dérange pas pour avancer dans cet endroit prêt à faire tomber le premier maladroit du monde mais... La jupe dans une forêt, c'est peut-être pas idéal. Heureusement qu'il n'y avait pas de chaussures à talons fournit avec ce corps, mais il n'empêche que je savais une chose essentielle. Primordiale.

J'étais perdu. Pas que parce que je savais pas dans quel forêt de quel endroit je suis, ni même parce que je n'ai pas une carte sur moi avec une boussole. De toute façon il n'y a pas de pièce et encore moins un écran en bas à droite avec une flèche pour me dire où je suis. J'aurai bien voulu une tunique verte avec le bonnet car, si ça se trouve, j'aurai put avoir droit à ces deux choses, et aurai put m'en sortir... Mais actuellement, je ne faisais que partir à l'aveuglette, à défaut d'être vêtu de vert je me couvrais plus de bleu et d'égratignure que je ne réussisai à m'en sortir. Mais en plus de ça, il se trouve que mon esprit logique était actuellement perdu. Complètement. Non, ça suffirait même pas comme terme, cette situation était décidément au delà de ce qu'un esprit normal pouvait comprendre.
Mais j'avais abandonné tout ça, pour me questionner sur un seul point. Une seule question tournait dans ma tête... Je suis un garçon. Je suis normalement un bagarreur, je peux au moins me vanter de savoir me battre. Et il faut un certain physique pour ça, quelque chose soit discret mais fort, soit parfaitement visible et solide. On est d'accord, c'est quelque chose loin d'être fin, peut-être gracieux ou frêle, comme de la porcelaine. Alors pourquoi je me retrouve maintenant avec une poitrine, un physique qui m'inquiète car j'ai peur de le briser au moindre effort... Pourquoi je suis dans le corps d'une fille, Damn ?!

Facepalm. Il y a pas mieux pour définir mon action, alors que je m'arrêtai contre un arbre. Ce monde est fou. Cet endroit est dérangé, détraqué. Et je vis surement un instant de coma étrange, avec comme enveloppe physique le corps d'une amie. Etais-je en fait amoureux d'elle, au point de vouloir fusionner avec elle ? Mais je suis pas devenu blond. C'est pas une fusion normale. C'est pas un truc qui donne de la puissance. Au contraire, je m'essoufflais même plus rapidement, je n'avais qu'une idée en tête : je ne dois pas rencontrer un quelconque animal hostile. Sinon je suis mal... Tiens, y avait une sorte de limace à côté de moi... Charmant. Au moins, c'est le premier être vivant que je rencontre en face à face, d'une certaine façon. Bonjour amie limace, vous sauriez pas où est le chemin de la sortie ? Non ? Bon bah alors, reste juste l'ultime recours. Se pincer, avoir mal, constater qu'on se réveil pas. Que c'est pas un délire post-traumatique. Et se remettre à marcher. Mais mes jambes s'embrasaient à force. Elles étaient rouges, couvertes de griffure, quelques coupures saignant un peu. Fichus arbustes, fichus buissons... Une idée me vint en tête. Si je montais sur un arbre pour espérer caresser un vague espoir pour apercevoir une ville, ou un village dans le coin ? Ouais, nan. Ce corps n'a pas l'air fait pour ce genre d'effort. Et de toute façon, ce serait pénible. Si je devais tomber, j'aurai une chance d'atterrir en plein sur le sol. L'autre chance plus probable, ce serait de tomber sur... Une sorte de petit buisson aillant l'air peu sympathique. Bonjour buisson. Mais... notre bataille ultime n'aura pas lieu aujourd'hui. Je passe par dessus, et le même bruit qui se répète depuis un long moment résonne.

Crack. Une nouvelle branche que je venais d'écraser. En fait, à force je ne m'inquiétais plus de cette atmosphère sombre à cause des branchages. Voir ces paysages était tellement banal, je fatiguais à force d'essayer de trouver quelque chose de logique. Je décidais que j'allais laisser couler alors... Ce qui serait mieux pour l'instant, du moins je l'espérais. Et là mon pied butta dans une nouvelle racine. Et ma nouvelle chute s'arrêta dans un buisson.En plein dans le mille. Je relevais la tête. Au moins, il semblait faire plus clair maintenant. Mais j'avais lâché ma phrase favorite. Enfin, un mot qui a autant d'impact qu'une phrase.


" Damn !"


Mais l'accent anglais qui venait d'accompagner ce terme me fit comprendre que le corps ne parlait pas souvent anglais. J'étais mal parti maintenant... et en me relevant, je me disais simplement que j'étais mal parti. Une sorte d'adolescent, à l'allure masculine, en position de combat, et juste à un ou deux mètres de distance.
Mon air débraillé, mes vêtements dans un état simplement déplorable, mon air profondément blasé, ou encore le fait que je sois devenu une fille qui a plutôt de l'allure, malgré une forêt impossible; y a qu'à piocher, c'est quoi le truc le plus désarmant dans tout ça ? En attendant, je sorti de ce buisson. Avec une grimace. Celui-là était aussi piquant que les autres. Mais au moins, levant la main pour montrer l'absence d'hostilité en moi, je ne lâchais qu'une phrase incertaine, d'une voix plutôt claire, mais qui laissait sentir de la fatigue et de l'incompréhension :


" Euh... Bonjour ? "


Mais il était inutile de demander son chemin à cette personne. Au vu de sa tenue, elle devait surement avoir vécu les mêmes choses que moi... Mais bizarrement, voir cette personne fit tilter mon cerveau. Enfin, le cerveau qu j'ai actuellement... Une impression de déjà vu ? Un léger mouvement de recul s'effectua, mais pouvant laisser penser à de la fatigue Il n'y a rien d'étonnant, c'est pas Fort Boyard ici, mais... une sorte de Koh-lanta. En plus dur, et sans participation volontaire...

[ Hu hu... je suis déçu d'mon neurone... Il a pas fait du bon boulot T-T *sort la tatane*]
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, nous irons aux bois ! [Libre]   Mar 13 Mar - 18:50

IL Y A UN MONSTRE AU CREUX DE TON IMAGINATION, PRÊT À Y DÉVORER L'ESPOIR


Les muscles tendus et les sens en alerte, Raphaëlle fit un tour d’horizon. Elle ne se rendit pas même compte qu’elle était étrangement méfiante : l’atmosphère du lieu lui glaçait le sang. Là, enfin, elle vit une jeune fille. A quelques mètres d’elle. Raph se détendit un peu. Elle n’avait pas l’habitude de se battre contre des filles : elle se sentait moins en danger de ce fait. Et puis la jeune personne qui se trouvait face à elle semblait aussi mal en point qu’elle-même.

« Euh... bonjour ? »

Sa voix trahissait sa fatigue. Elles venaient toutes deux de la même direction. Raphaëlle ne pouvait que trop bien imaginer ce qu’elle avait dû endurer.

Raph relâcha la tension dans ses muscles et se redressa normalement. Elle adressa un sourire rassurant à la nouvelle venue et fit un pas dans sa direction.


« Salut, lança-t-elle en lui faisant un signe de la main. »

Mais son geste se figea, et ses yeux s’écarquillèrent. Elle était comme gelée, saisie par cette soudaine apparition. Bon sang. Qu’est-ce que tu fiches ici ? Elle dévisagea la jeune fille, hésitante. Elle connaissait ce corps, ces formes. Ces cheveux châtains qui glissaient sur ses épaules, ses petites mèches folles. Les traits de son visage, tout particulièrement, lui étaient si familiers... Elle aurait pu redessiner la ligne de son nez, la courbe de ses lèvres. Elle l’avait fait maintes fois de par le passé, dans sa tête. Et le pire, c’étaient ces yeux. Ces grands yeux troubles, où se lisait à présent la surprise. Vraiment, était-ce toi, Alyson ? Cela n’avait pas de sens. Ça faisait quoi, deux mois, qu’elle ne rêvait plus de toi ? Alors pourquoi revenais-tu la hanter, après tout ce temps ? Que faisais-tu, tapie dans les lymbes de son esprit, dans les éclats brisés de sa mémoire, dans la lumière trompeuse de son imagination ? Tu étais là, comme une fleur des champs un peu rebelle, si jolie, si fraîche. C’était un pincement au coeur, un frisson au bord des lèvres, que ce nom murmuré tout bas, comme on hésite à profaner un silence sacré. C’était un nom qu’elle aurait dû taire, qu’elle aurait voulu taire à jamais.

« ... Alyson ? »

Ce n’est qu’une chimère, tu sais. Le rêve d’un pauvre fou, tu le sais, Raphaëlle.
Alors pourquoi ton coeur bat-il si fort ?



Dernière édition par Raphaëlle Robin le Ven 27 Avr - 11:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, nous irons aux bois ! [Libre]   Mar 13 Mar - 20:41

Je devais bien admettre que ma phrase avait de quoi être comique. Euh bonjour. Ouais bon... La fatigue avait fini par embrumer mon cerveau, au point que je ne puisse pondre que ça pour m'identifier en tant que personne non agressive. Bien joué partenaire de réflexion, au moins t'as réussi ton coup. La personne venait de se détendre, ce qui réchauffa quelque peu l'atmosphère glaciale de cette forêt. Franchement, fait pas bon vivre ici. Y a surement de quoi attraper une grippe. Ou alors une phobie de la couleur verte. La posture changea, une impression plus amicale, je pouvais enfin me détendre. Au fond, je sentais que cette personne ne pouvait pas m'être dangereuse. Ou pas vraiment. Enfin, il ou elle ? Bizarrement, je ne savais pas. Du premier coup d’œil, j'aurai envoyé il, mais pleins de trucs faisaient que je doutais. Était-ce le fait que les épaules n'avaient pas ce que j'avais le vague souvenir d'avoir souvent vu ? Ou encore, une impression qui me disait qu'au fond, il était en fait elle ? Nan, cherche pas à réfléchir cerveau. Essaye d'assimiler les informations actuelles sans te perdre, ça avancera déjà un peu.

Un signe de main s'effectuait, tandis que je me détendais également de mon côté. Peut-être qu'on pourrait trouver une solution à cet enfer. Peut-être qu'au bout il y a la clé dans ce problème phénoménal, dans ce truc qui semble irréel, mais qui l'est pourtant. Mais la main du mystérieux inconnu -enfin, de la mystérieuse inconnue !- venait de s'arrêter, de se figer comme ça, d'un coup. Oh bonne mère... Y a un animal derrière moi, et c'est l'instant de panique digne de film d'horreur ? Nan, c'est juste un état perturbé. Juste qu'il semble que quelque chose remonte dans cette personne, je ne sais pas quoi, je ne sais pas quels sont les sentiments que je vois couler dans ces yeux mais, une chose est sûre, c'est que là j'étais largué. Complètement.
La surprise surement, parce que je me trouvais devant une situation particulière. Bon euh... Voyons, neurone chrome en recherche de phrases à prononcer dans pareille situation pour apporter le salut aux hommes -neurone, chrome et aux hommes, blagues bidon ? ok, on coupe- y a quoi à offrir ? Bah, rien. En fait, y a un détail qui me turlupine.

Le calme avait décidé de faire sa toile dans le coin, avant qu'un nom vienne trancher cet instant. Un son est une vibration de l'air. Et pourtant, cette vibration avait de quoi remuer tout mon corps, tout mon esprit. Alyson. Ce nom, quelque chose d'ancré en moi. Mais elle n'était plus. Elle avait passé de l'autre côté comme moi. Pourquoi ce nom m'était associé ? He he he... C'est une blague c'est ça ? C'est juste une façon de se moquer un peu plus de moi, après m'avoir attribué quelques attributs féminin pour le gage. Mais en plus, je me retrouvai avec un nom différent ?

Un léger rire sarcastique s'échappa de mes lèvres. Ou non, le rire de quelqu'un qui vient d'être mit hors de batterie, qu'on vient d'achever mentalement dans sa compréhension. Nan, y a un truc qui déraille là. Et un autre truc qui se connecte. Il me faut un truc pour confirmer. Même s'il s'agit de m'avancer vers cette personne en plissant des yeux, en sachant qu'au vu de son état, elle ne va surement pas me quitter des yeux, je pourrai au moins espérer voir ce que je veux. C'est peut-être effacé, mais je le vois. Dans ces yeux. Moi. Mon reflet. Alyson. Quelque chose qui s'en approche. Ouais, euh, ouais. C'est quoi cette histoire. C'est quoi ce scénario. Après The Artist, découvrez The silence of the two who can't speak, un nouveau film dont on comprend pas trop l'enchainement logique. Ni même pourquoi un mal de tête vient de me prendre.

Je connais cette personne. Oui, c'est ça, je l'ai déjà vu. J'en suis sur. C'est bien petit cerveau, commence à réfléchir, là t'as un truc que je peux t'autoriser à faire. Comment je peux la connaitre ? Hum. Je sais pas. Mais je ne dois normalement pas la connaître. Mais ma voix venait également de profaner ce silence, complice de ce qu'avait dit mon interlocuteur, de la surprise, de l'incompréhension, enfin, un mélange de pleins de trucs, qui éclate en douceur, qui se laisse couler doucement.


" Raphaëlle... ?" fut mon seul mot prononcé.

Ma main se porta à ma tête, et serra le dessus. Non, je n'en connais pas. Mais pourtant je la connais. Pourquoi... Pourquoi ?! C'était désagréable. D'un côté, je pouvais me souvenir d'une chose, d'une journée précise qui m'apporta la réponse sur garçon ou fille. De l'autre, je ne pouvais pas avoir dit ça. J'étais un garçon. Non, je le suis, même maintenant... Bon d'accord, mon corps peut très bien témoigner du contraire. Quel traître. Mais... Mais....


" Non, je ne suis pas... Enfin si, je suis... Mais non..."


Confusion. Perplexité. Douleur. Des souvenirs qui ne devraient être là s'invitent quand même pour danser dans ma tête, pour sautiller joyeusement en remuant tout cet amas de neurone. Il doit y avoir une explication logique.
Mais en attendant, mes jambes faiblirent, et je tombais par terre, enfin pas sur le dos ou le ventre, juste dans une position où je suis à peu près sur les genoux. Peut-être proche des pieds de cette personne troublante. Bon sang, c'est pas mes souvenirs... Impossible... Raphaëlle, je te connais, mais je ne peux pas te connaitre. C'est pas logique. C'est plus logique. Secoue moi... Cogne le sommet de ma tête s'il le faut, mais provoque de quoi remettre tout en ordre... De quoi tout assembler...
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, nous irons aux bois ! [Libre]   Ven 27 Avr - 12:44

AND IT SEEMS THE ONES THAT LOVE YOU ALWAYS HURT YOU THE MOST


SOMETIMES THINGS GET A LITTLE HAZY, SOMETIMES I THINK I'M JUST A LITTLE CRAZY, I DON'T EVEN KNOW MY OWN NAME. WON'T SOMEONE PLEASE UNDERSTAND? WON'T SOMEONE LEND ME A HELPING HAND? WON'T SOMEONE PLEASE TAKE THE TIME TO THINK THAT OUR ACTIONS AND WORDS they don't always say what they mean?
Helping Hand, Screaming Jets



La jeune fille regretta aussitôt d'avoir parlé. À l'instant où le mot avait franchi ses lèvres, son coeur s'était contracté. Non. Au même moment, elle vit une lueur étrange dans les yeux de son interlocutrice. Une lueur de surprise, d'incompréhension. Non, non, non. Comme si elle ne comprenait pas. Pourquoi ? Comme si elle ne se souvenait pas. Pourquoi ?

Comme si elle ne la reconnaissait même pas.

Ça l'avait frappée, comme ça. Simplement. Merde. T'es cruelle, Alyson. T'étais pas obligée d'aller aussi loin pour mettre un mur entre vous. Elle ne t'avait pas suivie, tu sais, alors pourquoi tu fais ça ? Pourquoi c'est toi qui reviens la chercher, juste pour remuer le couteau dans la plaie, comme ça ? C'était du délire. Raphaëlle délirait, oui, elle savait bien que ce n'était qu'un rêve. Rien d'autre. Que cette image l'obsédait, qu'au fond elle n'avait pas voulu la laisser partir, qu'elle se faisait du mal toute seule, en refusant de passer à autre chose, que c'était elle qui en avait fait tout un drame. Qu'elle n'avait plus qu'elle-même à blâmer. Et pourtant, elle n'y arrivait pas. Elle ne pouvait qu'en vouloir à cette figure qui se tenait devant elle. Pourquoi tu fais ça, merde.

Et là, le rire. Un rire désarticulé, sans joie, qui tremble. La fatigue, l'incompréhension. Ça t'horrifie. Tu sens qu'elle a mal, elle aussi. C'est toi qui lui fais mal, Rapahaëlle. C'est à cause de toi, tout ça. Juste à cause de toi, qui ne penses qu'à toi, qui ne veux pas écouter ce que pensent les autres, qui veux vivre pour toi. Sale égoïste.


« Raphaëlle... »

Taisez-vous, remords et culpabilité. Écoutez plutôt cette voix qui tremble et qui murmure, presque tendrement, ce nom que vous maudissez. Les yeux de l'adolescente s'écarquillèrent, une pointe de soulagement la réchauffa un bref instant, malgré l'atmosphère froide qui la paralysait. Alyson. Redis-le. Redis-le. Dis-lui que tu te souviens d'elle. Qu'importe que ça ne soit qu'un rêve, dis-le-lui. Mais non. C'était comme un accès de folie, un nom prononcé au hasard, par ces lèvres bredouillantes. Tout dans son attitude montrait qu'elle n'y croyait pas. Qu'elle ne savait pas ce qu'elle disait, que ça lui avait simplement... échappé. Raphaëlle sentit son coeur cogner contre sa poitrine, de révolte et de douleur. Elle aurait voulu tourner les talons, s'en aller, loin d'elle. Loin de ce fantôme qui lui griffait l'âme, loin de cette morsure de chienne qui la déchirait. Elle aurait voulu se réveiller, oublier, retrouver Camille, ou Marie, ou Ludivine, ou n'importe laquelle. Mais elle ne savait pas s'en aller. Elle était toujours celle qui restait en retrait, qui regardait les autres partir.

Mais Raphaëlle, c'était aussi celle qui faisait le premier pas. Celle qui tendait la main avec un sourire, en disant « Comment ça va ? ». Alyson s'était effondrée. Elle était à genoux, elle avait mal, elle était fatiguée. Alyson, ou qui que tu sois, tu avais besoin d'aide, pas vrai ? Tu avais besoin de cette main tendue, de ce sourire. De reprendre les choses calmement, depuis le début.

Raph' s'accroupit devant la jeune fille, et posa la main sur sa tête en lui caressant les cheveux.


« Hey, ça va ?, demanda-t-elle d'une voix douce, avec un sourire. Moi c'est Raphaëlle. Je me suis perdue dans le coin. »

Elle ne cherchait plus à comprendre. Peut-être que c'était une chance de tout recommencer, en fin de compte. En évitant de refaire les mêmes erreurs. Peut-être.

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