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 Un chasseur sachant chasser... [PV Xiao Mao]

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Benedict Adriel
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MessageSujet: Un chasseur sachant chasser... [PV Xiao Mao]   Dim 11 Mar - 9:42

Bien manger est un objectif digne de toutes les luttes. Isegawa


Faim........... Nan, plus que ça, il crevait carrément la dalle oui. Pas qu'on l'affamait chez Layca, non, loin de là. Mais enfin, il fallait regarder la réalité en face: en plus de n'être absolument pas variée, la nourriture était immangeable. Pour lui, en tout cas. Avec sa tolérance naturelle, et la bonne volonté qu'il y mettait... Simple, il n'aimait pas, il ne mangeait pas. Manger quelque chose qu'il n'appréciait pas, même -et surtout- si ceux qui avaient amené les vivres avaient risqué leur vie pour cela, était contraire à ses principes. Par contre, du coup, il avait la dalle. Et que le pion abruti qui lui avait dit qu'ici, vivre sans manger était possible puisqu'on ne pouvait pas mourir de faim, fasse ses prières. A cause de lui, il avait décrété qu'il était hors de question qu'il goûte aux mets infects de la Forteresse. Et maintenant, il ne pouvait plus faire machine arrière. ça serait mentir. ça serait se renier. ça serait écoeurant. Même pour une histoire aussi idiote, rien que la pensée de revenir sur sa parole lui donnait mal au coeur. Penser, c'était déjà fauter. Il ne savait plus où il avait entendu ça, mais il adhérait complètement. Surtout maintenant. Ici, la certitude et la sincérité était ce qui le maintenait en vie. Il savait exactement ce qu’il voulait. Ce qu’il voulait être, ce qu’il voulait faire. Tout a toujours été parfaitement clair dans son esprit. Ne jamais douter, ne jamais revenir sur une décision. Une fois que vous appliquez ça, vous ne pouvez plus faire machine arrière, ni stagner, jamais. Il vous faut avancer, tout droit, toujours, sans jamais se remettre en question. Si vous faites une erreur, tant pis. Elle est faite, il est donc totalement inutile de revenir sur ce point. On continue d'avancer en la rangeant dans un petit coin de notre cerveau, pour qu'elle ne puisse plus venir vous déranger. Ce n'est pas de la lâcheté. Ce n'est pas du deni. C'est ce qu'on fait tous. Il avait juste choisi d'appliquer ce principe avec un petit peu plus d'assiduité que la majorité des personnes, voilà tout. C'était fatiguant, parfois, de ne jamais se remettre en question. Il fallait être sûr de ce qu'on était, ne jamais flancher. Il fallait être égoïste, arrogant. Parfois, il avait envie de céder, juste dire à l'autre "C'est bon, j'accepte que tu ais raison, et donc, par extension, que moi j'ai tord. Que je suis dans le faux. Que je suis faux". Benedict avait toujours tenu à dire la vérité, à être vrai. Il ne se souvenait plus pourquoi, mais il ne savait qu'une seule chose: dans ce monde, être vrai était une nécessité. Ici, tu n'étais déjà pas grand chose. Personne ne te connaissait, toi y compris, parfois, et rares étaient ceux qui cherchaient à te connaitre. Les mensonges qui tu énonçais à ton propos devenaient ce qu'on considérait comme la réalité. Benedict n'était pas prêt à jouer avec ça, c'est pourquoi, bien plus que dans sa vie sur Terre, il s'accrochait aux vérités de toutes ses forces. Pour tenter de donner de la substance, de l'ordre, à ce monde incompréhensible. Alors même pour une déclaration aussi stupide que celle qu’il avait faite à propos des vivres, il ne se renierait pas.

Résultat, il avait décidé de subvenir à ses besoins tout seul, comme un grand.
Le problème, c'est que si la nourriture était si immangeable chez Layca, ce n'était pas, malgré les apparences, parce que les responsables du ravitaillement étaient une bande de sadiques qui prenaient un soin maniac à sélectionner les pires aliments pour servir aux pauvres combattants. C'était plutôt parce que les rares bestioles qu'on pouvait chasser dans les environs sans se retrouver soi-même à la place de la proie étaient par nature dégueulasses. ça devait être une sorte de méthode de défense. Comme les chenilles dont le corps contient un poison mortel. Sauf que là, leur chaire n'était pas toxique, juste vraiment pas bonne. Pas de quoi décourager un Laycaïste lambda affamé autre que Benedict pourtant, dommage pour la faune locale.

Le roux était donc parti explorer les terres AJEiennes armé en tout et pour tout de ses petits bras musclés et de son don, sans vraiment écouter les gens qui lui avait expliqué qu'il était complètement irresponsable de partir chasser, ou faire quoi que ce soit d'autre, seul dans ce monde. Même les Elus, pourtant puissants, se risquaient rarement à ce genre de petite aventure intrépide en solo. Alors un simple Parrain avec un don laissant à désirer, même s’il le contrôlait à peu près bien, maintenant... Bien évidement, comme le jeune homme avait la facheuse tendance de n'écouter que lui-même, il n'avait aucunement prêté attention aux avertissements des Laycaïstes . En toute sincèrité, il commençait un peu à le regrèter. Il avait absolument tenu à partir seul. Un de ses pions, un peu plus empathique -ou stupide- que la moyenne, lui avait pourtant bien proposé de l'accompagner au cas où, mais il n'avait pas envie. Il avait envie d'être un peu seul. Pourtant, Benedict était loin d'être associal. Il accueillait à bras ouvert tous ceux qui pouvaient le supporter, ravie d'avoir d'autres gens à[vec qui] critiquer. Mais depuis quelques jours, ça n'allait plus. Il se sentait vide. Ce sentiment étrange qui vous prend le matin, quand vous n'avez pas envie de vous levez, mais que vous n'avez pas non plus envie de rester couché. Vous ne revez que d'une chose, sombrer à nouveau dans l'inconscience. Ne plus penser à rien, être passif, complètement, se laisser aller. Un jour, ce sentiment l'avait pris au coeur, comme ça, sans prévenir. Quand il s'était rendu compte de ce que ça voulait vraiment dire, l'éternité. La routine est l'ennemi de l'homme. C'est un peu une relation d'amour-haine qui les lie. On la cherche, on la fuit. On la cherche pour le sentiment rassurant qu'elle prodigue, on la fuit pour la dégoutante monotonie qu'elle nous inspire. Il ne s'était jamais vraiment penché sur la question, mais ce jour là, il avait réalisé que tout ce qu'il accomplissait, il continuerait à le faire, toujours. Sur Terre, il y a toujours une fin à espérer. La fin des études, la fin du travail, la fin de la vie, enfin. Sur AJE, ça n'existait pas. Il fallait continuer. Continuer toujours, agir pareil, jusqu'à... le problème était exactement là. Jusqu'à quand? Jusqu'à quoi? Et après? Il avait fait profiter de ses réflexions et états d'âme à toutes les personnes présentes dans la pièce à ce moment là et s'était donc fait manus militari jeter dans le couloir au motif qu'il sappait le moral des troupes.

Il avait profité de ses déboires alimentaires pour s'écarter un peu de la Forteresse. Ce n’était pas un prétexte, Bendict n’en cherchait jamais. Si on lui avait posé la question, il aurait bien sûr confirmer que son ventre n’était pas la seule explication à son petit périple. Il partait pour d’autres raisons. Pour chercher un but, une signification. Ou juste pour prendre l'air et se changer les idées, aussi. Il aurait très bien pu se contenter de matérialiser quelques petites choses pour se ravitailler. C'était fatiguant, certes, mais il aurait eu assez d'énergie pour se fournir au moins un repas décent par jour. Mais il trouvait ridicule de s'épuiser à faire apparaitre quelque chose censé redonner des forces. Personne n’avait pris la peine de lui faire remaquer que courir derrière son futur hypothétique repas n’était pas non plus de tout repos. Il réalisait un peu, maintenant. La mer, les ruisseaux, les prairies, les montagnes. Il avait essayé tous les endroits –sauf la forêt, au motif qu’elle était bien trop proche du camp des Oppsédés, ces ennemis qu’il n’avait encore jamais vu ailleurs que dans les récits hallucinés de ceux qui revenaient des combats- où on pouvait logiquement avoir une chance de rencontrer une bestiole ou une plante commestible. Echec critique de la mission. Il y avait de la vie, dans tous ces endroits, certes. Mais celui qui avait le plus de chance de manger l'autre était bien plus souvent la créature que Benedict, et fuir quand une appétissante petite biche rosée dévoilait dans un sourire des dents dignes du plus dangereux des prédacteurs océaniques commençait à l’épuiser.

Il rentra plusieurs fois bredouille à la Forteresse sous le regard goguenard des chargés des repas, qui appréciaient très moyennement les repproches que le roux ne cessait de formuler à leur égard. Mais il finissait toujours par retourner gambader aux alentours, une fois remis. La faim fait sortir le roux des bois.

Un jour, dans ce qu'il considéra immédiatement comme une manifestation de son esprit supérieur, il pensa que puisqu'analyser les choses sous un angle rationnel ne fonctionnait pas dans ce monde de dingues, il fallait appliquer le principe de "Quand vous avez tout éliminé, ce qu'il reste, même si cela semble improbable, doit être la solution" . Ou, pour prendre des références un peu moins pompeuses "A AJE, fait comme les AJEtiens, c'est-à-dire pas ce que tu ferais dans un monde normal". Les deux citations étant tirées de sa mémoire passée à la Javel, il n'était pas certain qu'elles soient tout à fait exactes, mais bon, l'idée y était. Après avoir fièrement clamé sa découverte à qui voulait -ou non- l'entendre, il entreprit donc de chercher de quoi satisfaire à la fois son estomac et ses papilles dans l'endroit qui pourrait au prime abord sembler le plus inadapté à la chasse comme à la cueillette, mais qui semblait tout à fait logique une fois soumis au raisonnement tordu du jeune homme: le désert. Oui, le désert. Cet endroit où la quantité de sable est inversement proportionnelle à la quantité d'eau et donc où, de fait, la vie brillait par son absence. On parle bien du même endroit, pas d'erreur.

Etrangement, il finit par tomber sur ce qu’il cherchait. Derrière une dune, il repéra une étrange créature, entre le loup et le boa constrictor. Elle le dévisagea quelques secondes, hésitant entre la fuite, ou une tentative de lutte. Puis elle fit volte-face et se mit à courir, poursuivie par le jeune homme, satisfait de la réaction. Ici, si un animal plus gros que vous prenait la peine de s’enfuir en vous apercevant, c’est qu’il y avait de fortes chances que ça soit vous qui soyez en mesure d’en faire votre dîner, et non l’inverse.

Soudain, la bestiole pila net, ses oreilles imberbes tournées vers une ombre entre deux collines de sable. Dans un petit couinement affolé, elle fit une nouvelle fois demi-tour et s’enfuit en se faufilant entre les jambes du roux, au risque de se faire attraper. Il ne savait pas ce qui l'avait alertée. Pas un souffle, pas un bruit, pas un geste ne traïssait une quelconque présence. Même l’aura n’était perceptible que si l’on savait exactement où chercher. Un pion d’Oppse. Benedict amorça un mouvement de recul tout en tentant d'analyser le terrain. Du sable, du sable et encore du sable. Il était complètement à découvert. Et il ne savait toujours pas si cela représentait pour lui un désavantage ou non. Il pouvait essayer de se battre, un don, des poings, il pourrait peut-être faire face. Ou pas. Fuyons maintenant, il sera toujours temps de se battre après, si l’on se fait rattraper. Il tourna les talons et s’élança sur le côté, sans chercher à savoir si l’Oppsédé n’avait ne serait-ce que prêté attention à sa présence.

C’est en tombant en arrière pour s’éloigner d’une zone sableuse à la texture plus étrange que le reste du désert qu’il comprit son erreur.

Sables mouvants.

hors rp:
 
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Xiao Mao
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MessageSujet: Re: Un chasseur sachant chasser... [PV Xiao Mao]   Dim 18 Mar - 9:12

Xiao Mao aime l'obscurité. La nuit est son domaine, les ombres ses alliées. Il a toujours adoré se fondre en elles, que ce soit sous sa forme féline ou semi-féline. Alors le désert... en plein jour... non, ce n'est vraiment pas ce qu'il préfère. La chaleur en elle-même n'est pas dérangeante, non. Mais il y fait si clair... le félin peut passer inaperçu en restant immobile, mais il n'en reste pas moins une forme noire qui se détache bien sur le jaune du sable fin. Et il n'aime pas être facilement repérable. Alors pourquoi y était-il aujourd'hui ?

Deux raisons. D'abord, pour une mission. Apparemment, il y aurait un bastion des pions de Layca dans le désert. Ce n'était peut-être qu'une rumeur, mais mieux valait vérifier, on ne sait jamais avec eux, et il était hors de question de les laisser avoir une deuxième place forte. Bien sûr, on aurait pu envoyer un simple pion d'Oppse, ou à la limite un parrain. Mais la deuxième raison avait poussé Xiao Mao à se proposer.

Celle-ci étant un petit problème de paix. Chaque fois qu'il essayait de s'isoler, ces temps-ci, quelqu'un lui tombait dessus. Volontairement ou pas, là n'était pas la question. Simplement, quand il voulait être seul, et bien non. Il rencontrait Kamui, Astaroth lui tombait dessus, une gamine le tirait de ses réflexions, un Elu de Layca se retrouvait dans les environs... Pourtant, il avait essayé des lieux peu communs, comme le sommet de Phryçon, où personne ne va jamais... sauf quand il s'y trouve.

Du coup, le félin avait changé de stratégie. Puisqu'on le trouve toujours quand il va dans des lieux qui lui plaisent, il allait faire l'inverse. Et officiellement, il serait en mission. Ca le changerait des longues stratégies de combat qu'il mettait au point. Même si la lumière forte des lieux ne lui plaisait pas, au moins, il n'y avait personne. Rien du tout. Juste quelques créatures négligeables. La plupart des animaux reconnaissaient vite en Xiao Mao ce qu'il était : un prédateur, et non des moindres. C'était assez pratique pour ne pas se faire enquiquiner par eux. Et ça permettait de savoir que, quand l'un d'eux l'attaquait, c'était forcément un gros morceau.

Le Bras-Droit de lui-même - qu'est-ce que c'était bon - marcha dans le sable, laissant des empreintes félines aussi légères que ses mouvements. A quatre pattes, il aurait pu avoir l'air ridicule et pataud, mais il n'en était rien. Gracieux, il se faufilait entre les dunes avec une agilité presque sensuel, quand un bruit parvint à ses oreilles. Il s'immobilisa aussitôt tandis qu'elles se dressaient sur sa tête, attentive. C'était le son d'un animal qui courait vers lui. Il renifla l'air, et l'odeur ne le trompa pas. Mais il n'y en avait pas qu'une. Ca sentait Layca.

Xiao Mao resta immobile. Il avait beau être visible par ses couleurs sombres, on pouvait le rater grâce à son absence totale de mouvements. De toute façon, il n'y avait aucune cachette ici qui lui aurait permis d'observer en toute tranquillité le pion qui se trouvait ici. Etait-ce un garde du bastion du désert ? La rumeur était-elle vraie ? Il devait le découvrir. Décidément, jamais il n'aurait la paix, où qu'il aille.

L'animal déboula du haut d'une coline et l'aperçut, probablement grâce à son odorat plus fin que celui des humains. Et, comme la plupart des bestioles, elle comprit qu'un prédateur était en face d'elle. Seule solution : fuir d'un autre côté, quitte à affronter son poursuivant. Ce ne devait donc pas être quelqu'un de très dangereux pour que l'animal choisisse de risquer de se faire attraper plutôt que de l'approcher lui. Mais on ne sait jamais. Même le plus petit des pions peut se révéler intéressant.

La silhouette de l'ennemi apparut alors. Un jeune garçon roux, qui semblait frêle et limite sans défense. On aurait pu lui coller lui coller l'étiquette "Proie facile" sur le front. Mais il ne faut jamais se fier aux apparences dans ce monde, Xiao Mao le savait très bien, et ne relâcha ni sa garde ni sa position immobile. On aurait presque pu le confondre avec les ombres du désert. Il écoutait, les oreilles dressées, et reniflait l'odeur du pion de Layca, son regard de sang l'observant. L'aura était plus importante qu'un simple pion, mais pas autant qu'un Elu ou un Bras-Droit. Pour une fois qu'il rencontrait autre chose qu'un de ces fichus Elus !

Même sans ressentir les auras, il était clair que ce n'était pas une personne très puissante. Ou alors quelqu'un qui n'avait aucune confiance en soi. Le pion de Layca recula, semblant sentir la menace implicite de la présence du félin, puis s'enfuit, purement et simplement. Mais Xiao Mao n'allait pas laisser sa proie filer comme ça. Il devait savoir s'il y avait vraiment un bastion de Layca ici ou non. La statue sombre se détendit d'un coup, ses pattes giflant le sable tandis qu'il bondissait à la poursuite du rouquin. Mais il n'eut pas à aller bien loin pour le retrouver.

A peine la dune franchie, Xiao Mao vit sa proie dans le sable, immobile. Il s'arrêta à quelques mètres et se releva de tout son long corps, tenant sur ses pattes arrières. Soit le pion de Layca comptait l'affronter, soit c'était un piège, soit... il avait un problème. Et à voir la texture du sable autour du rouquin, ça sentait le problème à plein nez. Il n'y avait aucune odeur ni aura d'un autre pion de Layca dans les alentours, ce n'était donc pas un piège. Quant à l'affronter... ça risquait d'être difficile s'il était coincé dans le sable. Mais méfiance tout de même, on ne sait jamais.

Le félin se remit à quatre pattes et commença à tourner autour du rouquin, lentement, très lentement, aussi gracieux que n'importe quel chat, dans un mouvement totalement naturel qui lui allait parfaitement bien. On pourrait presque le comparer au cobra qui ondule pour hypnotiser sa proie avant de frapper. Son regard rouge, ensanglanté, observait le pion de Layca sans laisser paraître la moindre émotion, la moindre intention. Il regardait, rien de plus. Impossible de savoir à quoi il pouvait bien penser.

Prudent, Xiao Mao veillait à rester à distance des sables mouvants. L'oeil humain ne pouvait peut-être pas remarquer la fine différence entre le sable normal et eux, mais le regard du félin si. Il n'était pas difficile pour lui d'éviter de tomber dans ce piège naturel. Pour l'heure, il tournait autour de sa proie, se contentant de l'observer sans un mot. D'abord voir ce qu'elle comptait faire ou dire. Ensuite... il aviserait. L'avantage est qu'il avait tout son temps. Pas elle. A moins qu'elle eut un pouvoir utile qui la sortirait de ce pétrin, et ça, seule l'attente le dirait au félin.
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Benedict Adriel
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MessageSujet: Re: Un chasseur sachant chasser... [PV Xiao Mao]   Sam 14 Avr - 9:18

Face à une difficulté, il y a toujours deux solutions: la bonne, et celle à laquelle on pense... Vanuxen



Bien bien bien... récapitulons la situation. Il était seul, sans renfort, dans une zone qu'on pouvait sans exagérer qualifier de dangereuse, et poursuivit pas un pion d'Oppse dont il avait à présent tout le loisir d'étudier le grade et la puissance. Elevés tous les deux, bien entendu. Tomber sur un petit pion faiblard, déshydraté et perdu, ça n'aurait pas été drôle. Ce n'était visiblement pas dans le ciel brulant du désert que la bonne étoile de Benedict avait choisit d'élir domicile. Dommage.

Coup de chance dans son malheur, en tombant, il s'était éloigné de la zone de sables mouvants qu'il avait repérée. Mais ça ne l'aidait en rien. D'abord parce que maintenant, il avait peur de bouger au risque de s'enfoncer deux centimètres plus loin, ensuite parce que les sables n'était pas la seule chose dangereuse qu'on trouvait dans les environs.

Du coin de l'oeil, il surveillait son adversaire. Un félin, un chat, un gros matou noir à moitié humain. Cette caractéristique ne l'étonna que peu, il avait déjà croisé à la Forteresse quelques personnes dont le physique avait été altéré de différentes manières lors de leur arrivée sur AJE. ça ne le surprenait pas, mais ça l'inquiétait. Les hybrides qu'il croisait avaient une facheuse tendance à prendre le caractère de l'animal auquel ils s'apparentaient. Le roux pria Layca pour que l'Oppsédé n'ait pas hérité de son animal totem l'impolie habitude de jouer avec la nourriture.

Benedict était passé du statut de chasseur à celui de proie dans une très mauvaise posture en un temps bien trop court à son gout, et il était peut-être temps de réfléchir à un plan pour se tirer d'affaire. Le roux n'avait jamais été très doué pour mettre au point des plans. Il n'était pas spécialement bête ou incapable dans ce domaine, mais l'art de la tactique demandait généralement une dose minimale de fourberie, qualité dont le jeune homme était malheureusement totalement dépourvu. Il aurait pu essayer d'insinuer qu'il possédait un pouvoir de grande ampleur pour essayer de décourager l'autre. Non, il n'aurait pas pu. C'était complètement faux et même les capacités très développées d'autopersuasion dont était pourvu le jeune roux ne suffisait pas à lui faire croire, et donc à affirmer, que le "don" qu'il maitrisait parfois encore aléatoirement pouvait inquiéter un tant soit peu son adversaire.

D'ailleurs, son pouvoir, il ne servait vraiment pas à grand chose. Parce que bon, allez, en imaginant que par un quelconque miracle, avec ses post-it, il parvienne à blesser, voire même à tuer son adversaire -qui, il semblait utile de le repréciser- était bien plus gradé, donc puissant, que lui. Et plus malin, aussi, certainement. Parce que lui, au moins, il n'était pas tétanisé par la peur de sombrer dans le sable. Après, il ferait quoi? Rien, oui, exactement. Il resterait planté ici comme un abruti en espérant que quelqu'un -de son camp cette fois- soit pris d'une subite envie de se perdre dans le désert et puisse lui porter secours. Ou alors, il essaierait de s'en sortir tout seul et se retrouverait donc avec une forte chance de se tromper de route et de finir enfoui sous les sables en bon trésor archéologique. A défaut de plan miracle pour s'en sortir, Benedict fit ce qu'il faisait le mieux: dire la vérité.

-Huuum, bonjour...

Pour continuer à lui parler le roux devait suivre la ronde du félin, ce qui était assez fatigant et commençait à lui donner un sérieux mal de tête. Ou peut-être était-ce dû au soleil, allez savoir. Le désert n'est vraiment pas un bon endroit pour les roux. Peau pâle et yeux fragile, pas le moins du monde étudiés pour résister à une trop forte luminosité et aux hautes températures. Il commençait à avoir vraiment chaud.

-Oui, euh, tu... vous ne pourriez pas m'aider? Je suis un peu en difficulté là.

Benedict, où l'art d'énoncer une évidence et, par extension, de se mettre dans une situation encore pire que précédemment en confirmant à l'ennemi que oui, effectivement, il était dans le pétrin. Bravo jeune homme, vraiment. Allez, après tout, l'Oppsédé ne connaissait pas Benedict. Peut-être penserait-il que le roux faisait semblant d'être sans défense pour mieux l'attirer dans un piège?

Le roux croisa le regard vide d'expression du jeune homme. C'était un ennemi, les chances qu'il décide de lui venir en aide flirtaient avec le zéro absolu. Et même si contre toute attente, il lui portait secours, il vaudrait mieux s'en inquièter que s'en réjouir. Si le roux avait bien appris une chose depuis qu'il était arrivé dans ce monde, c'était que même au sein des camps, on rendait rarement service aux gens si l'on n'avait rien à gagner en retour. Un prêté pour un rendu. Quand on vous venait en aide, on attendait le plus souvent une compensation d'une valeur bien supérieur au prix du service originel.

Il soupira. Que faire quand on ne possèdait pas la moindre once de plan? Simple, il fallait improviser. Il farfouilla quelques secondes dans la sacoche qui pendait à sa ceinture et en sortit le cadavre d'un animal qui, même de son vivant, n'avait jamais dû être réellement identifiable. Il le brandit avec un grand sourire rassurant en direction de l'Oppsédé.

-Minou minou! Tu veux manger?

Le soleil lui avait un peu trop tapé sur la tête, certainement. Au point où il en était, s'il avait eu en sa possession une pelote de laine, il la lui aurait lancée.

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Xiao Mao
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MessageSujet: Re: Un chasseur sachant chasser... [PV Xiao Mao]   Mar 19 Juin - 20:47

Silencieux, Xiao Mao continuait son petit manège, sans faire un bruit, si ce n'est un très léger crissement des griffes sur le sable fin. Le genre de petit son qui avait tendance à stresser les oreilles qui pouvaient l'entendre, à mettre la pression. Un petit rappel des armes qu'il possédait, et de ce qu'il était capable de faire avec. Comme découper des chairs, par exemple. Mais pour l'heure, il ne faisait rien, seulement tourner autour de sa proie, attentif au moindre mouvement, au moindre regard. Que comptait-elle faire ? Quel plan allait-elle élaborer pour s'en sortir ? Quel pouvoir possédait-elle ? Même s'il était évident que c'était un pion inférieur, cela n'empêchait pas le félin de se méfier. Même le plus faible des soldats peut se révéler redoutable s'il possède les bons atouts. En fin stratège, il le savait très bien, et ne sous-estimait donc jamais un adversaire, aussi pitoyable puisse-t-il avoir l'air. C'était peut-être justement ça que le rouquin espérait.

...

Ou pas. Bon il fallait bien admettre qu'au moins, ce pion de Layca était poli. Il l'avait salué. D'accord. Et ensuite ? Indéchiffrable, Xiao Mao ondulait toujours autour de sa proie. Si elle espérait qu'il lui rendrait la politesse, elle pouvait toujours courir. Enfin essayer, sans aller bien loin. Etait-ce une tentative pour endormir sa méfiance ? Peut-être... la suite en tout cas pouvait très bien y contribuer. Non seulement il demandait de l'aide à son ennemi, mais en plus il le prenait pour un imbécile. Comme s'il n'avait pas remarqué que le rouquin était dans les ennuis jusqu'au cou... il faisait lui-même partie des ennuis en question. A moins que ce ne fut une sorte de panique. Cela semblait plus probable.

Et la suite tendait énormément à confirmer cette théorie. Méfiant, Xiao Mao observa sa proie fouiller dans une sacoche qu'elle avait. Une arme ? Rien dans son attitude ne changea, mais il était prêt à bondir pour éviter un quelconque projectile. Il n'y eut cependant aucune menace... le rouquin sortit un cadavre. Une sorte de... rongeur ? Lézard ? Difficile à dire. Mais ce n'était pas une arme en tout cas, l'odeur qui parvint au fin nez du félin le lui assurait. C'était bel et bien un animal mort. Qu'est-ce qu'il comptait en faire par contre... ?

...

Là c'était sûr : ce pion de Layca n'était vraiment pas une menace. Il fallait vraiment avoir un grain pour appeler Xiao Mao "Minou minou" en essayant de l'appâter comme ça... c'en était presque amusant. Et désespérant. Pauvre Layca... Il avait presque envie de ne pas réagir, pour voir ce que ferait le rouquin ensuite. Presque. Il avait une mission à mener à bien, et puisqu'apparemment il en avait l'occasion, autant la saisir. D'abord asseoir sa domination sur sa proie, autant mentalement que physiquement.

Toujours à distance, le félin se mit à feuler vers le pion de Layca, un son léger mais lourd de menace, et qui signifiait clairement qu'il valait mieux ne pas jouer à chat avec lui.

- Pourquoi t'aiderais-je ?

Son ton était clairement hautain. D'habitude il l'utilisait pour faire fuir les enquiquineurs un peu trop bavards et collants à son goût. Mais là, c'était parfait pour exprimer à voix haute ce qu'ils savaient tous les deux : il n'avait aucune raison d'aider ce rouquin, ennemi d'Oppse. Qu'est-ce que cela lui apporterait ? Il combattait Layca, et tous ses pions. Oui, tous... même si devoir porter la griffe sur Kamui l'avait aucun répugné que perturbé. Mais il ne voulait pas penser à cela, ni maintenant ni jamais. C'était bien trop compliqué et appelait trop son côté humain. Il préférait le calme et l'indifférence du chat qu'il était.

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Benedict Adriel
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MessageSujet: Re: Un chasseur sachant chasser... [PV Xiao Mao]   Lun 30 Juil - 22:42

La provocation est une façon de remettre la réalité sur ses pieds Brecht



Le test ne parut pas concluant et malgré le regard vide d'expression du félin, Benedict fut certain d'y déceler une trace de profonde exaspération. Réalisant finalement l'absurdité de son geste, il jeta la bestiole derrière lui, ne voyant pas en quoi elle pourrait lui servir dans l'avenir. Le jeune homme se laissa tomber sur le sable, fatigué et peu convaincu de trouver une solution à sa situation dans un avenir proche. Autour de lui, il n'y avait que du sable brulant et un hybride au regard glacial. Rien de particulièrement encourageant. Il commençait à avoir soif et avala une grande rasade de sa gourde en ignorant le chat qui continuait à le fixer sans rien dire. La situation était clairement désespérée, ce n'était donc pas la peine de s'affoler. Garder la tête froide restait le seul moyen pour peut-être s'en sortir, songeait le roux en se versant le reste de l'eau sur le crâne sans quitter le chat des yeux. Il pouvait parler au moins, ce truc? Avant qu'il n'est pu poser la question d'une manière qui lui aurait sans doute couté immédiatement la vie, l'autre y répondit un posant une question qui synthétisait très bien les interrogations du jeune homme.

- Pourquoi t'aiderais-je ?

Pourquoi? Excellente question. Le roux ne voyait aucune raison qui lui aurait permis de convaincre le pion d'Oppse de l'aider à rester en vie. Il ne possédait même pas d'informations confidentielles qu'il aurait pu monnayer contre son sauvetage, et sa sincérité l'empêchait d'en inventer. Le marchandage ne le mènerait donc nulle part.
Le menacer ne servirait à rien non plus. Il n'était pas en mesure de représenter un quelconque danger pour le chat, ils en avaient conscience aussi bien l'un que l'autre tant la différence de puissance physique et de grade était flagrante. Il ne pouvait donc pas non plus employer la force.

Il n'avait donc pas beaucoup de cartes en main. Voire aucune.

D'un autre côté, il n'était pas encore mort, et c'était un détail qui avait son importance. Ce n'était pas les sables mouvants qui empêchaient l'hybride de venir définitivement lui régler son compte. Le roux avait parfaitement remarqué lors des rondes de l'autre qu'il se déplaçait sans peur et sans difficulté, le regard vide d'émotion, comme s'il ne prêtait que peu d'attention aux évènements du désert, son esprit s'égarant ailleurs. Il devait parvenir d'une quelconque manière à différencier les sables normaux des mouvants. Si le jeune laycaïste tentait de s'enfuir en courant comptant uniquement sur sa chance pour ne pas se faire aspirer, il perdrait à coup sûr. Dans un registre plus positif, ça voulait aussi dire que s'il parvenait par un quelconque miracle à obtenir l'aide de son ennemi, il avait une chance de sortir du désert sans crainte de tomber dans les sables mouvants. Restait plus qu'à trouver comment obtenir cette assistance. Pour l'instant, il n'avait qu'une option. L'intriguer. Il n'avait aucune chance de faire ami-ami avec cet homme qui devait penser qu'un sentiment était soit le nom d'une ville slave, soit celui d'une créature aquatique tropicale.

- Pourquoi vous allez m'aider? Parce que je suis encore vivant. J'ai peut-être des choses à dire. Une explication à ma présence dans le désert. ça pourrait vous intéressez, je pourrais raconter des choses intéressantes. Je suis très fort pour raconter vous savez, rarement à court d'idées. ça aurait pu être mon don d'ailleurs, de raconter des trucs. Il y a bien l'autre là, machin, il donne vie à ses dessins, j'aurais pu donner vie à mes mensonges, ça aurait été drôle. Je n'aurais jamais menti comme ça, puisque si je dis quelque chose, ça se produit. Là, par exemple, j'aurais pu dire que vous alliez être pris d'un élan de sympathie à mon égard parce que je vous rappelle votre amour de jeunesse et que ça vous aurait poussé à me sortir de là. ça aurait été vachement pratique. Si on m'avait donné le choix, j'aurais pris celui-là, vous en pensez quoi? Quel pouvoir vous auriez pris vous, si on vous avait laissé choisir ? Un truc nul je parie. Vous avez pas l'air d'un marrant. Bref, vous voulez bien m'aider ? Si vous le faites, je parle ou je me tais, selon ce qui vous plait le plus. Généralement, les gens préfèrent que je me taise mais...

Oh oui, des choses à dire, il en avait, il en avait toujours. Le blabla, c'était sa force, même s'il donnait souvent plus d'envie de meurtres que de sauvetages à ses interlocuteurs. Mais il n'avait pas d'autres idées. Pour l'instant, sa seule chance de s'en sortir était d'éveiller un peu plus la curiosité de son adversaire. Il ne pouvait pas lui fournir de fausses révélations, mais sa sincérité ne l'empêchait absolument pas de fournir un tas d'informations inutiles, tant qu'elles étaient exactes. Restait à espérer que l'autre soit curieux ou ait des questions à poser. Parce que s'il ne l'avait pas encore achevé, c'était bien parce qu'il devait espérer quelque chose, non ? Sauf s'il était vraiment chat et que regarder un homme coincé dans les sables mouvants était pour lui une source d'amusement. Dans ce cas, il était définitivement foutu et n'avait rien de plus à perdre. Benedict était par nature plutôt optimiste. Comme tout à chacun, il ne tenait pas particulièrement à passer par la Fontaine, surtout si ce petit voyage était précédé de quelques passages douloureux. Mais comme il était fidèle à lui-même et que son égo le poussait à considérer qu'il avait toujours pris la bonne décision, il n'était pas particulièrement préoccupé par la situation. Il ne tenait pas particulièrement à rester dans les environs, la raison qui l'avait poussé à venir ici n'était pas d'une importance capitale, il ne laisserait rien aucune question sans réponse s'il "partait" maintenant. Pas comme à l'infirmerie. Ici, il n'y avait aucun mystère. Son adversaire était parfaitement imperméable et Benedict soupçonnait que l'absence d'émotion qui régnait sur sa figure n'était pas un masque. Et si le jeune roux était encore en vie, c'était pour des raisons qui n'avaient rien de bien mystérieux. Il y avait des gens qui ne laissaient tellement rien voir d'eux-mêmes qu'au final, on finissait par conclure qu'il n'y avait de toute manière rien à découvrir sur eux. Le laycaïste invocateur de post-it avait rangé son adversaire du jour dans cette catégorie de personne. L'hybride n'éveillait en lui presque aucune curiosité.

Enfin, ce n'était pas parce qu'il n'avait rien de particulièrement important à faire de sa journée qu'il allait se laisser tuer sans faire d'histoire. L'autre ne semblait peut-être pas intéressant, mais il semblait par contre très dangereux, et ça, c'était quelque chose dont Benedict devrait se préoccupé. Assis sur le sable, il observait celui dont dépendait le moyen qu'il prendrait pour rentrer à la Forteresse.
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Un chasseur sachant chasser... [PV Xiao Mao]

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