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 Le corbeau et le renard. (Scyla et Aaron)

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Scyla
Pedopanda.

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MessageSujet: Le corbeau et le renard. (Scyla et Aaron)   Lun 7 Mai - 19:07

*Ploc*

Une goutte d’eau descend lentement du plafond, elle semble se jouer de la gravité, tombant au ralentit comme si son poids n’était rien, comme si l’air était épais. Cependant, malgré la vaine résistance de l’air, la solitaire se plie aux lois de la physique et tant bien que mal elle vient s’écraser sur le sol. Elle vient là nourrir une mare que des milliers d’autres, avant elle, sont venues former. Là elle agite la surface de l’eau, créait de petite perturbations, des ondes, ou des vaguelettes, qui s’éloignent d’elle en cercle. Comme si toute l’eau se poussait pour accueillir le nouveau venu. S’égarer et faire un parallèle entre cette goutte d’eau et un nouveau né, la mare et le monde, seraient aisé, je consacrerais volontiers quelques lignes à mettre en évidence une magnifique métaphore, mais ça n’aurait aucun intérêt...

*Ploc*

Une nouvelle goutte se forme, elle quitte a son tour la voute, mais par un chemin sensiblement différent. Elle pointe au bout d’une stalactite, oscille, oscille... Elle semble a deux doigts de céder, mais comme un diabétique a sa piqure d’insuline, elle s’accroche au pic rocheux ou elle a élu domicile. Pendant quelques instants rien ne semble pouvoir la déloger, jusqu’a ce que Dame gravité, aidée par le Sieur courant d’airs, face céder la jeune et fragile larme, la poussant dans ses derniers retranchement, la forçant à entreprendre cette dernière action suicidaire, celle qui viendras mettre fin a sa vie éphémère. Alors la goutte tombe, tombe, tombe... Elle voit se rapprocher à toute vitesse le grand bain ou elle se mélangera aux autres, à ses sœurs tombée avant elle dans ce combat sans chance de victoire. Cependant, dans l’esprit de la gouttelette un doute se forme. Une masse sombre semble flotter a l’endroit même ou elle a prévu de finir ses jours. Quelque chose de dur, de solide, dans lequel elle ne se mélangera pas. La frayeur l’étreint, au moment exact ou elle va s’écraser elle reconnait l’objet de ses craintes, c’est un visage humain...

*Ploc*

J’ai froid, l’air qui m’entoure est humide, mon corps est trempé, comme après un mauvais rêve. Un mauvais rêve... Une bonne façon de voir les choses, depuis le début de la mission on ne pouvait pas dire que tout s’était bien passé... Ce n’était même pas loin du fiasco total. Je ne sais plus combien nous étions au départ. Comme presque aucun de mes camarades ne s’était révélé particulièrement brillant, ou intéressant à manipuler, je n’avais retenu le nom que de certains d’entre eux. Le premier était Aaron, l’élu d’Oppse censé m’apprendre à vivre en se monde et a développer mon pouvoir, ou quelque chose comme ça. C’était une sorte de colonel, un instructeur et un chef avant tout. Bref, un casse-couille sur lequel je n’avais pas le droit de médire si je voulais éviter les ennuis. Je ne le connaissais pas depuis longtemps, en tout cas, une chose était sûre, je finirais par jouer avec lui, soit en manipulant des gens et en le mettant dans des situations gênantes, soit en faisant de lui un magnifique pantin. Pantin, c’était d’ailleurs sous ce terme, ou grade si vous préférez, que j’étais référencé, « Pantin d’Aaron », moi une vulgaire marionnette, un pion sacrifiable à loisir. Une blague, a n’en pas douter, une cruelle farce... En tout cas, Aaron aurait eu ses chances avec moi si j’avais préférés les hommes, parce que non content d’être un de ceux tout en haut de la pyramide, monsieur se trimbalait une face a la Cullen, là ou on s’attendait, ou du moins ou l’on espérait, voir un Jabba...
Le second membre de l’infortuné équipe qui avait attiré mon intention se nommait Violet, et disons que ce n’était qu’en raison de notre précédente rencontre. Je connaissais déjà la jeune femme... Ce qui ne m’avait pas empêché de la jeter dans l’un des pièges du désert pour m’en sortir moi même indemne. J’avais beaux savoir qu’on ne mourrait pas ici bas, je n’avais pas envie d’essayer.
Enfin, j’aurais sûrement mieux fais de prendre sa place, car peu de temps après le sol s’était dérobés sous nos pas, nous n’étions déjà plus que deux, Aaron et moi même. J’avais perdus connaissances à peu prêt à ce moment là.
Je me retrouvais donc à présent, étendu, transi de froid, trempé jusqu’aux os et bercé. Journée de merde... Je n’osais a peine ouvrir les yeux, je pouvais être n’ importe où a présent, je pouvais même être mort... Non, on ne souffre pas quand on est mort, hors, mon corps me faisais horriblement souffrir, comme si j’avais été rué de coups, comme si une bande de jeunes punks m’avait frappé a coups de battes, de chaînes ou de pied biche. J’avais encore l’impression de me faire frapper, dans les cotes, comme si l’on m’assénait de violent coup de pied.
Bref... J’ai mal.

« Que faire à présent ? Attendre ici, ou rechercher l’autre bon a rien de beau gosse... »
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Aaron
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MessageSujet: Re: Le corbeau et le renard. (Scyla et Aaron)   Mer 25 Juil - 17:43

Vous voici imposé de son illustre personne. Il vous scrute de son regard lasse aux teintes azurées glaciales. Son visage n'est perturbé que par les mèches d'ébène qui balayent son front au rythme des assauts du mistral des terres arides. Pourquoi vous obstinez-vous à communiquer lorsque votre souffle s'encombre de chaque grain de sable que l'air soulève. Obstrue vos poumons d'un duvet infecte, accentuant une toux malsaine qui déchire vos entrailles. Mais lui semble indifférent à ce spectacle. Comme intouchable, entouré d'un halo saint lui octroyant l'air le plus pur des environs. Vous l'enviez. Peut-être uniquement pour cette simple raison, mais probablement aussi pour bien d'autres causes. Mais vous n'y pouvez rien. Vous n'arriverez jamais à sa cheville. Lui qui vous mène sans hésitation, lui qui n'hésite pas à vous jeter en pâture au premier ennemi voulu. C'est ce que vous aimeriez penser de lui, n'est-ce pas ? Qu'il n'est qu'un monstre sanguinaire qui vous abandonnera aux griffes du loup sans lever ne serai-ce que le petit doigt pour vous sauver ? S'il en est ainsi, vous n'avez dès lors toujours pas compris qui était Aaron. Et ne vous arrêter qu'aux apparences n'aura fait que vous induire dans la plus profonde des erreurs. Mais lui s'en moque, il n'aura jamais rien à vous prouver... Quant à vous...

Vous l'avez suivi jusqu'ici. Il vous a conduit jusqu'au sanctuaire d'une mort certaine. Un domaine reclus et toxique. Une toute nouvelle façon d'envisager l'humanité, sous l'un de ses penchants les plus abjects. Vous osiez croire que tout ceci ne serait qu'une balade de fortune. Que vous ressortiriez très certainement indemne, même s'il n'en était pas autant pour ceux qui quelques minutes plus tôt étaient vos compagnons d'arme. Ne vous trouvez-vous pas injurieux de jeter ainsi la vie des autres en Enfer pour ne sauver que la misère de la vôtre ? Aaron n'avait de cesse de vous observer, vous qui n'êtes que les pions amovibles de ce terrain de jeu macabre. Et il ne peut se faire qu'une idée de votre personne. Vous êtes le pire. Aussi bien sur le chemin qui vous a mené jusqu'au champ de bataille. Vous avez fuit là où tous attendaient à ce que vous luttiez. Et quand vaincus par la défaite vous vous en retournez vers un territoire connu... Vous n'êtes plus capable de tenir sur vos pieds. Happé par ce qui au fond n'est qu'une horreur de plus dans ce monde. Lui préférerait rester immobile pour oser espérer se sortir de ce gouffre vicieux. Mais vous n'êtes qu'un pauvre insecte effrayé. Et comme si le destin avait déjà tracé votre histoire, vous n'êtes désormais plus du monde du dessus. Une mine renfrognée peint ses traits d'ordinaire placides. Les rapports qui lui avaient été confiés l'avaient informé de ce qui pouvait se cacher en-dessous. Une autre face de ce monde répugnant. Bien qu'il ne semble pas vous apprécier, vous n'êtes pas l'une de ces créatures qu'il déteste tant. Alors pour jouer jusqu'au bout le rôle que son mentor lui avait confié, il se laissait drainer jusqu'aux abysses de la Terre.

Il repose inconscient sur ce lit de chlorophylle. Ses cheveux pourtant si soigneusement coiffés quelques instants auparavant ne laissent plus rien voir de ce travail minutieux auquel il donne ouvrage chaque jour qu'Oppse fait. L'humidité du lieu s'immisce dans la cage thoracique, éveillant d'une toux tonitruante l'endormi. Il se redresse lentement, constatant l'étendue des dégâts sur sa personne. Vous déplorez tristement l'état piteux de sa présentation. Ses vêtements éraflés et couverts d'une mousse verdâtre humide. Un soupir exaspéré lui échappe alors que d'un regard analytique, il tente d'évaluer les risques présents en ce lieu encore inconnu. Du coup de l’œil, il remarque à quelques pas de lui le corps étendu et immobile de cet incapable qui lui servait de pion. Le lieu lui importe plus que la simple dépouille d'un impotent. Peut-être s'y intéresserait-il plus tard.

Quelques minutes suffirent à son regard aiguisé pour évaluer la situation. Ce sanctuaire d'une flore désertique semblait être protégé de la chaleur ardente des dunes. Aux allures que prenaient les différentes voutes alentours, ceci ressemblait à s'y méprendre à un tunnel, une caverne souterraine. Les roches minérales laissaient suinter une eau cristalline le long de leurs courbes anguleuses, laissant se former à leur pied d'épaisses flaques d'un liquide poisseux dans lequel quelques algues colorées avaient élu domicile.

Vous l'entendrez pousser un long soupir avant qu'il ne rebrousse chemin. Plus ses pas le rapprochaient du corps de son subalterne, plus le son de geignements se fit distinct. Dans sa tête, vous auriez pu entendre la contrariété de l'éphèbe quant à la pleutrerie de cette créature. D'un geste nonchalant, il jette sa veste d'obsidienne sur le corps tremblant de celui qui avait eu l'erreur de se croire seul. D'un regard, vous comprenez parfaitement que cette situation échauffe les nerfs de l'Élu d'Oppse alors que sa voix grave s'élève, teintée d'un soupçon d'agacement.

Lève-toi pauvre couard. Dans ce genre de situations, il est de votre devoir de réagir avant de vous apitoyer sur votre sort.

Il se rapproche d'un pas assuré de l'autre homme avant de le dévisager. Un nouveau soupir lui échappe. Il souffle d'une voix sèche.

J'espère pour toi que tu sauras me prouver que ton QI est plus élevé que celui de ceux que tu as délibérément renvoyés à l'arbre aux lucioles. Dans le cas contraire, je saurai m'occuper de ton cas personnellement.

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You alone can make my song take flight. Help me make the music of the night...
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