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 Le soleil brûle sur les peaux mortifiées. [Clos]

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MessageSujet: Le soleil brûle sur les peaux mortifiées. [Clos]   Mar 1 Mar - 21:00

L’odeur iodée infiltrait mes pensées. Le bruit des vagues qui frappait la roche le sable et qui se retirait dans une douce danse qui se répète. Le soleil transperçai mes pupilles closes et réchauffait mes bras nus et mon masque de fer. Je mis un temps avant de me convaincre de bouger, persuadé d’être dans un rêve. Je brassais ma main, essayant de capter un drap ou autre objet de literie. Je ne sentis que le sable chaud entre mes doigts.
Un souvenir revint, effrayant, le sable, la roche, la poussière. Un souvenir qui me faisait souffrir, plus que physiquement que moralement. Une vive douleur s’infiltra dans ma poitrine. Ma respiration ce saccada et devint tout aussi douloureuse comme si je respirais pour la 1ère fois de ma vie. Le bruit des vagues se transforma en bruit de balles et d’explosions. J’eus un moment de panique qui me fit ouvrir les yeux vers le ciel bleu et ensoleillé. Cette lumière vive me crama la rétine et je les refermais aussitôt. La douleur s’insinuait dans mon cerveau.
Je bougeais ma main lentement vers mon visage. Je sentis de longues courbatures me parcourir à ce simple mouvement. Je soulevais mon masque d’un geste lent pour mettre à nu ma peau brulée et stigmatisée. Je mis mes doigts sur mes yeux, essayant d’une certaine manière d’enlever cette douleur parcourant mon crâne.
Ma respiration s’était calmée d’elle-même, sans que je m’en rende compte. Le bruit de l’eau était revenu. J’essayais de me relever comme je pouvais, m’aidait de mon autre bras pour m’asseoir. J’enlevais la main de mes yeux essayant de régler ma vision éblouie par l’étoile.
Ce que je vis me coupa le souffle.
Une grande plage. Sable fin, presque blanc, qui se fondait dans une eau turquoise. Je pris le temps de regarder le paysage en face de moi. J’étais apaisé. Je sentis le soleil chauffer ma peau blessée, je remis mon masque de fer, ne faisant à présent voir que mes yeux.
Je pris le temps de regarder les alentours. Un arc de roche qui plongeait dans les eaux peu profondes, quelques falaises qui joignaientt la mer et le sable.
Je pris un temps avant de m’observer à présent, étonné de ma tenue.
Je portais un débardeur noir moulant qui me chauffait la peau, ainsi qu’un treillis sombre surmonté de rangers. Je me sentais un peu étrange, ce genre de vêtements que je mettais habituellement quand je suis en repos.
Je fouillais mes poches à la recherche d’une quelconque arme. Je réalisais avec surprise que toutes mes armes blanches étaient à leur place.
Je soupirais. Étais-je au paradis ou quelque qui s’en rapproche ? J’eus un doute. Pourquoi mon visage était toujours tel quel ?
Je fus coupé dans mes pensées quand je vis quelque chose bouger à mes côtés.
Je tournais ma tête… Et soudain :

« OMYGAAAAAAAAAAD, DES TORTUES !!»

C’est sur cette réaction d’une maturité extrême que je vis des petites tortues sortir du sable, se dirigeant vers la plage… J'étais émerveillé.
Mais une menace apparue. Je pris peur pour leur pauvre petite vie de quelques instants, une mouette fonça sur mes petites tortues.
J’eus peur pour leur vie.
Tel un McGyver, je sortis un sac en plastique de ma poche et filais vers la mer pour prendre de l’eau et sauver quelques tortues de leur mort certaine !
Je pris quatre petites tortues que je mis dans le sac semi rempli d’eau de mer.
Les autres petites tortues avaient déjà toutes disparues.
Fier de moi-même, je pris l’un de mes couteaux, à la recherche d’une méduse échouée pour en découper quelques morceaux pour ces pauvres petites créatures.
J’étais captivé par mes nouveaux amis du jour. Ne faisant presque plus gaffe au reste du monde.
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Astaroth
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MessageSujet: Re: Le soleil brûle sur les peaux mortifiées. [Clos]   Ven 4 Mar - 22:33

«A Tyrant's Return
To the Sea
»
    Une araignée géante qui apprend la brasse plus loin dans la mer sous les étoiles. Elle tend ses longs membres arachnéens, à gauche, à droite, en haut, en bas et les agite dans tous les sens pour se mouver dans le liquide rendu noir par l'obscurité du ciel. Une scène qui aurait presque pu être poétique si les mouvements de l'arachnée étaient un tant soi peu synchronisés... Et surtout si malgré ses efforts désespérés elle ne s'enfonçait pas comme une masse dans les abimes de la marée. Paysage grotesque.
    Ce fut d'un œil dubitatif que le Dragon observa la scène. Venant de la part de Belzeneff, cela ne le surprenait même pas. C'était le genre de ce vieux fou nyolotiste que d'invoquer de nulle part des monstres hideux et de les laisser lentement agoniser sans aucune raison. Rien ne le surprenait plus. Pas même ce jeune garçon apparu dans un doux halo de lumière bleue devant lui, peu de temps après que la bête ait complétement sombré. Un petit bout d'homme, à peine entré dans l'âge ingrat. À en juger par son aura, il appartient au camp de Layca. À en juger par ses grands yeux ébahis, il vient tout juste de débarquer sur le grand échiquier. Jouons alors... Au jeu du chasseur et de la proie ?
    S'attirer la sympathie de cet enfant naïf fut d'une facilité déconcertante. Il le rassura en une minute, lui arracha un sourire en deux, le fit rire en trois et le tua en quatre. Ou plus exactement commença à le tuer en quatre. Il prit son temps, découpant avec une minutie extrême les tendons de gosse trop niais, les pieds dans l'eau sur le rivage de sable. Et pourtant, malgré l'application particulière avec laquelle il découpait cette chair encore tendre, il ne tira aucun plaisir de cet acte cruellement barbare. Mais il fut fasciné par la couleur que prit l'eau du rivage dans laquelle se mélangeait le sang de sa victime. C'étaient des trainées d'un rouge sombre qui se mêlaient artistiquement à la mer, formant de petits tourbillons de vermeils et se diffusant avec lenteur dans la nappe, bercées au gré des vagues. Étrange tableau. En pointant le bout de son nez, le soleil apporta la touche finale à son œuvre, prêtant à cette eau polluée de sang de jolies couleurs plus vives. Du rouge, puis du orange et du violet. Ah voilà que cet écervelé de Belzeneff se remettait à jouer avec le jour et la nuit. Mais quand l'astre eut atteint le zénith de l'horizon, la création fut gâchée. Trop de bleu ! Trop de lumière ! On aurait dit que plusieurs tubes de gouache s'étaient saoulés à la vodka avant de vomir violemment dans la mer. Bouh. Tant pis. Il abandonna ce qui restait alors du cadavre de son jouet tout beau, tout frais et déjà cassé et le laissa se dissoudre dans l'eau dans le même halo avec lequel le môme était apparu. Il atterrirait directement à la Forteresse de Layca celui-là. Merci qui ? Merci Tonton Astaroth !
    Il revint vers le sable sec et se coucha trempé sur le rivage, bras en croix, étendu face au soleil qui brillait maintenant d'une lumière assommante comme un lézard qui se dorait la pilule sur un rocher en été. Il laissa son corps là, abandonné aux rayons de l'astre. Il se laissa là, se faire rôtir par le jour en espérant que la sensation de brulure réveillerait une quelconque envie, un quelconque sentiment dans son âme blasée. Que faire maintenant ? Il tira un paquet de sa poche. Trempé. C'étaient les clopes de Luz qu'il lui avait chapardé en bon fourbe qu'il était avant de se tirer de la Cité. Aujourd'hui il n'était pas d'humeur à s'occuper de son monde, de ses troupes, ni de qui que ce soit. Alors il avait fait ce qu'il préférait faire : déléguer et s'était absenté une journée sans en toucher un mot à quiconque.
    Elle va me tuer. Se dit-il en pensant à son Élue en posant la boîte humide à côté de lui, son unique œil jaune fixé droit vers le soleil comme s'il le défiait de lui crâmer son unique pupille encore valide. La tête lui tourna. Peut-être qu'elle est en train de me chercher. Des points de couleur, puis noirs apparurent dans son champ de vision. Ou pas... Hein. Sa rétine commençait à sérieusement lui faire mal, comme si un petit animal essayait de creuser à travers son œil. Mauvais souvenir. Il ne connaissait que trop bien cette douleur. Et pourtant, aussi désagréables qu'étaient les souvenirs qu'elle lui évoquait, quelque part elle lui rappelait qu'il était toujours manifestement vivant... Ou du moins toujours là, à errer indéfiniment dans ce monde de fous... Il ferma son unique œil et s'assoupit alors. Les vagues lui chatouillaient les pieds, puis elles finirent par monter au fur et à mesure comme si elles souhaitaient qu'il revienne à elles, qu'il retourne dans la mer. Mais le Dragon se refusait de bouger, se trouvant pas si mal que ça sur ce sable chaud. Le Tyran retournerait peut-être à l'océan mais pas maintenant... Seulement si ce dernier venait le prendre dans ses bras alors qu'il se trouvait étendu sur cette plage dés...


    - OMYGAAAAAAAAAAD, DES TORTUES !!
    - Grompf.


    Allons donc. Qui osait donc l'interrompre dans ses méditations mélanco dramatiques ? Un poids sur son ventre. Il se redressa. Tiens. Une petite tortue ? Puis une deuxième... Oh... Ce soir ce serait soupe de tortues. C'est bon ça.
    Clip, clap. À sa gauche, un grand énergumène de dos qui barbotait dans la flotte tel un gosse. Ramassait-il vraiment... Des tortues ? Il n'était pas vraiment sûr de ce qu'il voyait. La silhouette masculine qu'il avait devant lui tournait le dos et il avait toujours de jolis points de couleur dans son champ vision à force de contempler les beaux yeux inexistants du soleil. Jamais vu un plouc pareil... Aura ? Oppse ? Ce drôle de type faisait-il vraiment partie de chez moi ? Ça sentait le nouveau à plein nez. Nouveau joujou ?
    Astaroth se leva alors et prit les deux petites tortues perchées sur son torse entre ses grandes mains. S'approchant sans aucune gêne de l'individu, il passa ses deux bras au-dessus des épaules de l'étranger pour les déposer dans le sac qu'il tenait avant de se pencher près de son oreille et de lui souffler un grand «
    BOUH ! ».

    - Bien le bonjour, ami des créatures marines ! fut son unique phrase de salut. Si son interlocuteur n'était pas de dos, s'il avait pu voir son visage brûlé, nul doute que sa réaction aurait été toute autre.

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MessageSujet: Re: Le soleil brûle sur les peaux mortifiées. [Clos]   Sam 5 Mar - 18:22

Perchée en haut des falaises qui surmontaient la mer, l'élue baissa la tête en direction des vagues qui s'écrasaient violemment contre les parois. Le vent soufflait fort dans les environs, soulevant par grandes bourrasques la chevelure blanche de la jeune fille. Assise sur le rebord, elle balançait ses pieds dans le vide, ce qui lui donnait un air faussement enfantin. Elle releva la tête, fixant l'horizon. L'océan semblait infini, impossible d'en voir le bout, mais elle savait qu'au final, il s'effondrait dans le vide entourant l'échiquier absurde dans lequel ils étaient tous prisonniers.
Elle esquissa un sourire, amusée elle-même de se surprendre à penser comme ça. C'était tellement mélodramatique et pseudo-philosophique, digne des partisans de Layca qui passaient le temps à se lamenter sur leur pauvre existence de pantins. Pathétique, vraiment. Pourtant, la vie n'était pas moins absurde sur terre, au contraire. Les gens s'occupaient comme ils pouvaient en attendant de retourner dans le néant, s'éparpillaient, et se donnaient de faux objectifs, de fausses raisons d'être pour ne pas s'avouer à eux même que leur existence n'avait aucune sens, aucune utilité, et aucune perspectives autre que la mort. Dans le monde d'Alea Jacta Est, au moins, on sait pourquoi on est là. Il y a une bataille à gagner, quelque chose de bien précis à entreprendre. C'était un immense plateau de jeu, et c'était follement enivrant, car pour la jeune fille, il n'y avait rien de plus divertissant, de plus exaltant que de jouer.

Au loin, elle pouvait apercevoir la plage et son étendue de sable brulant, qui lui donnait chaud rien qu'en y pensant. Elle n'aimait pas la plage, c'était trop lisse, trop plat. Elle préférait nettement être en hauteur, en haut d'une falaise ou dans les montagnes. De plus, elle ne supportait pas la chaleur. Ca faisait transpirer, ça épuisait, ça rendait mou et paresseux. La chaleur transformait les gens en mollusques, et diminuait les forces. C'était étouffant et agressif. Tandis que le froid, c’était saisissant, presque enivrant. Elle adorait par ailleurs grimper dans les montagnes pour sentir le contact de la neige et du vent glacée qui claquait contre la peau frémissante, en admirant l'immensité blanche, obscure et glaciale qui y régnait.

Alors qu'elle se perdait dans des rêveries qui n'étaient pas de son habitude, elle remarqua une silhouette couchée sur le sable de la plage au loin. Une silhouette familière... Plissant les yeux, elle finit nettement par distinguer qu'il s'agissait de son élu primordial. Elle haussa un sourcil. Alors c'est donc là qu'il était venu se cacher en déguerpissant de la cité sans prévenir personne. Une vraie crise d'adolescence, s'amusa t-elle intérieurement. En plus, ce n'est pas comme si il avait la responsabilité de toute la cité, hein... Enfin, comme quoi, elle n'était pas la seule à avoir eu l'idée de quitter la cité pour s'isoler un peu. L'élue se dit qu'elle irait bien l'embêter un peu pour bousiller sa petite escapade en solitaire. Après tout, ce fourbe avait chapardé son dernier paquet de cigarettes, l'obligeant à en matérialiser d'autres, il l'avait bien mérité.

Elle se leva, rajustant sa robe, et s'éloigna du bord de la falaise. Elle se dirigea vers la plage en trainant les pieds, jouant avec son éventail de la main droite, en s'amusant à le faire tourner et à le lancer. Quelques minutes plus tard, elle posait le pied sur le sable. Quelques mètres plus loin, elle apercevait le fameux chapardeur qui s'avançait vers une autre silhouette, inconnue cette fois-ci. C'était visiblement un homme, de dos, qui tenait un sac et semblait ramasser quelque chose. Un nouveau ? D'après son aura, un partisan d'Oppse. Il fallait donc ravaler la pensée tentante d'un éventuel carnage. Elle lança son éventail sur la tête d'Astaroth pour signaler sa précense et croisa les bras.

- J'avais peur que vous soyez en train de passer votre temps de manière non constructive, mais finalement, je suis rassurée, vous vous occupez des petits nouveaux.
J'ai passé la matinée à chercher mes cigarettes, mais visiblement il y a un cleptomane dans la cité. Il faudrait prendre des mesures. Des suggestions ?


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MessageSujet: Re: Le soleil brûle sur les peaux mortifiées. [Clos]   Mar 8 Mar - 19:52

Les petites tortues nageaient tranquillement dans leur petit sac d’eau. Elle battait de leur petite nageoire frénétiquement pour essayer d’atteindre la surface pour y prendre les petits bouts de chapeau de méduse que je leur avais versé. Je les contemplais, fasciné par cette espèce marine qui pouvait vivre des centaines d’années. Alors que je commencer leur choisir des noms je sentis deux bras passer par mes épaules et laisser tomber deux nouvelles tortues. Je… N’ai pas sentis de présence pourtant. Cela m’effraya, j’étais tellement absorbé par mes petits reptiles d’eau salé.
Il ne fit pas attention à l’énorme « BOUH ! » qui ferait peur à un enfant de 3 ans. Je fis volte face à l’inconnu qui m’avait apporté de nouveaux amis et vu un homme fort élégant portant un cache-œil. Je fixais cette œil un instant et sentis quelque chose chauffer contre la peau de son visage. Je n’avais pas remis mon masque. Je le remis précipitamment d’une main, tenant assez maladroitement mon sac de petites bestioles, en colère contre moi-même d’être aussi con, et paniqué qu’on ai vu cette partie de moi. Je repassais une main sur mon masque et vers l’attache derrière mon crâne.
Je me remis à présent à fixer l’intrus. Celui n’avait pas bougé mais semblait choqué… Je ne m’en formalisais pas pour autant. Certes était rare les personnes qui avait vu mon visage mutilé… Je ressentis une douleur parcourir certaines de mes cicatrices. Je les ignorais tandis que l’homme n’avait pas bougé… J’avais une sensation étrange avec cet homme étrange… Il avait aussi une dégaine étrange. Élégant, légèrement plus petit que lui… Des cheveux tombants et un étrange œil doré… Aussi fascinant que des tortues. Je restais fixé un moment sans penser jusqu’au moment son regard dériva. Un éventail venait de lui percuter la tête. Je ris discrètement et entendis une voix très maniéré et irritante. Je me décalais un peu sur le coté pour observer le… ‘fin, la nouvelle intrus. Je le regardais de la tête au pied. Une poupée. Aux cheveux blancs. Je tiquais sur ce détail plus que sur ses forme svelte et son visage de porcelaine. Je ressentis de la colère sans raison particulière.
Je repris mes petites tortues, fermant le sac et laissant un trou d’air vers l’espace sans eau du sac pour qu’elles puissent respirer.
Je soupirais, mon regard toujours fixe vers la jeune fille.

« Coupez lui les mains ? » Je répondis sans grande conviction.

Je ne voulais pas qu’elle s’approche de moi.
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Astaroth
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MessageSujet: Re: Le soleil brûle sur les peaux mortifiées. [Clos]   Lun 14 Mar - 1:14

    À peine eut-il fini sa phrase que l'individu tortuphile se retourna laissant apparaître un visage affreusement mutilé. Le sourire carnassier disparut immédiatement des lèvres du bellâtre, aussitôt remplacé par une grimace de dégoût et de surprise. Un frisson irrationnel parcourut l'échine de l'Élu qui se recula instinctivement, lâchant l'inconnu pour porter une main à son cache-œil. Les flammes, les flammes. Non Astaroth n'éprouvait pas d'horreur particulière à contempler une figure déchirée de cicatrices, mais les traces de brûlures qu'arboraient cet étranger ne lui rappelaient que trop cruellement les siennes et c'était presque s'il sentait le feu lui dévorer à nouveau l'orbite droite. Spontanément, il eut la furieuse envie d'arracher le visage de cet horrible homme défiguré qui osait éveiller un souvenir douloureux et lui faire l'affront d'exposer son atroce faciès.
    Mais ce fut sans compter une légère douleur familière qui le frappa à l'arrière de sa nuque. Faisant volte-face dans le sable mouillé, les pieds dans l'eau, il tomba sur la silhouette élégante de son albinos favorite.


    - J'avais peur que vous soyez en train de passer votre temps de manière non constructive, mais finalement, je suis rassurée, vous vous occupez des petits nouveaux.
    J'ai passé la matinée à chercher mes cigarettes, mais visiblement il y a un cleptomane dans la cité. Il faudrait prendre des mesures. Des suggestions ?


    Ses lèvres fines s'étirèrent de nouveau, révélant deux canines étrangement pointues tandis que son regard s'illuminait à la vue de son Élue. Loin d'être vexé par ce salut des plus froids, le Dragon était ravi de voir son orgueil une fois de plus piqué à vif par le cynisme de sa demoiselle blanche. Après tout, c'était bien pour cela qu'il l'appréciait et il n'attendait pas moins de sa part.

    - Coupez lui les mains ? Répondit sur un ton monotone ce nouveau venu qui venait de revêtir un masque de fer visiblement abimé par de multiples impacts de balle. C'était franchement laid mais pas autant que son visage alors tant mieux. Un militaire ? Il était armé, bien bâti et vêtu comme tel alors Astaroth devinait qu'il avait du exercer un métier ayant plus ou moins un rapport avec le milieu de la guerre dans sa vie de mortel. Humpf. Qu'importe ! Luz d'abord, priorité aux dames !
    Enjambant les quelques mètres qui le séparait de la jeune femme, Astaroth rejoignit la demoiselle pour la prendre dans ses bras avec une aisance déconcertante et la taquiner à sa façon.


    - Alloooons Luz ! Un « Bonjour Ô Maître vénéré » aurait suffi. On ne salue plus son Élu préféré ?
    Lui lança-t-il sur un ton franchement enjoué, indiquant que, dans le fond, il plaisantait. Tandis qu'il prononçait ses quelques paroles de sa voix suave, il la ballottait en l'air, la tenant fermement mais avec une certaine douceur, juste assez pour qu'elle ne puisse se soustraire à son étreinte et juste assez pour ne pas lui faire mal. Et les voilà parti dans une sorte de danse grotesque, histoire de quelques pas, jusqu'à ce que le grand brun ne se penchesoudainement vers la mer qui lui chatouillait les pieds, Luz toujours contre son torse, la menaçant dangereusement de la faire chavirer par-dessus bord.
    - Peut-être devrais-je te punir ? Ohoho. Petit ricanement moqueur mais élégant. Je ne sais paaaas. Tes vêtements deviennent-ils transparents au contact de l'eau ?

    Éviter les reproches qu'elle lui adressait en rebondissant sur un tout autre sujet. Telle était une des spécialités d'Astaroth, aussi agaçante pouvait-elle paraître. Ceci dit, il savait que s'il faisait l'erreur d'exécuter ses menaces et de la laisser tomber dans l'eau salée, elle risquait probablement de lui couper sa virilité. Déluré mais pas complètement idiot, il se résolut alors à la déposer doucement sur le sable chaud et passa une main dans ses cheveux en haussant les épaules. Bin oui, il tenait plus ou moins à son organe quand même.

    - Un voleur ? Comme c'est embêtant ! Mais qui peut donc bien être ce malotru ? Je me le demande bien ! Mais au final, l'envie de la titiller encore un peu en jouant les idiots était toujours trop forte. Aussi était-il revenu sur le sujet. Il reporta son attention sur l'homme masqué, se tournant vers lui pour l'indiquer du regard à son interlocutrice. Peut-être devrais-tu demander à ce nouveau pantin s'il en a. Après tout, il a l'air de fraîchement débarquer de la Terre. Je suis sûr que si tu lui demandes gentiment il t'en passera une ou deux.

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MessageSujet: Re: Le soleil brûle sur les peaux mortifiées. [Clos]   Mar 15 Mar - 21:10

La jeune fille se laissa soulever par son élu primordial sans protester. Certes, elle n’était absolument pas quelqu’un de tactile, mais les habitudes loufoques de son maître lui étaient familières depuis longtemps, et elle s’en accommodait, trouvant presque ça amusant. Rare était ceux qui osaient l’empoigner ainsi. Il faut dire qu’autant physiquement que mentalement, elle n’aspirait d’ordinaire aucune sympathie ni aucune envie de contact ou de réjouissance. Et bien entendu, elle ne s’en plaignait pas, et ne faisait rien pour se rendre plus attachante. Sa froideur habituelle était parfaitement volontaire. Cependant, Astaroth ne s’y arrêtait pas, et elle appréciait son culot.

Entrainée par celui-ci dans ce qu’on pourrait à peine qualifier d’une danse, elle se laissa voltiger d’un air impassible, attendant patiemment qu’il la repose à terre. Elle lui lança un regard volontairement blasé qui semblait vouloir dire « Prends ton temps, j’attends que tu es fini de faire joujou ».
Il ne tarda pas à répondre à cette provocation en la penchant dangereusement vers l’eau.

- Peut-être devrais-je te punir ? Ohoho. Je ne sais paaaas. Tes vêtements deviennent-ils transparents au contact de l'eau ?

L’extrémité de ses cheveux trempaient désormais dans la mer. Une mince esquisse de sourire vint étirer les lèvres de l’élue. Elle attendait avec une certaine curiosité de voir jusqu’ou il irait.

- Si il ne s’agit que de ça, je ne suis pas pudique. Mais vous n’oseriez pas faire courir à une fragile et innocente jeune fille le risque d’attraper froid. La culpabilité vous empêcherait de trouver le sommeil pendant des mois, murmura-t-elle en prenant un air faussement ému.

Lorsqu’il la reposa finalement sur le sable, elle essora le bout de ses cheveux en soupirant. Il faisait extrêmement chaud. Beaucoup trop chaud. Quelle idée stupide elle avait eu de venir se faire rôtir sur cette plage, l’air était nettement plus respirable sur la falaise. Sa peau pâle ne supportait pas le soleil qui lui était douloureux. Enfin, il faut ce qu’il faut pour avoir le luxe de venir embêter l’élu premier d’Oppse et sa nouvelle pauvre victime.
Elle enfila alors une cape noire qu’elle gardait souvent sur elle, se camouflant également d'une large capuche, afin de se protéger des rayons du soleil biens trop agressifs à son goût. Puis, ramassant l’éventail qu’elle avait jeter un peu plus tôt contre le crane d’Astaroth, elle s’éventa pour se rafraichir un peu.

- Un voleur ? Comme c'est embêtant ! Mais qui peut donc bien être ce malotru ? Je me le demande bien ! Peut-être devrais-tu demander à ce nouveau pantin s'il en a. Après tout, il a l'air de fraîchement débarquer de la Terre. Je suis sûr que si tu lui demandes gentiment il t'en passera une ou deux.

A ces mots, la jeune fille jeta de nouveau un regard vers le nouvel arrivant. Il semblait être militaire, et portait un masque couvrant entièrement son visage. Celui-ci était resté immobile et silencieux, ne semblant pas s’étonner plus que ça de l’endroit dans lequel il se retrouvait subitement ni des personnages peu ordinaires qu’il y croisait. Vu le regard avec lequel il l'observait, Luz lui était visiblement assez antipathique. C'était pareil pour presque tous ceux qu'elle croisait, aprés tout, et cela l'amusait énormement. Elle se savait très agaçante, détestable, et n'hésitais à en jouer. Et d'une certaine manière, cette antipathie était largement méritée car dans le fond, elle les haïssait certainement bien plus qu'ils ne la haïssaient.

- Mmh, je sais pas. Il m’a l’air un peu autiste. Enfin, de ce fait, cadrant parfaitement avec les autres.
Rapidement, elle se déplaça juste sous le nez du nouveau pantin, et pencha son visage vers le sien en plissant ses yeux rouges. Elle donna une légère pichenette sur le masque de celui-ci.

- Il y a quelqu’un ?


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MessageSujet: Re: Le soleil brûle sur les peaux mortifiées. [Clos]   Dim 20 Mar - 19:11

Je regardais les deux étrangers s’amuser comme des vieux rivaux. Sans non plus aller trop loin. La jeune … Poupée, rien que de la regarder me donnait envie de vomir en passant, avait l’air blasée par les provocations idiotes de l’apprenti sauveteur de tortue.

Peut-être devrais-je te punir ? Ohoho. Je ne sais paaaas. Tes vêtements deviennent-ils transparents au contact de l'eau ?

Je vis les cheveux de cette couleur indécente s’humidifier au bout lorsque que la jeune femme fut penchée au dessus de l’océan. Celle-ci ne s’en offusqua pas, et répondis avec insolence avec un air… Ca me rappelait trop de chose. Etrange. Je n’arrivais pas à décrire ce que je ressentais.
Ils finirent leur petit jeu. La jeune poupée de cire enfila une sorte de cape noir cachant ses horribles cheveux. Elle avait peur de fondre ? Je fis un rire discret pour moi-même.
Le borgne commença à parler d’une manière théâtralement innocente en faisant rapporter l’attention sur moi. Erf… Le comble. Maintenant la vieille poupée me déshabillait du regard. Je sentis un frisson me parcourir. Une certaine envie de lui arracher les yeux me vint. Je serrais mon poing libre. Je n’avais pas bougé depuis que cette femme était venue. L’eau caressa mes Rangers.

- Mmh, je sais pas. Il m’a l’air un peu autiste. Enfin, de ce fait, cadrant parfaitement avec les autres.

Je fis un tic de dégout sur mon masque. Peut être plus facilement remarquable dans mes yeux. Elle s’approchait de moi. Elle était plus petite… Ne t’approche pas… Elle me mit une pichenette dans mon casque qui fit un tintement familier … Eloigne toi, maintenant

- Il y a quelqu’un ?

Elle était trop proche de moi. Je voyais encore ses cheveux sous son capuchon. Je fis un pas en arrière. Mon regard fixant toujours ses cheveux maudit. Elle lui ressemble affreusement.

« Éloigne-toi de moi »

Je ne sais pas si je disais ça plus pour elle ou pour moi. J’avais une envie irrésistible de la noyer dans l’océan et regarder ses serpent blanc ce disperser parmi l’écume.
Je raffermis ma prise sur mon sac de tortue et fit demi-tour. J’avais peur de faire une erreur si je restais plus longtemps içi. Je pris la direction des dunes. Le soleil me brûlait. Je devais trouver une sortie au plus vite.
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Astaroth
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MessageSujet: Re: Le soleil brûle sur les peaux mortifiées. [Clos]   Mar 22 Mar - 1:11

    Ils avaient beau avoir l'habitude de jouer à ce petit jeu, de se lancer des piques l'un, l'autre encore et encore, Astaroth ne s'en lassait pas. Luz le surprenait toujours autant qu'elle le distrayait. Malgré leurs caractères qui semblaient s'opposer, ils se complétaient. Luz était glaciale dans ses attitudes alors qu'au contraire Astaroth était chaleureux dans ses manières. Mais dans le fond, tout deux étaient capables de faire preuve du même sadisme malsain et tout deux étaient passés maîtres dans l'art de se jouer de leur entourage. Ils avaient bien plus en commun que ce que l'on pouvait croire.

    Son unique œil se figea à nouveau sur le nouveau masqué. L'Élu Primordial examina une nouvelle fois ce curieux personnage, d'un air mi-pensif, mi-intéressé. Après le dégoût, la colère venait la curiosité. C'était bel et bien une recrue fort intéressante. Sa tenue, sa carrure, ses cicatrices, les couteaux qu'il devinait cachés dans ses vêtements. Tout indiquait qu'il avait bien à faire à un homme qui savait visiblement se défendre. Mine de rien, cela plut à Astaroth. Ô, combien de bleus avait-il vu débarquer ? Des gens sans aucune expérience en combat à qui il avait du enseigner à coups de sabre dans les tripes la dure loi du plus fort et ce qui les attendait maintenant dans le monde d'Alea Jacta Est. Si l'esprit de cet individu avait déjà été formaté aux arts de la guerre, alors il s'attirerait déjà les bonnes grâces du Dragon. Toutefois rien n'était encore joué. Il restait toujours à tester la marchandise. Visiblement ce dernier ne réagissait pas aux provocations que Luz et lui lui lançaient. Stoïque ? Ça ne lui donnait envie que de pousser le bouchon plus loin, de faire craquer cet inconnu juste pour voir ce dont il serait capable une fois les nerfs rompus. Simple soif de connaissance scientifique devant ce curieux nouveau rat (ou tortue ?) de laboratoire.
    Première observation notoire : Malgré son absence de réaction apparente, Astaroth le sentait nerveux. Instinct reptilien. Normal quand on débarque dans un univers qu'on ne connait absolument pas. Ceci dit, en passant, ça ne l'avait pas empêché de se jeter sur une petite colonie de tortues pour venir à leur secours. Mais il y avait plus que ça. Il émit une première hypothèse comme quoi le Masqué devait être assez impressionné de se retrouver face à un grand borgne à l'iris ambrée et une jeune fille au teint si pâle qu'elle tenait plus de la poupée victorienne que de l'être humain.
    D'ailleurs, bon sang Luz ! Comment tu peux te trimballer une cape comme ça sur toi ? C'est pas un peu lourd, non ? Et puis tu dois pas avoir encore plus chaud là-dessous ?
    Si son attention ne s'était pas fixée sur le nouveau, il aurait volontiers continué à taquiner sa lolita albinos sur ce point-là. Il préféra laisser celle-ci déverser ses habituels sarcasmes sur ce dernier :


    - Mmh, je sais pas. Il m’a l’air un peu autiste. Enfin, de ce fait, cadrant parfaitement avec les autres.

    Petit tic amusé de la part du Dragon qui l'observa se diriger vers l'autiste en question. Au fur et à mesure qu'elle se rapprochait, il s'aperçut que le trouble du Masqué s'accentuait, comme s'il la craignait. Allons bon. Qu'on ait peur de lui, il voulait bien le concevoir mais de... Luz ? Au vu de leur différence de taille et de musculature, un homme ordinaire aurait pu croire qu'il n'aurait eu aucun mal à se défaire de la jolie albinos qui le narguait maintenant en tapotant sur son masque.

    - Il y a quelqu’un ?

    Pourtant, en y réfléchissant, c'était vrai que Luz était impressionnante... À sa façon avec son physique irréel de poupée de cire aux yeux de sang qu'un esprit dérangé aurait animé.
    La réponse fut sèche. Immédiate. Bingo.


    - Éloigne-toi de moi.

    Astaroth se retint d'éclater de rire devant ce grand militaire tétanisé en face de la petite demoiselle. Bien entendu, il ne comptait pas le laisser filer à si bon compte. Après tout, il était nouveau, il était dans son camp, il était entièrement à lui donc. Il se lança à sa poursuite et le rattrapa de quelques enjambées pour le ceinturer solidement à la taille et lui faire une clef de bras en lui tordant le poignet dans le dos, assez fort pour qu'il comprenne qui était le patron ici, l'obligeant à s'arrêter.

    - Hé ! Tu nous quittes déjà ? Ça ne t'intéresse donc pas de savoir où tu es, ce qui t'es arrivé ? Je suppose que je pourrais errer sur le sable chaud jusqu'à ce que ton corps ne se dessèche totalement et serve d'amuse-gueule aux créatures du coin, mais comme tu es une de mes nouvelles recrues et que tu m'as l'air relativement utile, malgré le fait que tu sembles être terrorisé par les jolies filles, j'ai le devoir de garder un oeil sur toi, hum ?

    Il relâcha le poignet de l'inconnu, souhaitant simplement l'empêcher de se faire la malle et capter son entière attention, puis se tourna vers Luz.

    - Puisque que tu sembles le terrifier, pourquoi ne lui résumerais-tu pas rapidement la situation dans laquelle il se trouve, Luz ?

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MessageSujet: Re: Le soleil brûle sur les peaux mortifiées. [Clos]   Ven 25 Mar - 19:18

Le militaire fit un très léger mouvement en arrière, auquel elle ne prêta aucune attention. Visiblement, la proximité de l'élue lui était particulièrement désagréable. Il avait envie de fuir, ça se sentait. A présent à quelques centimètres du visage du nouvel arrivant, elle eu le loisir de distinguer plus précisément le regard qu'il portait sur elle. C'était un mélange de haine, de dégout, et de crainte. La jeune fille ne pût s'empêcher d'être assez surprise, et curieuse. Il est vrai qu'elle inspirait couramment la haine, le dégout et la crainte, elle ne pouvait pas le nier. Mais pour quelqu'un qui la connaissait si peu, cela restait assez exagéré. Jusque là, elle ne lui avait pas véritablement montré les facettes qui la rendait si détestable d'ordinaire. Alors, qu’es-ce qui pouvait lui inspirer des sentiments aussi extrêmes qu'ils en avaient l'air ? Etait-ce tout simplement dans la nature du jeune homme ? Non, probablement pas, étant donné qu'il n'agissait pas ainsi avec Astaroth. Et sa crainte, ne semblait pas être la crainte d'un danger éventuel. Il n'avait pas l'air d'avoir peur pour sa vie. Qu’es-ce qui l'effrayait alors ?

Elle remarqua qu'il fixait avec horreur ses cheveux blancs qui dépassaient de sa capuche. Elle baissa son regard vers la chevelure en question, perplexe.

Mes cheveux ? C'est ça qui le met dans cet état ? Je veux bien comprendre qu'on s'en étonne, mais quand même. Il y a autre chose... Que cache t-il ?

Elle resta un moment silencieuse, observant son interlocuteur avec un certain intérêt. Il avait réussit à éveiller sa curiosité. Elle voulait savoir.

- Éloigne-toi de moi.

Etrangement, ces paroles ne semblaient pas adressées à elle. Il ne la regardait pas, et avait murmurer cela comme s'il se parlait plutôt à lui même, et comme s'il voulait à tout prix éviter de parler directement à la jeune fille. Luz appuya d'avantage son regard sur celui-ci, exagérant le sourire sarcastique qui déformait son visage lisse et pâle. Elle ne bougea bien entendu pas d'un centimètre, ignorant totalement la demande du nouveau. Voyant que l'élue ne réagissait pas le moins du monde, celui-ci tourna les talons et commença à s'éloigner.
Elle ne chercha pas à le rattraper. Se retournant vers Astaroth, elle lui lança une moue boudeuse et faussement triste afin de lui faire comprendre sa déception de voir son nouveau joujou se faire la malle. Elle se laissa tomber sur le sable, et s'assit en tailleur, croisant les bras d'un air enfantin et capricieux.

- Je vais pleurer., ironisa t-elle en s'amusant à prendre le sable dans ses mains et à le laisser couler lentement.

Luz savait pertinemment que son maître n'allait pas le laisser partir. Non seulement car il était de son camp, mais aussi car elle était certaine qu'il l'intriguait autant qu'elle.
Et c'est ce qu'il fit. L'élu primordial rattrapa avec facilité et sans efforts le militaire, l'immobilisant avec une clef de bras.
La jeune fille se releva donc, et s'approcha de nouveau de son maître qui maintenait sa victime fermement.


- Hé ! Tu nous quittes déjà ? Ça ne t'intéresse donc pas de savoir où tu es, ce qui t'es arrivé ? Je suppose que je pourrais errer sur le sable chaud jusqu'à ce que ton corps ne se dessèche totalement et serve d'amuse-gueule aux créatures du coin, mais comme tu es une de mes nouvelles recrues et que tu m'as l'air relativement utile, malgré le fait que tu sembles être terrorisé par les jolies filles, j'ai le devoir de garder un œil sur toi, hum ?

Relâchant l'inconnu, il se tourna vers Luz et s'adressa à elle.

- Puisque que tu sembles le terrifier, pourquoi ne lui résumerais-tu pas rapidement la situation dans laquelle il se trouve, Luz ?

Celle-ci soupira. Allons bon, voilà qu'il fallait expliquer maintenant. Le baby-sitting, c'était loin d'être son truc. S'amuser un peu et le titiller, d'accord, mais jouer les guides, c'était tout de suite moins drôle. D'un autre côté, le militaire semblait paniquer dès que l'élue ouvrait la bouche ou esquissait un mouvement, alors le simple fait de lui parler, même pour l'informer, pouvait devenir intéressant avec lui. Et puis, cela avait toujours quelque chose de comique lorsque les nouvelles recrues apprenaient ou ils étaient et pourquoi. Choc, déni, colère, panique, incrédulité, ça ne les laissait jamais de marbre.

- Puisque c'est un ordre, maître.


Elle lui lança un petit sourire et fit une légère révérence, puis s'approcha de l'homme d'un pas très lent. Elle retira sa capuche, pour laisser apparaître volontairement ses longs cheveux qui semblait tant le dégouter.

- Ici, tu n'es rien. Ton existence ne t'appartient plus. Elle ne t'appartiendra plus jamais. Quelqu'un dont tu n'oses même pas t'imaginer la puissance et le pouvoir t'as amené ici. Quelqu'un qui, à partir de maintenant, te possède entièrement et détient le droit de vie et de mort sur toi. Tu n'auras plus jamais le choix. Tu es ici pour obéir, et te battre. Voilà les deux seules choses qui rythmerons tes jours désormais. Tu ne pourras jamais t'enfuir. Il n'y a aucune porte de sortie. Tu as, par la volonté divine, été assigné à un camp, dirigé, de manière discutable (elle lança de nouveau un sourire à son maître), par celui qui se tient actuellement juste à côté de toi. Tu affronteras, sans te poser de question, le camp adverse, pour des raisons qui te dépassent et ne te concernent pas. Et on se fiche de savoir si ça te plait ou non.


Ses lèvres s'étirèrent encore d'avantage.

- Bienvenue, lui fit t-elle excessivement joyeusement en affichant son plus beau et sympathique sourire, qui était tout sauf crédible.


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MessageSujet: Re: Le soleil brûle sur les peaux mortifiées. [Clos]   Dim 10 Avr - 10:41

M'éloigner de leur présence me ferait le plus grand bien. Cette poupée me donnait des frissons atroce... Je repris mon bien en main mon petit sac remplis. J'avais gagné au moins ça. Je fit quelque pas jusqu'au moment où je sentis un bras me prendre à la taille, et une douleur qui me pris au bras. Je lâchais mon petit sac qui tomba a terre. Une partie de l'eau et deux trois tortues en était sortie. Je sentis la prise s'intensifier, me faisant comprendre de ne pas bouger. Je pris sur moi... Une colère sourde me crispant. J'essayais de tourner la tête vers mon agresseur.

- Hé ! Tu nous quittes déjà ? Ça ne t'intéresse donc pas de savoir où tu es, ce qui t'es arrivé ? Je suppose que je pourrais errer sur le sable chaud jusqu'à ce que ton corps ne se dessèche totalement et serve d'amuse-gueule aux créatures du coin, mais comme tu es une de mes nouvelles recrues et que tu m'as l'air relativement utile, malgré le fait que tu sembles être terrorisé par les jolies filles, j'ai le devoir de garder un œil sur toi, hum ?

...Surtout que tu en as qu'un... Je ris intérieurement. Je me demandais bien ce qu'il lui manquait aussi... Je sentis la prise se défaire. Je massais mon bras douloureux, ce jeune borgne m'agaçais de plus en plus. Je soupirais et me baissa, récupérant les quelques survivant du naufrage et réglant un peu le problème d'eau. Je ne fis pas attention aux ordres conférer à la poupée et je fus désagréablement surpris de voir la gourdasse, que je nommerais comme ça d'une manière totalement arbitraire, ce pointer juste devant moi et commencer à me faire un topo. Ses cheveux blanc écœurant cascadant sur ses épaules bougeait avec le vent. Elle me donnait la nausée... J'étais tellement pris dans ma contemplation nauséabonde que je ratais le début de son pavé.

« ...de maintenant, te possède entièrement et détient le droit de vie et de mort sur toi. Tu n'auras plus jamais le choix. Tu es ici pour obéir, et te battre. Voilà les deux seules choses qui rythmerons tes jours désormais. Tu ne pourras jamais t'enfuir. Il n'y a aucune porte de sortie. Tu as, par la volonté divine, été assigné à un camp, dirigé, de manière discutable (elle lança de nouveau un sourire à son maître), par celui qui se tient actuellement juste à côté de toi. Tu affronteras, sans te poser de question, le camp adverse, pour des raisons qui te dépassent et ne te concernent pas. Et on se fiche de savoir si ça te plaît ou non. »

Elle fit un sourire, tout sauf sympathique en me déclarant la bienvenue... Je les fixais à présent... Tout les deux... Wait What ?

« Et sinon, le LSD, Meth etc... Vous m'en donnez aussi ? J'veux aussi voir des moutons arc-en-ciel et croire que le monde est beau. »

Je riais tout seul à ma tirade. Ils étaient fort drôles ces deux là ... Malgré ça... J'crois bien qu'ils sont sérieux... Je n'avais jamais vu ce type de roche avant. Ce sable ne me disait rien du tout... Pourtant moi qui est parcouru le monde de long en large et en travers.. Je pouvais dire d'où venait certaine carte postal sans réel aide...
J'avais arrêté de rire. Reprenant un rare sérieux.

« Alors... Qu'est-ce que j'dois faire ? Me battre okay, mais... J'fais pas ça gratos en général... Et pas me poser de questions pendant que j'me bats... C'est après qu'on me file l'oseille t'vois ? »

Je mis une main sur l'épaule du « chef » dans un air décontracte. S'en fichant royalement de sa réaction.

« A moins que tu me donne un bon grade et des trucs à me foutre au lit... J'pense qu'on peut arranger les choses et faire à ce qu'on gagne ça vite fait bien fait... Nan ? »

Je fis mon plus beau regard, pas du tout convaincant. Je voulais surtout partir d'ici et mourir en paix.


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MessageSujet: Re: Le soleil brûle sur les peaux mortifiées. [Clos]   Lun 11 Avr - 15:48

    Luz s'exécuta, revenant vers le nouveau-venu qui avait été stoppé dans sa fuite pour lui faire un topo, rapide et facile à comprendre de la situation, non sans lâcher quelques ironies à son égard qui le firent doucement sourire. Le militaire, se figea et les regarda tour-à-tour d'un air plus que sceptique. Ah oui, forcément, c'est vrai que d'un point de vue terrestre, ce type de discours semblait totalement surréaliste, mais c'était bien ça qui était marrant. Quand il serait confronté aux faits, il n'aurait d'autres choix que d'y croire comme tout le monde :

    - Et sinon, le LSD, Meth etc... Vous m'en donnez aussi ? J'veux aussi voir des moutons arc-en-ciel et croire que le monde est beau.

    Et il éclata de rire. Lui aussi trouvait ça drôle comme discours. Le monde d'AJE était drôle, loufoque à sa manière, alors dans dans le fond il n'avait rien de bien amusant quand on réalisait que le destin de ses habitants étaient de s'entretuer sans jamais trouver de salut éternel, sinon dans la défaite définitive d'un des deux camps. Malheureusement, Belzeneff faisait toujours en sorte d'équilibrer le jeu et trouvait toujours un moyen de rétablir la balance lorsque les choses penchaient en faveur d'un des deux groupes.
    Astaroth se tourna vers Luz et pencha la tête, pas du tout vexé par le rire du nouveau. Après tout il avait l'habitude de ce genre de réaction. Il la fixa un moment, le regard interrogateur et prit la parole :


    - LSD ? Meth ? Oh je suis perdu. Qu'est-ce que c'est ? Une drogue d'humains ? Il me semble que le LSD est une substance hallucinogène mais le Meth je ne connais pas...

    Si Astaroth se tournait au courant des événements sur Terre, il y avait beaucoup de choses qui échappaient à son immense savoir sur la vie des humains du XXIème siècle. C'était bien ces quelques lacunes dans ses connaissances qui trahissaient son ancienneté dans le monde d'AJE mais aussi le fait qu'il ne venait probablement pas de la même époque que ses recrues. Si tenté qu'il ait un jour vécu sur Terre. Croisant les bras, il passa outre le rire du militaire et, son regard rivé sur les fentes de son masque qui lui permettaient encore de voir et reprit :

    - Par contre pour les moutons arc-en-ciel, si tu vas dans la prairie, tu devrais trouver des gnufs. Ça peut être très bon en ragoût, enfin ce sera sûrement meilleur que tes tortues.

    - Alors... Qu'est-ce que j'dois faire ? Me battre okay, mais... J'fais pas ça gratos en général... Et pas me poser de questions pendant que j'me bats... C'est après qu'on me file l'oseille t'vois ? Visiblement plus à l'aise avec le Dragon qu'avec la poupée, il posa une main d'un geste familier sur son épaule. A moins que tu me donne un bon grade et des trucs à me foutre au lit... J'pense qu'on peut arranger les choses et faire à ce qu'on gagne ça vite fait bien fait... Nan ?

    Malgré ses paroles, le regard de l'individu indiquait qu'il n'était pas sérieux et qu'il n'en pensait rien. Qu'importe, Astaroth sourit et lui frotta la tête comme il l'aurait fait avec un gentil animal tout en se prêtant au jeu.

    - Il n'y a pas d'argent dans ce monde, mais je peux t'offrir un logement et de quoi te nourrir. Peut-être même plus si t'es sage. C'est déjà pas mal non ? Et puis c'est pas tellement comme si tu avais choix. Luz a oublié de te préciser que si tu meurs, tu reviendras automatiquement dans ce monde avec moi. Donc autant apprendre à se supporter et utiliser notre temps de manière constructive comme par exemple... Hum je ne sais pas ? Détruire nos adversaires qui passent leur temps à essayer de compromettre nos projets ?

    L'Élu primordial se recula et finit par hausser les épaules, pas tellement d'humeur à en faire plus et à se démener pour tenter de paraître crédible pour une nouvelle recrue dont il ignorait, au final, tout du potentiel.

    - Bah mais après tout je m'en fiche. J'ai déjà plein de marionnettes sous la main. Revenant vers Luz, il s'amusa à laisser quelques-unes de ses mèches blanches le long de ses doigts sans s'arrêter de parler : Je ne vais pas m'embêter à discutailler avec un nouveau. Tu comprendras vite les choses par toi-même. D'autant plus que si tu veux du pouvoir et du grade, il faudrait déjà que tu saches te battre ou au moins que tu aies un don digne de capter ma curiosité. En l'occurrence, je ne suis pas très intéressé par les simples tortuphiles.

    Certes il avait la carrure d'un bon combattant et son masque était plutôt intriguant, mais cela s'arrêtait là. S'il voulait avoir un peu d'intérêt aux yeux de l'Élu Primordial, il faudrait d'abord qu'il le gagne. Et aussi excentrique que pouvait paraître Astaroth, celui-ci ne donnait pas de l'importance à n'importe qui.

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MessageSujet: Re: Le soleil brûle sur les peaux mortifiées. [Clos]   Ven 10 Juin - 23:24

Se tenant un peu à l’écart, les bras croisés, Luz observait d’un air distrait les deux hommes discuter entre eux sans intervenir. Il était temps de laisser son maître s’entretenir avec son nouveau jouet.

- Et sinon, le LSD, Meth etc... Vous m'en donnez aussi ? J'veux aussi voir des moutons arc-en-ciel et croire que le monde est beau.

Un rictus amusé se dessina au coin des lèvres de la jeune élue tandis qu’elle écoutait quelques brides de la conversation pour se distraire. Ainsi, le nouvel arrivant se voulait comique, se donnant un air détaché et ironique. Voilà qui la rendait bien curieuse de savoir si il cherchait simplement à se donner un genre et allait craquer dans quelques jours, ou si par miracle ils allaient enfin hériter d’une recrue intéressante. Elle en avait vu défiler quelques uns, des nouveaux qui se la jouait impassibles et qui après une semaine chouinaient pour retrouver papa, maman, et doudou.

- Alors... Qu'est-ce que j'dois faire ? Me battre okay, mais... J'fais pas ça gratos en général... Et pas me poser de questions pendant que j'me bats... C'est après qu'on me file l'oseille t'vois ? A moins que tu me donne un bon grade et des trucs à me foutre au lit... J'pense qu'on peut arranger les choses et faire à ce qu'on gagne ça vite fait bien fait... Nan ?

Luz ricana intérieurement. Si seulement le pauvre savait vraiment à quoi il devait s’attendre. Enfin, inutile de perdre son temps à lui expliquer. Comme tous les autres, il y sera confronté en tant voulu.

Après avoir vaguement essayé de le convaincre, Astaroth revint vers elle et, Comme à son habitude, commença à jouer avec les longs cheveux blancs de la jeune fille avec le bout de ses doigts. Celle-ci ne réagit pas.
Visiblement, l’élu primordial avait décidé de ne pas trop se donner de peine à rallier sa nouvelle recrue. Cela n’étonna pas Luz, qui savait pertinemment que tant que le militaire ne faisait pas ses preuves et n’éveillait pas assez l’intérêt du dragon, celui-ci ne lui accorderait que peu d’importance. Elle le trouva déjà bien assez docile de lui donner tant d’explication.

- Je te trouve bien gentil avec lui. Si je me rappelle bien, quand je suis arrivée ici pour la première fois, on était bien loin des présentations courtoises, mais plus dans le style de la tentative de viole et d’assassinat, s’amusa-t-elle.

Elle avança son visage vers son maître et posa son doigt sur le front de celui-ci, appuyant légèrement, d’un air moqueur.

- Ne me dit pas que tu te ramollit ?

Puis, elle s'écarta, reportant son attention sur le pantin masqué. Alors comme ça, il savait déjà se battre ? Ça ne serait pas inintéressant de voir un peu ce qu'il vaut, étant donné que la conversation commençait sérieusement à faner et que l'élue aux yeux rouges n'allait pas tarder à s'ennuyer ferme. Après tout, même si elle le tuait sans faire exprès, il allait revenir aussitôt, hein ? Voilà qui pourrait être marrant et plongerait tout de suite l'invité dans le grand bain...
Luz soupira. Il valait quand même mieux y aller doucement, elle n'était pas folle au moins de tuer un membre de son camps, son maître n'apprécierait probablement pas.

- Je suis sûre qu'Astaroth est aussi impatient que moi de savoir comment tu te bat, dit-elle d'une voix doucereuse tout en avançant vers le nouveau. Et moi, je suis toujours prête à lui rendre service...

Alors qu'elle marchait vers le militaire, elle disparue soudainement dans le sol. Une tâche noire se précipita directement derrière Leeroy, trop rapidement pour être suivie à l'œil nu surtout pas un simple pantin. Elle réapparue donc dans son dos, passant son éventail sous la gorge de celui-ci, attendant que son adversaire riposte et espérant ne pas être trop déçue.

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MessageSujet: Re: Le soleil brûle sur les peaux mortifiées. [Clos]   Mar 21 Juin - 16:41

Je regardais ces deux là avec un air... légèrement ahuri. Ce monde était tellement différent. Que ce soit les mentalités ou même l'environnement. L'inconnu fait généralement peur, mais d'une certaine manière, je ne l'étais pas... Plutôt l'impression de me retrouver à woodstock (avec Joe Cocker et Hendrix en moins) avec leur mouton double-rainbow. En pensant par le moyen du comment de la cohérence de ce monde.
Je sentis une main me frotter la tête désagréablement comme un petit animal docile, je n'aimais pas trop ce genre de familiarité...

« - Il n'y a pas d'argent dans ce monde, mais je peux t'offrir un logement et de quoi te nourrir. Peut-être même plus si t'es sage. C'est déjà pas mal non ? Et puis c'est pas tellement comme si tu avais choix. Luz a oublié de te préciser que si tu meurs, tu reviendras automatiquement dans ce monde avec moi. Donc autant apprendre à se supporter et utiliser notre temps de manière constructive comme par exemple... Hum je ne sais pas ? Détruire nos adversaires qui passent leur temps à essayer de compromettre nos projets ? »

Il parlait comme un méchant de dessin animé. Minus et Cortex, 'Dis Cortex, tu veux faire quoi cette nuit ?' - 'La même chose que chaque nuit Minus ! Tenter de conquérir le monde !' J'avais soudain le générique dans la tête, je ne prêtais plus trop attention à mon entourage. Regardant un point fixe. Puis
je fus soudain rappelé à la réalité en entendant les paroles de l'albinos « Viole et d'assassinat » J'avais perdu totalement le fil de la conversation. Je fixais à présent le borgne tripoter les cheveux écœurant de la poupée, celle ci essaya de titiller un peu le jeune homme, le critiquant au passage.
La belle et dégoûtante poupée se retourna à présent vers moi, elle avait l'air amusée. Je sentais un sorte de piège là dessous... ou plutôt un test. Je n'aimais pas ça. De plus, je vais devoir toucher cette chose hyper-oxydée... Je sentais mon instinct féminin répulsif revenir en moi à chaque fois que je la regardais...
La regarder.
Elle a disparu dans une flaque noir, du pétrole ? Je ne la vis pas se faufiler derrière moi, mais je sentis assez vite cette odeur à présent trop proche. Beaucoup trop pour ma propre santé mental. Je sentis un genre de lame fantaisiste sous ma gorge mais je ne fis pas attention. Mon instinct prit le dessus. Levant mon bras pour attraper celui de la jeune fille, éloignant son arme et tordant son poignet par la même occasion, je pivotais sur moi même de manière à être en face d'elle, lui assénant un coup de poing magistral dans la mâchoire. Je lâchais à ce moment là son poignet qui laissa tomber son jouet. Je souris, la voyant perdre son équilibre emporter par ma force, elle trébucha, tombant à terre, le sang coula à la commissure de ses lèvres et une énorme marque commença à s'afficher sur sa joue traumatisée. Je regardais mon poing, un peu de sang y était resté, je soulevais un peu mon masque d'une main, portant l'autre à mes lèvres, léchant les dégâts propagés sur sa jolie peau de porcelaine à présent fissuré. Je la vis se relever, un sourire accroché à ses lèvres. Elle n'avait pas fini de montrer ce qu'elle avait. Moi non plus. Cette jeune fille était fine et agile, ma masse ne me permettait pas de me déplacer aussi vite qu'elle. Je ne pouvais qu'encaisser. Ce n'était pas un problème. Je la vis se précipiter vers moi, apprêtant son éventail devant elle. Son odeur se rapprochait de plus en plus, je n'en pouvais plus de voir cette couleur sur ses cheveux. J’eus l'impression d'être dans un état second, ne comprenant pas trop ce qu'il ce passait, j'amorçais un geste vers sa poitrine, elle n'arrêta pas sa course pour autant, n'ayant pas vu mon geste peut être trop rapide ? Je sentis ma main se fondre dans sa chair ainsi qu'une chaleur poisseuse. Elle s'arrêta net. Par instinct, je refermais ma main sur quelque chose de grouillant, vibrant sous ma paume. Je revenais à la réalité, j'enlevais précipitamment ma main du thorax de la jeune fille, terrorisé. Je reculais de quelque pas, regardant ma main devenu carmine. Je tremblais de tout mon corps, ma respiration ce fît saccadé. Ma main puait le sang. Je relevais la tête vers la jeune fille en porcelaine, choqué, du sang sur son corsage. Je détournais à présent mes yeux paniqué vers l'oeil dorée du borgne, à la recherche de réponse ou d'une réaction qui pourrait confirmer mes pensées... Que m'arrivait-il ?
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MessageSujet: Re: Le soleil brûle sur les peaux mortifiées. [Clos]   Lun 27 Juin - 23:28

Ce nouveau semblait réellement autiste ou alors réellement incrédule. Dans tous les cas, il n'était toujours pas vraiment impressionné par sa présence, ni par celle de Luz. À vrai dire, dans la mesure où aucun des deux n'avaient démontré l'étendue de leur puissance, il était difficile de blâmer l'ex-mercenaire. Et la poupée avec le chic pour lui rappeler ce genre de détails.

- Ne me dit pas que tu te ramollit ? Ironisa-t-elle en se hissant sur la pointe des pieds pour appuyer un doigt sur son front. Sur le coup, il trouva presque la scène rigolote et la laissa s'éloigner en haussant les épaules, non sans prendre la peine de répondre à la provocation.

- Question de bon sens. Le monsieur là-bas n'a pas atterri sur la plage nu comme un vers. Autrement les choses auraient peut-être pris une tournure différente. Quoique, je ne suis pas sûr qu'il dispose des mêmes atouts physiques toi. En toute honnêteté il ne m'excite pas plus que ça. Je pense que je vais passer sur la tentative de viol, mais si tu préfères t'y atteler à ma place je n'y vois pas d'inconvénients.

Ignorant ses propos, Luz s'avança vers le nouveau en question et l'invita à faire la démonstration de ses capacités. Sans attendre sa réaction, elle se fondit dans le sol et fonça vers lui pour réapparaitre derrière son dos, un de ses éventails rivé sur sa carotide, sans doute dans l'espoir d'une riposte. Elle fut servie puisque son adversaire reprit l'avantage de la situation avec une surprenante facilité, tordant le poignet de l'Élue et lui assénant un vigoureux coup dans la mâchoire. Observant le combat à distance, Astaroth resta de marbre face à cette contrattaque. Le mouvement était précis, sûr et confirma ses hypothèses : ce pion savait se battre. Mais ce n'était pas ce qui l'intéressait. Son don. Le Dragon voulait voir son don. Il ne fit pas de commentaire sur le coup qu'avait reçu Luz, devinant qu'elle s'était volontairement laissée toucher pour se mettre dans le bain et s'échauffer un peu. Et puis, cela lui donnait un merveilleux prétexte pour ne plus retenir aucune de ses attaques et mettre en pièces le nouveau jouet qu'elle s'était trouvée. Aussi, un sourire cruel se forma aux coins de ses lèvres tandis qu'elle se relevait et fonçait à nouveau sur l'inconnu, cette fois-ci sans doute prête à lui couper un ou deux membres. S'il n'activait pas son pouvoir maintenant, le combat serait probablement fini. C'était le moment ou jamais de prouver sa valeur.
Il ne recula pas, ne cilla pas et tendit un bras vers son assaillante. Dans un premier temps, Astaroth crut qu'il s'agissait d'un vulgaire réflexe d'auto-défense. Espérait-il vraiment stopper son élan ainsi quand elle pouvait passer à travers lui sous sa forme d'ombre ?
Mais au moment où Luz traversa la paume, puis l'avant-bras de sa future victime quelque chose d'inattendu se produisit. Son expression changea radicalement, passant de l'excitation carnassière à de la surprise, voir même de la douleur. Il n'était pas vraiment certain de ce qu'il venait de voir. Immédiatement, son Élue se recula et revint vers lui. Son corset était en sang. Dans le dos et dans la poitrine à l'exact endroit où elle était passée à travers le bras du pion. La main de ce dernier était souillée d'un liquide rouge. En dépit de ces traces de sang, Luz ne semblait pas être blessée. Le contraire aurait été franchement étonnant étant donné leur différence de grades. Ceci dit, il semblait s'en être fallu de peu. Qui savait ce qu'il se serait passé si elle n'avait pas eu l'intelligence d'immédiatement s'éloigner du militaire quand il avait activé son don ?
Aussi surpris que ravi, le Dragon tapa doucement dans ses mains en s'exclamant :


- Félicitations Luz ! Je crois que tu as réussi à débloquer son pouvoir. Alors comment ça fait d'être le premier pantin d'entraînement d'un nouveau ? Pour peu, j'en serais presque jaloux ! Posant une main sur l'épaule de son interlocutrice, il lui adressa un rapide clin d'œil, indiquant qu'il prenait les choses en main. À mon tour de jouer. Tu me referais ton petit tour de passe-passe ?

Sortant les griffes avec un sourire carnassier, il s'avança lentement vers le pion qui se tenait en garde, prêt à en découdre s'il le fallait. Toutefois, la partie était déjà finie. Cette fois-ci, aucun don ne pourrait le sauver compte tenu du propre pouvoir d'annulation d'Astaroth. Bondissant sur la marionnette, il planta trois griffes dans les côtes de celle-ci, les retira et asséna un fulgurant coup de coude dans sa nuque. Cela suffit à le faire perdre connaissance : l'immense masse de l'ex-militaire s'effrondra sur le sable chaud et sans plus attendre, l'Élu se pencha et saisit ses pieds sans aucune délicatesse.

- Damn ! Il est plus lourd que je ne le pensais. Je crois que tu as raison ma précieuse Luz : je me ramollis. Un peu de sport me ferait le plus grand bien ! Faisons une petite ballade avec notre nouveau joujou jusqu'à la maison veux-tu ? Ce grand gaillard devrait tenir le coup, si mes connaissances en anatomie sont exactes, je n'ai pas touché de point vital. Ça devrait juste lui laisser une jolie cicatrice comme la tienne.

Sans plus attendre, il se mit à traîner la marionnette inconsciente, plus par désir de faire un peu d'exercice pendant son retour à la Cité qu'autre chose...
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