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 En noir et blond... [PV Kamui]

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MessageSujet: En noir et blond... [PV Kamui]   Ven 8 Avr - 20:47

"Enfin."

Linoa descendit avec agilité l'escalier qui la séparait encore de son objectif.

"Enfin la rivière..."

Elle marqua une pose, embrassant le paysage du regard.

"C'est vraiment magnifique"

Le cadre était extraordinaire, la rivière d'un bleu azur serpentait parmi les arbres de la vieille forêt pour jaillir des bois dans un éclat éblouissant, brillant de mille feux une fois révélée à la lumière du soleil. C'est dans cette petite clairière s'extirpant avec peine des arbres étouffants, que se trouvait la petite gloriette et l'escalier que descendait Linoa. Ces deux traces de vie intelligente, voire humaine, semblait dater de plusieurs siècles, et peinaient à survivre à l’appétit vorace des herbes environnantes.
Continuant avec prudence la descente de l'escalier recouvert de lichens glissants, Linoa s'approcha doucement du cours d'eau. Une fois à sa hauteur, elle déposa ses affaires et s’accroupit. Elle approcha ses doigts de la rivière pour y plonger ses premières phalanges.

Un contact glacé, délicieux. Un soupir de plaisir.

Une larme coula au coin de son œil droit qu'elle essuya immédiatement. Même si elle avait toute les raisons qu'une personne puisse avoir pour le détester, son monde lui manquait. Elle ne se sentait pas chez elle ici, d'autant plus que les raisons de son arrivée ici-bas restent pour elle mystérieuses. Était-elle morte dans le monde réel, sur Terre? La Terre était-elle vraiment le «monde réel»? Ce monde était-il l'au-delà ou une idiotie du genre? Et si elle n'était pas morte, qu'est ce qu'elle fichait là? Qu'attendait-on d'elle? Elle cria, d'une voix forte, comme pour chasser toutes ces interrogations qui lui faisaient exploser le crâne.
Elle repensa à son périple, à ce qu'elle avait découvert, aux bizarreries qu'elle avait vues... Elle ne comprenait toujours pas comment ce monde fonctionnait, pourquoi le soleil laissait place à la lune de manière aussi irrégulière... Néanmoins, explorer ce monde était son moyen de se l'approprier, et de balayer les doutes dont elle était la proie depuis son arrivée ici. Et après quelques semaines d'aventures, elle commençait à trouver ses repères dans ce monde hostile.
Elle reporta son attention sur la rivière ondulant oisivement sous ses yeux. Il paraît que, malgré sa beauté frappante, le cours d'eau emportait souvent des spores et autres pollens toxiques provenant du plus profond de la forêt et qu'une gorgée de cette eau pourrait être mortelle. Spores toxiques qui ne présentent, cependant, aucun risques pour la peau. Linoa s'assit dans l'herbe tendre et grasse de la berge, retira ses bottes, et plongea ses pieds dans l'eau, leur accordant ainsi un repos bien mérité après les semaines de marche qu'ils venaient d'endurer. Elle s’allongea et ferma les yeux, pensive, tout en barbotant ses pieds dans l'eau fraîche.

"De toute façon, ce monde est désormais le tiens, autant t'y faire..."

Un rayon de soleil ayant trouvé son chemin à travers les nombreuses branches feuillues de l'arbre qui surplombait Linoa, vint chatouiller son visage de sa chaleur tendre et veloutée, comme pour appuyer ses pensées. Elle rouvrit les yeux et sourit.

"… après tout, ce monde n'est pas vraiment pire que l'autre..."

Elle resta là pendant plusieurs minutes, à rêver et réfléchir en regardant l'arbre au dessus d'elle. Le doux rayon de soleil glissa sur son corps pour finalement le quitter, et la luminosité ambiante commença à chuter fortement. La couleur rougeâtre du crépuscule avait remplacé le bleu clair du ciel, et la nuit, imprévisible, comme à son habitude, allait tomber d'ici quelques minutes.
Elle se releva en hâte et s'approcha de l'orée de la forêt pour récupérer quelques branchages. Des cris lugubres commençaient déjà à s'élever parmi les arbres vieux de plusieurs centaines d'années. Des monstres, créatures étranges et autres abominations, elle en avait vu pas mal durant son voyage, et les souvenirs laissés par ces intenses rencontres n'étaient pas des plus agréables.

"Heureusement qu'elles ont peur du feu, comme les bêtes terriennes..."

Lorsqu'elle estima avoir ramassé assez de bois pour que le feu tienne toute la nuit, elle retourna près de la rivière, et entreprit d'allumer le feu avec les deux silex qu'elle avait emmenés avec elle. Les cris étaient de plus en plus proches à mesure que la nuit devenait de plus en plus noire.

"Allez, allume toi !"

Avec persévérance et concentration, elle réussit à allumer le feu dont les flammes atteignirent vite le mètre de haut. Linoa vérifia son environnement d'un rapide coup d’œil. Elle distingua plusieurs points luisant s'éloigner de son bivouac et s'enfoncer dans la forêt. Soulagée, elle tira de son sac un couchage de fortune, dans lequel elle s’emmitoufla. Elle prit alors conscience de son état de fatigue, et ferma les yeux.
Elle ne tarda pas à s'endormir, s'abandonnant à son inconscient sans pitié qui, comme à chaque nuit passée dans ce monde, s'amusait à l'emmener d'un cauchemar à l'autre. Elle se réveilla en sursaut, couverte de sueur. Elle déglutit avec peine. Le cauchemar a été, comme à l'habitude, traumatisant, mais ce n'était pas la raison de son réveil. Une sensation désagréable s'était installée en elle, la sensation qu'on ressent lorsqu'on est épié. Discrètement, elle jeta un regard aux alentours. Rien. Aucune paire d'yeux ne la regardait dans la nuit noire. Elle était absolument seule dans la clairière.

"Boah, le cauchemar m'a bien retournée, je dois faire une petite crise de parano..."

Elle remit quelques branchages dans le feu pour s'assurer qu'il tiendrait le reste de la nuit, et après s'être calmée, elle se recoucha et referma le yeux, bien décidée à profiter de quelques heures de sommeil réparateur après ces terribles cauchemars. Elle glissait doucement vers l'inconscience, et le monde des Rêves était prêt à la happer à nouveau dans son tourbillon d'images lorsqu'un craquement de branches se fit clairement entendre.
Tout proche.
Trop proche.
Le souffle court et bien réveillée, elle s'extirpa en vitesse de son couchage et sorti le sabre qu'elle ne quittait plus sous aucun prétexte de son fourreau. D'un mouvement précis, elle se retourna vers l'origine du bruit. Elle cria d'une voix claire et forte pointant la lame de son sabre vers l'origine du bruit.

"Qui va là?! Montrez-vous !"

Elle détendit sa prise sur la garde, prête à intervenir, redoutant l'instant où elle verrait son visiteur. Était-ce un monstre ? Ou pire, un larbin d'Oppse? Linoa avait du mal à contenir les battements anarchiques de son cœur. Alors qu'elle scruta les ténèbres avec attention, une ombre commença à se détacher du noir ambiant. Une ombre à la forme humaine...
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Kamui
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MessageSujet: Re: En noir et blond... [PV Kamui]   Dim 24 Avr - 14:31

Il y avait bien un chose dont j'avais tout bonnement horreur dans ce monde. Ce sont ces batailles qui, malgré toute notre préparation sont vouées a l'échec. A la nuit tombée, accompagné d'Élus et de tout ceux qui leur succèdent dans la hiérarchie, nous avions tenté une attaque au sein même de la cité d'Oppse. Grâce à la bêtise de Belzeneff un bras droit avait eu vent au détour d'une balade du fait qu'Astaroth devait se rendre près du phare abandonné afin de régler je ne sais quelle affaire que lui avait imposé le nyolotiste. Cette information fut un point capital pour nous. Nous avions été vaincus quelques jours auparavant et la volonté d'en découdre était forte. Nous avions donc pris le parti d'attaquer la cité en l'absence de son élu primordial. Notre stratège en herbe a ce moment la, Jiang Wei nous avait concocté un plan infaillible. C'est toutefois ce qu'il aurai du être. Car apparemment Belzeneff nous avait une fois de plus roulés. Astaroth, loin d'avoir quitté ma cité faisait un speech grandiloquent a ses troupes dans le grand hall. Et la suite va sans dire. Il y eut beaucoup de pertes dans les deux camps, et face a la haine ardente du lézard, et la mort de les derniers compagnons, je décidais de battre en retraite, abandonnant l'âme misérable mes protégés. Bien que je savais que je les reverrai à la forteresse, je ne pouvais me résigner à abandonner mes Hommes.

Je n'eus cependant pas le choix. Ayant été blessé au cours de l'attaque, je n'étais en aucun cas capable d'en découdre avec mon ennemi préféré.

J'avais donc pris la fuite au cœur de la forêt. Son obscurité loin de me rassurer m’apporta toutefois la paix d'un environnement naturel. Je savais que ce lieu était inexorablement infesté de créatures surnaturelles postées ici et là par Belzeneff. Mais avais-je réellement d'autres choix que de traverser la forêt pour aller retrouver mes défuntes troupes ressuscitées ? J'aurai dû être plus prudent et ne pas me fier à ce qu'avait entendu ce stupide bras droit. Il n'était pas dans mes habitudes de disputer mes troupes, mais cette fois-ci, il le fallait. Avait-il entendu de travers ? Peu importait, il allait passer un sale quart d'heure.

J'enjambais une haute racine de cette forêt atypique. On se serai cru dans l'une de ces jungles amazoniennes, des lianes pendant dans tous les recoins, les racines des arbres montant à hauteur d'hommes en s’emmêlant au paysage difforme. Mais cette racine fut plus dure à franchir que les précédentes. M'arrivant à la hauteur des hanches, je fus obligé de prendre appui sur mes bras pour franchir la barrière végétale. Se fut sans compter sur le fait qu'Astaroth m'avait joyeusement lacéré l'épaule gauche de ses griffes. J'osais à peine regarder l'état de ladite épaule de peur de pouvoir moi-même observer mes os. Il ne m'avait pas manqué. Il ne manquait jamais son coup. Se fut donc dans un geignement de douleur que je passais la racine, reposant ma main valide sur mon épaule en charpie.

J'errais encore plusieurs minutes dans la noirceur étouffante de la faune de Claurofyl. Il n'y avait pas à dire, cette forêt était un sacré labyrinthe.. Et pour ne rien arranger, je n'avais aucun moyen de me repérer. Les arbres trop touffus voilaient toute possibilité de se repérer grâce aux étoiles. La nuit ayant recouvert de son voile mystérieux les lieux, je ne pouvais me fier qu'à un nombre réduit de mes sens pour pouvoir avancer sans encombre. Ma vision s'étendait vaguement à... Une dizaine de mètres. Je voyais les pupilles miroitantes des créatures nocturnes roder autour de moi. Bien qu'épuisé, j'usais de façon constante de mon don pour les calmer et les éloigner de moi. Évidemment, il pourrait être plus simple de se donner la mort afin d'atterrir au beau milieu de la Cité. Mais il m'était inconcevable de céder à une mort si peu digne.

Alors que j'avançais à tâtons dans la forêt, je cru apercevoir une lueur. Et plus que la lueur, j'avais la nette impression de ressentir une aura. Faible mais bien présente. Y aurait-il finalement eu un survivant ? C'est plein d'espoir que je hâtais ma marche, ou plutôt mon escalade pour rejoindre cette douce lumière qui grandissait à plusieurs mètres de là. Le sang qui imbibait la manche de ma chemise rendait ma main droite poisseuse. La blessure commençait à rendre mon membre endolori plus lourd et plus difficile à bouger. Mais il me fallait franchir les quelques racines qui me séparaient encore de cette aura. Un être de la maison de Layca. Un survivant.

A mesure que mes pas me rapprochaient de ce qui de plus en plus semblait être un feu, j'entendais le clapotis calme de la rivière qui traversait la forêt pour se jeter dans la mer. Mais quel idiot de sa Cité aurait élu domicile en ces lieux ? On n'allumait pas un feu si près du camp adverse en espérant pouvoir s'enfuir plus tard. Le principe est pourtant simple, lorsque l'on bat en retraite, c'est soit dans un lieu sûr, soit dans la Cité, ce qui, en tout et pour tout revenait indéniablement au même.

Le point de lumière était désormais tout proche. Je repoussais les quelques lianes qui me bloquaient la vue. Mais avant même d'apercevoir concrètement le lieu où semblait s'être établi l'un de mes subalternes, j'entendais une voix féminine s'élever. Une dame ?


« Boah, le cauchemar m'a bien retournée, je dois faire une petite crise de parano... »

S'en suivi le bruit du crépitement du feu qu'on ravive, le froissement du tissu, puis rien.
Une jeune fille se serait assoupie près de la Cité adverse ?! Incrédule, je repoussais les quelques lianes qui me séparaient encore du lieu souhaité. Dissimulé par l'ombre, je pouvais apercevoir à quelques pas le bivouac de la belle endormie, qui semblait rapidement être retournée aux bras de Morphée. Elle semblait réellement sans défense. Avait-elle ne serai-ce que conscience du danger que représentait cette forêt ? Trop inquiet pour la demoiselle endormie, je décidais d'approcher discrètement pour ne pas l'inquiéter. J'amorçais mon avancée vers le camp de fortune, lorsqu'à mon premier pas, un craquement sonore se fit entendre. Une branche. « Et meeeeeeerde ! ». Pour la discrétion, c'était foutument raté. Je laissais glisser mon regard de la branche fautive vers la demoiselle qui en un clin d'œil s'était redressée, épée en main. Ha. Oui. Effectivement, elle n'était pas tout à fait sans défense..


« Qui va là?! Montrez-vous ! »

Bon... Que faire maintenant que la belle dirigeait sa lame dans ma direction prête à me pourfendre ? Elle semblait qui plus est savoir s'en servir, vue la position qu'elle prit et la façon dont elle tenait l'arme. Incroyable. Je lançais un rapide regard à la jeune fille, qui, malgré la distance semblait être plus que ravissante. Voire sublime. Je secouais la tête, ce n'était vraiment pas le moment pour contempler la beauté. Si je tenais à rester en un seul morceau (ce qui en soit était déjà raté aux vues de la blessure que j'arborais) il me fallait rapidement signaler ma présence.
Je pris alors le parti d'avancer calmement à la faible lumière du foyer. En m'approchant, je pus percevoir la lueur d'interrogation qui parcouru les yeux émeraudes de la belle inconnue. Bien que belle fut un mot faible de poids face à la beauté qu'elle était.
Un déclic se fit dans ma tête. Une belle brune plantureuse aux pupilles d'une émeraude glaciale. Etait-ce donc la Laycaiste dont l'un de mes Hommes m'avait parlé ? Une aventurière qui, après avoir rejoint la Cité afin d'obtenir des réponses avait déserté les lieux sans demander son reste. J'esquissais un sourire fasciné face à la témérité qu'affichait la belle caractérielle.
Je fis encore quelques pas afin de m'exposer à la lumière hasardeuse du feu. Les flammes animaient la longue chevelure brune de la belle de reflets rougeoyants, rehaussant sa magnificence.

Je décollais ma main droite de mon épaule blessée, un froncement de sourcil douloureux se peignant sur mon visage. Je tendais ma main ensanglantée vers la belle demoiselle, en un signe de paix, il ne fallait pas qu'elle s'enhardisse et se décide à m'empaler de sa lame. En l'état actuel, j'étais potentiellement trop faible pour agir assez rapidement et esquiver les coups. Je prenais une inspiration sifflante, crispant légèrement la mâchoire, le sang continuant de dégouliner en un flux régulier le long de mon bras.

- Je ne suis pas ton ennemi. Tu dois être Linoa, la jeune fille qui a quitté la Cité de Layca il y a quelques jours de ça, je me trompe ? Mon nom est Kamui, et si tu es bien la demoiselle présumée, tu n'as rien à craindre de moi.

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